Parlons net

« Un Etat endetté vaut mieux que des ménages endettés »

Par Pascal Riché | Rue89 | 28/03/2008 | 20H37

Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE, économiste keynésien, homme de gauche, était ce vendredi l'invité de « Parlons net », le club de la presse des sites d'informations, animé par David Abiker (France Info). D'entrée de jeu, il s'est emporté contre ceux qui s'alarment du dérapage des déficits et appellent à « serrer les boulons » pour les contenir. Fitoussi y voit une « une hypocrisie » :

« Il est normal que lorsque l'économie ralentit le décifit augmente, ce n'est pas du tout quelque chose d'extraordinaire, au contraire. Cela signifie que quand ça va mal, l'Etat prélève moins sur le secteur privé. »

Le ralentissement économique érode les recettes fiscales. Tenter de compenser cette érosion par une augmentation des impôts relèverait de la « double punition », juge l'économiste (vous allez mal ? On vous impose plus ! )



Partie des Etats-Unis, la crise financière actuelle est sérieuse, mais il faut se garder de tout alarmisme, juge Fitoussi. C'est un des « avatars » normaux du capitalisme, et il n'est pas de crises auxquelles il n'y ait de réponses intelligentes. Il juge que les « subprimes » (ces titres de créances immobilières négociables sur le marché) sont une bonne idée pour faciliter l'accession des pauvres à la propriété, mais le problème est venu du fait qu'on a « voulu les faire payer les pauvres beaucoup plus que les riches ».

Jean-Paul Fitoussi considère comme anormal qu'on ait en Europe les même taux aujourd'hui (en pleine crise) qu'en juillet (en période calme) :

« N'importe quel observateur, même venu de Sirius, qui verrait cette absence de réactivité, se demanderait : “Qu'est-ce qui se passe ? Y a-t-il un pilote dans la cabine ? ‘’



Jean-Paul Fitoussi est l'apôtre infatigable d'une ‘politique de croissance européenne’. Il regrette que l'économie soit perçue comme la météo : on ne devrait pas se borner à constater ‘s'il fait beau ou s'il pleut’. Les politiques qu'il propose passent par l'investissement public, et donc par une augmentation, au moins à court terme, des déficits publics. Il faut en passer par là pour retrouver un rythme de croissance plus élevé, et réduire plus facilement le déficit… dans un second temps.

Un tel raisonnement est critiqué par bien d'autres économistes, qui considèrent que l'on est déjà en train de léguer une dette publique insupportable aux générations suivantes. ‘Il vaut mieux un Etat endetté que des ménages endettés’, rétorque Fitoussi, qui ajoute :

‘Nos enfants héritent aussi des titres de la dette, alors arrêtons avec ces considérations de fausse morale.’



Jean-Paul Fitoussi, comme d'autres économistes, est consulté par l'Elysée. Au moins l'un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, partage ses critiques contre les orthodoxes de l'équilibre budgétaire. Homme de gauche, il déplore l'absence de programme du parti socialiste : ‘La gauche ne sait plus ce que c'est qu'être de gauche’.

L'objectif numéro un de la gauche devrait être ‘le retour de l'augmentation du pouvoir d'achat et du plein emploi’. Il déplore la pression idéologique ambiante, qui assimile les économistes keynésiens à des ‘anti-européens’ : ‘Je suis fédéraliste !



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Portrait de perlin et pinpin

à NicoParis Portrait de NicoParis De perlin et pinpin

06H12 | 30/03/2008 | Permalien

@NicoParis
Haaaa ! Ca fait du bien d'avoir un peu de bon sens dans ce foutoir d'idées toutes faites.
Je reste toujours aussi étonné de voir le nombre de gens capable de prendre des positions aussi fermes que définitives sur des sujets qu'ils ne connaissent pas.
Heureusement que ce n'est pas la rue qui gouverne !

Portrait de vieux-rat

à NicoParis Portrait de NicoParis De vieux-rat

17H46 | 30/03/2008 | Permalien

Oui des ignares.
Je suis un ignare qui pense que laisser la richesse produite par le travail collectif au privé est un scandale. Que croire qu'un système peut être, même légèrement, démocratique dans ces conditions est une illusion.

