Enquete

Suicides au travail : la banque peine à briser le silence

Par David Servenay | Rue89 | 08/03/2008 | 17H52

Après trois morts en quelques mois, les banques acceptent enfin de se saisir du problème. Et d'en parler.

Le siège de la Société Générale à la Défense (Benoit Tessier/Reuters)

Le 21 janvier 2008, jour où les bourses mondiales s'effondraient, un employé de la BNP Paribas s'est pendu dans son bureau. Trois semaines avant, de retour de vacances, les employés du siège de la HSBC découvraient le corps de Pierre, un cadre de la banque, dans les toilettes. A la Société Générale, un trader s'est jeté d'une passerelle l'an dernier. Une information confirmée… six mois plus tard. Un phénomène que directions et syndicats commencent à prendre au sérieux, après des années de silence.

Premier cas : un père de famille, conseiller dans une petite agence de l'Aveyron

Daniel avait 45 ans. Marié, deux enfants, il travaillait à la BNP Paribas depuis plus de vingt ans et presque autant dans la petite agence de Villefranche-de-Rouergue, dans l'Aveyron. Il était conseiller en patrimoine financier. Jeudi 17 janvier, il a rendez-vous à Albi avec deux responsables commerciaux pour son entretien annuel d'évaluation. La méthode est rôdée : chaque début d'année, les cadres se voient passer au crible des objectifs fixés l'année précédente.

La discussion se passe mal. Daniel n'a pas atteint ses objectifs commerciaux. Voici le récit qu'en fait Michel Genevrier, délégué CFTC de la banque :

La direction confirme, mais Antoine Sire, directeur de la communication, euphémise. Il nous rappelera trois fois. Première version :

« Ses performances n'étaient pas suffisantes, en particulier sur le fait de savoir si il avait respecté le nombre de clients fixés. »

Deuxième version :

« -Je ne peux pas vous laisser dire ça (la phrase précédente), l'entretien portait sur ses performances.
-Quelle fut la raison invoquée pour justifier une mutation ? -C'était lié à ses performances. Nous essayons d'avoir la vision la plus objective possible, ça peut être lié. On essaie de savoir et de comprendre ce qui s'est passé. Sans a priori. »

Troisième version, sur la foi des émissaires envoyés par la direction du réseau national :

« -La mutation a été évoquée dans l'entretien, elle n'a pas été présentée comme une sanction, mais comme une façon de renouveler son travail.
-Quelles relations avait-il avec ses supérieurs hiérarchiques ? -Je ne sais pas, on essaie de comprendre. »

Finalement, il semblerait que la direction et la CFTC aient les mêmes « éléments de langage ».

Avant de se pendre dans son bureau, le jour même où les Bourses mondiales s'effondrent et où la Société Générale liquide les positions de Jérôme Kerviel, Daniel laisse deux lettres. La première, que nous avons pu lire, est adressée à sa femme. Il y évoque un malaise personnel, mais surtout un contexte professionnel oppressant. S'il ne met pas en cause sa direction ad hominem, le ton est aussi sévère que désespéré : Extrait de la lettre d'adieu de Daniel

Dans la seconde lettre, adressée au responsable régional du groupe d'Albi, Daniel aurait exprimé son souhait de voir la banque prendre soin de l'avenir de ses enfants. Sa veuve a décidé de déposer une plainte contre X pour « harcèlement moral ». L'enquête est en cours.

Deuxième cas : un célibataire de 59 ans se tue à quatre mois de la retraite

« Je ne sais rien faire d'autre. » Est-ce la réflexion qui a traversé l'esprit de Pierre le 20 décembre dernier ? Ce cadre de la HSBC comptait trente ans de maison. Militant CGT, un temps gestionnaire du restaurant d'entreprise, il dirigeait une équipe de cinq personnes du back office. Bien considéré par sa direction, il déjeunait régulièrement avec ses supérieurs hiérarchiques directs. Sa demande de départ anticipé à la retraite avait été acceptée : il devait quitter l'entreprise en avril 2008.

Ce jeudi 20 décembre 2007, il disparaît. Le 2 janvier, au retour des vacances, les services de sécurité découvrent son corps dans les toilettes du restaurant inter-entreprises. La tête recouverte d'un sac plastique fixé par un ruban adhésif autour du cou. Les femmes de ménage ont bien signalé une porte fermée dans les toilettes, mais le régisseur a pensé qu'il pouvait y avoir du matériel pour des travaux. Et puis, ce sont les vacances…

Commence alors une étrange polémique entre la CFDT et la direction. Dans un tract incendiaire, les délégués CFDT accusent HSBC de « dissimuler » les faits :

« Dans la lettre laissée à sa hiérarchie, Pierre met en cause le climat devenu trop pesant dans son travail. »

Or, cette lettre, personne ne la détient hormis le procureur de la République de Nanterre qui, après enquête, a conclu au suicide. Et le syndicat de s'attirer -procédure rare- un droit de réponse de la DRH dénonçant un « tract scandaleux » et faux, puisque le CHSCT a voté le principe d'une enquête. Seule certitude dans cette affaire, le suicide intervient à un moment de rupture de la vie professionnelle (la retraite), d'un salarié à la fois très impliqué dans la vie de son entreprise et plutôt isolé sur le plan personnel.

