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John Monks : « Nous ne reculerons pas sur les salaires »
Par Peggy Corlin | Journaliste | 07/04/2008 | 21H03
L'anglais John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), est la voix des syndicats des 27 pays européens face aux employeurs et aux institutions européennes. Défenseur du modèle social scandinave, il dresse un tableau sombre de la situation du marché du travail européen. Rencontre en cinq points.
« Nous ne reculerons pas dans cette campagne sur les salaires »
La priorité des priorités, c'est le pouvoir d'achat des Européens. Les grèves se sont multipliées ces derniers mois, et pas seulement en France. En Roumanie, les salariés de l'usine Dacia du groupe Renault sont depuis plus de dix jours en grève, réclamant une hausse de 50% de leur salaire. A l'appel de la CES, des milliers de travailleurs européens ont défilé samedi dans les rues de Ljubljana, la capitale slovène. A quelques mètres, les ministres des Finances européens appelaient à modérer les hausses de salaires alors que l'inflation a atteint la semaine dernière les 3,5%. Pour les grands argentiers, il est nécessaire de lier ces augmentations aux gains de productivité. Tout en reconnaissant que la situation devient préoccupante, John Monks plaide, lui, pour une répartition plus équitables de ces profits. « les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres », constate-t-il. Faisant peu de cas du discours de la banque centrale européenne, le syndicaliste appelle à une gestion plus « flexible » du pacte de stabilité et de croissance qui lie les économies de la zone euro.
* Depuis l'interview, l'inflation est passée à 3,5%.
Les entreprises doivent assumer les garanties de flexsécurité »
Dans un rapport récent, la CES dénonce la dégradation de l'emploi en Europe. La Commission européenne a beau se réjouir des quelque 6,5 millions d'emplois crées sur les deux dernières années, John Monks réfute cette logique quantitative au nom des exigences qualitatives du concept de flexsécurité.
La flexsécurité est encensée partout en Europe mais, pour le syndicaliste, encore faut-il prévoir des éléments de sécurité pour les travailleurs. « Les entreprises européennes ont sans aucun doute les moyens » d'investir dans ces garanties sociales, véritables coussins d'air dans les périodes de changement difficiles.
« L'Europe sociale ne fait pas partie des priorités de la présidence française de l'UE »
Dans ce contexte économique délicat, la France s'apprête à prendre les rênes de l'UE. Au menu de la présidence française : climat, immigration, énergie et Europe de la Défense. Pas de social en vue. Pourtant, selon une enquête réalisée par Touteleurope.fr, l'Europe sociale arrive en seconde position des attentes des Français vis-à-vis de la présidence française, après l'environnement. Les Français restent attachés à ce volet de la construction européenne malgré l'étroite marge de manœuvre que les Etats membres laissent à l'UE.
Face à l'inquiétude des syndicats, Xavier Bertrand a promis en février de « relancer l'Europe sociale ». « Cela ne fait pas partie des priorités », nuance cependant John Monks, qui se montre réaliste sur la marge de manœuvre dont disposera le gouvernement français en matière sociale.
« J'espère que l'Angleterre va bientôt se montrer plus mûre sur la question sociale européenne »
Le temps de travail et la situation des travailleurs intérimaires seront des points que la présidence française prévoit d'aborder. Les négociations sur le travail temporaire permettront peut-être de sortir de l'ornière la question du temps de travail. Le dossier est sur la table depuis 2004, mais les Etats s'écharpent sur la question des dérogations (dites « opt-out ») à la durée légale de 48 heures. Les Anglais, en tête, ne veulent pas revenir sur la possibilité de dépasser, par consentement mutuel entre l'employeur et le salarié, le seuil fixé par la législation européenne. John Monks évoque le manque de maturité sociale de son gouvernement qui lui a fait bénéficier d'un régime d'exception dans les négociations sur le traité européen simplifié, le traité de Lisbonne.