Accepter que la mondialisation que personne n'aurait décrétée, justifie un « c'est comme ça » au meme titre que les marées ou le volcanisme est proprement ahurissant. Soit on est en République et les sociétés responsables se gèrent, soit on est dans la jungle, la nature, et le plus gros bouffe le petit.

Qui accepte que ma richesse soit achetée par des fonds d'investissement étranger ?
Qui me vole mes biens accumulés sur des siècles ?

Cela entraine logiquement que si je veux vivre mieux, je dois prendre mon arme et détruire ceux qui me dérangent, n'étant pas nanti par héritage.

Le système économique actuel m'y engage ..

Portrait de Le Yéti

à NicoParis Portrait de NicoParis De Le Yéti

yetiblog.org | 22H23 | 30/03/2008 | Permalien

LES « SPÉCIALISTES »

Purée, je rentre d'un petit week-end peinard, et je vois que les « spécialistes » mouchent à qui mieux mieux l'ignorance des ignares que nous sommes ! Nous nous inclinons bien bas devant le déluge de leurs indispensables lumières.

Dans la grande entreprise CAC 40 qui m'emploie, la gestion de la participation annuelle des salariés a été confiée à quelques-uns d'entre eux, lumineux « gérants obligataires » ou autres.

Au jour d'aujourd'hui, depuis le début de l'année, les salariés de mon entreprise ont perdu jusqu'à 36% du petit pécule dont ils disposaient. Les salariés remercient humblement les gérants suprêmes de ne pas leur avoir fait perdre plus..

Portrait de Numa Parpaillot

De Numa Parpaillot

00H10 | 29/03/2008 | Permalien

Il faut lire :

« Moralité : Si tu veux rester libre, ne fais pas de dettes ! »

Cordialement !

Portrait de François Doutriaux

à Numa Parpaillot Portrait de Numa Parpaillot De François Doutriaux

Juriste et enseignant chercheur | 01H00 | 29/03/2008 | Permalien

Seul probléme : sans emprunt, pas d'innovation au-delà des structures existantes.

L'emprunt ne sert pas uniquement à enrichir le systéme financier.

L'emprunt des entreprises, lorsqu'il vise à financer leur croissance et à alimenter l'investissement, la recherche ou le développement tout en restant maître de son destin (ce que ne permet pas l'augmentation de capital), est vertueux.

L'emprunt des étâts, lorsqu'il demeure dans des proportions raisonnables au regard de ses rentrées (fiscales ou non) et des revenus de son patrimoine, et qu'il sert le financement des infrastructures, leur modernisation ou la mise en place de nouveaux services publics, est nécessaire.

L'emprunt individuel, lorsqu'il vise à générer un patrimoine plutôt qu'à dissiper ses revenus (par exemple à rembourser un emprunt immobilier plutôt qu'à verser un loyer à fonds perdus), est également vertueux.

L'emprunt à la consommation même, d'un point de vue macroéconomique, et bien qu'il soit néfaste lorsqu'il conduit au surendettement, est une mécanique qu'il est difficile d'écarter à priori pour de simples questions morales.

Il est toujours amusant de voir les mêmes économistes se plaindrent que notre croissance (alimentée pour l'essentiel par le dynamisme de la consommation des ménages, et donc leur capacité à dépenser) est plus faible que celle de pays qui pratiquent un endettement individuel nettement supérieur…tout en refusant le principe même de l'endettement des ménages.

On ne peut pas vouloir qu'un Français consomme autant qu'un Anglais lorsque le taux moyen d'endettement du second est supérieur de 70% (en 2004 : 129,2% du revenu brut disponible pour le royaume uni, 60,2% pour la France, à comparer avec la moyenne européenne : 90,8% ! ! ! ).

C'est là une simple question d'arithmétique : soit on accepte que notre consommation intérieure (6° marché mondial pour 1% de la population ! ! ! ) soit plus faible, et nous nous réjouissons de notre « gestion saine ». Mais il faut alors accepter que notre croissance ne puisse se comparer à celle de pays (royaume-uni, pays-bas, danemark, irlande, allemagne, autriche, espagne, portugal, états-unis, etc…) qui pratique une « mauvaise gestion » mais générent par ce biais de fortes plus-values économiques.

