TRIBUNE

Retraites : Fillon accumule les mensonges

Par Pierre Larrouturou | Economiste et délégué national Euro... | 30/03/2008 | 14H50

L'objectif principal de la première réforme Fillon, en 2003, était d'allonger la durée de cotisation des salariés. Cinq ans plus tard, une étude de l'Assurance vieillesse montre que jamais on n'est parti aussi tôt en retraite : alors que les salariés partaient en moyenne à 62,1 ans en 2001, l'âge moyen de départ s'est abaissé à moins de 61 ans… Une évolution diamétralement opposée à l'objectif de la réforme !

Par peur des « réformes » annoncées pour 2008-2009, un très grand nombre de salariés partent en retraite dès qu'ils ont 60 ans, quitte à subir une décote s'ils n'ont pas cotisé suffisamment longtemps. A cause de la première réforme Fillon, les caisses de retraite qui étaient à l'équilibre en 2002 et devaient rester en équilibre quelques années encore selon les prévisions de la Cnav, ont déjà accumulé un déficit supérieur à 7 milliards d'euros ! Certains parlent d'échec. D'autres de fiasco. Mais François Fillon se présente toujours comme l'Homme-qui-a-réussi-la-réforme-des-retraites… Dans son dernier livre « La France peut supporter la vérité », François Fillon parle à plusieurs reprises de cette « réforme historique », cette « impossible réforme », cette réforme pour laquelle « nous avions l'ardente obligation d'obtenir des résultats »,… cette « réforme des retraites que j'ai menée à bien ».

Que dirait-on du PDG du Cnes s'il se vantait publiquement d'avoir « mené à bien » le lancement d'Ariane V, alors que le lanceur avait explosé en vol ? Que dirait-on du PDG de la SNCF s'il se réjouissait du succès du nouveau TGV alors que le train était resté à quai, incapable de se mettre en mouvement ? Eh bien voilà un homme qui se réjouit publiquement d'avoir « mené à bien » une « réforme historique » alors que, à ce jour, la réforme a eu des effets exactement inverses aux objectifs visés ! De deux choses l'une : soit François Fillon se désintéresse complètement de l'avenir des retraites et du bilan de la « réforme historique » qu'il a portée, soit il connaît le bilan fait par la Cnav et il ment.

Notons au passage que si l'âge moyen de départ en retraite a baissé d'un an, quelque 500000 salariés ont quitté « prématurément » le marché du travail, ce qui explique en partie l'évolution du chômage depuis cinq ans.

Mais, au-delà de l'échec de la réforme de 2003 (échec au regard des critères fixés par F.Fillon, car le départ en retraite « anticipé » des carrières longues, que Fillon veut aujourd'hui rendre plus difficile, est un vrai progrès social), l'allongement de la durée de cotisation est-il vraiment la panacée ? Vu l'augmentation de l'espérance de vie, il faudra un jour travailler un peu plus longtemps. Sans doute. Mais, à court-moyen terme, vu le taux de chômage des plus de 60 ans, l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation, que veut imposer François Fillon, est-il vraiment pertinent ? Fitoussi : le vrai problème, c'est le chômage

Aujourd'hui, quand un salarié solde sa retraite, il est au chômage (en moyenne) depuis trois ans. Allonger la durée de cotisation sans avoir fait radicalement reculer le chômage ne peut qu'aggraver le problème. Pour Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE, dans Le Monde du 6 mars 2001 :

« S'il n'est pas porté remède au chômage, le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien. Cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. Le vrai problème, c'est le chômage. » »

