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Pas de coup de pouce au Smic en janvier
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Pascal Nègre : « Il n'y a jamais eu autant de création »
Par Gaël Cogné | furet | 23/02/2008 | 22H56
Crise du disque, chasse aux pirates, offre musicale : le PDG d'Universal Music France répond aux internautes de Rue89.

Le compte-rendu du Midem, le rendez-vous annuel de l'industrie du disque à Cannes, publié sur Rue89 a suscité beaucoup de réactions. Les internautes s'interrogeaient sur la situation des indépendants, le modèle économique en train de naître, l'avenir du disque, la rémunération des artistes ou encore le futur de la création musicale.
Pascal Nègre, PDG d'Universal Music France, l'un des plus gros acteurs du secteur, a accepté de répondre aux questions et reflexions des riverains.
Raspou : Ne pensez-vous pas que le disque vit ses dernières années ? Bruno370 : On peut se passer du métier de producteur…
Les réponses en vidéo :
Lili.buzette : Si les ventes de CD baissent, c'est aussi dû à la qualité de ce qu'on nous sert…
J'ai le sentiment que depuis deux ou trois ans, il n'y a jamais eu autant de création. Aujurd'hui, il y a moins de marketing que dans les années 90. L'idée de standardisation ? Je crois qu'on vit pile poil l'inverse.
Il y a certainement un impact d'Internet. On peut faire sa musique chez-soi, on peut la diffuser sur son Myspace. Ça a aussi eu un effet sur la manière dont on aborde la musique. Avant, on allait à la Fnac, chez un disquaire. Maintenant, on zappe de chez soi. Pourtant, sur Internet, il y a aussi une concentration des titres achetés.
Anorexique : Au temps des majors, combien d'artistes vivaient de leur musique ? La situation des artistes était-elle pire, il y a dix ans ? C'était déjà dur. Etre artiste, c'est un métier de saltimbanque. Mais aujourd'hui, c'est encore plus compliqué. En moyenne, les revenus ont été divisés par deux. Un artiste installé, il gagne moins qu'avant. Est-ce que c'est plus dur de signer ? Oui. car les producteurs produisent moins. Ils hésitent plus.
Raspou : Ça aurait été plus intéressant de nous expliquer en quoi la situation des majors et celle des producteurs indépendants diffère dans la » crise » actuelle…
Raphahead : Le problème des majors, c'est avant tout leur conservatisme…
Les réponses en vidéo :
Raspou : Demandez aux gens qui écrivent de la poésie, qui ne sont pas artistiquement moins estimables que des chanteurs ou des musiciens : leur talent ne leur rapporte pas un radis, la plupart des éditeurs de poésie ne versant pas ou si peu de droits d'auteur…
Un poète, il a une feuille de papier et un crayon. Ça ne lui coûte pas cher. Déjà pour faire de la musique, il faut des instruments. Mais ce n'est pas tout : il faut bien se dire que 99% des artistes cherchent un producteur. Quand on a un projet d'album, c'est 250 personnes qui vont travailler dessus. Il faut arranger l'album, trouver des musiciens, faire la pochette…
KDB : De gré ou de force, la licence globale vaincra…
Franchement, je ne crois pas qu'elle reviendra sur le tapis. Elle était anticonstitutionnelle. Moi je suis contre, et pourtant, ce serait mon intérêt financier d'être pour, comme elle serait répartie en fonction de sondages. Tous les artistes qui vendent peu ne toucheraient rien. Ils n'auraient rien pour vivre. Je souhaite pouvoir continuer à produire des artistes qui ne vendent que 500 ou 700 albums, comme c'est le cas en jazz.
Raspou : Le modèle économique va-t-il changer ? Et comment ? Rue89 : Y-a-t-il une hypocrisie des fournisseurs d'accès à Internet ? Les réponses en vidéo :
Chaussette ventriloque : Combien de policiers et de juges pour traquer les pirates ? Ça fait longtemps que les fournisseurs d'accès peuvent identifier qui télécharge. D'ailleurs, il réduisent les connexions en P2P dans la journée, pour que les entreprises puissent travailler. La situation est en train de changer. les gens comprennent. Selon une étude, pour la première fois, les ados nous répondent que la musique, ça coûte 1 euro [le prix d'un titre en téléchargement payant, ndlr].