Si l'on veut maintenir un endettement limité pour les ménages, l'état doit s'endetter pour compenser. Si l'on refuse également l'endettement de l'état, alors on doit accepter une croissance faible.

On ne peut avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémiére en prime.

Le probléme n'est pas tant l'endettement des ménages (en augmentation depuis 2004), celui de l'état (qui est en réalité beaucoup plus important si l'on réintégre les transferts de charges sur les CTIE, la Sécurité sociale, etc..) que ce qui en est fait : s'endetter pour résorber les inégalités sociales et favoriser le développement économique tant des services publics que du privé n'est pas condamnable en soi. En revanche, s'endetter pour financer l'intensification du fossé des revenus, tout en pratiquant une politique de casse sociale, est suicidaire à terme.

Quant à l'intervention de Monsieur Fitoussi, et bien que je ne sois pas en accord avec lui sur l'ensemble de ses positions, elle a ses mérites habituelles : celui notamment d'écorner les lieux communs et les prénotions au profit d'une analyse factuelle et rigoureuse.

Quant à partager les préconisations qu'il déduit de cette analyse, chacun verra midi à sa porte ^^

L'article qu'il avait publié dans le Monde sur l'inanité des commentaires relatifs au « déficit » commercial français était un modéle d'éclairage.

Il fait partie des rares experts français à porter un jugement économique et non idéologique sur les politiques menées dans ce secteur.

Je lui en suis, personnellement, reconnaissant.

Portrait de Le Yéti

à François Doutriaux Portrait de François Doutriaux De Le Yéti

yetiblog.org | 07H30 | 29/03/2008 | Permalien

PARADIS PERDU

Votre raisonnement ne tient que dans le cadre du système actuel qui justifie l'emprunt et mle crédit que par une promesse de croissance.

Or c'est précisément cette promesse de croissance (et donc le système tout entier) qui est en train de durablement mordre la poussière.

Portrait de François Doutriaux

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De François Doutriaux

Juriste et enseignant chercheur | 17H58 | 29/03/2008 | Permalien

je ne vois pas trés bien, personnellement, le rapport entre la crise finançiére liéé à une idéologie ultralibérale telle qu'elle touche les « acrobates » des emprutns à haut risque et le reste de l'économie.

Les besoins en investissement ou en R. et D. des entreprises sont immuables et ne peuvent, pour l'essentiel, trouver d'autre réponse que dans l'emprunt.

Il en va de même pour les finances publiques, qui doivent nécessairement recourrir à l'emprunt, sous peine de geler une part considérable des nouvelles structures ou offres de service public.

Quant aux ménages, pensez vous sérieusement que l'on doive limiter, par exemple, l'acquisition d'un bien immobilier aux seuls titulaires de fortunes personnelles susceptibles d'acheter ce bien sans recourrir à l'emprunt ?

Il me semble extrêment irréaliste de confondre l'idéologie ultralibérale de surconsommation par endettement ou de l'illusion du « rêve américain » (car la crise des subprimes n'est rien d'autre que la traduction économique de l'illusion selon laquelle n'importe quel individu peut se porter acquéreur de son logement) et le mécanisme général de l'emprunt.

Un peu comme de jeter le bébé avec l'eau du bain, ou de considérer que l'on doit revenir au protectionnisme étatique du fait des dérives du capitalisme international de masse…

Portrait de Pierrrrre

à François Doutriaux Portrait de François Doutriaux De Pierrrrre

13H38 | 30/03/2008 | Permalien

 »….la crise finançiére liéé à une idéologie ultralibérale… »

== propagande éculée du niveau d'un élève de fond d'amphi, redoublant en première année de psycho

Portrait de François Doutriaux

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De François Doutriaux

Juriste et enseignant chercheur | 18H13 | 30/03/2008 | Permalien

Toute personne qui parcourt ces forums connait, monsieur, votre position sur la question.

Faire preuve d'une si infantile grossiéreté ne me paraît pas indispensable.