« Les Français sont durs avec eux-mêmes »
Disert sur ses compatriotes, le chef de la CES l'est moins lorsqu'il s'agit d'évaluer la situation sociale française. L'Europe sociale se construit actuellement sur l'échange de « bonnes pratiques » entre pays, telle que la flexsécurité à la danoise. Quelles bonnes pratiques échangerait John Monks avec ses collègues français ?
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De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H21 | 07/04/2008 |
Ils ne comprennent que la peur . A quand une grève générale qui bloquerait toute l » Europe EN MÊME TEMPS . ne fusse qu'une HEURE , pour un premier avertissement !
Difficile à mettre en œuvre, bien sur , mais pas INIMAGINABLE ni complètement IMPOSSIBLE , non ?
à Numerosix
De Kakayak
21H53 | 07/04/2008 |
La lutte contre ce capitalisme ne peut qu'être mondiale. Il faut profiter de cette année 2008 pour faire la révolution en France (contre la politique inégalitaire fiscale du Gouvernement)en Chine, aux USA, ainsi que dans toute l'Europe. Que l'année 2008 soit le printemps des peuples !
à Kakayak
De www.laguerredesmots.com-yannick
pays de gex | 07H05 | 08/04/2008 |
Aaaah, je suis de tout coeur avec vous.
A titre d'exemple de ce qui se passe : Au début, le respect des droits de l'homme était assuré par le peuple qui se basait justement sur la fameuse déclaration.
Puis une organisation internationale a été créée pour s'en charger, tout le monde s'est dit cool, on a plus rien a faire. Et, à part dire c'est pas bien, l'organisation ne fait rien non plus.
La sécu, pareil.
Juste pour dire : Si nous voulons que nos droits soient respectés, c'est à nous de les faire respecter, et ça sert à rien d'attendre sur une institution ou un élu ( qui ne représente que la moitié du pays )
Révolution !
Pour ceux qui se disent, oui mais on met quoi après ? Ne vous inquiétez pas les alternatives sont nombreuses et beaucoup plus démocratives
à Numerosix
De Sacha25
07H05 | 08/04/2008 |
La mondialisation n'est pas assez avancée pour que ça ait le moindre petit effet
La force du patronat, après le coup reçu en mai 68 repose sur informatisation, robotisation, délocalisation
A mon avis, le modèle de société qui s'appuie sur « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » atteint ses limites. Il est temps de s'en débarrasser
à Numerosix
De Caius
Expert en management | 09H04 | 08/04/2008 |
Difficile à mettre en oeuvre ? Pas si sûr, c'est une question de volonté des syndicats.
Le 40e anniversaire de Mai 68 semble une bonne occasion pour un mouvement social d'envergure couvrant toute l'Europe, et qui permettrait d'aboutir à des accords de Grenelle version 2008.
à Numerosix
De kkadim
service public rhone alpes | 15H21 | 08/04/2008 |
le point principal est là : une gréve générale est quasi impossible au niveau européen, c'est la raison pour laquelle on nous impose cette europe vide de tout humanité ( dans tous les sens du terme ). pour y parvenir il faudrait « prendre conscience “ et pour celà avoir acces à la communication : or celle ci est complétement confisquée par les possédants, y compris les médias dit public. il n'est qu'a voir l'outrance des propos pour caractérisé, dénigré serait plus exact, systématiquemnent la moindre gréve.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 21H43 | 07/04/2008 |
La « flexsécurité » alors que la réforme du Code du travail, qui casse toute la jurisprudence et envoie de nombreuses professions vers des codes spécialisés (l'apprentissage assimilé à un stage, les dockers au droit marin, etc.), est un doux rêve.
Voir l'entretien filmé de Gérard Filoche, inspecteur du travail :
http://www.dailymotion.com/attac92/code/video/x3mr8n_chap3-conf-de-gfilo…
à Network 23
De skejendi
10H52 | 08/04/2008 |
oui. y a d'ailleurs un bon article de filoche sur le code du travail dans le monde diplo du mois dernier
à skejendi
De marie 75
3563
13H39 | 08/04/2008 |
les analyses et les propostions de filoche sont tjrs intéressantes
De manu13
22H17 | 07/04/2008 |
Si même M. Monks, de la CES, se met à protester…
Mieux vaut tard que jamais.
htpp : //journalduntraducteur.wordpress.com
De Antoine 92
22H39 | 07/04/2008 |
L'europe est en marche.
