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Mort de la Sécu : un roman mène l'enquête
Par David Servenay | Rue89 | 23/03/2008 | 15H29
Dans « Il risque de pleuvoir », Emmanuelle Heidsieck décrypte les stratégies des assureurs pour privatiser le système de santé.
« Le tsunami, c'est bon pour les assurances. » A la onzième page du roman d'Emmanuelle Heidsieck, le décor est planté : bienvenu dans un monde aussi illisible pour les profanes qu'il est déterminant pour notre avenir. Dans « Il risque de pleuvoir », l'écrivaine-journaliste décrypte une stratégie : comment les assureurs veulent s'emparer de la Sécurité sociale… en faisant main basse sur les données de santé. Glaciale anticipation.
Il y a trois ans, son premier roman « Notre aimable clientèle » (Denoël) avait suscité un intérêt d'initiés. Journaliste spécialisée dans l'actualité sociale, Emmanuelle Heidsieck y décortiquait les changements de l'ANPE, ou comment l'agence pour l'emploi s'adaptait d'un service au public à un service au « client ». L'air de rien, sur un ton parfois badin. Trois ans plus tard, plus personne ne rigole à l'heure de la fusion Unedic-ANPE.
Un assureur old school se rebelle contre les requins de la finance
Alors, l'écrivaine récidive, mais cette fois en scrutant au plus près le monde grisâtre des assureurs. La scène ? Un enterrement de première classe, où toute la profession parade. Le narrateur ? Antoine, vieux crocodile au cuir épaissi par trente ans de métier. Antoine, cadre sup » mais prof » à Dauphine, catholique mais divorcé, bourgeois jusqu'au bout de ses vacances à Courchevel mais rebelle quand il faut saboter la mécanique implacable. Bref, un assureur old school qui conteste les nouveaux requins de la finance.
L'enjeu ? Le contrôle des « données de santé », qui permettront aux grands groupes du secteur d'imposer un nouveau système de santé individualisé à l'extrême. En somme, une gifle à la Sécurité sociale française, solidaire et mutualisée. Dans la vraie vie, cette politique a été initiée par Alain Juppé à partir de 1996. (Voir la vidéo.)
Pince sans rires, subtil dans la description des humaines humeurs, le style d'Emmanuelle Heidsieck fait mouche. Au premier coup et aux suivants. Si le héros est un anti-héros, le méchant a tous les traits du gentil-grand-patron-aux-dents-longues : Alexandre Cadassus, X-Mines brillant, PDG de Ganax, remarié à l'ex-épouse… d'Antoine ! Duel en double.
L'affrontement est terrible, dans un univers où un rictus est une insulte, où un mot de travers équivaut à un coup de poing dans la gueule. Sans jamais une once de trop, comme si l'activité d'évaluation des risques de l'existence menait à en soupeser le moindre aspect quotidien. Suprême intelligence.
Rendre explicite ce qui ne l'est pas pour le commun des mortels
Le tour de force du roman est alors de rendre explicite ce qui ne l'est pas pour le commun des mortels. Ceux qui, par exemple, ne lisent pas les compte-rendus des « Entretiens de l'assurance ». Serait-ce aussi un renoncement aux vertus du journalisme, puisque cela fait bientôt vingt ans que l'auteur décrypte ces stratégies dans les meilleures publications ? « Pas du tout », répond-t-elle, « journalisme et roman sont complémentaires ». (Voir la vidéo)
Si l'exercice pédagogique est pleinement réussi, les plongées lyriques sont à géométrie variable. Parfois abyssales, parfois obscures. Parvenir à extraire du non-sens de l'austérité aride de ce sujet est une manœuvre visiblement difficile à maîtriser. Mais -et c'est là le sel de la démarche à mi-chemin du réel et de la fiction- les perspectives évoquées font réfléchir. Ainsi de cette explication non-fortuite livrée à quatre pages de la fin du texte :
« C'est Benoît Durand ou c'est Alexandre qui a eu l'idée ? Personne ne sait. L'effet de surprise a été total. Personne ne s'y attendait. Ils ont réussi à mettre la main sur le Medef. Intrigues, manœuvres, tractations, renversements d'alliance.“C'est un véritable putsch qu'ils ont mené pour que le candidat soutenu par la banque et l'assurance prenne le pouvoir du mouvement patronal présidé depuis toujours par l'UIMM, l'Union des industries et des métiers de la métallurgie.
‘Un élément déterminant dans l'opération données de santé’ puisqu'ils ont désormais le plus puissant groupe de pression à leur disposition.”