Portrait de perlin et pinpin

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De perlin et pinpin

07H11 | 30/03/2008 | Permalien

Au Yeti qui dit : « Or c'est précisément cette promesse de croissance (et donc le système tout entier) qui est en train de durablement mordre la poussière. »

Mais qu'en savez-vous ?

Ce n'est pas en maquillant une connerie par un verbiage tendance qu'elle devient une vérité.

Quelle prétention et quelle ignorance de croire détenir la vérité quand on songe à tous les prédicateurs qui se sont gourés dans le passé !

Ce qui malheureusement est durable à en juger par la persistance et l'abondance de telles déclarations, c'est sûrement le crétinisme.

Avez-vous bien compris que la croissance avait aussi un grand point commun avec la mondialisation, c'est un fait que nous ne pouvons pas surmonter car il est lié à notre démographie. Dès lors, elle s'arrêterait quand la démographie mondiale décroitrait et ce serait le début de la fin. Faut-il le souhaiter ? Et même si ce postulat est vraisemblable, qui peut dire quand il se produira ?

Vous a-t-il effleuré l'esprit que la crise des subprimes va avoir un effet secondaire aussi certain que la récession : elle va constituer une formidable pompe à l'acquisition de logements dont les prix s'effondrent aux USA, par des foyers qui n'ont pas plongé dans le piège ou qui commencent leur carrière et bénéficient de nouvelles possibilités financières. A terme, un certain nombres de cartes vont changer de mains. C'est amoral mais selon l'ampleur du phénomène, il se pourrait que cela contribue signifcativement à faire repartir l'économie.

Mais il est vrai que le monde marche aussi avec des idées toutes faites qui ne conduisent pourtant qu'à des postures ridicules. Quand Malraux a dit que le XXIè siècle serait religieux, il a sous-estimé l'ampleur du désastre, le XXIè est celui du retour de croyances aussi obscures que sanglantes.

A quand l'âge de raison que les Lumières nous ont promis ?

Portrait de BZH

à perlin et pinpin Portrait de perlin et pinpin De BZH

08H37 | 30/03/2008 | Permalien

A lire aussi :

http://leap2020.eu/GEAB-N-23-est-disponible- ! -Crise-systemique-globale-Fin-2008-Deroute-des-fonds-de-pension_a1425.html ? PHPSESSID=7924bf2ed578afc93c74b79f51f3b297

Portrait de Christobal Colon

De Christobal Colon

Scandalisé à 999% | 00H54 | 29/03/2008 | Permalien

A côté du « contre le fondamentalisme environnemental », on peut glisser un simple « contre le fondamentalisme économique ».

Il y a des choses très interessantes mais le « fond réel des choses » n'est jamais frôlé.

Le problème inter-générationnel est survolé.

Entre les périodes de non crises et des périodes de crises, des personnes, des groupes, se gavent, Mr Fitoussi.

C'est un pro-européen qui parle, mais nous ne devons pas parler de la même europe. Nous ne devons pas avoir la même façon d'imaginer un futur, c'est certain.

Le futur, en économie, c'est un présent à peine lifté.

Inintéressant.
Et par-dessus tout, porteur de fruits belliqueux.

Quels sont les plans de l'économie mondiale ?
L'économie, la croissance, la sainte sauveuse…

Autre temps, autre croyance hein…

A croyance en croissance, il y a croisade.
Ceux qui ne veulent pas croiser ( … ) subiront quand même.

Scénario sans ambition nouvelle. Sans créativité.

Cette même créativité que le système demande, exige même, à tous les acteurs du système, mais jamais à lui-même en quelque sorte.

En fait, l'économie, c'est l'adolescence de l'Homme Moderne.

Portrait de FdT

De FdT

En pleine décroissance | 11H36 | 29/03/2008 | Permalien

Tout dépend ce pour quoi l'Etat s'endette. S'il s'agit d'un endettement servant à rénover les écoles publiques, les hôpitaux…s'il s'agit d'un endettement finançant la recherche et la réorganisation de notre modèle économique vers un système écologique, durable…dans ce cas là il n'y aurait aucun problème. Ces dettes ne seraient alors que des investissements. Or le problème de la dette actuelle des pays industrialisés est que cette dernière n'est rien de plus que le résultat d'une gabégie et d'une spoliation des richesses nationales par la ploutocratie. Je ne vois rien de bénéfiques dans cette dette ! Que finance-t-elle au juste ? Où sont ces grands travaux ? Nullepart ! Nous nous endettons pour enrichir les banques ! Ce sont elles qui ruinent les Etats depuis le jours où ces derniers se sont interdit le droit d'émettre leur propre monnaie. Les Etats doivent payer des taux d'intérêts ruineux à des banques privées depuis ce jour…