Troisième cas : un trader ayant caché des pertes se jette d'une passerelle à la Défense

Pression, stress, implication forcenée dans le travail : des facteurs toujours présents dans ce troisième cas, le suicide d'un trader de la Société Générale. La banque avait organisé un black-out autour de ce cas, avec l'accord des syndicats, et « à la demande de la famille », précise son service de communication. Pourtant, quelques jours après la révélation du scandale Kerviel, fin janvier 2008, le groupe se voit contraint de reconnaître les faits.

En juin 2007, ce trader âgé d'une quarantaine d'années dissimule plusieurs positions de pertes, pour 19 millions d'euros. Convoqué par sa hiérarchie, l'explication est houleuse. Il ramasse alors ses affaires, sort du siège de la Défense et se jette d'une passerelle dans le vide. Le lien de causalité est évident, mais les syndicats acceptent de taire l'information, parce que « la direction a décidé de confier une enquête au CHSCT », précise Michel Marchet, délégué CGT à la Société Générale :

Pas facile de comprendre un suicide sur le lieu de travail. De démêler les facteurs personnels des contraintes professionnelles. L'argument revient chez tous les interlocuteurs. Et pourtant, selon le psychiatre Michel Debout, membre du Conseil économique et social, 400 suicides par an serait liés au travail, 400 sur 12000.

Jusqu'à l'an dernier, les banques étouffaient les affaires de suicide

Des précédents existent dans ce secteur, que la Société Générale ne reconnaît toujours pas. Selon Michel Marchet, depuis 2003, deux autres cas de suicide se sont produits. Le premier concerne un cadre supérieur d'un département de trading. Submergé par un poste à responsabilité où il se sentait dépassé, il est rapidement rétrogradé. Dépression, arrêt de travail d'un mois, suivi d'un mois de vacances, il se retrouve dans un placard à son retour. Au sens figuré comme au sens propre, puisque son bureau est situé dans un autre immeuble que celui de la tour SG. A bout, il saute par la fenêtre de son bureau.

Pour le délégué CGT, « la direction a réussi à étouffer l'affaire en niant le lien entre l'activité du salarié et son acte ». La direction prend-t-elle la chose au sérieux ? Réponse de Michel Marchet…

Même constat de la secrétaire générale de la Fédération Banques de la CFDT, qui note une tendance « médicalisante » des directions. Au lieu de s'interroger sur le collectif, souligne Véronique Descaq, les banques proposent des « solutions individuelles » :

Preuve du mutisme de la banque, son attitude au moment de la disparition d'un technicien du back office, qui met fin à ses jours en se jetant sous un métro. Dans un premier temps, la direction parle d'un accident. Mais les syndicats parviennent à se procurer l'audition du conducteur de la rame de la RATP qui ne laisse aucun doute. Là aussi, le lien avec les conditions de travail apparaît, l'employé s'estimant victime de harcèlement. Sur toutes ces histoires, le service de communication de la Société Générale se contente aujourd'hui encore d'un « pas de commentaire », « par respect pour les familles ».

Problèmes de managers et/ou d'organisation

Le professeur Michel Debout, spécialiste du suicide, rappelait l'an dernier dans un tchat sur LeMonde.fr que, dans la tranche des 40-45 ans, la première cause de mortalité des hommes est aujourd'hui le suicide :

« Nous devons nous mobiliser pour d'abord mieux connaître ces situations de souffrance au travail ; non pas tellement pour les dénoncer, mais surtout pour les prévenir. Cela suppose une prise de conscience à la fois sociale, mais aussi, dans chaque entreprise, il faut que les directions acceptent l'idée que certaines réalités de travail peuvent entraîner des troubles anxio-dépressifs et qu'on ne peut pas laisser des salariés se dégrader personnellement et psychiquement sans réagir. »

Au-delà du message compassionnel, les DRH hésitent à s'interroger sur les conséquences désastreuses de certaines méthodes de management. Alors que leurs effets sont disséqués depuis au moins dix ans par les médecins du travail. Le docteur Philippe Davezie, de l'Institut universitaire de médecine et santé au travail de Lyon, les analysait déjà très bien en 1998, lors d'un colloque consacré aux conditions de travail :