Il se passe quelque chose. Olivennes a proposé un système simple : l'abonné à Internet qui télécharge massivement reçoit d'abord un mail d'avertissement, puis, s'il persévère, un courrier recommandé, et enfin, s'il ne réagit toujours pas, on lui coupe son accès au réseau. Cette solution a déjà été testée aux Etats-Unis, et on sait que c'est quelque chose qui marche. Encore une fois, je crois que l'avenir est à l'abonnement.
Photo : Audrey Cerdan
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De The_Reaper
Mâle Nécessaire | 10H30 | 24/02/2008 |
Je n'ai jamais été grand fan de Pascal Nègre (ô Grands Dieux non ! ), mais j'avoue que ces interventions sont beaucoup plus fines que les diatribes anti-piraterie (à la limite anti-internautes) qu'il peut proférer à longueur d'interview « choc ».
Son analyse sur le rapport du FAI par rapport aux moyens de gagner de l'argent est très intéressante, comme son point de vue sur la « qualité » du format mp3.
Il est juste dommage que les acteurs du monde de la musique n'aient jamais tenu de discours de cette façon. Les tensions entre internautes et professionnels auraient probablement été moins fortes, et la « rébellion » anti-major (refus de se tourner vers les offres légales par opposition à l'industrie) n'aurait sûrement pas duré.
après, il faudra inévitablement que l'offre légale se diversifie et que sa qualité soit optimale, sinon quel intérêt de payer même 0,99 € si la qualité est à peu près la même qu'un fichier gratuit (mais illégal ? ).
Pour les gens que cela intéresse, je vous invite vivement à lire l'interview du spécialiste de l'économie numérique François Moreau dans le magazine Capital n°197 (février 2008) : ses analyses sont très fines et hors de clivages industrie/partisans de la gratuité.
De Peureux anonyme
12H18 | 24/02/2008 |
Je crains pour Mr Nègre qu'il ne soit pas au bout de ses difficultés.
Tout d'abord, les produits enregistrés duplicables et transmissibles à volonté ne valent rien, commercialement s'entend. Toutes les polices du monde n'y pourront rien.
La musique, le cinéma, les logiciels, les jeux vidéos, les séries télé, etc… sont dans le même cas et devront trouver des moyens d'existence autres que la rente de situation.
Le cinéma vit pour beaucoup des ventes de DVD et court de ce fait à l'abime. Il expérimente une solution originale intéressante, l'abonnement illimité (UGC ou Gaumont-Pathé) qui permet à l'abonné de se rendre en salle, voir une Toile, dans une situation de confort et surtout de convivialité d'une autre qualité que le home cinéma le plus perfectionné. Pour le même prix on pourrait y rajouter le téléchargement illimité. Le job du cinéma est de mettre en place un loisir convivial. Cela pourrait s'étendre à la musique.
Croire que les FAI vont se mettre à dos leurs clients pour du chiffre d'affaires de contenu me semble plus que douteux. Certes, la mode est au multimédia, comme du temps de Mr Messier. Mais cela fait perdre de l'argent et ne durera pas éternellement. Il n'échappe à personne que l'essentiel des offres triple play, en sus de l'accès Internet, est gratis. La TV sur ADSL est cadeau Bonux, les clients ne sont pas prêts à payer ! Il est très fréquent que les soit disant abonnés à la TV sur ADSL continuent à regarder la télévision via la TNT. Les téléviseurs et enregistreurs sont du reste au standard TNT. Il est donc plus que plausible que la baudruche TV sur ADSL ou IPTV va exploser un de ces jours prochains.
Les FAI reviendront à leurs métiers de fournisseurs d'accès (ce qui leur permettra de baisser les coûts) et les opérateurs de loisirs, musique ou cinéma, feront dans l'événementiel (concert, projection en salles…).
à Peureux anonyme
De toto_a_la_plage
02H40 | 29/02/2008 |
Pour en revenir au hors sujet sur le dvd…
Je trouve pas confortable les salles de cinema, ca sent souvent tres mauvais, le popcorn froid. Le son est vraiment beaucoup trop fort…des gens parlent, des tel sonnent…il fait trop chaud ou trop froid…
et chose a laquelle je ne suis plus habitué, on voit des artefacts sur l'ecran (oui c'est du cinema), et quand on est plus habitué, c'est tres tres genant.
Et comble de l'horeur, tu te tapes des pubs comme a la tele alors que tu viens de cracher 8-9 euros.
Du cinema, oui, mais minimum en imax.