Portrait de NicoParis

à FdT Portrait de FdT De NicoParis

Gérant Obligataire | 19H01 | 29/03/2008 | Permalien

Seul le Zimbabwe utilise la planche a billet pour ne pas avoir a emprunter sur les marchés. Or augmenter la masse monétaire sans création de richesse c'est créer de l'inflation automatiquement. et donc spolier la population en confisquant sa richesse par dilution de la valeur de leurs biens.

D'ailleurs les Etats n'empruntent pas aux banques. Il se trouve que je suis gérant obligataire. J'investi donc l'argent d'institutionnels dans de la dette souveraine. Les banques ne servent que d'intermédiaires entre les investisseurs et le Trésors. Elles n'auraient pas les reins assez solides pour péter a des Etats. Les capitaux propres de la SocGen ne sont que de 30 milliards d'Euros. Largement insuffisants pour soutenir les besoins de financement de ces derniers.

Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick

De www.laguerredesmots.com-yannick

pays de gex | 08H12 | 29/03/2008 | Permalien

pour ceux que ca intéresse :

http://www.onpeutlefaire.com/articles/ajh-00-un-autre-regard-sur-l-econo…

et une video ( en anglais )

http://video.google.com/videoplay ? docid=-9050474362583451279

En même temps, je trouve marrant que l'état réinjecte de l'argent dans les banques à qui il doit de l'argent ( dette nationale )pour les renflouer sans que cette même dette ne diminue. Ou alors ça va pas toout à fait dans les mêmes comptes.
Ou alors j'ai mal compris, mais faites gaffe je commence à m'intéresser à l'économie.

Portrait de Les Chats

De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 08H25 | 29/03/2008 | Permalien

Rue89 il y un problème sur cette page, elle s'étire, elle s'étire…… comme moi tout juste réveillée ? : -))

Portrait de Numerosix

à Les Chats Portrait de Les Chats De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 08H59 | 29/03/2008 | Permalien

Oui . il y a des commentateurs de Rue89 qui écrivent toute la nuit pour refaire le monde, c'est dingue !

Portrait de Les Chats

à Numerosix Portrait de Numerosix De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H19 | 29/03/2008 | Permalien

Je ne parlais pas de ça Numerosix, mais de la mise en page, la page s'étire en largeur pas en longueur : -)

J'en profite pour mettre un lien, ce matin le 7/9 de France-Inter et l'émission qui suit « rue des entrepreneurs » sur le travail pénible, la santé ….

http://master.radio-france.fr/franceinter/em/septneuf_sam/
samedi 29 mars 2008
Emission spéciale autour de Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix à l'occasion de la sortie de son livre « Vers un nouveau capitalisme ? » publié chez Jean-Cluade Lattès

Muhammad Yunus
Vers un nouveau capitalisme ?
La puissance du capitalisme peut-elle contribuer à l'éradication de la pauvreté et à la réduction des inégalités ? Pour beaucoup, cela paraît impossible. Pas pour Muhammad Yunus. Le prix Nobel de la Paix 2006 propose dans ce livre une nouvelle forme d'activité économique, complémentaire au modèle classique, permettant de produire des avantages sociaux en ayant recours au libre marché. Tout comme le microcrédit, qui concerne aujourd'hui plus de cent millions de familles dans le monde, ce que le professeur Yunus appelle le social-business pourrait profondément renouveler le capitalisme.

Qu'est-ce qu'un social-business ?
- Une entreprise qui gagne de l'argent mais qui n'est pas tendue exclusivement vers la maximisation du profit.
- Une entreprise qui consacre ses bénéfices à la diminution des coûts, à la production d'avantages sociaux.
- Une entreprise qui ne rémunère pas ses actionnaires. Utopie ?