A quand un mouvement social européen qui permettrait aux différents peuples d'Europe d'agir pour la première fois dans le même sens et ainsi symboliser par l'action son unité ?
De SiDi
Kitten ! | 23H15 | 07/04/2008 |
En français correct, on dit « la marge de manœuvre que se donnera », et non « dont disposera ».
Rappelons qu'avant la déconvenue sur le ridicule budget 2008, tout le monde disait que la France avait des moyens d'agir. Et du jour au lendemain, c'était la faute aux autres.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 23H47 | 07/04/2008 |
Quand les patrons disent que l'inflation tournant autour de 3,5%, il ne faut pas trop augmenter les salaires et qu'ils s'augmentent eux-mêmes de 40 ou 50% ils ne sont plus crédibles.
Et la voix des salariés prend de l'ampleur.
à Servais-Jean
De dalun
00H05 | 08/04/2008 |
Et les voix des salarié(e)s , ouvrier(e)s ,….,prennent de l'ampleur .excusez moi mais si c'est toujours par catégorie , ça ne marche pas . d'ailleurs ceux qui s'augmentent(40 .50) le font de manière concertée…bien sur les syndicats européens doivent s'entendre .et assez rapidement ce serait bien !
De Lairderien
00H53 | 08/04/2008 |
Peut être que la grogne qui se cristallise autour du pouvoir d'achat dans toute l'Europe, sera le catalyseur qui, enfin fera prendre conscience aux peuples qui composent l'Europe que nous devons être solidaire et forcer les syndicats à s'entendre pour une réaction réellement commune face à nos dirigeants gouvernementaux et surtout patronaux, lesquels savent s'entendre pour redistribuer la richesse exclusivement dans leurs poches, en ne nous laissant que le minimum incompréssible pour faire tourner la machine à leur avantage.
Verront nous un jour une grève générale en Europe ?
Ne révons pas trop, mais l'espoir fait vivre !
De patdu49
chomiste du maine et loire | 09H05 | 08/04/2008 |
je partage pas mal l'avis de ce syndicaliste, dailleurs j'en touche un mot dans certaines de mes vidéos ci dessous.
au DANEMARK le RMI est à 1200€ net + allocs logements
les salaires bas, sont à 1700€ net d'impots sur le revenu, et seul 4% des travailleurs sont à ce tarif bas.
bref un partage des richesses bien + équitable, une politique beaucoup + humaine démocratique, transparente.
patrick
à patdu49
De uaybalam
17H24 | 08/04/2008 |
certes ! ! !
mais quel est le cout de la vie la-bas ?
je sais que la vie est chere , mais ce serait sympa qu'on puisse comparer a conditions egales …
quoiqu'il en soit , il est certain que le mot SOCIAL a un sens dans des pays scandinaves …
de plus les chomeurs, RMistes ou autres écartés de la vie sociale ne sont pas consiérés comme des fainéants ou renegats ! ! !
On ne leur donne pas des os a ronger par rapport au train de vie de l'etat qui lui meme montre l'exemple !
pas comme ici ou notre Ve republique ressemble a s'y méprendre à la Période de 1788 qui mena a 1789 …
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! ! ! ….
De Castaneda
09H21 | 08/04/2008 |
Je m'étonne que vous traduisiez de manière récurrente « british » par anglais dans les sous-titres des vidéos proposées.
Sir Gordon Brown, premier ministre du gouvernement britannique est écossais, n'est-ce pas ?
à Castaneda
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 09H57 | 08/04/2008 |
J'approuve, c'est d'ailleurs un Anglais (Blair) qui avait accepté la Charte des Droits Fondamentaux dans le TCE et un Ecossais (Brown) qui l'a retirée pour le RU dans le traité de Lisbonne…
Enfin bref, c'est tres bien d'entendre Monks.
