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General Motors : Koenigsegg renonce à acheter Saab
ABCBourse.com24/11/09 | 18h51 -
Pour Que Choisir, l'indexation du gaz sur le pétrole est injustifiée
QueChoisir.org24/11/09 | 17h50 -
L'usine Continental de Clairoix fermera officiellement début 2010
AFP via LePoint.fr24/11/09 | 15h32 -
Pinault veut céder la Fnac et Conforama
Wall Street Journal via LExpansion.com24/11/09 | 15h10 -
Le coût de la santé pour les ménages en hausse de 50% depuis 2001
LeMonde.fr24/11/09 | 14h59
La Sécu vue par les riverains de Rue89 : privatiser ou pas ?
Par David Servenay | Rue89 | 30/03/2008 | 18H00
L'article consacré à la stratégie des assureurs cherchant à privatiser les activités de la Sécurité sociale a suscité de nombreuses réactions. Le roman d'anticipation d'Emmanuelle Heidsieck, « Il risque de pleuvoir », explique comment les assureurs pourraient obtenir les « données de santé » et introduire ainsi l'évaluation des risques individuels dans les remboursements des dépenses de soin.
Comment sensibiliser et mobiliser l'opinion ?
Premier constat : la perspective de voir la Sécu privatisée rappelle d'autres expériences récentes. Pour Phil2922, le précédent de La Poste :
« Postier, j'ai vécu la réforme des PTT en 1990 qui fut un laboratoire pour les “requins” financiers… Oui, l'Anarcho-syndicalisme (CNT) peut-être une réponse pour résister, car les autres syndicats ont un problème de fonctionnement démocratique, avec des permanents à vie. La Poste, sans qu'il y ait aucune opposition des syndicats institutionnels, a interdit à la CNT-PTT les possibilités d'expression qui existaient avant (panneaux syndicaux, tracts, prises de paroles…) et poursuit la casse du service public de la Poste. Pour la Sécu et d'autres secteurs professionnels les “requins financiers”, aidés par l'apathie des salarié(e)s, poursuivent le massacre social… »
Même constat d'athénaïs, qui relève que le phénomène a été annoncé par les acteurs du secteur :
« Ce n'est hélas pas nouveau, dès la mise en place de la Sécu les patrons n'ont eu qu'une idée c'est de faire main basse sur la manne financière qu'elle représente. Bébéar, alors PDG d'AXA, l'avait très clairement dit dans les années 90. […] Je pense que les manifs peuvent changer la donne. Le truc , c'est que ce n'est pas facile, la prise de conscience des citoyens aide à la mobilisation mais ce n'est pas automatique. Une fois que nos concitoyens auront compris, encore faut-il qu'ils admettent qu'ils peuvent peser sur les choix. »
En réponse à cette interpellation, Servais-Jean s'insurge :
« Athénaïs, s'il n'y avait que le lavage de cerveau. Et tous les ouvriers, employés, petits cadres… dont ils ont acheté le silence par la possibilité de devenir actionnaires dans leurs boites ? La droite sait où elle veut aller et fait un travail de sape surtout depuis 1945. La gauche se contente de réagir lorsque le danger est trop grand. Est-ce une bonne stratégie ? Ce n'est même pas une stratégie, c'est simplement la réaction que l'on peut avoir lorsqu'on est mordu par un chien. Hé, la gauche, faites-nous rêver, montrez nous un avenir ! “
A cette dernière exclamation, les riverains n'ont pas donné de réponse.
Derrière les débats idéologiques, quelques artifices comptables…
Serait-ce que le débat sur l'avenir de la Sécurité sociale pose d'abord des questions d'ordre comptable dans la façon d'évaluer le fameux ‘trou’ ? Premiers chiffres avancés par Les Chats :
‘Chiffres de l'ASSURANCE MALADIE issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale. Liste des taxes et primes non reversées comme prévu :
Une partie des taxes sur le tabac, 7,8 milliards
Une partie des taxes sur l'alcool, 3,5 milliards
Une partie des primes d'assurances automobiles 1,6 milliard
La taxe sur les industries polluantes 1,2 milliard
La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée…. 2 milliards
Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2,1 milliards
Retard de paiement par les entreprises… 1,9 milliardAddition 20 milliards d'Euros. Soit un excédent pour la Sécu de 11 milliards.’