Si l'on raisonne globalement, passer de 40 à 41 ans la durée de cotisation, c'est exiger (en moyenne) que les salariés partent en retraite à 62 ans au lieu de 61 ans. Or, dans cette tranche d'âge, 25% seulement des salariés ont encore un emploi. Pour l'immense majorité des salariés, si l'on passe la durée de cotisation à 41 ans sans avoir radicalement fait reculer le chômage des plus de 60 ans, cela signifie seulement qu'il manquera une année de cotisation. Quatre trimestres manquants, c'est une perte de 10% sur le niveau des pensions ! Voilà comment, avec des arguments pleins de bon-sens (« l'espérance de vie a augmenté, donc il faut cotiser plus longtemps »), on prépare une baisse généralisée du niveau de vie des retraites de la Sécurité sociale. Ceux qui veulent développer les systèmes d'assurance privés sont évidemment très favorables à cette réforme (Guillaume Sarkozy, frère de Nicolas, n'est-il pas le DG d'un groupe d'assurance-santé, assurance-retraite ? ) mais on comprend que tous les syndicats s'opposent à ce nivellement par le bas.

Quand François Fillon dit qu'il veut sauver le système des retraites, il ment. En réalité (il le sait très bien), si sa réforme était adoptée, elle amènerait à un affaiblissement très net de notre système de retraites.

Baisser aussi fortement le niveau de vie de millions de retraités serait scandaleux humainement : derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes qui veulent vivre –vivre pleinement et pas seulement survivre ou sousvivre- avec ce que la Sécu leur verse. Comment fait-on pour vivre avec 900 euros par mois ? Comment fait-on pour accueillir ses petits enfants quand chaque sou est compté ? Mais une telle baisse des retraites serait aussi un non-sens économique : comment maintenir un peu de croissance si le niveau de vie des retraités baisse fortement et que, de ce fait, les salariés en activité sont incités à épargner au lieu de consommer ? Freiner dans la montée ou attendre la descente ?

Un spécialiste du dossier résume la situation :

« Soyons clairs : sans doute faudra-t-il un jour travailler plus longtemps. Mais, tant que l'on ne s'est pas donnés les moyens de lutter radicalement contre le chômage, travailler plus longtemps est contre-productif. C'est comme quand on fait du vélo en montagne : bien sûr que, après avoir passé le col, il faudra freiner. Mais si on freine dans la montée, on n'arrivera jamais au col ! La priorité, la seule, c'est de lutter contre le chômage et les petits boulots. »

Une deuxième raison oblige à lier le dossier des retraites et celui du chômage : avec 3 millions de chômeurs et des millions de précaires, la négociation entre salariés et entreprises est de plus en plus déséquilibrée : « Si tu n'es pas content, va voir ailleurs », remplace souvent toute vraie négociation. De ce fait, en un quart de siècle, la part des salaires (salaires et cotisations) dans la richesse nationale a chuté de 11%. C'est considérable. Le gouvernement indique que, sans réforme, le déficit des retraites sera de 1% du PIB en 2020. C'est vrai. Mais, à cause du chômage, la part des salaires dans le PIB a baissé de 11%. ONZE FOIS le déficit prévu en 2020 !


La part des salaires, salaires et cotisations, dans le PIB (source : Insee - OFCE)

Si l'on arrivait à vaincre le chômage et la précarité, sans doute, la négociation sur les salaires serait-elle plus équilibrée et l'on pourrait sans trop de difficulté, trouver les 1% du PIB qui manqueront, en 2020, aux caisses de retraite.

Chômage, pouvoir d'achat des salariés et niveau de vie des retraités… Ces trois questions sont étroitement liées. On ne pourra pas améliorer franchement le pouvoir d'achat des salariés ni sauver les retraites si l'on n'arrive pas à luuter radicalement contre le chômage et la précarité.

Hélas, dix mois après leur arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont annoncé encore aucune réforme pour lutter contre le chômage et la précarité. Ce silence en dit long sur les priorités de l'équipe au pouvoir. Au-delà de quelques mesures cosmétiques, la droite ne fera rien qui puisse fondamentalement rééquilibrer le marché de l'emploi et donc rééquilibrer le partage de la richesse nationale. C'est à la gauche de se mettre au travail pour construire une alternative au désordre social ambiant.