à Castaneda
De Peggy Corlin
(auteur)
Journaliste | 12H34 | 08/04/2008 |
Sorry ! Loin de moi l'idée de vouloir faire un amalgame. C'est une erreur de traduction, merci de l'avoir relevée.
à Castaneda
De Erka
Scientifique, USA | 18H03 | 08/04/2008 |
Quant a moi je m'étonne qu'on donne du « Sir » a plus ou moins n'importe quel britannique médiatique/friqué/politicien (cochez) alors qu'a ce que je sache, les titres de noblesse ne sont pas censé être utilises en France pour distinguer quelqu'un.
Ou alors qu'on commence a donner du Dr. ou du Pr. ou du Herr Doktor Professor, par exemple, comme aux US ou en Allemagne. Ça me ferait bien rire, y aura plus que les énarques qui auront droit a un « monsieur » tout bête.
Mais cette jubilation a utiliser le mot « Sir » je trouve cela pathétique.
De expat
09H32 | 08/04/2008 |
interssant de vouloir lier les augmentations de salaire aux gains de productivite, il y a du retard a rattrapper, il n'est pas sur du tout que les cadres et patrons aient augmente leur productivite (par contre leur salaire….), par contre on a abondamment quantitfie les gains de productivite des ouvriers et leurs seules recompenses ont ete
augmentation des cadences
travail de nuit generalise (y compris la ou c'est inutile)
augmentation de la charge de travail
explosion du chomage
augmentation de la proportion d'entre eux payes au salaire minimum
qui dit mieux ?
à expat
De kkadim
service public rhone alpes | 15H30 | 08/04/2008 |
même chose dans les services publics : quant ON annonce non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, nous savons d'avance que celà ne touchera que marginallement les directions, et pas du tout les ministéres ; à la base il faudra faire autant (quand c'est pas plus ) avec moins, pour un salaire bloqué. et le top il y a quelques années c'est que la salaire minimum de la fonction publique était le plus légalement du monde inférieur au smic….
et généralement pour les travaux les plus durs.
bah pour l'instant nous constatons.. nous sentons bien que le systéme ne fonctionne plus, mais que faire….
à kkadim
De uaybalam
17H26 | 08/04/2008 |
Ah ! CA IRA , CA IRA , CA IRA ! ! !
LES ARISTROCRATES A LA LANTERNE ! ! ! …
ON LES PENDRA ! ! !
De gribouillemoqueur
10H47 | 08/04/2008 |
En parallèle aux propose de John Monks, la BCE vient de renouveler ses inquiètudes sur l'inflation en Europe et demande aux gouvernements des pays européens de ne pas céder au revendications salariales des syndicats.
Quoiqu'il en soit, cela nous rappelle que les politiques monétaristes et en général, les politiques de l'offre sont toujours d'actualité.
Cependant, quel peut être effectivement, l'intérêt d'augmenter les salaires si cela peut se traduire par un regain d'inflation qui annulerait le gain réel en pouvoir d'achat pour les salariés.
Néanmoins, alors que des affaires d'entente entre entreprises sur les prix émergent assez régulièrement dans l'actualité, le magazine UFC ne cesse dénoncer dans la téléphonie mobile et dans le secteur de la grande distribution des prix anormalement élevés par manque de véritable concurrence dans ces secteurs.
En conclusion, est-ce qu'une politique de pouvoir d'achat en faveur des salariés ne suppose t-il pas en préalable une véritable politique de la concurrence volontariste de la part des gvts en faveur d'une vraie dérégulation des marchés, des biens et services afin de réduire la répércussion sur les prix de toute augmentation de salaire et, donc limiter les effets inflationnistes là ou la concurrence est manifestement défaillante ?