Et Marcus-Aurelius de reprendre aussitôt cette évaluation par une autre, assortie d'une explication complémentaire sur le mécanisme de la CASES, la Caisse d'amortissement de la dette sociale :
‘Bravo ! Une cinquantaine de commentaires après, on parle enfin de concret ! Petite rectification :
- Déficit 2007= 11,424 Md€
- Besoin de financement (déficit cumulé)= entre 19 et 20 Md€
- Dettes de l'Etat envers la SS= env. 10 Md€
- Autres dettes envers la SS= env. 10 Md€Pour l'instant une partie de ces déficits est prise en charge par la CASES (caisse d'amortissement de la dette sociale, créée par l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 et mise en place au mois d'avril de la même année). Malgré la crise des marchés financiers, la CASES a continué, grâce à sa ressource exclusive, la CRDS, dont le montant s'est élevé à 5,7 Md€ en 2007, à amortir efficacement la dette sociale, conformément à l'objectif fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale, soit 2,6 Md€. En douze ans, la CASES a amorti 34,7 Md€ de dette sur les 107,6 Md€ confiés par les lois successives de réforme de la Sécurité sociale. Au 31 décembre 2007, la dette restant à rembourser, représentée par la situation nette comptable, s'élève ainsi à 72,9 Md€.
On arriverai donc à une situation à zéro et non pas à un excédent.’
Marcus-Aurelius, sceptique quant à la perspective de voir le régime privatisé, conclut :
‘Pour rester dans le concret, les soit disant rachat, privatisation…’ c'est un peu exagéré. Il faut comprendre par là qu'il y aurait éventuellement un ‘rapprochement’ entre l'Etat et les Assurances. Mais rien de ce genre n'est pour l'instant à l'ordre du jour. Ça serait un partage de compétences rémunéré par une prise minimale dans le capital (pour la faire simple…) où l'Etat resterait toujours majoritaire et maître des décisions et garant de la continuité des prestations ainsi que de l'objectif de base de la SS. Comment allumer un brasier sans feu ni bois ? ……
Restons zen ! ‘
J'ai même connu des walk-in clinics’ où je faisais mon propre diagnostic ! ‘
La question est donc de savoir sur quelle base ce partage de compétences’ aurait lieu. Là encore, les riverains de Rue89 ont des idées, notamment pour avoir expérimenté quelques systèmes étrangers. A.V. précise d'emblée qu'il a dû rentrer du Canada, où il était expatrié, pour faire face à un ‘gros problème de santé’ :
‘A l'époque (2000), l'OMS venait de publier une étude sur les systèmes de santé dans le monde. La France était au premier rang, le Canada au 30e, les Etats-Unis au 45e, sur environ 150 pays. Et je peux vous dire qu'il existait une différence ENORME entre le 1er et le 30e. Et à chaque fois que j'étais hospitalisé, c'était dans les meilleurs hôpitaux de Vancouver et de Montréal. Alors imaginez les hôpitaux de province. J'ai même connu des walk-in clinics’ où je faisais mon propre diagnostic à la place du médecin ! Pour finir, je voudrais rappeler que le PIB américain par habitant est supérieur de 50% à celui de la France, ce qui n'empêche pas les Etats-Unis d'avoir un des pires systèmes de santé du monde occidental : 45 millions de personnes y vivent sans avoir accès à des soins décents. La santé dépend donc, avant tout, d'un choix de société. Et celui que nous essayons de singer maladroitement me donne la nausée.”