Nicolas Sarkozy aurait-il, lui aussi, des vues libérales sur la question de la Sécurité sociale ? Pour l'instant, ça paraît encore assez flou même si, ajoute Emmanuelle Heidsieck, “depuis 2002, on a des gouvernements qui sont favorables à l'entrée des assurances privées dans ce secteur”. (Voir la vidéo.)
Anticipation, disions-nous, ou quasi réalité ? ► Il risque de pleuvoir d'Emmanuelle Heidsieck - éd. du Seuil - 125p., 15€.
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De Emma Indoril
Nérévarine | 15H46 | 23/03/2008 |
Je suis le seul à avoir la pétoche ?
à Emma Indoril
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 16H31 | 23/03/2008 |
Emma Indoril
Non non vous n'êtes pas le seul à avoir la pétoche et je l'ai appris il y a moins d'une heure sur France-Inter.
Le nombre d'expatriés financiers augmente depuis l'élection de Sarkozy. Même à eus, Il fait peur !
Et quand les « rats » quittent le navire c'est un signe qui ne trompe pas les vrais marins, les 47% qui aimeraient bien mais qui ne peuvent point.
à Servais-Jean
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H19 | 23/03/2008 |
Dans quelle émission ? Mais je ne comprends pas puisque ce sont ceux là qui l'ont élu et qui ont le plus d'avantages. Comment l'expliquer ?
Ils auraient peur de quoi ? De la dictature qui serait plus affirmée ? Tout le contraire d'un renversement de situation ?
Ou de la crise financière qui arrive et qui serait beaucoup plus grave qu'on veut bien nous le dire ?
à Les Chats
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 17H27 | 23/03/2008 |
Les Chats
Le nom de l'émission j'ai pas, mais j'ai l'heure 15h-16h sur France-Inter.
Pour le reste je n'ai pas non plus d'explication à par celle fourre-tout de : « Ailleurs l'herbe est plus verte »
Et aussi une supposition, la peur du « Aux armes citoyens » de La marseillaise.
à Servais-Jean
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H43 | 23/03/2008 |
Merci Servais-Jean ! Entre 15 et 16h c'est Cosmopolitaine
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/cosmopolitaine/
Mais je pense que c'est le fric qui s'est expatrié dans les paradis fiscaux :
Le reportage Par Caroline Ostermann :
LES PARADIS FISCAUX
Conséquence de la surtaxation des pays riches, économie parallèle, argents sales… les paradis fiscaux n'en finissent pas de faire des vagues. De Jersey aux Bahamas en passant par Monaco, la Suisse ou le Lichtenstein les paradis fiscaux sont multiples et jouent un rôle essentiel dans la mondialisation financière.
Caroline Ostermann a tenté d'en savoir plus sur ces centres financiers offshore.
Ils ont dit que le 1er paradis fiscal est l'Angleterre.
Je vais réécouter l'émission plus attentivement (c'est la dernière partie).
à Les Chats
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 19H09 | 23/03/2008 |
Bonne écoute. Mais sans brouillage !
à Les Chats
De tux00
21H00 | 24/03/2008 |
Les personnes dont vous parlez partent pour trois raisons :
1) elles en ont les moyens (financiers, maitrises d'une ou plusieures langues etrangeres, diplomes permettant de trouver rapidement un emploi a l'etranger, etc … )
2) Car, comme cette vieille dame de 90ans qui quitta l'allemagne nazie et arrivant en amerique justifia cette expatriation car « il n'y avait plus d'avenir pour [elle] en allemagne » … eux aussi ont compris qu'ils n'ont plus d'avenir en France.
3) enfin, parce que les dettes que nous accumulons devront etre payees … et qu'il vaudra mieux etre loin de la France ce jour la.
Pour conclure, il se produit en ce moment en france la meme chose que dans l'ex europe de l'est il y a une 20aine d'annees. Nous feterons l'an prochain les 20ans de la chute du mur de Berlin … il sera peut-etre temps alors de se souvenir sous la pression de qui il s'est effrondre ; -) aux dernieres analyses des historiens, il ne semble pas que ce soit les citoyens de l'ouest qui voulaient rejoindre le paradi a l'est ; -)
tux
ps : Une remarque au passage qui montre que cette ecrivaine est loin d'etre une visionnaire : le monopole de la securite sociale branche sante est abolis par les directives européennes 92/49/CEE et 92/96/CEE qui ont ete transpose en droit francais.
Il se trouve simplement qu'actuellement la justice francaise refuse d'appliquer ces lois.
Nombreux sont les francais qui ont deja entame les demarches pour quitter la securite sociale.