La gauche ne peut pas se contenter de critiquer la réforme Fillon et « d'esquisser des réponses ». Il faut construire une vraie alternative, concrète, chiffrée, argumentée ! Hélas, pour le moment, la gauche ne se donne pas les moyens de construire cette alternative. Ce qui est le plus frustrant aujourd'hui, pour des millions d'entre nous, c'est que, sur les retraites comme sur bien d'autres sujets, les politiques semblent impuissants alors que jamais les solutions n'ont paru aussi évidentes pour sortir de la crise.

Toutes les semaines sont publiés des livres qui présentent un certain nombre de solutions concrètes. Aux quatre coins du pays, des associations et des élus innovent et font la preuve qu'on peut vraiment changer le système ! Si la gauche se mettait au travail, en quelques mois, on pourrait avoir un projet génial. C'est comme les morceaux d'un puzzle qu'il faut rassembler… Bien sûr, il y a à prendre et à laisser. Bien sûr, tout n'est pas possible tout de suite. Bien sûr, il faut créer des marges de manoeuvre financière (je fais des propositions dans ce domaine), mais, que ce soit en matière de lutte contre le dérèglement climatique ou en matière sociale (les deux urgences absolues), on pourrait en quelques mois construire un consensus fort, à la hauteur des enjeux, si on se donnait la peine d'écouter vraiment ceux qui ont travaillé sur la question.

La gauche qui gagne, c'est la gauche qui travaille
La gauche vient de gagner bon nombre de villes. Ce n'est pas seulement par rejet de la droite. C'est parce que, au niveau local, les élus et les militants travaillent. Ils sont à l'écoute des associations. Ils font des propositions concrètes… Les valeurs de la gauche sont en phase avec ce qu'attendent la plupart de nos contemporains. Si la gauche est capable de traduire ses valeurs en politiques concrètes, elle est soutenue par une très large majorité. Pourquoi ce qui marche au niveau local ne pourrait pas marcher au niveau national ? A peine passées les municipales, la droite reprend son travail de démolition sociale : réforme des retraites, réforme du droit du travail, réforme du temps de travail, réforme de la santé… Quatre réformes au moins doivent être engagées d'ici l'été qui vont, très concrètement, affaiblir la situation d'une majorité de citoyens. Et en face, que fait le principal parti de gauche, le PS ? Il va réformer sa Déclaration de principe ! A Bysance, alors que la ville allait tomber aux mains des barbares, on discutait du sexe des Anges. A Solférino, on critique un peu la droite mais on ne fait rien de sérieux pour construire une alternative. On discute d'une nouvelle Déclaration de principe en aiguisant les couteaux pour le prochain Congrès…

Plus loin, plus vite, autrement

Avec 18 parlementaires, des élus locaux et des militants issus de toutes les tendances du PS, nous proposons une toute autre stratégie. Nous avons lancé une pétition pour que le PS aille plus loin et plus vite dans son travail de rénovation. Nous voulons que l'ensemble des forces de gauche se retrouvent et se mettent au travail, « pour de vrai », à plein temps, pendant trois mois, pour parvenir à l'élaboration d'un nouveau contrat social.

Nous devions déposer cette pétition au Conseil national du 25 mars. Nous avons été empêchés de le faire. Mais ce n'est que partie remise : nous déposerons cette pétition lors du Bureau national du 1er avril, mardi soir. Que vous soyez au PS ou que vous n'y soyez pas, si vous partagez notre analyse, signez l'appel sur www.nouvellegauche.fr

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Portrait de - ToRDReLoRDRe -

De - ToRDReLoRDRe -

[ agitateur de pixels ] | 14H00 | 30/03/2008 | Permalien

Sinon Fillon va nous proposer la solution « 'Soleil vert''…

Portrait de kawouede

à - ToRDReLoRDRe - Portrait de - ToRDReLoRDRe - De kawouede

23H30 | 30/03/2008 | Permalien

La CFDT (aïe… je prends déjà des coups par anticipation) a d'ailleurs, pour les raisons exposées ci-dessus, annoncé qu'elle refuserait l'augmentation du nombre de cotisations - alors qu'elle avait (aïe) signé les accords (ouïe) en 2003 (bon ben ça y est je l'ai dit non ? ).

http://www.cfdt.fr/actualite/protection_sociale/retraites/retraite_0092….