Puis barbara44 nous emmène en Suisse où, dit-elle, “les assureurs maladie font la loi depuis un certain temps déjà” :
“Commençons par le compliment : il est vrai que la chaîne des urgences, la chirurgie, la biotechnologie sont de top niveau en Suisse.1) Il y a une loi qui rend l'assurance-maladie ‘de base’ obligatoire, mais ce sont des caisses privées qui assurent les gens, en fonction de l'âge, notamment (plus vieux c'est plus cher) mais les parents paient aussi pour les enfants (la gauche voudrait faire changer cela). Cette assurance de base fait l'objet d'une cotisation mensuelle obligatoire et élevée. Tous les gens qui n'ont pas les moyens de les payer reçoivent une aide de l'Etat sur la base de la déclaration fiscale. Evidemment, il faut remplir des formulaires…
2) Le lobby des assureurs maladie suisses s'est baptisé ‘SantéSuisse’, c'est un partenaire privilégié de l'Etat. C'est lui qui va fournir des statistiques qui influeront sur des choix de santé. Pour se faire une idée de ce qui se mijote, recherchez www.santesuisse.ch. Ou avoir une idée ci-dessous des liens étroits entre assureurs privés et parlementaires : http://www.santesuisse.ch/fr/dyn_output.html ? content.vcid=6&content.cdid…
3) Les hôpitaux, y compris universitaires, sont gérés comme des entreprises privées. Ce qui relève de l'enseignement aux futurs médecins et pros de la santé émargerait bientôt au coût de l'enseignement supérieur, donc d'un autre budget que celui des assurances. L'Etat paye encore une partie des frais hospitaliers, mais se dégage de plus en plus. La médecine à deux vitesses est la clé de voûte du système. A petit budget, vitesse no 2, et vitesse no 1 -confort et maxi-sécurité- pour les assurés au bénéfice d'une complémentaire privée qui va très au-delà des mutuelles françaises, avec chambre privée, accès aux cliniques… etc.
Le pouvoir des assureurs santé est absolument hallucinant et marche main dans la main avec l'industrie du médicament, très influente sur les prix en officine et très opposé à la vente libre des médicaments même de base.”
“Le rachat des cliniques privées par des fonds de pension étrangers”
Enfin, Antoine421, qui précise son statut de “Médecin-Radiologue”, nous ramène à une autre réalité du système de santé, plus près de chez nous :
“Je fais partie des gros méchants nantis qui gagnent plein d'argent sur le dos de la Sécu. Mais je tiens tout de même à signaler un autre problème grandissant : le rachat des cliniques privées en France par des fonds de pension étrangers (exemple : la clinique des Cèdres à Toulouse).
Conséquences :
-Les cotisations de santé des Français, par l'intermédiaire de la Sécu, servent donc à financer les retraites de riches Californiens.
-Si la clinique n'est pas assez rentable elle est fermée ou revendue à bas prix, au détriment de toute logique de démographie de la santé.
-Les cliniques devant être rentables, elles ne traitent que des pathologies rentables, les autres (gérontologie, réanimation, maladies rares…) sont envoyées sur l'hôpital public, où là aussi une logique libérale est en train d'être appliquée, rendant la prise en charge correcte quasiment impossible.A l'avenir, avec la nouvelle politique de santé, il est probable que les assurances de santé feront partie de grands fonds de pension internationaux avec une filiarisation des patients dans telle ou telle clinique appartenant aux groupes. Un patient non assuré ou exclu par son assurance verra ses chances de prise en charge correcte largement diminuer.”
Si après tout ça, vous n'êtes pas déprimés, Axior vous fera (peut-être) sourire :
“J'imagine bien l'assurance maladie privée, avec bonus/malus comme pour l'assurance auto. Un malus pour ceux qui prennent des risques, comme les méchants fumeurs, ou les familles qui préfèrent aller faire du sport le dimanche au lieu de rester sagement regarder Drucker à la téloche. Et puis des conditions strictes de remboursement pour éviter de financer les soins de ceux qui font exprès d'être malades : les diabétiques par exemple, ou les victimes du VIH…”
► Pour aller plus loin :
Le rapport 2007 des comptes de la Sécurité sociale
La dernière note de conjoncture de février 2008
► Recommandé par les Chats :
Deux numéros de Là-bas si j'y suis, l'émission de Daniel Mermet : Nous ne sommes pas coupables d'être malades, 26 octobre 2007
Nous ne sommes pas coupables d'être malades (2), 29 octobre 2007
► Et trois livres :
Il risque de pleuvoir d'Emmanuelle Heidsieck (Seuil)
Le mythe du trou de la sécu, de Julien Duval (éditions Raisons d'agir).
Les fossoyeurs de Christian Lehmann (éditions Privé).
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De DBL8
Retraité | 17H27 | 30/03/2008 |
Les syndicats ne sont pas prêt de laisser la CNT exister dans les entreprises, elle (la CNT) n'est pas gérable comme les autres syndic.