à Servais-Jean
De jac le rat
aventurier | 19H28 | 23/03/2008 |
Trancher les bouts, et hisser haut, et tracer ! ! !
Mais un vrai marin finit toujours par revenir, un jour.
Au moins, il garde toujours dans son cœur son pays, et sa mère, et l'image de la femme idéale…
Et, s'il ne « revient pas », son fantôme continuera d'errer
sur sa vieille terre…
C'était quoi le sujet ? - Ah oui…Ouais, vive la sécu ! ! !
à Emma Indoril
De honolulu38
Ni en lutte ni assoupis | 16H35 | 23/03/2008 |
Rassurez-moi : ce n'est pas cet article en lui-même qui vous fout la pétoche ? Sinon, pour avoir le recul nécessaire pour l'évaluer écoutez (ou ré-écoutez) bien la deuxième vidéo, elle apporte une nuance non négligeable.
Prudence et réflexion : oui ; paranoïa et névrose : non !
à honolulu38
De pablico
19H39 | 23/03/2008 |
On l'aime bien notre sécu même déficitaire.
Mais on va faire comme avant 45 bientôt ou comme certains grands pays.
une énorme partie de ta paye dans les assurances, les études des gosses.
Si tu as un petit salaire, c'est foutu. L'échelle sociale n'a plus de barreaux.
et si les assurances ne veulent pas suivre pour payer ta maladie, pour quelques raisons fallacieuses,(le temps des procédure en justice est toujours plus long que ton espérance de vie de malade) tu as le temps de crever après avoir vendu tous tes biens (si tu en as) et foutu ta famille dans la merde.
(exemple vécu d'un oncle au canada il y a 15ans, j'ai décris sans détails, mais en gros ça c'est passé comme cela )
liberté égalité fraternité.
à honolulu38
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H06 | 23/03/2008 |
On traite toujours de paranos les gens qui ont raison avant l'heure.
Pour la sécu pas la peine d'être devin pour comprendre que c'est ce qu'ils veulent.
On commence par culpabiliser les gens, puis on les divise en dénonçant les abus, on continu à les diviser en montrant ceux qui sont plus malades que les autres ou ceux qui ne le sont pas, puis ceux qui pourraient ou auraient pu éviter d'être malade et voilà la casse et la division préparée dans les esprits.
Ensuite on les laisse s'entredéchirer et on fini le boulot de sape.
Ou alors on lutte tous ensemble en nous serrant les coudes dans l'intérêt de tous.
à Les Chats
De honolulu38
Ni en lutte ni assoupis | 08H48 | 24/03/2008 |
Moi aussi je l'aime bien notre Sécu. Et je ne veux pas d'un système ou seules les personnes en mesure de se payer une bonne couverture santé seraient capables d'être bien soignées.
Maintenant je ne me paralyse pas comme une souris qui se croirait repérée par un chat lorsque j'entends qu'il faut réfléchir à notre système de santé :
Quelles sont les connaissances actualisées sur les effets de médicaments répandus ? Quels sont les nouveaux médicaments ou traitements ? Avec ces éléments, quelles conséquences sur leur remboursement ? Quelle prise en compte des génériques ?
Quelles modalités de lutte contre les abus volontaires ou involontaires qui pénalisent la protection de tous ?
Quelle organisation du suivi de santé de chaque individu durant sa vie ?
…
Ce n'est pas parce que le fait de réfléchir et de chercher à agir sur un sujet ou l'autre peut comporter des dangers de dérives et de dérapages qu'il faut s'empêcher de réfléchir ou d'agir.
à honolulu38
De Emma Indoril
Nérévarine | 09H53 | 24/03/2008 |
Non, pas l'article.
en général, ce n'est pas l'affiche du film qui fait peur, mais ce que le film raconte.
Ici, c'est pareil.
Quand à la parano, je l'assume.
Oui, j'ai peur. J'ai 35 ans, et j'ai peur !
Peur de l'avenir, à 35 ans…
à Emma Indoril
De honolulu38
Ni en lutte ni assoupis | 10H23 | 24/03/2008 |
Sans vouloir vous affoler dans ce cas ça risque de durer, parce qu'à 5, 35 ou 85 ans, l'avenir apporte toujours autant de raisons d'être terrorisé qu'enthousiaste.
Et sauf erreur de ma part ce principe était exact avant le 24 mars 2008 et risque malheureusement (ou heureusement ? ) de le rester encore pour un petit bout de temps…
Cela étant, bonne journée quand même.
à honolulu38
De airlane
11H48 | 24/03/2008 |
… sauf que le contenu de la 2ème. vidéo a été rendu inaccessible par son auteur ! … ? ? ? ?