Portrait de charlotte cordier

à - ToRDReLoRDRe - Portrait de - ToRDReLoRDRe - De charlotte cordier

14H58 | 31/03/2008 | Permalien

SOLEIL VERT ? a mediter ……..

Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick

De www.laguerredesmots.com-yannick

pays de gex | 14H07 | 30/03/2008 | Permalien

oui je sais c'est long mais bon…

Il y eut une fois, il y a fort longtemps, dans un pays qui s'appelait La Francassie, une terrible tempête océane.
Des forêts entières furent abattues, mais surtout, le peuple de l'Ouest vécut de très longues journées sans électricité, les pylônes et les lignes ayant été abattus.

Le sultan IFO manda son Grand Argentier et lui tint à peu près ce langage :
— Monsieur le Grand Argentier, je désire que l'ensemble des câbles électriques de la Francassie soit enterré, afin que si survient de nouveau un jour une si terrible tempête, le bon peuple n'en souffre plus et que les techniciens de l'électricité puissent passer les fêtes de fin d'année tranquillement au coin du feu, avec leur famille, au lieu de grimper sur des pylônes dans le froid et la pluie. Ceci également rendra plus accueillants les paysages de notre merveilleux pays pour les millions d'étrangers qui le visitent chaque année au grand bénéfice de notre balance des paiements.

Le Grand Argentier obtempéra, appela le directeur général de la Distribution d'Électricité en Francassie (D.E.F.) et lui transmit les souhaits du Sultan.
— Impossible, lui répondit celui-ci, cela coûterait 100 Milliards de francass TTC (soit 83 M de francass HT), nous n'en avons pas les moyens.

Le grand Argentier rapporta cette conversation au sultan IFO qui réfléchit quelques jours et ordonna que :
La D.E.F. soit maître d'œuvre de l'enfouissement des lignes électriques en Francassie.
Qu'elle prendrait les sous-traitants qu'elle souhaitait
Que les travaux seraient payés au fur et à mesure des avancements par l'État qui les financerait, ainsi elle n'aurait nul besoin de crédit bancaire, mais aux conditions suivantes :
Qu'il n'y ait aucune importation, de matières ou de produits finis. Tout devait être extrait et transformé en Francassie.
Que les entreprises sous-traitantes ne fassent, sur ce chantier, aucun bénéfice. C'est-à-dire que le flux d'argent entrant devait être intégralement distribué, soit en salaires, soit en paiement de fournisseurs amont, soit en Taxe Vraiment Admirable1 qui était un impôt sur l'ajout de la valeur que réalisait chaque créateur de biens ou de service, soit en charges en retour à l'État. Il n'y aurait donc aucun impôt sur ces sociétés puisqu'elles ne faisaient pas de bénéfices.
Que seuls des salaires seraient payés, du balayeur au directeur, de telle manière que chacun ait la juste rémunération de son labeur et que chacun s'engage à dépenser ces salaires dans le commerce, au fur et à mesure, et à ne pas les immobiliser dans d'éventuels placements financiers que proposaient encore les banques de l'époque. Les actionnaires, n'ayant aucun labeur réel dans cette opération (ils se contentaient de toucher des jetons de présence aux Assemblées générales), n'auraient aucun dividende.
Les amortissements seraient intégrés dans les coûts, à charge pour les entreprises d'effectuer les investissements de remplacement dans le cadre défini ci-dessus.

La D.E.F. chercha quelque temps les entreprises qui acceptaient ces conditions, et finalement en trouva deux, en décidant de se charger elle-même de faire les nœuds aux extrémités des câbles, travail difficile et dangereux s'il en était.
La société DUFIL qui fabriquait les câbles,
La Société LETROU qui se chargeait de réaliser les tranchées et de poser les câbles au fond de ses trous.