Vous voyez la CNT en fasse de patrons lui dire ses 4 vérités ? Les autres veulent garder leurs petits avantages, voyez les fonds de l'UIMM !
à DBL8
De marie 75
3563
07H50 | 31/03/2008 |
27 milliards d'exemption de charges des entreprise ? ? ? ?
Et si on arrêtait cela ? ? ?
Le trou ? Il en serait où ?
Qu'on arrête de faire payer le « malade » !
à marie 75
De Pimpampoum
13H10 | 31/03/2008 |
Malheureusement en France, nos entreprises manquent de « compétitivité »… parce que l'on veut concurrencer non pas l'Allemagne, le Royaume Uni ou les USA, mais la Chine !
Délirant !
à Pimpampoum
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 04H25 | 01/04/2008 |
Si on a recours aux assureurs - ce que je ne souhaite pas - il ne s'agit pas de cacher les détails du risque au palier del'individu, ce qui fausse les données et rend la couverture plus onéreuse pour tous, mais de tenir le patient indemne des surprimes en en passant le coût à la collectivité au nom de la solidarité. Il y a des douzaines de problèmes comme celui-la à resoudre pour remette les pendule à l'heure en santé
http://nouvellesociete.org/S.html
Pierre JCAllard
De marie 75 3563
17H35 | 30/03/2008 |
Parler, parler, expliquer, expliquer, manifester, manisfester…
Utiliser tous les moyens pour faire comprendre aux Français les acquis du CNR et le droit à la santé pour tous.
Chaque citoyen est propriétaire de ce bien commun : la solidarité !
Défendons notre bien !
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 17H40 | 30/03/2008 |
Le probleme d'une privatisation, c'est qu'une entreprise privé doit faire des bénéfices. Or la santé ne peut pas degager de bénéfice.
Le probleme, c'est que la santé a un cout, mais pas de prix. C'est un investissement, pas une charge.
à Gallifrey
De el loco
éducateur spécialisé | 20H54 | 30/03/2008 |
c'est faux aux états unis des groupes privé se font des fortunes colossale sur la santé des autres
et leurs bénéfice sont en constante progression
lorsqu'il s'agit d'exploiter la souffrance des autres a son profit il se trouve toujours quelqu'un à qui cela bénéficie !
à el loco
De pissefroid
26278
râleur velléitaire | 12H08 | 31/03/2008 |
C'est exact ! mais ces bénéfices sont un vol au détriment de la collectivité.
à el loco
De Pimpampoum
13H14 | 31/03/2008 |
L'avantage pour une fois, c'est que l'on a « l'exemple » américain avec nous, si l'on peut dire, vu la situation catastrophique (pour un pays développé) au niveau santé là-bas… ce qui fait qu'en France personne n'ose évoquer la privatisation de la sécu, il/elle se ferait lyncher assez rapidement !
Par contre, de manière plus insidieuse, on mine la sécu en prétendant qu'elle est en faillite (= même chose avec l'Etat français)
à el loco
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 13H23 | 31/03/2008 |
Lorsque je dis que l'on ne peut pas faire de bénéfices avec la santé, j'entend, on ne peut pas faire de bénéfice avec la santé en assurant correctement les gens. Aux USA, les entreprises font des bénéfices reccord, mais les gens sont mal pris en charges, sans parler des gens qui ne prennent pas d'assurances parce qu'elle est bien trop cher.
Je dis simplement qu'une entreprise ne peut pas concilier santé et bénéfice. C'est soit l'un, comme en France, ou l'OMS juge que la France dispose du meilleure systeme de santé, mais a perte, soit comme aux USA ou les gens payent pour finalement, ne pas être soigner.
A ce propos, il y a une chose tres drôle dans les serie américaine du style House, Grey's anatomy, scrubs, urgence, etc… Les series hospitalieres made in USA occultent completement ce probleme de prise en charge des patients.
Le pays de bisounours…
De chambord
17H45 | 30/03/2008 |
Privatisé la retraite pour celui qui a un pécule de côté et qui sera sur de pouvoir honoré les factures en cas de maladie.
Pour ceux qui soutiennent la privatisation il devrait se dire qu'un jour ne ressemblera pas aux autres et que se croire tranquille peut apporter son lot de surprise !
Défendons la sécu car parfois la maladie arrive et c'est trop tard, au début on résiste et qu'en ça s'éternise en mois puis en années les « fonds “ne sont plus les mêmes.
