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Le prix des céréales provoque la révolte du tiers-monde

Par Pascal Riché | Rue89 | 09/04/2008 | 16H00

La flambée mondiale des prix des céréales fait basculer de nombreux pays pauvres dans la faim et la révolte.

Rizière de Lahagor, en Inde (Rupak De Chowdhuri/Reuters).

Haïti vient de vivre une nouvelle journée de révoltes, qui a déjà fait quatre morts. En Egypte, la population est écrasée par l'inflation galopante, qui touche les produits alimentaires. Au Cameroun, on compte des dizaines de morts depuis le début du mois. Une grève générale a paralysé mardi Ouagadougou, capitale de Burkina Faso. Argentine, Yemen, Zimbabwe, Mexique, Sénégal, Bangladesh, Philippines, Guinée, Mauritanie, Maroc, Sénégal, Ouzbékistan… une trentaine d'autres pays ont aussi connu, ces derniers jours, des troubles liés à la hausse des prix.

La flambée des prix est une catastrophe pour les familles du tiers-monde, dont le revenu est consacré à hauteur de 70% à l'alimentation, contre 15% dans les pays développés. Le commissaire européen au Développement, Louis Michel, met en garde contre le risque d'un » vrai tsunami économique et humanitaire » en Afrique. Selon Bob Zoellick, président de la Banque Mondiale, la situation risque, dans certains pays comme l'Indonésie, d'annuler tous les progrès faits au cours des dix dernières années sur le front de la lutte contre la pauvreté… Revue de presse internationale.

Le quotidien la Stampa, en Italie, titre  » splode la grande fame, Paesi poveri in rivolta »  : la grande faim explose, révoltes dans les pays pauvres.

 » La FAO estime que la hausse a été en 2007 de 40% en moyenne pour le blé, qui est à son prix le plus haut depuis vingt ans, de même que le maïs, le riz mais aussi le soja, le colza et l'huile de palme qui maintienne en vie, plus ou moins, les populations immenses des pays pauvres. Hypnotisés par l'augmentation du prix du pétrole, les pays riches ne se sont pas rendus compte qu'un phénomène encore plus insidieux s'est développé : une famine mondiale. Pour les 2/3 de la planète une variation du prix du riz et de la farine signe le passage brutal à la faim. »

Le Temps en Suisse évoque des émeutes de la faim sans précédent, rappelant comment tout a commencé :

 » Les premières émeutes de la faim ont eu lieu au début de l'année dernière au Mexique, où le maïs et le blé, ingrédients nécessaires pour les tortillas avaient augmenté de plus de 40% par rapport à l'année précédente. (…) La goutte d'eau qui a fait déborder le vase en ce début d'avril est la flambée du riz. Son prix s'est envolé de 50% en l'espace de deux semaines suite à diverses actions visant à limiter les exportations, au Vietnam, en Thaïlande et en Inde. La semaine dernière, le cours a touché le sommet historique de 1000 dollars la tonne. Pour la moitié de l'humanité pour qui le riz est l'aliment de base, le calvaire est loin d'être fini » .

Le Vietnam, la Thaïlande et l'Inde ne sont pas les seuls à avoir restreint les exportations. Le Cambodge, l'Egypte ont fait de même. Aux Philippines, l'armée a même été chargée de distribuer du riz dans les quartiers pauvres de Manille.

Cette situation a des causes multiples : disparition de terres agricoles (sous le double impact de l'urbanisation et de la désertification), hausse de la demande (liée au développement de certains pays), connexion des marchés de l'énergie et des marchés alimentaire (par le truchement des biocarburants)… A ce propos, Radio Canada rappelle qu'en 2008, » près de 18 % de la production céréalière américaine servira à la production d'éthanol. » Un article du New York Times, ici traduit sur Sudonline, évoquait récemment le rôle joué par un virus :

« Au Vietnam, un obscur virus a arrêté, depuis trois ans, la croissance jusque là continue des niveaux de production de riz. Selon Sushil Pandey, économiste agronome à l'Institut International de Recherche sur le Riz de Manille, jusqu'à ces dernières années, les probabilités d'évolutions rapides des prix étaient neutralisées par la tendance de nombreux gouvernements à constituer de larges réserves de riz afin de garantir leur sécurité alimentaire.

Mais le maintien de ces stocks engendrait un coût. Les gouvernements les ont donc réduits au cours de la dernière décennie, alors que la consommation mondiale de riz tendait à dépasser la production.