« Les salariés sont fréquemment écartelés entre un contrôle de la performance fondé sur des critères quantitatifs et ce qui constitue à leurs yeux les critères d'un bon travail. (…) La souffrance psychique apparaît liée à l'impossibilité de tenir à la fois les critères quantitatifs mis en place par la direction et les critères qualitatifs portés par le personnel. »

En cause : l'organisation du travail et le mode de gestion humaine. Deux approches se dévoilent chez les syndicats. D'abord, celle un peu paternaliste de la CFTC, qui estime que le problème se situe au niveau des hommes. Pour Michel Genevrier, il y a « les bons managers » et les « moins bons » :

L'autre approche est beaucoup plus critique. Hervé Hannoteaux, militant CGT, anime le groupe de travail « stress » de la confédération. Son analyse met en avant ce qu'il appelle « l'industrialisation des métiers de la banque » :

« Le virage remonte au début des années 2000, avec la montée en charge de la financiarisation du secteur. Il faut vendre, vendre, vendre. N'importe quoi, à n'importe qui. »

Même constat à la CFDT, où l'on préconise de revenir à une approche qualitative du travail, au détriment du mode quantitatif des fameux « objectifs ». Pour Véronique Descaq, cela va d'ailleurs dans le sens de ce que souhaite les clients des banques :

Un « observatoire du stress »

Seules réponses des établissements concernés : la création d'un « observatoire du stress ». La plus avancée est la HSBC qui, depuis cinq ans, propose un questionnaire anonyme dans le cadre de la visite du médecin du travail. Trois « domaines » sont mesurés : le stress, l'anxiété et la dépression. L'analyse des 2000 réponses annuelles est réalisée par un cabinet extérieur. « A Paris, dit Thierry Hauguel, adjoint au DRH, les résultats globaux sont un peu au-dessus de la moyenne. » A quoi cela sert-il ? Principalement à identifier les métiers les plus exposés. Les postes « d'interface » sont jugés les plus sensibles au stress, comme l'accueil et… la DRH ! A la Société Générale, trois postes spécifiques ont été identifiés par les syndicats comme générant du stress : les conseillers commerciaux, les postes de back office (avec une grosse quantité de travail, effectué dans l'urgence) et le trading. Quant à la BNP Paribas, elle étudie depuis six mois la possibilité de mettre en place, elle aussi, un « observatoire du stress » avec intervention d'un cabinet extérieur. La première réunion a eu lieu le 18 février dernier, un mois après la mort de Daniel.

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Portrait de m a i a

De m a i a

aquoiboniste | 19H34 | 08/03/2008 | Permalien

Je trouve vraiment dramatiques les cas exposés dans cet article.
Ils en cachent malheureusement beaucoup d'autres ; la souffrance au travail est insoutenable. Non pas que les « autres » souffrances le soient moins, mais le travail, le métier, le taf, sont devenu un tel objet (précieux), qu'on le recherche, qu'on l'aie, qu'on le perde, qu'il est devenu le centre de la vie, la seule valeur qu'on reconnaît parfois à une personne.

Et la dérive, dans le secteur bancaire par exemple, est le fait de coupler ce travail à une obligatoire et obsédante rentabilité.
C'est effectivement le quantitatif, qui se cache sous le terme d'« objectifs », en clair, le fric, l'artiche, l'oseille, au mépris de toute autre qualité d'un employé, qui prime.

Cette pression doit être énorme.

Par ailleurs, le stress au travail, souvent banalisé alors qu'il peut exister dans n'importe quelle profession et à n'importe quel niveau, devrait devenir un vrai objet de recherche en France, il est beaucoup trop négligé.

Et par pitié, qu'on ne diligente pas une énième commission ! Il faut prendre le problème à bras le corps.

Même si travail vient de tripallium, rien ne vaut qu'on en crève, ni brutalement, ni de mort lente…

Portrait de jcb29arz

à m a i a Portrait de m a i a De jcb29arz

Retraité à Dijon (Bourgogne) | 02H50 | 09/03/2008 | Permalien

SARKONABAB ET LES 40 VOLEURS…
L'ILLUSIONNISTE DOIT DEMISSIONNER

ASSEZ… BASTA… STOP !

TOUS AUX URNES !

AUJOURD'HUI DIMANCHE 9 MARS ! VOTONS MASSIVEMENT !

DEHORS LES LISTES UMP ET NOUVEAU CENTRE

LA BANDE DE PIEDS NICKELES… CA SUFFIT…

DEHORS, ON EN CREVE TOUS A CAUSE DE CES MENTEURS !