De hogan
actif | 17H53 | 30/03/2008 |
Je travaille depuis 10 ans pour le n°1 français de l'hospitalisation à domicile, filiale du n°1 mondial des gaz industriels. J'en suis depuis aussi longtemps le délégué syndical central CGT. L'an dernier cette entreprise, qui tire 100% de son chiffre d'affaire de ce que la sécu lui paie pour ses prestations, a reversé 12 millions d'euros au groupe pour dividendes aux actionnaires. Cela veut dire tout simplement qu'une fraction de la somme des dividendes versés aux actionnaires de ce groupe est payée par la sécu, et donc par les salariés Français…
Notre PDG ne comprend pas ensuite que le ministère de la santé refuse d'augmenter ses remboursements, pour augmenter la rentabilité on tire sur la qualité des produits destinés aux malades et de la prestation. Je vis de l'intérieur ce que peut être la privatisation de la santé, dès que le but affiché est la croissance du chiffre d'affaire, le résultat ne peut être que négatif.
Autre petite anecdote, deux camions transports d'oxygène qui partent d'une unité de production d'oxygène liquifié de cet immense groupe ne facturent pas leur oxygène au même prix suivant qu'il est destiné à un usage industriel ou à un hôpital public, et pourtant le produit est identique… C'est l'hôpital qui paie le plus cher bien sûr…
Si vous en voulez d'autres j'en ai, dans le genre un même produit facturé deux fois à la sécu ( si vous voulez savoir comment on fait…demandez), il y a plein d'astuces pour arnaquer la vache à lait qu'est la CPAM…
à hogan
De hogan
actif | 18H14 | 30/03/2008 |
Bon aller, j'explique. Vous livrez à un malade des produits pour, par exemple, 6 mois de traitement, l'entreprise facture la CPAM à la livraison. Quand le patient décède avant d'avoir utiliser la totalité de la dernière livraison de produits, vous les récupérez , vous reconditionnez ce qui n'a pas été sorti de son emballage (les emballages sont individuels) vous le relivrez à un autre patient et vous facturez les mêmes produits une seconde fois à la CPAM ! ! ! CQFD
à hogan
De hogan
actif | 18H16 | 30/03/2008 |
Précision s'il en fallait, les produits auraient dû être jetés après avoir été récupérés, question d'hygiène…et d'éthique…
De anti_Tsarcosy
etudiant | 18H08 | 30/03/2008 |
@Hogan
Témoignage très instructif. Il est clair qu'on ne peut laisser des groupes privé faire de la santé. Il y aura à un moment ou un autre un détournement de l'argent de la sécurité sociale pour nourrir les actionnaires.
Quand je pense au fond d'investissement qui rachète des clinique privé à tour de bras pour profiter de nos douleur et de nos maladies et vider les caisses de la secu…je fulmine.
De DidierB63
Devant un écran | 18H22 | 30/03/2008 |
Privatisation totale ? Non, je n'y crois pas.
En effet, le droit à la protection de la santé est inclus dans le préambule de la Constitution de 1946. Celui ci fait partie du bloc de constitutionnalité institué par le Conseil Constitutionnel pour juger de la conformité d'une loi à la Constitution.
En revanche, la Constitution ne dit rien sur le caractère universel et obligatoire d'un système de santé national.
Alors, sans privatiser la Sécurité Sociale, on peut lui faire perdre une grande partie de son importance, tout simplement en admettant l'existence d'un système d'assurance privée parallèle et remplaçant, pour ceux qui le souhaite, la SS.
Les textes européens admettent l'existence de la SS mais n'impose son devoir de couverture qu'à la moitié de la population active. (je cite de mémoire)
Les souscripteurs d'une assurance privée pourraient demander à quitter le régime général de la SS (ou leur régime particulier) en vertu de ces mêmes textes européens, et ainsi priver la SS de milliards d'euro de cotisation.
A terme, la SS ne serait plus qu'un système d'assistance pour les plus pauvres, comme cela existe au USA avec Medicaid. Et avec les injustices que cela engendre dans la qualité des soins reçus…
Et voila. Pas de privatisation, juste un changement des règles du jeu, et cela en toute conformité avec la Constitution et les lois en vigueur.