Les quantités relativement faibles qui échangées par-delà les frontières, combinées à des réserves réduites, permettent aujourd'hui d'importantes variations des prix lors d'interruptions dans les approvisionnements. Dans le même temps, les prix fixés sur le marché international du riz ont un impact de plus en plus sensible sur les prix pratiqués au sein des pays. Ceci s'est particulièrement vérifié à l'ère d'Internet et des téléphones mobiles, qui permet aux fermiers des régions les plus reculées de connaître les prix et d'apprécier la justesse de celui proposé par leurs propres acheteurs.

Le site Univers Nature publie la courbe impressionnante du prix du riz depuis 2000 : » Pour la deuxième année consécutive, la hausse de la production
mondiale de riz est inférieure à la croissance démographique, ce qui
entraîne une diminution de la quantité disponible par habitant. » Le prix mondial du riz (DR).

 » Actuellement la population mondiale consomme plus de riz qu'elle n'en produit ; les stocks mondiaux ne cessent de diminuer et atteignent des niveaux critiques. En sept ans, les stocks de riz blanc ont été divisés par deux, passant de 147 millions de tonnes en 2000 à 71 millions en 2007. La situation est d'autant plus dramatique que comme le rappelle la FAO : « Le riz est l'aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale. Pour ne citer qu'un exemple, en Asie, plus de 2 milliards de personnes tirent 60 à 70 % de leur apport énergétique du riz et de ses dérivés » .

Cette crise alimentaire menace la sécurité internationale, titre le quotidien britannique The Guardian, qui cite Sir John Holmes, secrétaire général adjoint de l'ONU, chargé des affaires humanitaires. Sir John s'exprimait depuis Dubai, après deux jours d'émeutes en Egypte :

 » Les implications sur la sécurité ne devraient pas être sous-estimées, alors que des émeutes sont constatées à travers la planète. La tendance prise par les prix de l'alimentation devrait accroître l'insécurité alimentaire à la fois dans ces conséquences et dans sa gravité. »

La crise actuelle a renforcé le procès contre les biocarburants. Naguère, ceux-ci étaient considérés par une partie des écologistes comme l'une des alternatives possibles au pétrole. Mais leurs partisans sont de moins en moins nombreux. L'exploitation de biocarburants se fait en effet au détriment des autres cultures. Et lorsque les prix du pétrole flambent, cela se répercute sur les prix de ces produits, et du même coup sur les prix de tous les autres produits agricoles. D'où le titre du magazine américain » reason » (proche des libertariens) : » La grosse erreur verte » . Le problème tient en trois mots, selon le magazine :

 » Stupides politiques de l'énergie. Bien qu'ils ne se substituent pas parfaitement l'un à l'autre, le pétrole et le gaz naturelle ont tendance à évoluer de conserve. Quand les prix du brut sont passé au dessus de la barre de 100 dollars le baril, les prix du gaz ont suivi. Or le gaz naturel est l'élément principal à la fabrication d'engrais azotés. De même que les prix du gaz ont bondi, celui des engrais ont grimpé de 200% (…) L'augmentation des prix du brut contribuent également à celle des prix alimentaires, parce que les agriculteurs dont besoin d'essence pour leurs tracteurs et pour acheminer leurs denrées vers les marchés. Mais il y a pire : la folie du bioethanol. Les hommes politiques, à la fois aux Etats-Unis et dans l'Union européenne exigent que de larges quantités de nourriture soient transformées en carburant, obsédés qu'ils sont par la chimérique poursuite de l'indépendance énergétique. »

Selon Reason, 100 million tonnes de céréales seront transformées cette année en carburants, ce qui mettra les stocks planétaires à leur plus bas niveau depuis des décennies. Or, 100 millions de tonnes peuvent nourrir 450 millions de personnes pendant un an…

Lire aussi : Sécurite alimentaire : les raisons de la crise mondiale

Le rapport de la Banque mondiale sur la flambée des prix alimentaires dans le monde

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Portrait de Bon Scott

De Bon Scott

16H13 | 09/04/2008 | Permalien

En France, pour les céréaliers l'année 2007 est comment dire …. plutôt joyeuse ! ! !

Année record pour les revenus des céréaliers.

Thiébault Dromard, le Figaro

Alors que les revenus des éleveurs s'effondrent, ceux des céréaliers bondissent de 98 %.

Les céréaliers se frottent les mains. Les grandes exploitations françaises de la Beauce ont connu une année 2007 exceptionnelle. La flambée des prix des céréales (+60 % pour le blé tendre) a permis à ces producteurs spécialisés de doubler le montant de leurs revenus. Entre 2006 et 2007, ces agriculteurs ont vu leurs revenus nets avant impôt (aides comprises) bondir de 98 % alors qu'ils avaient déjà augmenté de 39 % entre 2005 et 2006.

Une performance spectaculaire néanmoins atténuée par une mauvaise récolte estivale. En 2007, la production céréalière s'est située à 8 % en dessous du niveau moyen des cinq dernières années. Les pluies de l'été ont nettement réduit les rendements de toutes les céréales à l'exception du maïs.