à gribouillemoqueur
De skejendi
11H23 | 08/04/2008 |
je ne pense pas qu'une « véritable politique de la concurrence volontariste de la par des gvts en faveur d'une vraie dérégulation des marchés » soit la solution car en France, le gouvernement est à la solde du medef, et quoi qu'il fasse en façade, les entreprises s'entendront toujours entre elles sur les prix. Le gouvernement et le medef n'ont aucune envie que ça aille mieux. Ils sont dans une logique de profit à court terme. Pour que ça aille mieux, il faudrait créer des emplois, et pour créer des emplois, il faut investir à long terme (genre recherche, etc.). Mais voilà, ça coûte de l'argent et ça ne rapporte pas tout de suite. Donc ils préfèrent exploiter les gens qui bossent en leur agitant le spectre du chômage pour que ces derniers s'écrasent (y a rien de péjoratif dans ce que je dis, la plupart du temps les gens qui bossent sont coincés par des emprunts à payer, des gosses à élever, etc.). Marx ne disait-il pas que les chômeurs sont l'armée de réserve du capitalisme ?
à skejendi
De gribouillemoqueur
11H47 | 08/04/2008 |
Vous avez tout à fait raison de dire que le gvt français ne fait pas grand chose sans l'avis du Medef. Mais ça n'enlève rien à la nécessité de mettre de la concurrence là, où manifestement, il n'y en pas. La politique de ce que j'appellerais, des champions nationaux, visant à accorder des rentes sur le territoire au nom de la constitution de grandes entreprises internationales françaises, a échoué pour certaines ou n'est plus nécessaire pour les autres. Il n'en demeure pas moins qu'elle réduit le pouvoir d'achat des consommateurs français. On rappellera que plus de concurrence aura deux effets , le premier sur les prix, donc le pouvoir d'achat, le second sur les quantités produites et donc sur l'emploi.
Malheureusement, on le voit, sur le dossier de la quatrième licence pour la téléphonie mobile, le domaine de la grande distribution que l'UFC a encore une fois épinglé en dénonçant des monopoles locaux de certains hypermarchés, le gvt enterre les problèmes plus qu'il n'agit.
à gribouillemoqueur
De skejendi
12H21 | 08/04/2008 |
je comprends ce que vous dites. Mais il y a quelque chose qui m'échappe. Admettons qu'une concurrence accrue baisse les prix, augmente le pouvoir d'achat, augmente les quantité à produire et permette de créer des emplois. Si les produits achetés en grande distribution sont des produits importés, où la création d'emplois va-t-elle avoir lieu ? Pas en France. D'ailleurs, c'est là que Mitterrand s'est planté lors de son premier mandat, il a redonné de l'argent aux Français et à l'époque tout est parti dans les magnétoscopes qui n'étaient pas fabriqués en France. Eclairez-moi.
à gribouillemoqueur
De kkadim
service public rhone alpes | 15H42 | 08/04/2008 |
il faudrait sortir de cette religion de la sainte concurence qui résoudrait tout : en matiére de transport par voie ferrée le systéme le plus rentable, le plus efficace, le moins cher est celui du monopole ; toute les tentatives de mises en concurence se soldérent par des échecs. il appartient donc d'être pragmatique et d'étudier les choses au cas par cas et ne pas s'enfermer dans des discours idéologiques fermés ; de ce point de vue le discours libérale est aussi ridicule et irréaliste que le discours marxiste-communiste. il m'a toujours semble que le concept de marché etait une pure fumisterie. faites le tour d'un vrai petit marché, bien réel, et oh surprise, tous les prix se tiennent. le marchand a tôt compris que le meilleur moyen de perdurer et de ne pas flinguer ses concurents, qui feront de même à son encontre. la concurence n'existe pas. tout simplement.en fait la seule concurence qui existe c'est celle mise en place par les possédants (le marchand pour simplifier ) entre les producteurs de richesse ( le salariés, qui crée lui seul la richesse réelle et durable, contrairement à la spéculation ) : ainsi des travailleurs chinois utilisés pour briser nos salaires.
bon c'est un peu simple, voire simpliste, mais je ne suis pas un génie de la pensée humaine non plus.
à kkadim
De uaybalam
17H30 | 08/04/2008 |
c'est comme ouvrir les autoroutes a la concurence ! ! !
y a deux autoroutes pour descendre a Marseille ? ou pour monter a Lille (de paris) ? ? ? ?
nous laisse t'on le choix de faire marcher la concurence ?
PS ; jsuis pas parisien et j'ai pas de voiture non plus … / un choix ….
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