La seule chose qui a manqué aux gouvernements de droite jusqu'à présent pour le faire, c'est le courage et une majorité suffisamment soudée pour le faire.
Rien ne dit que la majorité UMP de l'assemblée se laissera entrainer sur ce terrain…
Il faut donc rester extrêmement vigilants.
http://polemiquons.over-blog.com/
De robindesfoix
cherche une issue | 19H02 | 30/03/2008 |
toute les société en France qui travaillent pour des organismes d'état surfactures leurs prestations vu que c'est nous qui payons ! ! ! !
une société qui fabrique des boulons multiplie le prix par dix de celui ci s'il est destiné à une centrale nucléaire ou à l'aérospatiale
quand c'est pour la santé alors là c'est carrément l'escroquerie
la société n'est basé que sur le vol et le mensonge et la spéculation a tout les niveaux.
De ohenri
19H54 | 30/03/2008 |
Je ne peux qu'abonder en disant qu'hélas la privatisation du système de santé est déjà bien engagée !
Un certain nombre de français ne se rendent pas compte de la perte du sens de la solidarité qui a fait que nous sommes un pays « civilisé ».
J'ai un grand père dans les années 1930,qui a du faire entrer sa femme dans une clinique,pour une occlusion intestinale,qui a été fatale,mais là n'est pas le propos.
La « Sécu » n'existant pas encore,il a du vider son compte de toutes ses économies,et ensuite faire vaille que vaille pour repartir,quasiment à zéro.
Voulons nous cela pour nos enfants et petits enfants ?
Bref,actuellement des cliniques sont rachetées en France ,par une société dépendant d'un très gros groupe financier américain(fond de pension).J'ai pu constater que les médecins référents ont une certaine tendance,sinon une tendance certaine, à vous orienter vers des spécialistes privés,qui ensuite vous adresse à la clinique privée.
Que dire des examens(radios multiples,scanner et IRM,sans de réels besoins,sinon que de rentabiliser et d'amortir le matériel acheté !
La méthode est bien rodée,et voici que les pharmaciens veulent nous encarter,au motif d'éviter les achats de médicaments qui pourraient présenter des risques avec des prescriptions précédentes ?
En fait ils vont ainsi créer des fichiers qui pourront,sans doute,être communiqués aux Laboratoires,ainsi qu'aux Assureurs ou Mutuelles,en vue d'aménager leurs prix ou leur primes en fonction de l'état de santé du patient !
C'est un tableau bien noir certes,mais qui est en train de voir le jour si personne ne réagit « violemment »
à ohenri
De 3-bastet
électron libre | 14H37 | 31/03/2008 |
Bonjour,
Comme vous j'ai assisté à des réunions de famille : vendre le pavillon du grand père pour pouvoir soigner son occlusion, et c'était beaucoup plus récent… annèe 70, milieu rural.
Dans le retard au dépistage et/ou la non observance du traitement de certaines maladies, en particulier cancer, la chéreté du traitement, le fait d'être en arrêt maladie et de ne pas avoir son salaire joue un rôle majeur. Voir les études des anthropologues de santé… Que faire quand on vous demande d'avancer le prix d'un scanner avec injection, même « si cela est remboursé aprés ». Que dire de la prise en charge de 100%.
Les services de chirurgie des petits hôpitaux ferment, les cliniques privées gardent la chirurgie rentable. Ou adresser les patients quand il n'y a plus de place dans les hôpitaux référents. De plus la sécu refuse de payer le transport de personnes âgées, seules, non motorisée.
Plus personne ne veut prendre en charge les patients âgé, atteints de pathologies multiples qui arrivent en « bout de course », que dans ces services hospitaliers fermés, sous le prétexte de dangerosité, on opérait avec succès…
Non, la médecine n'est plus accessible à tous, non les meilleurs soins ne sont plus prodigués à tous.