Portrait de talonette66

De talonette66

animatrice | 19H55 | 08/03/2008 | Permalien

oui ce qui est stressant, c'est d'avoir un nombre de clients qu'il faut objectivement faire. Sans rire, il fait de démerder pour que les clients qui entrent dans la banque plcent leur pognon, et sans rire, lorsqu'il y a de moins en moins d'épargne, que les biens sont devenus presque inaccessibles, etc à savoir une conjoncture de moins en moins faste, je pense que la demande initiale est d'abord stupide, ensuite elle bloque toute l'énergie d'un élément pour un résultat devenu plus qu'hypothétique, c'est du gaspillage….pourquoi ces personnes ressemblent elles finalement à des esclaves, plus de libre arbitre, plus de créativité, réactivité, pression, pression…voila le système super productif au début, , mais il (le management) doit accélerer la pression et l'autoritarisme, enchainer les ordres sans explications….ensuite la machine se grippe, ils font du sur place je suppose, la peur les paralyse, la dépression s'installe et l'autonomie au travail se réduit.
Vouloir des cadres comme çà, ce n'est pas inocent, meme si c'est destructeur…mais comme vous le dites si bien (internautes rue89), ils s'en foutent de la casse.
Moi je dis ce sont des super cons ceux qui croient encore à ce management
parce que si on ne laisse pas une part de créativité pour produire, au bout d'un moment, çà se ruine en esquitant au passage des légions de moutons. Les cadres doivent sentir aujourd'hui qu'ils osnt les prolos de demain, des moutons, ils veulent des moutons des moutons vous dis je ! !

Portrait de Tinhinane

De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 20H30 | 08/03/2008 | Permalien

Nous pouvons partager l'évidence que le suicide est multifactoriel. De même l'immense douleur, le constat d'impuissance, des formes quelquefois de culpabilité etc. qu'il suscite chez l'entourage qu'il y ait eu ou pas des signes avant-coureurs que nous ne savons pas voir, déceler, désamorcer… Nous pouvons même admettre que le « taux » (certains, au nom de l'objectivité et du pragmatisme, quantifient et par la même désincarnent et déshumanisent les études sociologiques etc.) de suicide en milieu professionnel n'ait rien d'alarmant ou d'exceptionnel si l'on prend en compte l'historiographie dans toutes les branches d'activités humaine (salariat, indépendant, agriculteur,…). Il reste que nous constatons (les salariés) qu'il y a de plus en plus de souffrance au travail et de moins en moins de solidarité et de convivialité.

Les services de la DRH sont de plus en plus confiés à des broyeurs d'hommes. Le R n'est ni relation, ni ressources humaines. On pourrait presque parler de la D RÉPRESSION ou RÉGRESSION humaine. Dans la majorité des entreprises les salariés sont pour eux des numéros, des statistiques, des personnes dont ils ignorent les compétences, les qualifications, les potentialités et même les activités. Mais les DRH et le Dir Com sont devenus des services extrêmement influents et si les premiers verrouillent et aliènent les syndicats (en attisant les antagonismes, les querelles etc.) en perte de vitesse dans un tissu sociale complètement atomisé, et par suite de leurs propres erreurs, tiennent les services sociaux (médecin de travail, psychologue, assistante sociale etc.) les seconds manipulent les discours informationnels et ne rendent compte que de ce qui arrange les décideurs, les princes qui les nomment et les chouchoutent pour assurer la brillance de leur costumes.

Ce dont cet article rend compte affecte aussi les établissements publics. Et quand vous êtes, par exemple, dans un établissement culturel à tout ce qui a été dit dans l'article et ce que je viens d'évoquer de manière sibylline et qui se rajoute aux commentaires des autres riverains, il y a également un « tabou » intériorisé : comment soutenir, ou dire que nous sommes malheureux alors que nous avons la chance de travailler dans tel ou tel établissement culturel ? Peut-on mourir d'ennui ou de harcèlement au Louvre, à la Bnf, à l'Opéra de Paris, ou à la Cité des sciences ? Ça semble difficile à admettre, un suicide est forcément du à des causes familiales ou personnelles, nous nous sommes pas dans la mine ou l'usine… Pourtant, on se suicide là aussi. Et si ces décès ne ce sont pas forcément produits sur les lieux de travail, on pourra difficilement nier le fait que le monde du travail dans lequel nous passons beaucoup de temps ne soit pas suffisamment violent (pas forcément physiquement mais moralement), dérisoire, inutile, inintéressant, insupportable, insoutenable, invivable pour qui décide ne pas s'attarder dans le monde des vivants…

Portrait de athénaïs

De athénaïs

20H30 | 08/03/2008 | Permalien

Je voulais ajouter que l'un des facteurs aggravants est exprimé très clairement par Antoine Sire le directeur dela communication de BNP paribas. Il parle de la vision objective recherchée. « Nous essayons d'avoir la vision la plus objective… »
Cela est grave car prétendre que l'on peut juger le travail d'un salarié de manière objective implique que le management ou autre chose (un contexte familial difficile, un contexte économique et soocial peut favorablen,etc…)n'a rien à voir avec les éventuels mauvais résultats de celui ci
Si ce jugement est réellement perçu par le salarié comme un jugement objectif, cela implique qu'il est le seul à devoir se remettre en question.
Dans un contexte où le travail n'est jugé que sur le résultat sans tenir compte des efforts fournis pour l'atteindre, les effets peuvent être dramatique ; dépression nerveuse, suicide etc…..