Alors pour moi, rien de mieux qu'un dvd bien au chaud, que je peux en plus mettre sur pause pour aller au petit coin. En plus je me le met en vo soustitré…royal quoi !
Rapport a la taille de l'ecran, il suffit de respecter le meme rapport distance-largeur que dans une salle, et c'est la meme immersion.
…Et pour en revenir au vrai sujet a la musique, moi je dis, rien de tel que de vrais concerts avec de vrais son d'instrument et de vrais voix.
Elle a quand meme une drole de tronche la contrebasse ou le trombonne quand ca sort des enceintes…c'est comme s'il manquait la moitié du son. (meme sur du tres bon matos)
Alors si en plus il faut payer pour un format tout pourris en mp3 le meme prix qu'un cd avec jaquette dont le son est deja pas terrible , faut pas s'etonner que ce plaise pas a tout le monde. Et je ne parle meme pas des pseudo artistes habituellement proposés par les major…
Les morceaux telechargés ne devraient pas depasser les 50 cts pour rester coherents avec les tarifs deja exhorbitants des autres supports…
Et puis M. Negre, il a surement du mal a l'admettre, mais un jour, il risque de ne plus exister, sa boite de prod sera remplacé par le distributeur (virgin ou fnac) et dans certains cas par les artistes eux memes, entierement auto-produit…un graveur, une imprimante, et zou a la poste ! ils peuvent meme confié la tache a une pme de proximité si ca les ennuis…
et pour se faire connaitre comme il l'a si bien dit, y a des trucs comme myspace, mais il y a aussi les petits concerts ! ! ! ! !
200 personnes pour produire un album, je rigole trop la ! ! !
c'est sur, si la chanteuse elle sait pas chanter, y aura un sacré boulot a faire sur l'ordi…et si en plus elle ne sait pas ecrire, on va devoir lui trouver un ecrivain, et un arrangeur, etc… finalement pourquoi il l'ont choisi alors ? pour son petit cul photogenique ? ? ? ?
Halte au marketing ! place aux artistes !
De hamer
10H50 | 24/02/2008 |
Tous ces représentants de la culture francaise,genre qui ont poussés les mesures olivennes, venaient pleurer car ils étaient les seuls à ne pas ètre télécharger.
De Tyb
(par ici, par là) | 11H08 | 24/02/2008 |
Pascal Nègre est l'exemple type du grand patron largué par les évolutions technologiques, qui s'accroche désespérement à son bout de gras alors qu'il est évident auw yeux de tout le monde que son modèle économique rendu caduque par… la réalité tout simplement, est d'hors et déjà mort.
A sa décharge, ses élucubrations restent aussi hilarantes qu'énervantes, mais totalement à coté de la plaque.
De A.V.
tamagotchi89 | 11H55 | 24/02/2008 |
Alors voilà ! On a un type qui nous dit qu'il ne suffit pas d'être sur myspace pour devenir un artiste. Il faut aussi un producteur. La StarAc nous prouve qu'il ne suffit pas d'avoir un producteur pour devenir un artiste.
Dans la liste des causes auxquelles Pascal Nègre attribue la crise du disque, il y en a évidemment une qui manque :
A force de proposer de la musique hyperstandardisée, produite selon les mêmes recettes, on homogénéise les artistes et on diminue l'« offre ». Or, le point fort d'Internet réside dans l'offre, justement.
à A.V.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 00H55 | 25/02/2008 |
Et le point fort du p2p, c'est ce que sont les internautes qui filtrent la bonne musique…
Qq groupes découverts tout à fait par hasard grâce aux méchants pirates :
- Bijan Chemirani (musique perse - Gulistan, Rose Garden)
- Hassan Hakmoun (Gift of Gnawa)
- Loco Locass (hip hop quebecquois)
- Moondog (clochard symphoniste de New York)
- Liquid Liquid (un classique ! …)
- O Yuki Conjugate (Peyote - des potes à Muslimgauze)
- The Best of Rare British Ska (avec White Shoes de Ritchie & the Loosers)
- Asa Chang & Jun Ray (Jun Ray Song Chang - hallucinant ! )
- Freeworm (Vegetation = Fuel ; encore un quebecquois, et le morceau avec didgeridoo…)
j'en passe & des meilleurs, même quand je claquais toutes mes thunes aux disquaires (jamais à la Fnac, là-bas on écoutait les CDs, quand on les volait pas…), jamais j'aurai pu tomber sur des trucs aussi variés et qui passent pas souvent à la radio…
Maintenant, mon budget CD part dans les bouquins, au moins j'arrête de pirater des livres en les empruntant systématiquement à la bibliothèque…
à Network 23
De keumar
Indé | 01H54 | 25/02/2008 |
J'adorerais connaître les artistes dont tu parles… Mais qui les connaît en dehors de toi et de 40 de tes potes ?