En prenant votre retraite, choisissez bien votre lieu de villégiature, vérifiez vos mutuelles …
Que donnera une privatisation de la sécurité sociale, je n'ose pas l'imaginer… La santé coûte chère, mais c'est une question de solidarité…
De el loco
éducateur spécialisé | 20H03 | 30/03/2008 |
personnellement je ne sais pas si il y aura une privatisation totale de la sécu
certes la sécu a comme vocation d'assurer la coordination de la santé publique par le biais de remboursement, du versement d'aide sociale, retraite … mais elle est aussi un organe important de contrôle sociale et de ce fait son abandon entrainerais des risques important en terme de stabilité sociale, et cela nos gouvernant n'en ont jamais trop envie ; -)
la sécu est aussi très utile aux industries pharmaceutiques en effet, en permettant le remboursement des médicaments elle participe à l'effort de consommation de ceux ci et donc de la croissance de ses industries ! !
enfin , la sécu et ses 5 branches est un organisme paritaire et les syndicats ont d'énorme intérêt en terme de pouvoir et de financement qu'elle ne soit pas démanteler complètement le système
je ne dit pas par contre que les inégalité ne vont pas se creuser
ceci dit d'autres domaine du social ont un risque de voir les requins de la finance fondre sur eux ! ainsi la protection de l'enfance est régulièrement lorgné par des investisseurs privé qui aimerais bien mettre dans leurs poches les prix de journée que représente l'accueil d'un enfant dans un maison d'enfant à caractère social (environ 140 euros par jours)
pour l'instant aucun département n'a osé franchir le pas et j'espère que cela tiendra !
De happy15
journaliste | 20H19 | 30/03/2008 |
Au-delà des milliards d'E, des syndicats et de la loi, la meilleure façon de limiter les frais, c'est de changer de prisme. Un enfant de deux ans comprendrait que plus il y a de gens en bonne santé, moins il y a de malades. En un mot, il faut multiplier les actions PREVENTIVES, prônées en particulier par les médecines orientales. La médecine traditionnelle chinoise enseignée chez Shen et l'Ayurvéda indienne enseignée au Soleil d'Or ont la même vocation : favoriser les équilibres, car c'est le déséquilibre entre les énergies qui favorise la maladie. La médecine française, la meilleure du monde d'un point de vue curatif, masque consciencieusement les vertus des médecines dites douces. Et pour cause : il n'y a aucun médicament dans la réfléxologie chinoise ou dans l'ayurvéda. Rien que du naturel.
En plus, c'est la clé de voûte de la lutte contre le stress, générateur de bien des maladies.
à happy15
De lyones
grand-mère en colère | 21H01 | 30/03/2008 |
Ah la pensée magique ! ! que je sache l'espérance de vie des chinois est bien inferieure à la notre malgré leur merveilleuse medecine dite douce ! ! Mais là n'est pas la question, notre système de solidarité médicale est en danger, les grands groupes comme la générale santé s'approprient les cliniques qui rapportent,les vieux, les déments ne les interessent pas ! A nous d'aller nous faire soigner dans les hopitaux afin de montrer notre attachement au service public, malgré le personnel surchargé, les locaux parfois délabrés, et la nourriture infecte ! Soutenons les medecins qui travaillent dans les hopitaux pour des salaires nullement faramineux et qui pourraient se faire de l'or dans le privé ! ! et bien sûr, lorsque nous mettons notre bulletin de vote, songeons à tout cela !
à lyones
De ohenri
09H44 | 31/03/2008 |
Chère Mamie,Je vous suis pour la fidélité à l'Hôpital Public,à qui je dois la vie (depuis 12 ans)notamment.
Médecins,Chirurgiens,Infirmières,aide-soignants(e),personnel en général(La Pitié).Disponibles à 100%,d'une amabilité et beaucoup de compassion.
Nourriture infecte : NON.
Locaux délabrés : pas partout heureusement.
Personnel : Oui a beaucoup de travail !
Les Salaires : Certainement trop bas.
Les médecins : Beaucoup d'étrangers parce qu'ils sont sous payés,malgré qu'ils aient faits très souvent leurs études en France !
Oui les grands groupes cherchent à s'approprier les cliniques,mais aussi les vieux et les déments(au sens médical du terme).Vous parlez de la Générale de Santé,il y a aussi la Sté Vitalia,qui achète des cliniques en France.Qui est Vitalia ? Une émanation du groupe Blackstone Group : voir ici : http://fr.transnationale.org/entreprises/blackstone_group.php
Je citerais également l'Orpéa qui a un ambitieux programme d'extension en France et dont l'action s'est envolée depuis 2003 : voir graphique ici :
http://www.boursorama.com/graphiques/graphique_histo.phtml ? symbole=1rPOR…
L'Orpéa c'est surtout de l'hôtellerie,2 infirmières pour une centaine de résidents,pas de médecin,sauf ceux venant de l'extérieur,les soins,toilettes,faits par des infirmières de l'extérieur.Un salon pour mettre,en tas,des résidents attachés à leur fauteuil roulant.