Les dirigeants d'entreprise régissent en deux temps :
d'abord, la main sur le coeur, ils nient toute implication de l'entreprise dans ce que vit le salarié est lié à ds problèmes strictement familiaux (Je le répète, il n'y a pas que les suicides : Dans un service où un salarié se suicide ou menace de se suicider, vous pouvez vous dire que ses collègues ne sont pas dans un état très florissant).
Après des années de lutte, la Direction commence à entendre qu'il peut y avoir des problèmes. elle met en place un observatoire. Je ne sais pas ce que vont donner ces observations mais jamais encore j'en ai vu une mettre en cause ses propres pratiques (management, organisation du travail très dure…)…Une seule chose permet aux salariés de se défendre ; agir collectivement et montrer les dents s'il le faut….

Portrait de ivan35

De ivan35

20H46 | 08/03/2008 | Permalien

C'est un peu normal d'avoir envie de crever quand on fait un travail qui n'a pas de sens.

Quand on parle des suicides au travail, on les explique en mettant en avant les conditions de travail, les pressions de la hiérarchie, etc…. Que de suicides auraient alors du provoquer les mines ou les usines.

Ce n'est pas une question de condition de travail mais de sens du travail.

L'argent pour l'argent….. Fuck that life !
L'argent…catain du genre humain disait Goethe.
L'argent…. Tous les dieux méritent leurs sacrifices.

Portrait de otto didakt

à ivan35 Portrait de ivan35 De otto didakt

citoyen en colère | 20H59 | 08/03/2008 | Permalien

à mon avis c'est à la fois le sens ET les conditions de travail qui sont responsables !

Portrait de Fleury

De Fleury

20H46 | 08/03/2008 | Permalien

Mr Servenay,
votre article est très bon.
En ce qui concerne la spécificité du suicide aux banques, je crois qu'il s'agit plus d'une réponse à un mode spécifique de management redoublé par la loi de la productivité en matière financière.
Ce type de management est basé sur le cognitivo-comportemntalisme (TCC) au service de l'efficacité. L'imposture de cette idéologie est de prétendre que si le moi est performant, alors, il recevra sa propre estime. Un bien-être en forme de récompense de la soumission du sujet, en somme. Le piège de ces sujets soumis à ce genre d'impératif est d'y croire.
Conclusion : chercher à gérer le stress sera un façon d'aggraver les choses.
Merci beaucoup.
http://psychanalysesuicide.free.fr/ ? p=242

Portrait de léo solo

De léo solo

20H50 | 08/03/2008 | Permalien

« Puis un château de brique aux coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre les fleurs »
(G de Nerval)

Ceci pour mettre la distance nécessaire avec la photo illustrant notre article.

« La vie n'est douloureuse que pour ceux qui se tiennent éloignés de la poésie »

Cela pour dire que le réanchantement du monde est possible, mais… ce n'est pas dans les banques qu'il se pratique.

Portrait de expat

De expat

21H05 | 08/03/2008 | Permalien

Jolie description des methodes de management moderne. Leur seul aspect positif est qu'elles ont cree un nouveau secteur d'activite, un parasite du secteur productif et du secteur tertiaire. Les boites de consulting (comme celle mandate par NS pour evaluer ses ministres).
On fait remplir des questionaires ou on demande de fixer des objectifs ca, en general ca va, ce n'est pas trop effrayant, le piege, c'est la phase 2, celle ou tel au bon vieux temps de l'ecole on est convoque chez le proviseur avec son pere pour se voir charger de tous les defauts du monde.
Ma question preferee : en quoi avez vous au cours de l'annee ecoulee ete utile a votre entreprise ? Comment avez vous rempli vos objectifs ( ! ! » ? ? ? ) et la partie qu'on aime le plus : pourquoi n'avez-vous pas rempli vos objectifs ?
Voila on est de retour a l'ecole, le chat a renverse le vase a fleur sur mon livre de cours et apres il etait impossible de lire les questions pour faire l'exercice (un exemple)
Que vous ayez fait votre travail aussi bien ou mieux qu'on ne peut l'esperer, malgre votre salaire bloque les heures supplementaires jamais payees ou remplacee par du temps libre n'a plus d'importance.
En fait que le marche soit sature, que la perte de pouvoir d'achat vous fasse perdre des clients, que les produits soient inadaptes, de mauvaise qualite ou trop chers ne peut jamais venir a votre secours.
L'idee d'ecrire que votre objectif est simplement de remplir les 8 heures par jour sans provoquer de catastrophe ne viendrait jamais a personne, on peut imaginer la reaction des « interviewers ».
Comme je ne suis pas suicidaire j'ai parfois prefere le chomage a ce genre de plaisir.
Un jour ce genre de pratique sera denonce pour ce qu'il est un abus de pouvoir, de la torture meme peut-etre (soyons optimiste)
Maintenant foutez la paix a Jerome Kerviel !