à keumar
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H24 | 25/02/2008 |
Comme l'indique mon message, c'est par le p2p, donc grâce à des internautes mélomanes situés sur toute la planète que j'ai pu entendre parler de ces groupes - bien sûr, j'en fait la promo près de mes amis !
Ceci dit, tous ne sont pas inconnus, mais simplement ne passent pas sur NRJ…
tu retrouveras la plupart sur Wikipedia…
De ben100
12H22 | 24/02/2008 |
Encore pascal Nègre ! quel intérêt d'interviewer les multinationales du disque qui soutiennent tout sauf la création ?
mais quand les media comprendront-ils que c'est un maillon de la chaîne qui est un véritable parasite ?
qu'on ne peut que souhaiter la disparition de ce maillon qui fera respirer la création justement ?
et que face à la chute de la vente du cd, du péril de ce modèle, un autre système économique est à trouver, qui passe certainement par la taxation de supports comme cela se fait déjà, mais est tant décrié et ou de FAI… comme cela se fait dans TOUS les domaines économiques ?
De ben100
12H34 | 24/02/2008 |
furio
usangel (Informaticien)>>
>En fait la seule chose qui a réellement changé depuis >10ans, c'est surtout la mediocrité generale de la >musique qui est allé crescendo, tant sur le plan >purement musical (heureusement qu'il y a le sampling >hein ? finalement),
commentaires affligeants…
il ne faut pas sortir plus loin qu'à Universal et à la télé (music awards et autres stupidités commerciales) pour dire ce genre d'âneries, bien réactionnaire…
Bref avoir la naïveté de croire que les médias classiques (à de rares exceptions) nous puissent nous instruire sur l'innovation en matière musicale.
Mais on nous ressort l'argument du « c'était beaucoup mieux avant » à toutes les époques, nostalgies… à son époque, c'était authentique, des vrais, etc.
à ben100
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 00H58 | 25/02/2008 |
Avoue que les bons groupes (y en a ! ) ne sont pas ceux qui vendent le plus…
De cassino
Auteur | 12H38 | 24/02/2008 |
Avec le numérique le cinéma et la musique vont subir la même évolution. Augmentation de l'offre, suppression des distributeurs, circuit de vente court, voir ultra-court (vente directe de l'artiste à l'acheteur final). Dans le cinéma les producteurs vont distribuer leur film directement aux salles (il n'y a plus de copie matérielle) car le nombre de copie est illimité et ne coûte rien. Pour la musique, les artistes vont se regrouper pour diffuser eux-même leur musique, là il n'y aura même plus de producteurs. Multiplexes, FNAC et autres moyens de grande distribution vont plonger dur et c'est une très bonne chose.
à cassino
De Peureux anonyme
13H53 | 24/02/2008 |
Le problème majeur du cinéma ne réside pas dans le nombre, la distribution et le cout des copies.
Hollywood fait la majeure partie de son chiffre d'affaires par la vente des DVD. Il y a problème dans la mesure ou produire un film coute cher. Il n'est que de regarder un générique pour constater le nombre de travailleurs mobilisés. Il faudra bien les payer même si on ne vend plus de DVD.
Les solutions du type abonnement illimité au spectacle en salle (UGC ou Gaumont-Pathé), et non au téléchargement qui ne sera que la cerise sur le gâteau, sont peut être l'avenir.
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
12H39 | 24/02/2008 |
On a plus besoin de ces guignols de la FNAC et UNIVERSAL, la musique ça ne rapporte que le plaisir qu'on a à la faire et à l'écouter !
Faites votre musique vous même et diffusez la gratuitement sur internet ! Il existe déjà des licences ouvertes.
Crative Commons par exemple…
Ce type est un flic de la culture. Il n'a aucune autorité légale, il défend juste ses intérêts financiers, c'est un homme d'affaire. Désobéissance civile !