Certains regardent la télé,parce que çà bouge,d'autres dorment.Bref la joie !
De catapulte
président de la République | 21H13 | 30/03/2008 |
C'est une provocation, ce titre « privatiser ou pas » ? ? ? ?
Je ne vois absolument pas pourquoi il faudrait privatiser : cela ne nous apporterait bien sûr que des inconvénients (à nous et à toute notre société).
Alors pourquoi poser cette question : est-ce votre but ? (privatiser la sécu ? ).
Et si oui, pourquoi ? Rue89 aurait-elle finalement des acointances avec les grands groupes d'assurance ? ? ?
C'est nouveau ? ? ?
De cooper59
pour la decroissance ! | 21H28 | 30/03/2008 |
j'adore le titre ! Arf ! Ca y est,la privatisation de la Secu est rentrée dans les moeurs , c'est le debut de la fin .
à cooper59
De skejendi
22H01 | 30/03/2008 |
ouaip
De NM
21H55 | 30/03/2008 |
Je sais que Michael Moore est assez propagandiste donc à prendre avec pincée de sel, mais je conseillerai à tout le monde de voir Sicko, si vous l'avez pas encore vu. Ca explique exactement comment le système publique Américain est devenu complètement privatisé (les rouages en quelques sortes) et tout d'un coup « Il risque de pleuvoir » n'est plus prémonitoire mais une mise en garde sur la répétition de l » histoire. Je ne crois pas que la Sécu francaise est à l'abri, mais vraimment pas, et revenant de 15 ans au Royaume Uni, j'ai un sourire jusque la a chaque fois que je vais me faire soigner ici !
Je pense qu'il faut vraimment entamer une campagne de conscientisation et de veille permanente, avec chiffres à l'appui, un 60 Millions de consomateurs de la Secu(60 millions d'utilisateurs ? , vraimment se l'appropier. Plus que les manifs, si le gouvernment sait que les assurés savent de quoi il ressort, l'avancée pour eux sera impossible. En fait, il faut des experts bien soutenus pour que leurs analyses et leurs signaux d'alarmes soient relayés efficacement partout et que ces discussions soient présentes à toutes elections, etc. Je rêve un peu peut-etre, mais par expérience, je sais que ca marcherait.
à NM
De skejendi
22H19 | 30/03/2008 |
« Il faut des experts bien soutenus », oui je suis d'accord, le problème c'est qu'ils ne sont pas soutenus. C'est normalement le rôle de la presse et des médias que de devoir relayer ce genre d'infos. Mais la presse en tant que « quatrième pouvoir » et « contre-pouvoir » n'est pas super en forme en ce moment. Il nous faut trouver un autre contre pouvoir. Dites-moi si je me trompe mais Attac est dans cette mouvance, non ?
à skejendi
De Compte supprimé 4
07H25 | 31/03/2008 |
Concernant les media, il faudrait qu une association assez forte de consommateurs ou de citoyens les sollicitent avec ces experts et aillent presenter des documentaires a heure de grande ecoute a la tele, dans des grands journaux etc.
Si les media n acceptent pas cette demarche, alors a ce moment la il faudra les attaquer pour subjectivite, mensonge et lavage de cerveau de la population en faveur du capital : ) et pourquoi ne pas attaquer le gouvernement non plus puisque dans cette direction il ne travaille pas dans l interet des citoyens.
Quelqu un sur ce site avait meme propose une bonne idee, celle de s associer et refuser de payer les impots puisque notre argent sert a produire des sous-marins, et toutes sortes d outils militaires et n est pas investi totalement dans la sante ou l education…
Le systeme prive sera pire, c est certain, et ne servira qu a enrichir une race de voleurs deja bien grasse (banquiers et assureurs j entends).
à NM
De marie 75
3563
07H30 | 31/03/2008 |
tu as raison. Ce film fait froid dans le dos, mais je mesure chaque jour, ici comme ailleurs, le poids de la désinformation organisée.