Portrait de TARPON

De TARPON

20H58 | 08/03/2008 | Permalien

Ne nous trompons pas de sujet ,les methodes decriees etaient en application dans les societes anglo saxonnes depuis des decennies .
Le français,hyperprotegé vit tres mal ce changement de normes ,ajouté à la precarité dans l'entreprise et de l'entreprise .
Sans oublier ,et c'est un abonné qui le disait plus haut ,ceux qui se suicident faute de travail ,nous fait penser que tous sont concernés quand leur avenir s'assombrit ou n'existe plus.Certains resistent plus que d'autres c'est tout.
Regardez ce qui s'est passé à Outreau ; l'un des innocents François Mourmand s'est donné la mort en prison,plus fragile,plus isolé que les autres ,personne dans le monde judiciaire ne l'a aidé.
Il est faux de penser que rien n'a jamais été fait contre cette situation en entreprise .Depuis longtemps on mesure le moral des troupes ,les difficultés d'etre remontent par la hierarchie,les syndicats,chacun joue son role ou a un role à jouer.On ne lache pas celui qui trebuche .
Il y a malheureusement des maillons de la chaine qui ne jouent pas leur role et conduisent à ces suicides.

Portrait de otto didakt

à TARPON Portrait de TARPON De otto didakt

citoyen en colère | 21H07 | 08/03/2008 | Permalien

vous faîtes sans doute allusion à l'hypocrisie de ces entreprises qui rendent les gens malades par leur méthode de management, et qui leur « vendent » ensuite la méthode et les médicaments pour en guérir !

Portrait de TARPON

à otto didakt Portrait de otto didakt De TARPON

21H59 | 08/03/2008 | Permalien

non,plutot à des gens comme vous qui critiquent tout sans n'avoir jamais été confronté au probleme.

Portrait de DBL8

à TARPON Portrait de TARPON De DBL8

Retraité | 10H48 | 09/03/2008 | Permalien

Êtes-vous sûr que nous n'ayons jamais été confronté aux problèmes ? (vous remarquerez le pluriel)
Les ouvriers qui subissent PEUVENT aussi critiquer, ils sont très bien placés.
Juste pour connaitre leurs impressions aux travail, allez dans un resto à l'heure du déjeuné et écouté, là vous comprendrez leurs mal-être ! Au besoin parlez avec eux.

Portrait de TARPON

à DBL8 Portrait de DBL8 De TARPON

12H45 | 09/03/2008 | Permalien

justement,arretez de piccoler,votre jugement n'en sera que plus sain.

Portrait de Jean Bachèlerie

De Jean Bachèlerie

21H06 | 08/03/2008 | Permalien

Suicides au travail : la banque n'a rien dire circulez.

Se suicider au travail est hautement symbolique. Cela dénote une souffrance au travail inadmissible, insupportable dans une société et dans des entreprises qui ne cessent de s'autoproclamer socialement responsable, avec l'aide d'agence de notations comme celle de Madame Notat qui n'ont rien à leur refuser, puisqu'elles sont actionnaires de son agence.

Plus un mot est employé, moins il a de sens, plus il a perdu son sens, cela est vrai de social, de développement durable, de déontologie ou éthique, de respect du client.

Il faut avoir le courage de le dire et de l'admettre. Salarié d'une banque socialement responsable et pour le développement durable, qui désigne en charge du développement durable comme de l'éthique des dirigeants mis sur la touche, depuis des années nous luttons contre cette nouvelle barbarie souriante.

Quant au socialement responsable le palmarès de cette banque aux prud'ommes : condamnantions multiples et se multipliant, rappellent la cruelle réalité : la souffrance au travail, le management par le stress, l'idéologie de la performance, par allusion au sport. L'ennui est qu'en sport on ne demande pas à un athlète ou un champion d'être le meilleur tous les jours, on ne le contraint pas à la performance.

Les psychiatres Christophe Dejour, et Marie Pezet,les sociologues Vincent de Gaulejac et Jean Claude Le Goff, de nombreux syndicats tirent depuis longtemps l'alarme sur ces méthodes, qui génèrent la souffrance, le stress et parfois le suicide.

Combien faudra t il de victimes, de condamnations, de dépressions prises en charge par nous tous (l'assurance maladie) en toute impunité pour ces grandes banques. Comment est il acceptable que ces banques n'obéissent plus à aucune loi, aucun droit, les interventions de l'inspection du travail, quand elles sont possibles, ou réalisées reste lettre morte.

