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Internet français : appel à la refondation de l'ISOC
Par Chantal Lebrument | Expert Internet | 08/03/2008 | 13H51
L »ISOC France est en crise. L'ISOC (Chapitre français de l'Internet Society) est une organisation internationale sans but lucratif qui participe à la gestion de l'Internet. Elle promeut des standards ouverts, l'accès à tous et des valeurs de bonne gouvernance. L'ISOC est organisée en chapitres nationaux, associations conformes à chaque droit local.
ISOC France, une légitimité contestable
Le chapitre français de l'ISOC a été créé en mars 1996 par Bruno Oudet, sur invitation de Vinton Cerf.. Créée sous la forme d'une Association, l'ISOC France traverse une crise grave. L'association n'a pas été convoquée en assemblée générale depuis bientôt trois ans, en supposant régulière la dernière réunion appelée » assemblée générale » en 2005. Depuis cette date, plus aucun rapport moral ni financier. Donc aucun quitus n'a été obtenu.
L'association a perdu un bon tiers de ses membres. Au moins deux radiations arbitraires et illicites au regard des statuts ont été relevées. D'anciens membres de l'ISOC France, qui ont soit quitté l'association soit en ont été exclus de fait, sont prêts à y revenir. Le bureau de l'ISOC France n'a pas répondu à plusieurs demandes exprimées par des adhérents depuis 2006 de connaître le nombre et la liste des membres de leur propre association. Les adhérents n'ont aucune information sur le fonctionnement financier de l'association, l'origine de ses ressources et son budget. De nombreuses irrégularités ont été notées. Des conflits d'intérêts ne sont pas pris en compte et des confusions de rôles couramment pratiquées.
Pour la création d'un ISOC France Refondation
Il résulte de ces observations que le Conseil d'administration de l'ISOC France n'a plus aucune légitimité. Il se réunit d'ailleurs peu et, en ces rares cas, prend des décisions dans des conditions de validité discutables. Des administrateurs voient ainsi leur responsabilité engagée dans des conditions d'information et de consentement lacunaires. Face à cette situation et pour permettre à la France de participer dignement aux discussions concernant les enjeux d'Internet pour la société civile, en France comme à l'international, il s'est constitué une cellule de crise, appelée ISOC France Refondation.
ISOC France Refondation a fait part de ses préoccupations à l'ISOC Monde. Le Conseil d'administration de l'ISOC Monde a mis en route une procédure contradictoire qui doit permettre d'établir les faits et de réorganiser l'ISOC France en concertation, sur des principes de bonne gouvernance. L'enjeu est important. Il s'agit de montrer qu'une organisation de l'Internet est capable de s'autoréguler sur des principes de droit sans devoir recourir à la Justice.
ISOC France Refondation demande :
1/ de s'opposer globalement à l'étrange réforme des statuts proposée par l'actuel » bureau » , devenu illégitime, quand les statuts actuels sont si peu respectés.
2/ d'annuler la candidature au Board of Trustees de l'ISOC Monde présentée par le trésorier actuel de l'ISOC France, également gestionnaire technique des adhésions, qui arrive en fin de mandat sans avoir jamais, en bientôt trois ans, présenté de rapport annuel.
3/ de mettre en œuvre un audit juridique, technique et financier de l'ISOC France. Un canevas d'audit a été fourni par ISOC France Refondation à l'ISOC Monde.
4/ Après l'audit, d'organiser une large campagne de recrutement, une assemblée générale physique, et l'élection d'un nouveau conseil d'administration dans des conditions de légitimité et de transparence acceptables et vérifiables par tout un chacun.
L'action de chacun compte en ce moment crucial. Les mécanismes démocratiques permettent de corriger les dysfonctionnements. Rejoignez ISOC France Refondation pour démontrer que le droit prime la force, que le tribalisme n'est pas une fatalité liée à l'Internet et que les outils informatiques doivent être mis au service du dialogue, de la tolérance et de l'ouverture.
Message émanant de (par ordre alphabétique) : Thierry Gaudin, Dominique Lacroix, Chantal Lebrument, Denis Marion, Bruno Méline, Francis Muguet, Bruno Oudet, Michel Peissik, Louis Pouzin, Bruno Salgues, réunis au sein d'ISOC France Refondation, et qui appellent toutes les personnes qui souhaitent un Chapitre français de l'ISOC, ouvert, digne, actif et respecté à rejoindre ISOC France Refondation.
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De riverain désinscrit
14H08 | 08/03/2008 |
super !
j'aurais aimé savoir ce qu'était ce ISOC !
pour tout détail je trouve : « participe à la gestion de l'Internet. Elle promeut des standards ouverts, l'accès à tous et des valeurs de bonne gouvernance ».
et quand ça se termine par :
« Rejoignez ISOC France Refondation pour démontrer que le droit prime la force, que le tribalisme n'est pas une fatalité liée à l'Internet et que les outils informatiques doivent être mis au service du dialogue, de la tolérance et de l'ouverture. »,
j'ai l'impression d'avoir un tract plus qu'un article de presse.