Et l'on se mit au travail.
Je vous passe les difficultés que rencontrèrent les entreprises pour éviter toute fuite de francass à l'exportation, par exemple lorsqu'elles avaient besoin d'acheter une pelleteuse mécanique, du ciment, ou des ordinateurs, avec la certitude que tous les composants étaient fabriqués en Francassie et que les matières premières qui servaient à les fabriquer ou à les faire fonctionner venaient également de Francassie. Mais il est inutile de rentrer dans ce genre de détail.

Au bout du compte, tous les câbles furent enterrés en une année et la Francassie retrouva ses paysages naturels.

Le grand Argentier mit plusieurs mois à comprendre comment l'enfouissement des câbles n'avait rien coûté à l'État francassien et avait permis une augmentation substantielle de l'activité et par conséquence une diminution importante du chômage qui, à l'époque, frappait durement la Francassie.
Il est vrai que, depuis sa sortie de l'ENA2, il avait toujours été ministre du Sultan, et chacun sait bien que les ministres sont très peu au courant des véritables réalités économiques…
Mais il y avait, fort heureusement, quelques conseillers qui eux ne venaient pas de l'ENA, dans son ministère. Ils lui donnèrent quelques cours du soir et lui expliquèrent, pas à pas, ce qui s'était passé.

Le Grand Argentier finit par comprendre que toute production de biens réels ne coûte que du travail et des marges imbriqués, les matières premières étant fournies gratuitement par la nature (celle-ci n'ayant pas de compte en banque) et donc que seul coûte, en salaires, le travail pour les extraire ou les transformer.
Que l'argent ne se consomme pas et qu'il circule de mains en mains ! Que les chaînes en cascade représentent des cycles !
Que tant que de la capacité de travail est disponible, l'injection de francass dans l'économie ne coûtait rien à l'État, sous réserve bien sûr qu'il ne doive pas payer de quelconques intérêts sur cette monnaie, fiduciaire ou scripturale, car, en définitive, tout argent donné par l'État revient à l'État.
Les agents de la D.E.F. passèrent, jusqu'à leur dernier jour, les fêtes de fin d'année avec leurs familles, malgré les autres tempêtes océanes dues au dérèglement général du climat sur la Planète, jusqu'à ce que celle-ci reprenne son équilibre au fur et à mesure de la diminution de la pollution et de l'excès d'activité des hommes.
Mais ceci est une autre histoire.

vous pouvez lire la suite sur http://www.onpeutlefaire.com/articles/ajh-06-le-cout-reel-d-un-investiss…

Voilà le chômage est réglé, un autre problème ?

Portrait de Les Chats

à www.laguerredesmots.com-yannick Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H25 | 30/03/2008 | Permalien

Merci Yannick !
Oui un autre problème : « comment se débarrasser de l'ENA ? »

Portrait de Nasky

à Les Chats Portrait de Les Chats De Nasky

Etudiant | 15H17 | 30/03/2008 | Permalien

Pourquoi se débarasser de l'ENA ? Bah oui, Sarkozy n'a pas fait l'ENA et ça ne vous empêche pas de ressentir une haine indescriptible envers lui… Alors l'ENA n'est qu'une excuse, votre haine vise bien au-delà…

Portrait de Les Chats

à Nasky Portrait de Nasky De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H25 | 30/03/2008 | Permalien

@Nasky : « votre haine ? ? » Que racontez-vous là ?
C'est votre orgueil qui vous fait penser ce qui n'existe pas ? Vous vous sentez visé ?
Je ne comprends pas votre comparaison avec ceux qui ne sortent pas de l'ENA par contre on peut parler de ceux qui en sortent.

Portrait de Nasky

à Les Chats Portrait de Les Chats De Nasky

Etudiant | 17H36 | 30/03/2008 | Permalien

Vous parlez de l'ENA. Je vous dis tout simplement que ce n'est pas l'ENA le problème mais les personnes que vous n'aimez pas.
Sarkozy ne sort pas de l'ENA mais ça n'empêche pas qu'on le critique (insulte) de partout. Je dis donc simplement que l'ENA n'est pas le fruit des reproches de certains.