Les premiers social-business créés par le groupe Grameen témoignent du contraire. La nouvelle révolution à laquelle nous invite le professeur Yunus ouvre la voie à un capitalisme plus juste et plus humain.

éditeur : éd. J-C Lattès parution : mars 2008

Portrait de Numerosix

à Les Chats Portrait de Les Chats De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 09H34 | 29/03/2008 | Permalien

Ha ben vous êtes bien réveillée, maintenant ..
Bonne journée !

Portrait de déluge

à Les Chats Portrait de Les Chats De déluge

menuisier | 09H37 | 29/03/2008 | Permalien

Bonjour Les Chats. Je puis vous assurer que je n'y suis pour rien. : -))

Portrait de Les Chats

à déluge Portrait de déluge De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H42 | 29/03/2008 | Permalien

Coucou déluge ! Bien vu ! ! Notre menuisier a de la suite dans les idées et lui est bien réveillé : -)

Portrait de Thiery

à Les Chats Portrait de Les Chats De Thiery

11H57 | 29/03/2008 | Permalien

Poète avec ça « les chats » ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Portrait de Bebert Cassandre

De Bebert Cassandre

09H05 | 29/03/2008 | Permalien

Il a totalement raison quand il dit que les « subprime » étaient une bonne idée. Le problème, c'est qu'en permettant aux plus pauvres d'accéder à la propriété on délestait les classes les plus riches d'une rente de situation que sont les loyers. Le problème est le même en France en ce qui concerne le logement : Qui investit ? Qui rembourse ?
Celui qui rembourse l'investissement du plus riche est souvent celui qui ne peut pas investir. Condamné ainsi, comme il paie son loyer, à ne jamais posséder et tel Sisyphe à remonter chaque mois son rocher en haut de la colline.

Portrait de expat

à Bebert Cassandre Portrait de Bebert Cassandre De expat

14H26 | 30/03/2008 | Permalien

Les fameux subprime ne sont pas des prets immobiliersa taux normal a des gens qui ont de faibles revenus.

Ce sont des outils complexes pour attirer des gens a faibles revenus et les encourager a s'endetter, au depart ils empruntent la totalite du prix de leur logement mais le contrat de reboursement ne prevoit un taux d'interet normal que sur les 2 premieres annees, apres il y a une renegociation et le taux d'interet peut attendre des taux usuraires que personne ne peut payer. Pour les banquiers c'est une super affaire, pendant 2 ans il touche un paiement (tres faible) pour rembourser le capital et des jolis interets, apres avec un peu de chance ils recuperent la maison entierement et la revende a un prix plus eleve, c'est une escroquerie. Les escroques eux n'ont que leurs yeux pour pleurer et dans la jungle americaine ne pourront emprunter qu'a des taux usuraires a l'avenir (ou plus du tout)

Les escrocs se retrouvent mal places quand le marche immobilier s'effondre et que les biens qu'ils recuperent ne peuvent etre revendus meme a perte.

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

09H30 | 29/03/2008 | Permalien

 »…..le retour de l'augmentation du pouvoir d'achat et du plein emploi….. ».

==> c'étaient les piliers du programme Mitterrand en 1981 :

- relance du pouvoir d'achat : et les ménages ont acheté, acheté.. des produits d'importation.. explosion de nos déficits

- embauche, embauche.. et les pouvoirs publics ont embauché, embauché… et le chomage a explosé.

Monsier Fitoussi, je ne suis pas un économiste,
mais je gère les finances de mon foyer.

Et si mes emprunts étaient explosifs, ainsi que l'est la dette extèrieure de la France,
non, je n'augmenterais pas l'argent de poche de mes enfants,
non, je ne dépenserais pas pour plus de vacances,
oui, je me serrerais la ceinture,
et mon sapin de Noël, décoré avec boules de l'an dernier ne nous apporterait pas moins de joie que le tout neuf en guirlandes qui clignotent.

Par contre, je n'hésiterais pas en dépenses d'équipement à retour d'investissements : isolation de la maison, chauffage rentable, congélateur sur-isolé, lampes à économie d'énergie, et logiciels d'auto-formation pour les exams.
Je rembourserais ma dette au plus tôt, et jetterais les crédits révolvings au panier,
en expliquant à mes enfants que ça ne sert à rien de jalouser le voisin d'en face, qu'au contraire, ça les empéchait de tracer leur propre route.