Qui fait quoi ? Quels sont ces gens ? sont-ils auto-proclamés ? élus ? par qui, quand comment pour combien de temps, sont ils bénévoles, rémunérés, par qui ?
à riverain désinscrit
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 01H21 | 09/03/2008 |
@ alan smithee toujours pas au sénat,
l'ISOC est, en France, une assoc montée voici plus de dix ans, lors de l'arrivée des « Autoroutes de l'information » tant souhaitées par M. Balladur. il me semble me souvenir que c'est (en tous cas à l'époque ce devait être) l'émanation d'autres associations.
elle a beaucoup fait parler d'elle au moment de la discussion de la Loi DADVSI.
effectivement, je comprends ta réaction lorsque tu écris : « j'ai l'impression d'avoir un tract plus qu'un article de presse ». mais il s'agit d'une tribune que je sache. le tribun, peut-être trop pointu, a sans doute le défaut de croire que TOUS les lecteurs lui sont acquis et aurait mieux fait d'édulcorer son texte ou de l'agrémenter.
n'étant pas un spécialiste de la Toile, je te laisse fouiner avec les quelques éléments que je t'ai livrés à chaud…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à riverain désinscrit
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 17H35 | 14/03/2008 |
Effectivement merci d'expliquer ce qu'est l'ISOC à nous autres misérables ignorants… Après on pourra peut-être se demander s'il faut soutenir cet appel ou pas…
De Naradamuni
sans | 14H49 | 08/03/2008 |
Hermétisme !
De Lairderien
15H45 | 08/03/2008 |
Voila un sujet qui doit interpeller les internautes ! ! !
''ON' » nous parle de l'ISOC (késako ? ) de l'ISOC Refondation….(re késako ? )
Cela semble important et mérite des explications à partir du moment ou il s'agit de la gestion de l'Internet.
Voila un sujet à défricher pour nos journalistes de Rue 89, afin que nous pauvres internautes lambda ne mourrions pas idiots ! ! !
D'avance merci de nous éclairer
à Lairderien
De Pierre Haski
Rue89 | 15H54 | 08/03/2008 |
Affaire à suivre, c'est promis !
à Pierre Haski
De Lairderien
18H09 | 08/03/2008 |
Merci d'avance.
à Lairderien
De ChL
Internet Manager | 20H48 | 08/03/2008 |
L'ISOC est une des multiples composantes qui gère l'Internet (voir : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Isoc_France).
Constituée en « Chapitres » nationaux (10 en Asie, 5 au Moyen-Orient, 10 en Amerique du Nord, 21 en Afrique, 21 en Europe de l'Ouest, 8 en Amerique Latine,…) le Chapitre Francais de cette organisation a un role a jouer dans la gestion d'Internet.
Un exemple pour mieux comprendre l'importance de cette association et son rôle dans la gestion de l'ensemble des reseaux qui compose Internet, voir cette autre page de Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Architecture_Board).
Pour en savoir plus, la, ca se complique car tout est en anglais : http://www.isoc.org
De Domila
15H50 | 08/03/2008 |
Notez qu'il y a un lien sur les premiers mots : Isoc France ==> www.isoc.fr
Pour en savoir plus, le site de l'Isoc Monde, c'est www.isoc.org
Hélas, oui, c'est un peu compliqué de s'y retrouver dans les instances qui gèrent l'Internet. Mais pour apprendre à s'y retrouver, rien de tel que de fréquenter l'Isoc !
Cela dit, retenons que l'Isoc ne communique pas assez avec le public (ni avec ses membres semble-t-il) et essayons d'améliorer ça.
Dominique Lacroix
à Domila
De Alexad
17H21 | 08/03/2008 |
Il vous faudra mettre en oeuvre de vrais talents de pédagogues pour nous expliciter ce que signifie « gérer l'internet ».
Un bon article bien structuré :
Globalement l'internet
Place et rôle de l'Isoc Monde
L'Isoc France : quelle gestion ?
Qui ?
Quoi ? Pourquoi ?
Comment ?
Quand ?
Combien ? ? ?
à Alexad
De Domila
19H07 | 08/03/2008 |
Eh bien commençons !
L'Isoc Monde, par exemple, gère l'extension .org, que vous voyez souvent à la fin des adresses de sites.