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De black francis
musicien | 13H17 | 24/02/2008 |
bien sûr, pourquoi on y avait pas pensé avant ? allez vite dire aux artistes qu'ils n'ont plus besoin de vendre des disques et d'avoir un contrat avec une maison de disques ! ils seront si heureux de pouvoir faire de la musique pour le plaisir… et de faire la manche pour survivre.
et si vous pensez comme beaucoup que les concerts suffisent à rémunérer les artistes, ce n'est pas le cas malheureusement. seuls les artistes les plus connus peuvent vivre de leurs cachets de concerts.
à black francis
De Peureux anonyme
14H10 | 24/02/2008 |
Où est la cause et où est l'effet ?
Le concert ne nourrit pas donc les musiciens n'en donnent pas, ou bien les musiciens ont négligé de développer le concert et maintenant la place est prise ?
Depuis quelques décennies, le business de la musique cherche à vivre de la rente de situation de la musique enregistrée et s'est bien gardé de développer le spectacle « live ». Résultat : aujourd'hui c'est le football qui draine les foules. Les clubs de foot ne vendent guère de CD ou de DVD, mais ils remplissent les stades ou les écrans de télévision 2 à 3 fois par semaine et roulent sur l'or (au moins les grands clubs).
Que les musiciens lèvent un peu les yeux de leurs pupitres !
à Peureux anonyme
De black francis
musicien | 19H43 | 24/02/2008 |
alors puisque tu dois regarder beaucoup de foot et aller à peu de concerts : les musiciens ont toujours fait des concerts et triment aujourd'hui pour jouer le plus possible, afin se créer un public pour espérer attirer l'attention d'un label (jusqu'à 250 concerts par an…)
Crois-tu que tous les gens qui travaillent dans le spectacle vivant (tourneurs, salles de concerts, festivals…) se tournent les pouces toute la journée ? ? ?
Ce serait de leur faute si les gens vont voir des matchs de foot ? ? ?
De toute façon, le parallèle avec le monde du foot n'a juste, comment dire, AUCUN SENS.
à black francis
De Peureux anonyme
10H27 | 25/02/2008 |
ah bon ! Que des musiciens triment est une chose, que le modèle de business ait été la rente de situation sur l'enregistré en est une autre. On voit le résultat aujourd'hui en comparant avec le football.
N'en déplaise aux musiciens, aujourd'hui le spectacle de masse, c'est le foot ! Le plus simple pour se voiler la face est certainement de dire que le parallèle n'a aucun sens.
à Peureux anonyme
De keumar
Indé | 01H41 | 25/02/2008 |
Je n'ai jamais lu de commentaire aussi stupide… Le parallèle entre concert live et match de foot ! ! !
On touche le fond du fond.
à black francis
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H00 | 25/02/2008 |
Va dire à un artiste qu'il va gagner des sous en vendant des CDs !
Je me répète, mais bon :
« Sur les 90 000 adhérents de la Sacem, environ 1 500 vivent de leurs droits ; la proportion est moindre encore pour les écrivains, dérisoire pour les plasticiens. »
http://www.vacarme.eu.org/article825.html
à black francis
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
14H22 | 25/02/2008 |
Personne n'a dit qu'il fallait vivre uniquement du produit des ventes de la musique. Bien des musiciens nous les brisent menues au bout du deuxième album. Ils feraient mieux d'aller faire d'autres boulots un moment, histoire de remettre les pieds dans la réalité. C'est le cas d'ailleurs de la plupart des artistes que j'écoute. Ils bossent pour bouffer, et font de la musique une necessité existencielle, et pas une source de revenues prioritaire.
Je sais, I'm a dreamer, but I'm not the only one.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H29 | 25/02/2008 |
Dans une Chambre à soi, Virginia Woolf disait que l'émancipation des femmes passait par l'écriture, et affirmait que la condition préalable à l'écriture par les femmes est « d'avoir cinq cents livres de rente et une chambre dont la porte est pourvue d'une serrure ». CQFD.
(http://multitudes.samizdat.net/spip.php ? article358)
On peut étendre ce raisonnement à l'émancipation du genre humain en son entier…
De survivant
13H18 | 24/02/2008 |
Ah ! Le brave pascal nègre qui comme le gouvernement essaye de camoufler une crise mondiale. En supprimant le piratage peut-être pense-t-il relancer la consommation. Les métiers de l'art, tout comme les fleuristes qui se plaignent ça ne se mange pas. Quand un pouvoir d'achat est en berne la première chose que les ménages pensent avant tous loisirs c'est de remplir son frigidaire. Alors toutes les menaces, et la chasse aux sorcières ne changera rien. Et lorsque les ménages se rendront compte que les FAI ne se mangent pas et qu'un abonnement revient chaque fin de mois à environ 32 baguettes le choix va vite être fait.