à Emma Indoril
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H08 | 23/03/2008 |
Non non pas le seul, j'en tremble.
Alors là c'est grave, très grave, pour nous pour nos enfants, pour l'avenir.
à Emma Indoril
De HUG_Hug
ASSIS | 17H09 | 23/03/2008 |
Bonjour
Ancien cadre de la « sécu » et aujourd'hui assureur, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et visionné les vidéos de cet article.
Faut t'il avoir peur des assureurs ? peut être, je ne suis pas dans les hautes sphères des compagnies qui certainement voient d'un oeil intéressé les désengagements successifs de la sécu.
Faut t'il avoir entièrement confiance à la sécu ? je ne crois pas non plus. Ayant vécu longtemps (près de 20 ans) dans cette institution, je me suis rendu compte (et c'est aussi pour celà que j'en suis parti) que le discours solidaire, était plus un faire valoir qu'une réalité. Et que beaucoup s'en arrangent et jouent les vierges effarouchées alors que je n'ai pas vu grand monde défendre vraiement la sécu, ni les médecins, ni les patiens, ni ses employés.
Il est donc maintenant trop tard pour pleurer.
Sorry
à HUG_Hug
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H33 | 23/03/2008 |
@HUG
Je suis sciée par votre assurance et votre franchise.
Quand vous dites que les gens ne se sont pas mobilisés pour défendre la sécu c'est bien vrai, idem pour la poste je n'ai pas vu grand monde dans les manifs et pourtant je ne suis pas postière.
On en revient aux jeunes qui ne se mobilisent pas.
De là à dire que c'est trop tard ?
Vous m'effrayez !
à Les Chats
De HUG_Hug
ASSIS | 18H59 | 23/03/2008 |
@ Les chats
Je ne cherche à effrayer personne.
Il est à mon avis trop tard pour revenir immédiatement au système idéalement solidaire qu'a été la sécurité sociale en 1945 dans un pays exangue. Celà a été possible à cette période et bizarrement celà ne l'est plus depuis plus de 20 ans où l'on n'a jamais été aussi riches…
votre réponse est un peu dans votre questionnement ou dans votre intervention… on n'a pas vu grand monde au moment où tout se mettait en place, alors pourquoi les verrais t'on maintenant.
Il faut noter également que tout celà est écrit depuis l'adoption (par la gauche notamment) de l'AGCS : accord général sur le commerce des services comme le fidèle auditeur de Là bas si j'y suis présent sur ce forum pourra certainement le confirmer.
Mais la gauche va se réveiller et mettre en l'air tout ce qu'elle a signé des deux mains …. LOL
à HUG_Hug
De honolulu38
Ni en lutte ni assoupis | 14H06 | 24/03/2008 |
Vous dites qu'un système qui fonctionnait en 1945 devrait pouvoir fonctionner aujourd'hui dans une économie où les mouvements de capitaux sont gigantesques.
Ne croyez-vous pas que de très nombreux paramètres rendent cette comparaison très bancale ?
Evolution démographique, évolution de la pyramide des âges, allongement de la durée de vie, progrès énormes dans les connaissances scientifiques et médicales, amélioration et élargissement exponentiels des techniques de soins et des traitements (souvent avec appel à des technologies de pointe coûteuses), et tous les changements qui ont profondément modifié nos modes de vie,…
à Emma Indoril
De A.V.
tamagotchi89 | 23H53 | 23/03/2008 |
Non, non. Et c'est justifié. J'ai vécu quelques années en Amérique du Nord, au Canada pour être précis où, manque de bol, j'ai eu un gros problème de santé. Très compliqué de se faire soigner, alors j'ai dû rentrer en France pour qu'on me sauve la mise, puis je suis reparti. Il y aurait beaucoup à dire sur les hôpitaux, les collègues américains qui parlaient de leurs galères côté US. Pendant les quatre années que j'ai passées là-bas, j'ai eu le temps de voir ce qui nous pendait au nez ici. Quand ma fille est née, j'ai plié bagages, comme la plupart des français résidents quand ils deviennent parents.
A l'époque (2000), l'OMS venait de publier une étude sur les systèmes de santé dans le monde. La France était au premier rang, le Canada au 30ème, les États-Unis au 45ème, sur environ 150 pays. Et je peux vous dire qu'il existait une différence ÉNORME entre le 1er et le 30ème.
Et à chaque fois que j'étais hospitalisé, c'était dans les meilleurs hôpitaux de Vancouver et de Montréal. Alors imaginez les hôpitaux de province. J'ai même connu des « walk-in clinics » où je faisais mon propre diagnostique à la place du médecin !