Mais peut-être que ce bon sens un peu primaire qui me permet de gérer harmonieusement les finances de mon foyer, ne relève pas des mêmes principes de gestion d'un pays ?

…Notre endettement dépasse les 30 000 euros par individu, et vous nous expliquez que ce n'est pas grave, et qu'au contraire, il faudrait en rajouter une couche.

Des fois, je me dis que pour l'agrégation d'économie, on devrait obliger les candidats à gérer une épicerie : Ils apprendraient enfin la réalité des principes basiques en économie.

Et peut-être retrouverait-on un peu plus de bon sens dans les cabinets ministériels,
chez nos forts en thème et en stratégie d'économie à haut risque.

Portrait de Numerosix

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 09H42 | 29/03/2008 | Permalien

Philistins, épiciers
Tandis que vous caressiez
Vos femmes

En songeant aux petits
Que vos grossiers appétits
Engendrent

Vous pensiez : « Ils seront
Menton rasé, ventre rond
Notaires “

Mais pour bien vous punir
Un jour vous voyez venir
Sur terre

Des enfants non voulus
Qui deviennent chevelus
Poètes…

(Jean Richepin)

Portrait de Les Chats

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H57 | 29/03/2008 | Permalien

Et si Pierre au lieu de grrrrrrrrrrogner comme a son habitude, lisait les interventions des internautes et notamment celle de « Le Yéti » de 23h54 d'hier.
Peut-être qu'il comprendrait.

Portrait de kusanar

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De kusanar

15H21 | 30/03/2008 | Permalien

« Et si mes emprunts étaient explosifs, ainsi que l'est la dette extèrieure de la France,
non, je n'augmenterais pas l'argent de poche de mes enfants, »

Peut-etre verriez-vous les choses différemment si vous saviez que ce que vos enfants achètent avec leur argent de poche stimule l'activité du marchand de bonbons qui ainsi vous reverserait une partie de cette somme sous forme d'impots.

Heureusement que l'état n'est pas un simple parent qui verse de l'argent de poche a ses enfants…

Quand à ceci « ..Notre endettement dépasse les 30 000 euros par individu, et vous nous expliquez que ce n'est pas grave, et qu'au contraire, il faudrait en rajouter une couche. »
Le raisonnement est le meme…En effet, si l'augmentation des dépenses se fait a pure perte (le parent qui donne de l'argent de poche a ses enfant mais qui malheureusement ne perçoit pas l'impot du marchand de bonbon), il n'y a pas plus mauvaise idée.
Par contre, si ces dépenses permettent une relance de l'économie et donc plus de rentrées…c'est perdre un peu aujourd'hui pour mieux rembourser cette dette demain…

Celà étant dit, reste a savoir quelles mesures sont les plus appropriées…il semble que pour le moment, on est plutot dans le 1er cas (avec notemment le paquet fiscal).

Portrait de François Doutriaux

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De François Doutriaux

Juriste et enseignant chercheur | 16H41 | 31/03/2008 | Permalien

Notre endettement dépasse les 30 000 euros par individu. Ce qui n'a aucun sens, sauf a y intégrer les actifs. Chaque français nait alors avec un patrimoine virtuel de plusieurs dizaines de milliers d'euros, là où un américain né avec une dette virtuelle de plusieurs centaines de milliers de dollars.

Donc oui, nous disposons d'une marge certaine sur ce terrain. La comparaison dette/PIB, qui ne tient pas compte du patrimoine, à ses limites…

La dette représente environ 50% du seul patrimoine des administrations publiques, sans tenir compte du patrimoine public dans sa totalité…

De plus, l'endettement de l'état reste stable, ce sont les recettes qui, du fait d'exonérations fiscales croissantes (notamment pour les entreprises) ne cessent de diminuer.

L'endettement des ménages (moins de 70%) nous place, en dépît de sa récente augmentation, trés loin en queue du peloton européen (voir de l'OCDE) et 20% en dessous de la moyenne européenne.