De kdb
13H24 | 24/02/2008 |
il y a pleins de contradictions chez ce Mr P nègre
d un coter ca cumule les disques de Platines ! et les records d'entrées Cinéma ! !
et de l'autre ont fait la chasse aux TELECHARGEURS sur le web en pipotant…..le telechargement est la mort de la création ! ! ! !
De cooper59
pour la decroissance ! | 13H28 | 24/02/2008 |
arf , j'adore la reponse de P Negre sur la fin des majors : « on peux se passer des producteurs “ ! ils lachent rien , ils pensent dur comme fer qu'ils vont continuer a dealer mais plus a produire ? C'est vrai que depuis quelques années les artistes s'autoproduisent et vont en studio avec leurs propres deniers ou font du ‘home made’ , et que les majors ne misent plus un Kopek sur les artistes emergeants ! une des principales raisons de la faillite du systeme ! plus la daube staracademisée ! sinon les petits labels independants se portent bien , merci , leurs petites entreprises ne connait pas la crise ! c'est le principal , les majors on s'en fout !
à cooper59
De keumar
Indé | 01H49 | 25/02/2008 |
Oui mister Cooper.
C'est le shéma de fonctionnement des majors qui touche à sa fin.
Les indés continuent à produire les artistes en lesquels ils croient, prennent des risques, parfois se trompent, mais contribuent à la vie de la scène musicale.
De kdb
13H40 | 24/02/2008 |
….sans compter les multiples nouveau systemes crypter d'échanges de + en + performant genre Omemo, Mute mfc ,ant-p2P…sans IP ! qui stock du bruit….vu que il y a cryptage
*il n'y a pas de de droit d'auteur sur du bruit ! *
quand au filtres ? : des trucs comme vidalia tor privoxy ca passe sans probleme nimporte quel filtrage meme un simple gamin n a pas de probleme pour maitriser ces outils
De Guy Valte
13H56 | 24/02/2008 |
Mais cessez donc de solliciter l'avis de ce mec, si vous voulez des infos économiques il y a une presse spécialisée. Pour le reste il ne faut pas inverser les choses : Quand on veut faire du fric, on ne fait pas de l'artistique, il y a juste une nécessaire adaptation des artistes à la société qui nous est imposée. Et les exploitants de l'univers artistique, même quand ils se déguisent en artiste, ne parlent que de fric et Negre est, dans ce registre là, une vraie caricature
De Jean Bachèlerie
14H19 | 24/02/2008 |
Le CD ne disparaîtra pas, rien ne remplacera un album avec sa présentation, comme un livre, intebnet donne l'accés à des textes ou des chansons de grandes consommations, mais rien ne remplacera un livre, que l'on consulte, annote, relit ou un album que l'on écoute réécoute, les classqiues de la musique…
Le problèmes des grands de l'édition musicale, est qu'ils savent que rarement faire vivre un catalogue riche. La réédition en Cd lui redonne vie, prenons l'exemple d'un succès indiscutable d'Universal Jazz la collection Jazz in Paris, collection petit budget mais avec un beau livret bien documenté en français et en anglais, pourquoi ne pas continuer cette collection.
Il y a peu Heritge cross classics a sorti de l'oubli Guitars Unlimited, des albums de Rhoda Scott à Paris, Pierre Gossez, Marcel Azzola et Lina bossati, jacques Denjean et Don Byas,voilà une autre belle initiative.
Faire vivre lamusique, c'est aussi faciliter les rééditions de musiciens talentueux, cela sucitera des vocations. Il y a aujourd'hui beaucoup de talents dans toutes les musiques qui sont étouffés par Starac et le besoin de vendre n'importe quoi, mais de vendre. La qualité est pourtant le meilleur gage de de durabilité.
Universal devrait faire vivre ou laisser vivre son catalogue en le confiant à des spécialistes comme pour Jazz in Paris avec Alain gerber et Alain Terciné, ou Heritage Cross Classics avec Denis Lacharme.
La bonne varité , le bon rock , le bon jazz des années 50 à 60 méritent de belles rééditions, avec des textes, une iconographie, qui resituent la musique dans son contexte, et donnent envie aux auditeurs de retrouver les morceaux, les artites qu'ils ont aimés.
Créer une collection jeunes talents. Voilà qui nous changerez du commercial sans lendemain.
Jean Bachèlerie