Pour finir, je voudrais rappeler que le PIB américain par habitant est supérieur de 50% à celui de la France, ce qui n'empêche pas les États-Unis d'avoir un des pires systèmes de santé du monde occidental. 45 millions de personnes y vivent sans avoir accès à des soins décents. La santé dépend donc, avant tout, d'un choix de société. Et celui que nous essayons de singer maladroitement me donne la nausée.
De cooper59
pour la decroissance ! | 15H52 | 23/03/2008 |
article et interview tres interressant, surtout pour ceux qui doute encore de la volonté deliberée de supprimer la couverture sociale ; je ne crois pas non plus que les manifs peperes des syndicats institutionnels empecheront quoi que ce soit , surtout apres avoir signer le demantelement du code du travail ! y'a bien l'anarcho syndicalisme , mais pas assez puissant en nombre ; resultat : ciao bye bye ! preparez vous au changement . Et personne ne retricotera ce qui a eté detricoté , pas sur ce point .
à cooper59
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 16H46 | 23/03/2008 |
Quand on se bat, on n'est pas sûr de gagner, quand on ne se bat pas on est sûr de perdre. Peut-être que les syndicats « institutionnels » seraient un peu plus puissants si les syndiqués étaient plus nombreux et plus actifs, et que cela permettrait peut-être de tricoter dans le bon sens…
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H12 | 23/03/2008 |
Avant de tricoter dans le bon sens (jolie expression) il faudrait commencer par détricoter ce que sarko a fait.
à Les Chats
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 17H28 | 23/03/2008 |
Certes ! L'un ne va pas sans l'autre… Ce que je voulais dire, c'est que « retricoter » (au sens de« retrouver une situation antérieure ») n'est sans doute pas possible parce que le contexte a changé depuis les derniers grands acquis sociaux. « Tricoter dans le bon sens », c'est donc, pour moi, vraiment réformer (et non appliquer des contre-réformes qu'on appelle abusivement réformes) pour qu'une véritable sécurité sociale (au sens large, cela concerne par l'emploi, le logement, l'instruction tout comme la santé) voie le jour, et pas seulement en France.
Je ne sens pas les choses très bien parties, mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras.
à Les Chats
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 17H35 | 23/03/2008 |
Ce que Sarko a fait ? Pour l'instant rien à part le ventilateur.
Ca me fait penser à l'hélicoptère du Négus de Frédéric Dard.
à Servais-Jean
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 17H47 | 23/03/2008 |
Je crois que par « Sarkozy » il faut entendre « la majorité actuelle ». Et elle, elle ne se contente pas de divorcer, de se marier, de porter et d'enlever des lunettes de prix : elle a fait deux trois bricoles, comme la création du « Ministère de l'immigration et de l'identité nationale » et ce qui va avec, la rétention de sûreté, la finition de la casse du service public, et j'en passe.
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De yros
18H52 | 23/03/2008 |
Mais comment pourrait-on encore s'affilier ou croire en la parole de syndicats vendus au medef ? Il suffit de voir comment se sont terminées les dernières soi-disantes luttes syndicales…
Effectivement, nous devrions être, aujourd'hui, tous dans la rue, mais jamais derrière ces marionnettes acquises à la doctrine néocon.
à yros
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 19H22 | 23/03/2008 |
Tous les syndicats ne se valent pas (exemple caricatural : la CFDT, annexe du MEDEF), de plus comme je l'ai écrit ailleurs ici leur poids dépend du nôtre, si je puis dire, et de notre investissement, et de notre capacité à dire à ceux qui nous représentent, à travers eux, ce que nous voulons (chacun ne voulant d'ailleurs pas la même chose dans un même syndicat).
Signé : une ex toute petite secrétaire de toute petite section syndicale qui est lasse de l'inefficacité des syndicats, mais plus encore de l'inertie des syndiqués (sans parler de celle des autres, les grands y » a qu'a faut qu'on), qui continue à se syndiquer après réflexion tous les ans.
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De cooper59
pour la decroissance ! | 19H22 | 23/03/2008 |
les organisations syndicales sont assez puissantes pour ne pas signer d'accords , comme dernierement celui concernant le code du travail , elles n'avaient pas a le faire et les consequences se feront sentir dès la mise en oeuvre des nouvelles mesures (a la rentrée je crois ? ) et notemment avec la disparition a terme des CDI . Se battront elles avec plus de pugnacité pour la couverture sociale ? permettez moi d'en douter .