Quel citoyen , quelle PME, quelle entreprise en dehors des grands groupes pourraient bénéficier d'une telle impunité.

Nous les délégués du personnel continueront à nous battre pour défendre nos collègues maltraités pour permettre à une poignée de dirigeants de faire leur show et de se faire décerner les brevets de dirigeants exemplaires et de devenir millionaires en quelques : cette nouvelle barbarie tranquille.

Les médias doivent enfin nous aider à mettre en place un véritable observatoire de la siouffrance au travail. Un observatoire entre les mains des directions des ressources humaines ajouterainet le cynisme à l'impunité.

D'ailleurs comment ne pas être choqué par ce t mot ressources, le collaborateur, le salarié n'est il plus qu'une ressouce , jetable lorsqu'elle est usée ou dérange.

Jean Bchèlerie

salarié d'une « grande » banque

Portrait de TARPON

à Jean Bachèlerie Portrait de Jean Bachèlerie De TARPON

22H03 | 08/03/2008 | Permalien

il faut egalement dire que la façon dont les banques traitent leurs clients (par leurs employés) ne leur attire pas beaucoup de sympathie et les rapports plus que tendus entre des clients qui ne veulent pas se laisser tondre et des chargés de compte qui souhaitent leur en prendre le plus possible eleve le taux d'adrenaline.

Portrait de Révolutiona

à Jean Bachèlerie Portrait de Jean Bachèlerie De Révolutiona

Hawwah | 21H59 | 09/03/2008 | Permalien

J'ai bien peur que ces DRH aient une « Pierre » à la place du coeur !
En tant qu'ex-sportive de compétition, bien sûr, on ne peut battre des records tous les jours… Il peut y avoir des contre-performances, mais ce peut être que passager..
Je croyais que les banques réussissaient à éviter les Prud'hommes… parce qu'elles ont un pouvoir incomparable, celui de l'argent !

Effectivement, laisser gérer l'observatoire aux DRH ne va pas, comme faire faire les enquêtes via le CHSCT par la Direction, qui ne doit pas assister aux entretiens d'enquête pour éviter l'influence.

Je crois qu'il est temps de faire une bonne levée de bouclier.

Portrait de compte supprimé 22

De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 21H16 | 08/03/2008 | Permalien

De plus en plus de suicides liés au stress du travail. le dernier en date (tentative) : un jeune instit* la veille d'une inspection.

J'attend que des winners viennent nous expliquer que tout ça c'est fainéant, petite nature et cie, incapables de s'adapter à l'inévitable évolution du monde.

* Allez voir les commentaires sur libe.fr. Certains sont ignobles. Les profs sont actuellement les boucs émissaires d'à peu près tout.

Portrait de compte supprimé 22

De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 21H25 | 08/03/2008 | Permalien

Portrait de léo solo

à compte supprimé 22 Portrait de compte supprimé 22 De léo solo

21H43 | 08/03/2008 | Permalien

Bientot si on ne botte pas le cul à Charles Sylvestre qui ce matin à france inter parlait du « taux de mortalité infantile des entreprises »

Portrait de Les Chats

à léo solo Portrait de léo solo De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H39 | 09/03/2008 | Permalien

Léo on devrait tous envoyer ce lien de Rue89 à France-Inter sur la page de l'intervention de Sylvestre. Ce type m'est insupportable :

http://www.franceinter.com/franceinter/chro/economieaujourdhui/

http://www.radiofrance.fr/franceinter/radio/prog/index.php ? time=12051036…

Portrait de antoine_sire

De antoine_sire

21H54 | 08/03/2008 | Permalien

Bonsoir,
J'ai appelé trois fois M.Servenay, et il me semble utile d'intervenir une quatrieme fois par écrit pour préciser ma pensee.
La mort d'un collègue est une chose atroce et bouleversante. Sortie de son contexte, l'évocation d'objectifs commerciaux est naturellement dérisoire, je dirais même sinistrement dérisoire, dans le voisinage d'un sujet aussi tragique. Il ne reste hélas rien dans l'article sur le fait que je partage, comme tout humain normalement constitué, cette triste évidence. Mais internet me permet d'exposer clairement et directement mon point de vue. Par ailleurs lorsque je disais que nous nous efforcions d'être les plus objectifs possible, je me référais bien sur aux efforts pour tenter de comprendre ce qui s'est passé dans ce drame, et rien de plus. Merci d'avance à Athenais de bien vouloir, au moins, me faire crédit sur ce point.
Cordialement
Antoine Sire, directeur de la communication de BNP Paribas

Portrait de TARPON

à antoine_sire Portrait de antoine_sire De TARPON

22H11 | 08/03/2008 | Permalien

Etes vous conscient qu'à travers tous les « prelevements que vous faites sur les comptes » sans justification de gens qui vous pretent de l'argent sans interet ,vos chargés de compte deviennent les pires ennemis de ces clients en se faisant l'instrument d'un racket.
Que peut penser un de vos employés du suicide d'un de ses clients en difficulté par vos prelevements abusifs ? au bout d'un certain nombres de cas identiques ,que votre employé se suicide vous etonne ?