Oui, on peut effectivement parler de sousendettement à ce niveau. Si vous voulez concurrencer des pays comme les état-unis ou les pays-bas (+ de 200%), le royaume uni (+130%), l'allemagne (105%), etc.. il faut bien que quelqu'un finance le delta de capacité de consommation .

La France a choisi de financer celle des entreprises et des hauts revenus, ce qui est froncièrement aberrant.

Mais nous disposons cependant d'un systéme de couverture sociale encore relativement performant.

Si l'on diminue la dette en supprimant la couverture sociale plutôt qu'en restaurant le niveau des rentrées finançières de l'état, on grévera d'autant la capacité de consommation des ménages moyens et modestes (ainsi que l'épargne/investissement des hauts revenus, mais avec un impact marginal et aucun effet macroéconomique).

Bonne idée, continuons dans cette voie empruntée depuis 2002, elle a prouvé à la fois sa pertinence et son efficacité dans un pays dont la croissance est essentiellement soutenue par le consommation individuelle des foyers modestes et moyens….

Malheureusement, et contrairement à l'idée répandue chez les libéraux, un état ne se gére pas comme une PME, et les « basiques en économie » y sont effroyablement plus complexes que dans une épicerie…

Notre dette reste en deça de la moyenne des pays de la zone euro et au niveau de celui des pays de L'OCDE.

Notre endettement public n'est pas en soi problématique : le probléme est de déterminer s'il est employé afin de financer des investissements qui accroissent le patrimoine collectif (ce qui ne s'arrête pas aux dépenses d'équipement : les dépenses de santé, le financement de la recherche ou le budget de l'éducation en font indéniablement partie) ou au financement courant.

Les dépenses des CTIE sont pour l'essentiel et par définition même des dépenses d'investissement.

En revanche, l'augmentation des besoins de financement courant du fait de l'explosion des pertes de ressources par exonération fiscale ou subvention directe (de 3 à 30 milliards annuels en dix ans pour les seules exonérations fiscales dont bénéficient les entreprises, soit prêt de 60% de notre endettement, sans tenir compte des 35 milliards de subvention, qui placent la balance de rentabilité des entreprises pour l'état à -10 milliards d'euro) est effectivement catastrophique.

J'abonde donc dans votre sens : vive le libéralisme, que l'étât cesse de multiplier les exonérations fiscales pour les entreprises, qui créént autant de mécanismes d'aubaine…

La dette publique sert a soutenir l'activité dans un pays qui dépend essentiellement de sa consommation intérieure. La France n'est pas une entreprise et l'état DOIT réguler l'activité en la soutenant afin d'éviter la décroissance…

La réduction de la dette publique, si elle passe par une diminution des dépenses et non une restauration des ressources, suppose par compensation (pour se maintenir à un niveau de croissance minimal) :

- une hausse de l'endettement privé des ménages (est-il besoin d'expliquer pourquoi la chose n'est pas envisageable ? )
- une baisse de l'épargne (ce qui supposerait une confiance en l'avenir sur laquelle on ne saurait miser actuellement…)
- Un maintien au plus bas des taux d'intérêts (là encore, ce n'est pas la voie empruntée)
- Une baisse de l'euro (qui nous coûterait cependant bien plus cher en terme d'augmentation des prix à la consommation et des matières premières, notamment énergétiques).

Aucun de ces scénarios n'est actuellement crédible.

L'unique alternative est de restaurer les recettes de l'état par un rééquilibrage de l'imposition, une augmentation de la capacité de consommation des ménages et une suppression des exonérations fiscales sans impact réel sur l'économie (qu'il s'agisse de cadeaux fiscaux faits aux plus fortunés ou aux entreprises (et donc aux actionnaires) lorsqu'elles sont largement bénéficiaires (la question ne se posant guère lorsqu'elles sont déficitaires)).

Exactement le contraire de la politique économique actuelle.

Le probléme n'est pas tant la dette publique que ce qu'on en fait…

Portrait de eelisa

De eelisa

Délinquante au coin de la rue | 09H46 | 29/03/2008 | Permalien

Moi non plus je ne suis pas réveillée ! je rêve !
Je viens de mettre un « top » à Pierrrrre !

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