Quant à croire que je me sens visé, ah ah ah. J'aurais bien aimé faire l'ENA tiens…
On peut parler de ceux qui en sortent oui, si vous voulez. Je ne vois pas trop l'intérêt cette attaque ridicule contre l'ENA à chaque fois. Quoique c'est peut-être l'ENA qui a rendu S. Royal si nul, c'est possible…

Portrait de Coragyps Atratus

à Nasky Portrait de Nasky De Coragyps Atratus

Dans l'attente du moment propice | 06H55 | 31/03/2008 | Permalien

Exactement ! L'ENA n'est pas un problème en soit. C'est même une bonne école . Le seul problème de l'ENA tient au formatage intellectuel que dispense cette école à leurs étudiants.
Il sort plus de bureaucrates rampants de cette école que d'individus ayant véritablement le sens de l'Etat et de sa population.

Portrait de expat

à www.laguerredesmots.com-yannick Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick De expat

14H42 | 30/03/2008 | Permalien

C'est une tres jolie histoire.
Mais les photos de Carla a poil et de Nico au lit avec un autre mannequin (de sexe encore indetermine), des ministres en mini-jupes ou en dominitrix avec quelque vedette de cinema ou du sport sous les coups de fouet en premiere page de Paris-Match seront surement suffisants pour nous faire oublier que nous avons de vrais problemes pour lesquels il n'est pas impossible de chercher des solutions !

Nous pourrions ajouter que la corruption des hommes politiques est telle qu'ils ne sont pas libres de trouver des solutions, ils doivent avant tout satisfaire ceux qui les financent (les corrompent). (Ce probleme n'est pas limite aux hommes politiques, mais peut concerner auss des cadres d'entreprises etc…)

Portrait de Caius

à www.laguerredesmots.com-yannick Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick De Caius

Expert en management | 18H33 | 31/03/2008 | Permalien

Hilarant, et tellement vrai ! Vous n'avez pas fait l'ENA, je pense ?

Portrait de Les Chats

De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H15 | 30/03/2008 | Permalien

Ravie de lire sur Rue89 ce que je n'arrête pas de dire :
« S'il n'est pas porté remède au chômage, le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien. Cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. Le vrai problème, c'est le chômage. »

« seul 25% de la tranche d'âge de 60 ans ont encore un emploi » je ne savais pas que c'était aussi bas.

J'espère que la gauche va s'emparer SERIEUSEMENT de ce dossier et surtout informer les gens en masse.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Les Chats Portrait de Les Chats De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 15H00 | 30/03/2008 | Permalien

Bien vu, Les Chats… encore faut-il qu'une gauche arrive au pouvoir.

Le coup du « travailler plus pour gagner plus » est non seulement une bonne blague, mais ne s'adresse qu'à certain(e)s de ceux qui ont déjà du boulot.

La « monétisation » des RTT (que Sarko a copié sur Delanoë, qui a retiré quand il a vu sa bourde…) est interdite par la Commission européenne.

Seule solution, par crainte, se barrer au plus vite. J'en vois à la pelle des instits qui ont toujours refusé d'être profs des écoles, et des travailleurs « normaux » qui -malgré quelques trous de carrière- veulent se barrer dès 60 ans, avant que ça ne change !

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

Portrait de kawouede

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De kawouede

12H40 | 31/03/2008 | Permalien

Vous pouvez expliquer tout ce passage, Fabien ?

'La « monétisation » des RTT (que Sarko a copié sur Delanoë, qui a retiré quand il a vu sa bourde…) est interdite par la Commission européenne.'

Merci d'avance, sincèrement !

Portrait de Thiery

De Thiery

14H20 | 30/03/2008 | Permalien

<

Rien que cela explique presque tous les déséquilibres des comptes nationaux. ( santé, consommation, retraites,imposition)
Le seul débat qui vaille aujourd'hui :
« DU BON USAGE DU CAPITAL “
Tout autre débat en découle et en dépend.