Portrait de Jonas2

à antoine_sire Portrait de antoine_sire De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 22H43 | 08/03/2008 | Permalien

C'est avant qu'il faut tenter de « comprendre objectivement » monsieur le Dircom. Pas après. Car après ça relève de la rationalisation.
La preuve, c'est le Dircom et non le DRH qui vient « exposer clairement et directement son point de vue ».
S'en remettre au professionnel de la communication pour tenter de vendre une image un peu plus humaine de l'entreprise d'aujourd'hui, dont la plupart des médecins s'accordent à dire qu'elle devient mortifère, démontre justement ce que vous voulez escamoter : ces petits calculs froids de l'organisation.

Portrait de Alexad

à Jonas2 Portrait de Jonas2 De Alexad

11H27 | 09/03/2008 | Permalien

Oui, les Dircom sont chargés de repeindre les poubelles des entreprises, quand elles débordent.

Les DRH sont de plus en plus des gens qui « font là où on leur dit de faire » sans état d'âme… Les salariés n'étant plus que des variables d'ajustement, l'humain disparaît, ne restent que les ressources. Pour ceux qui, RH répugnent à certaines pratiques et veulent croire au respect des autres et en une certaine éthique du métier, c'est vite réglé. J'en ai fait les frais. Je ne suis pas suicidaire mais finir sa carrière en étant virée lors d'une restructuration par un DRH incompétent, tout-puissant (parce que sans contrôle) et pervers, c'est extremement difficile à vivre pendant et après, surtout quand on veut et doit travailler à un certain âge.

On peut également ajouter que c'est bien dans les entreprises où règne une atmosphère très « feutrée », beaux locaux, belle moquette, silence, équipées de Dircom, etc.., que les pratiques indignes fleurissent.
Les dirigeants ne se salissent pas les mains c'est bien pour cela qu'ils ne se suicident pas. Le cas échéant, ils n'auront rien vu, pas demandé ça, etc…, Mais, le système de management instauré, et surtout de rémunération très individualisée, leur permet de trouver les « chefaillons » très très zélés ! !

Portrait de TARPON

à Alexad Portrait de Alexad De TARPON

13H45 | 09/03/2008 | Permalien

Les DRH sont aussi proches de la nature humaine que Dominique Voynet l'est de l'ecologie.

Portrait de Humain

à Alexad Portrait de Alexad De Humain

13H53 | 09/03/2008 | Permalien

Oui l'humain disparait, remplacé par une « ressource » plus manipulable par un « copié-collé ».

Portrait de lorenzo169

à antoine_sire Portrait de antoine_sire De lorenzo169

Militant écolo | 00H05 | 09/03/2008 | Permalien

Monsieur Sire, je suis moi-même salarié d'une grande banque française et dans le réseau en tant que conseiller de clientèle(ou conseiller financier ou chargé de comptes suivant les terminologies internes). Dans ce genre de situation, la hiérarchie nous fait systématiquement le coup du pathos en évoquant « le drame humain », « la perte d'un collègue cher à tous », etc., etc.
Vous affirmez que « l'évocation d'objectifs commerciaux est naturellement dérisoire, je dirais même sinistrement dérisoire ». Croyez moi, celà n'a rien de dérisoire pour un simple salarié lorsqu'il est soumis à un entretien d'évaluation ou au fameux PNB (Produit Net Bancaire, équivalent du chiffre d'affaires pour une entreprise lambda).
Une dernière chose et pour reprendre l'affirmation de Jonas2, il est symptomatique que ce soit le Dircom et non pas le DRH qui communique sur le sujet. Les visiteurs de Rue89 en tireront les conclusions qui s'imposent…

Portrait de compte supprimé 22

à antoine_sire Portrait de antoine_sire De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 00H11 | 09/03/2008 | Permalien

Etes-vous conscient qu'on voit bien que vous n'êtes venu que faire la com » de votre banque qui, oh là là, on va peut-être perdre des clients à cause de ce c… de suicidé de m… ? Que votre prose est ausi enflée qu'un prospectus de votre banque ? Qu'on n'est pas sur TF1, ici ?

Vous êtes bouleversé, dites-vous ? Alors prouvez-le en bouleversant votre façon de faire travailler votre personnel. Le jour où il pourra dire que oui, effectivement, concrètement, tout est bouleversé, la gestion par le stress a disparu, on pourra vous croire. D'ici là, ce que vous nous faites n'est que de la parole verbale.

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