Les grandes cultures ont tiré les revenus de toute l'agriculture française à la hausse. La « ferme France » a en effet vu ses recettes augmenter de 12 % en 2007, après avoir déjà bondi de 16 % l'année précédente. Mais évidemment, ces chiffres masquent d'importants contrastes. Aucun producteur ne peut se targuer d'avoir autant gagné cette année que les céréaliers.

Après deux années difficiles, le revenu des viticulteurs sous appellation se redresse de 21 %, mais il reste néanmoins inférieur à ce qu'il était au début des années 1990. En 2007, le prix de tous les vins augmente sur l'ensemble de la campagne alors que les volumes de production ont continué à reculer.

L'élevage est sans aucun doute la production qui a le plus souffert cette année. Les éleveurs payent précisément la flambée des céréales qui fait le bonheur de leur voisin céréalier. La hausse progressive du prix du lait n'a pas encore profité à l'élevage bovin laitier qui voit son chiffre d'affaires diminuer de 4 % cette année. La hausse attendue d'environ 20 % du prix du lait au 1er janvier devrait leur permettre de retrouver une trésorerie positive.
Des aides aux plus fragiles
La situation est nettement plus tendue pour l'élevage porcin dont les revenus se sont écroulés de 60 % en 2007. Ces éleveurs souffrent à la fois d'un effet de surproduction et dans le même temps de la flambée des coûts de la nourriture animale à base céréalière. Le ministère de l'Agriculture vient de débloquer un fonds d'allégement des charges d'un montant de 3 millions d'euros tandis que 30 millions d'euros sont alloués à des prêts de crise.

Ce contexte de fort contraste des revenus agricoles conduit Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, à « défendre une réorientation des aides vers les productions les plus fragiles ­comme l'élevage ». C'est l'une des réformes que la France entend conduire alors qu'elle doit prendre la présidence de la Commission au 1er juillet. Les céréaliers sont prévenus.

Portrait de Les Chats

à Bon Scott Portrait de Bon Scott De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H04 | 09/04/2008 | Permalien

Et pourquoi donc le pain et la farine augmentent chez nous ? Et donc les pâtes ! ! !

Portrait de kassis01

à Bon Scott Portrait de Bon Scott De kassis01

19H10 | 09/04/2008 | Permalien

La Terre s'épuise. La spéculation se frotte les mains. Les grandes famines sont de retour. Bientôt, les jacqueries. Des jacqueries de plusieurs millions de personnes, cela risque de changer le paysage n'est-ce-pas ?

Portrait de bondurant

à Bon Scott Portrait de Bon Scott De bondurant

01H04 | 11/04/2008 | Permalien

Merci pour votre article très précis mais pourriez vous citer vos sources afin de pouvoir réutiliser vos informations.

Portrait de solstice

à Bon Scott Portrait de Bon Scott De solstice

pigiste | 09H51 | 15/04/2008 | Permalien

Je ne suis pas sûre d'avoir envie de confier ma petite biodiversité potagère au sieur Barnier. Les céréaliers peuvent dormir sur leur deux oreilles en attendant la troisième (mutation génétique, je rigole).

Portrait de helios33

De helios33

16H16 | 09/04/2008 | Permalien

Rien sur les causes financières des hausses de prix.
Pourtant il suffit de parcourir un peu la presse économique pour voir que les dollars baladeurs, produits en quantité astronomique par la Fed, cherchent à tout prix à s'investir dans des choses tangibles, l'alimentation en fait partie, ce qui provoque la hausse des prix.

Portrait de pablico

à helios33 Portrait de helios33 De pablico

16H51 | 09/04/2008 | Permalien

on ne se demande plus pourquoi le FMI vend 400 tonnes d'or. Ils ont peur d'une flambée de famine et de désordre à travers le monde.

« De nombreuses victimes par balles sont à nouveau recensées »
drôle de façon de lutter contre la famine, on élimine l'effet et non la cause……

Portrait de sylvaindurand

à pablico Portrait de pablico De sylvaindurand

17H45 | 09/04/2008 | Permalien

On ne lutte pas contre la famine, mais contre les émeutes qu'engendre la famine.

Si les gouvernements des pays du tiers monde n'ont pas forcément de quoi acheter assez de riz, ils s'inquiètent tout de même de leur sécurité, quand bien même il faille pour cela des victimes…

Je dois avouer que la hausse soudaine de la faim dans le monde, ajoutée aux soucis d'eau et de réchauffement climatique, ne promettent rien de particulièrement réjouissant pour les prochaines années.