Portrait de Les Chats

à Thiery Portrait de Thiery De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H32 | 30/03/2008 | Permalien

L'Etat préfère développer les assurances privées que de sauver le pays, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail.
Alors qu'effectivement, comme vous le sous-entendez Thiery, en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

Portrait de Thiery

à Les Chats Portrait de Les Chats De Thiery

15H47 | 30/03/2008 | Permalien

Tout a fait d'accord avec ça.

Portrait de CAUSTICUM

à Les Chats Portrait de Les Chats De CAUSTICUM

désabusé de plus en plus ... | 20H40 | 30/03/2008 | Permalien

 »…en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite … »
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Certes certes, les Chats, mais à l'instar de nos dirigeants et de la classe politique dans son ensemble, vous oubliez l'essentiel : à savoir l'automatisation de plus en plus poussée des tâches et donc progressivement, la quasi disparition du travail, tout au moins sous sa forme actuelle.

Tant que l'on restera enfermés dans le schéma « QUANTITE DE TRAVAIL = COTISATIONS CORRESPONDANTES » ; on assistera impuissants à l'accroissement des déséquilibres et ceci pour une raison essentielle :
LA CONFUSION ENTRE LE TRAVAIL ET LA PRODUCTION

La bonne équation serait à mon sens :
« PRODUCTION = COTISATIONS » ; sachant que de plus en plus, la production est le fruit non plus du travail exclusif des hommes, mais bien de celui des automates.

A quand donc, la vraie contribution des automates privés (serveurs téléphoniques – distributeurs d'essence ; de sandwichs et autres burgers ; de billets de banque – robots industriels – logiciels d'autoformation - caisses et péages automatiques - caméras de surveillance … ) au financement des retraites du chômage et de la sécu. ; au même titre que tous les humains qui travaillent et dont les entreprises voire l'Etat, font l'économie, via les robots ?
L'activité rentable, soutenue et quasi inépuisable de tous ces robots actuels et à venir, permet en effet d'économiser beaucoup beaucoup d'emplois. La production de tous ces automates étant parfaitement chiffrée, elle pourrait aussi être mesurée (quantifiée)en équivalents « jours-homme » de travail et non plus seulement en TVA.

Alors pourquoi les automates ne cotiseraient-ils pas eux aussi, au prorata de leur production ?

Portrait de Caius

à CAUSTICUM Portrait de CAUSTICUM De Caius

Expert en management | 18H49 | 31/03/2008 | Permalien

Profondément vrai (enfin, sauf si les automates, eux aussi, demandent un jour à avoir droit à la retraite, mais c'est encore, heureusement, de la science fiction)

Portrait de Thiery

à Thiery Portrait de Thiery De Thiery

14H41 | 30/03/2008 | Permalien

la part des salaires (salaires et cotisations) dans la richesse nationale a chuté de 11%.

Rien que cela explique presque tous les déséquilibres des comptes nationaux. ( santé, consommation, retraites,imposition)
Le seul débat qui vaille aujourd'hui :
 » DU BON USAGE DU CAPITAL « 
Tout autre débat en découle et en dépend

Portrait de Di

à Thiery Portrait de Thiery De Di

mère déchlorurée (papotable) | 15H14 | 30/03/2008 | Permalien

Les délocalisations y seraient pour quelque chose ?

Portrait de dalun

à Thiery Portrait de Thiery De dalun

14H40 | 31/03/2008 | Permalien

exact , des donnés prouvent un allongement de la vie…MAIS : seulement pour les classes aisées de la population ..en bref plus t'es pauvre moins tu vis .7 à 10 ans d'écart selon le statut ! ! ! alors oui c'est l'usage du capital qu'il faut interroger !

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 14H38 | 30/03/2008 | Permalien

De la pétition j'en retire qu'un « encarté » vaut dix « pékins ».