Charles Simon, jeune avocat au Barreau de Paris et le plus récemment élu des administrateurs de l'Isoc France, a écrit un petit feuilleton en 9 épisodes sur les noms de domaines qui raconte bien ce qui se passe. C'est sérieux tout en étant parfois amusant :
— Le vol des mots
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/420/monetisation-de-l-immater…
— Le corps du délit
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/439/monetisation-de-limmateri…
— Des chiffres nommés désir
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/447/monetisation-de-limmateri…
— Glissement progressif du désir
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/461/monetisation-de-limmateri…
— Les mots et les quarante voleurs
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/468/monetisation-de-limmateri…
— La Bourse des mots
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/495/la-bourse-des-mots
— La chasse aux intrus
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/501/la-chasse-aux-intrus-ou-r…
— les filons des filous
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/508/les-filons-des-filous-ou-…
Dites-nous si c'est assez pédagogue, svp.
Dominique Lacroix
De riverain désinscrit
22H51 | 08/03/2008 |
Ce qui m'intéresse en premier dans une association que je ne connais pas, c'est son financement et ses partenaires (et le financement de ces partenaires, histoire de ne pas avoir de surprise) ainsi que les buts de chaque association… Ensuite, vient la connaissance des responsables/dirigeants : qui sont-ils …
je suis passé du site Isoc, à « partenaires sur le web : Egeni 2008 » là on trouve « Millénia 2015 » avec plein de partenaires financiers affichés dont « institut Destrée » (Wallon) et encore plein de partenaires, bref toute une pléiade (usine à gaz) d'associations, de comités, de projets… dont Millennia 2015 : A close collaboration with the Millennium Project of the World Federation of United Nations Associations… (UN)
ça va être long à expliquer tout ça !
De planif
05H00 | 09/03/2008 |
Ah ! L'@démocratie participative ! Est-ce une fatalité de qu'elle s'oppose à l'ancienneté et la notoriété des fondateurs ? En tout cas, les assemblées et rapports annuels sont le service minimum pour y retrouver ses petits ; -}
Comment la représentation des citoyens peut elle se concevoir, dans le châpitre ?
à planif
De Domila
07H15 | 09/03/2008 |
Merci ! Il me semble que vous ouvrez là le cœur du débat politique.
L'ISOC France a pour devise « L'Internet pour tous et l'Internet par tous. » Quand on se donne pareille mission, en effet cela entraîne de ne pas fonctionner comme un club fermé.
La première des choses, comme il a été dit, c'est un minimum de transparence.
La deuxième, c'est l'ouverture : l'Isoc doit être une maison ouverte. Toute personne qui souhaite s'y investir, venir y apprendre et y apporter, doit pouvoir le faire. Les mécanismes électifs permettent de structurer les responsabilités.
Mais il faut aussi permettre aux citoyens de participer aux débats, de façon à éviter cette césure entre les experts techniques et les internautes qu'ils sont censés représenter. Ce n'est pas facile, car les sujets sont souvent techniques, en effet. Mais notons tout de même qu'en général les experts ont, eux aussi, appris sur le tas, en marchant, et ne peuvent pas être experts sur tous les sujets.
Donc, en dehors des responsabilités structurées, je crois qu'il faut un espace d'échanges ouvert à tous.
C'est probablement un thème qui sera discuté bientôt.
Il y a eu une ère des pionniers, quand il y avait peu d'internautes. Maintenant que l'Internet est largement répandu, il y aurait un danger à laisser certaines organisations de l'Internet se fermer sur elles-mêmes.
Cela entraîne le reproche, en grande partie justifié, qu'une poignée d'organisations parisiennes s'autoproclament « L'Internet français ».
Il y a eu aussi une période utopique où l'on a cru que grâce à l'Internet, on allait inventer mieux que la démocratie. Et que grâce aux échanges en ligne, on allait résoudre tous les problèmes de débats démocratiques.
L'expérience a montré que les discussions virtuelles sont difficiles et ne permettent pas toujours de vrais débats. Qu'elles posent des barrières, techniques et cognitives. Qu'elles ne rythment pas assez les moments : temps des bilans, temps de la réflexion, temps des arbitrages et décisions, temps de l'action.
L'expérience a montré aussi qu'en allant trop vite, certaines organisations oubliaient des fondamentaux comme de rendre des comptes quand on a un mandat électif, de ne pas cumuler trop de mandats, de ne pas mélanger les genres et les rôles,
de partager l'information pour que chacun puisse participer etc.
Et ensuite, il y a ce qu'on appelle le « masla » en wolof. La complaisance avec les copains comme avec soi-même, qui fait qu'on laisse s'installer de mauvaises pratiques.
Un bon article de Rosnert Alissoutin parle du masla et du frein qu'il représente pour le développement local au Sénégal. Nous pouvons nous y reconnaître et nous dire que, souvent, en France, nous sommes mal placés pour donner des leçons de démocratie à des villages de brousse :
http://www.adminet.ca/Cawailleurs/archives/678/teranga-masla-et-developp…
Dominique Lacroix