Ayant fait un peu de solfège dans mon jeune âge, il y a longtemps, je savais qu'une « blanche » vaut deux « noire ».

En prenant un encarté pour une blanche et en calculant bien je compte pour un tout petit peu plus d'une double croche, 20 % en plus.

Aussi je ne signe pas cette pétition, attendant depuis cinquante ans que le PS retrouve sa stature perdue.

P.S.1- Ce qui n'empèche en rien que j'ai toujours voté à gauche pour le PS.
P.S.2- Il faut savoir que contrairement à ce que son nom l'indique une double croche ne vaut que la moitié d'une simple croche.

Et je me dois d'ajouter que j'apprécie beaucoup vos articles pleins de bon sens et surtout lisibles, ce qui est rare dans votre spécialité

Portrait de Les Chats

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H39 | 30/03/2008 | Permalien

S'il fallait attendre que tout aille bien pour faire quelque chose, alors on ne ferait jamais rien.

Portrait de Servais-Jean

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 15H46 | 30/03/2008 | Permalien

Deux observations m'ont conduit à écrire ma précédente réaction.

-Le mépris des « demi-tarifs » de la part des tarifs à taux plein.

-Je considère que l'encartement n'est valable que pour ceux qui pensent pouvoir se faire une « place » si petite soit-elle dans le parti, l'argument du financement du parti étant fallacieux du fait que les cotisations peuvent être remplacées par des « soutiens ».

Portrait de Les Chats

De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H35 | 30/03/2008 | Permalien

« nous déposerons cette pétition lors du Bureau national du 1er avril, mardi soir. »
C'est une bonne date ? Ils vont croire que c'est une farce. ; -)

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 14H43 | 30/03/2008 | Permalien

Oui , ce qu » ils font est tout simplement dégueulasse ..

Portrait de Axior

De Axior

Citoyen | 17H03 | 30/03/2008 | Permalien

« Nous voulons que l'ensemble des forces de gauche se retrouvent et se mettent au travail, “pour de vrai”, à plein temps, pendant trois mois, pour parvenir à l'élaboration d'un nouveau contrat social ».
Cette fois, c'est promis, c'est pour de vrai.

Quelle bonne nouvelle !

J'en ai une autre, de bonne nouvelle : pendant que le PS était en train de travailler « pour de pas vrai », en arpentant les rues, les marchés, les cages d'escalier et autres comités d'entreprise afin d'expliquer au bon peuple qu'Eléphant 1er était meilleur qu'Eléphant 2, la VRAIE GAUCHE passait derrière pour effectuer un véritable travail d'écoute. Il en est ressorti une exceptionnelle base de données très intéressante sur les véritables aspirations du peuple.

Alors, plutôt que de pénélopper inlassablement, le Parti Socialiste, s'il partage toujours avec la vraie gauche les valeurs fondamentales de la république, pourquoi ne la rejoindrait-il pas, lui, pour construire grace à cette manne précieuse, une politique commune bonne pour la France, les françaises et les français, au lieu d'inverser les rôles en invitant ceux qu'ils appellent la « petite gauche », la « gauche de contestation », à venir les rejoindre ?

Portrait de JIEM 92

De JIEM 92

14H51 | 30/03/2008 | Permalien

Bonjour,

Si je comprends bien, on se rend compte que la droite a trouvé ses 35 H.
La gauche devrait reprendre la balle au bond :
« l'augmentation de la durée de cotisation des retraites mais c'est une aberration ! ! ! »

Portrait de Bebert Cassandre

à JIEM 92 Portrait de JIEM 92 De Bebert Cassandre

18H14 | 30/03/2008 | Permalien

On pourrait faire de notre planète un eden avec beaucoup de bonnes volontés… Mais quel intérêt… Les gens heureux sont si ennuyeux. Imaginez un peu 6 milliards d'individus avec une rolex et un sac Vuitton. Non, impossible… Les Dieux, inutile engeance, seraient bannis de cet univers. Plus donc, de discours de Latran… Le cauchemar nous guette. Vive les pauvres !

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