Portrait de re-belle

à pablico Portrait de pablico De re-belle

mère au foyer | 20H31 | 09/04/2008 | Permalien

la politique du FMI, c'est de fabriquer de la misère, il suffisait de voir le documentaire de canal + dans le lundi de l'investigation ! ! ! …
et à l'heure actuelle, on est capable de nourrir 12 milliards de personne ! ! ! …à voir « le marché de la faim » ! ! ! …
on se demande si les hausses des céréales sont voulues ? ? ? ! ! ! …
à qui profite le crime ? ? ? ! ! ! …
nous pouvons nourir 12 millards d'etres humains, celui qui meurt de faim sur notre planete, c'est du non assistance à personne en danger et un crime contre l'humanité ! ! ! …

Portrait de dalun

à re-belle Portrait de re-belle De dalun

10H27 | 10/04/2008 | Permalien

VIENT se sur-ajouter les problèmes cruciaux de L EAU..Et ça ! ! ! ! ! ! ! ! ! déplacements de populations , émeutes , guerres ! .

Portrait de Adam Smith

à helios33 Portrait de helios33 De Adam Smith

Laisse-moi Faire | 17H58 | 09/04/2008 | Permalien

Dans les causes financieres, on peut aussi parler de la speculation d'institutions sans scrupules sur les variations des produits alimentaires et matieres premieres. Les variations des prix des matieres premieres sont tres importantes, ce qui rend la tache des industries plus difficiles.

Portrait de déluge

à Adam Smith Portrait de Adam Smith De déluge

menuisier | 21H07 | 09/04/2008 | Permalien

Vous vous entendez bien avec Hélios vous !

Portrait de Alvianaud

à déluge Portrait de déluge De Alvianaud

born again | 10H40 | 10/04/2008 | Permalien

Si on s'entendait tous les deux, déluge ; ça te tente pas ?

Portrait de déluge

à Alvianaud Portrait de Alvianaud De déluge

menuisier | 12H30 | 10/04/2008 | Permalien

Comment dire…
Non.

Portrait de Alvianaud

à déluge Portrait de déluge De Alvianaud

born again | 11H00 | 11/04/2008 | Permalien

Quel con tu fais !

Portrait de castorpolitique

De castorpolitique

Rien | 16H24 | 09/04/2008 | Permalien

J'espère que nous ne condamnerons pas des millions de personnes à la famine sur l'autel du capitalisme sauvage et de notre « niveau de vie » comme nous l'avons fait lors de la colonisation (cf le livre de Mike Davis, Génocides tropicaux).

Une politique écologique devra forcément tenir compte du volet social. Une terre finie est encore moins compatible avec la politique libérale et égoiste actuelle. Car, comme on le voit dans cet article, la moindre de nos décisions politique peut avoir des conséquences dramatiques à l'autre bout du monde.

castorpolitique.wordpress.com

Portrait de citoyensly

à castorpolitique Portrait de castorpolitique De citoyensly

16H43 | 09/04/2008 | Permalien

il est évident que le systeme capitaliste mondiale montre ses limites et ses exces.Que ce soit au niveau financier , avec la crise des surprimes , ou au niveau économique avec cette crise qui touche déja les pays pauvres ! Mais notre tour arrivera … nous devons réflechir a ces exces et aux solutions qui existent mais qui sont volontairement ignorés par ceux qui nous gouvernent !

sur le site http://vigicitoyen.canalblog.com/ retrouvez toutes les infos que l on nous tait !

Portrait de raoul le magnifique

à citoyensly Portrait de citoyensly De raoul le magnifique

19H34 | 09/04/2008 | Permalien

« il est évident que le systeme capitaliste mondiale montre ses limites et ses exces.Que ce soit au niveau financier , avec la crise des surprimes , ou au niveau économique avec cette crise qui touche déja les pays pauvres ! »

Le constat est juste, mais vous proposez quoi ? , un système marxiste, vous croyez sans doute que c'est mieux ?

Portrait de Les Chats

à raoul le magnifique Portrait de raoul le magnifique De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H10 | 09/04/2008 | Permalien

Un contrôle des prix.

Portrait de lorraine

à raoul le magnifique Portrait de raoul le magnifique De lorraine

09H48 | 10/04/2008 | Permalien

Proposition : un système capitaliste limité par des lois internationales, et pour ce faire un « protocole de Kyoto » de l'économie. Bref, une Re-régulation.
Utopique : oui, pour l'instant. Tant que les prédateurs n'ont pas compris que le système se mord la queue : en effet il faut des consommateurs pour consommer et produire, si on est réduit à la misère, ça va être difficile de consommer et produire.
Remember la parole de Ford, capitaine d'industrie : « Je paie mes ouvriers pour qu'ils achètent mes voitures ». C'était pourtant pas un gauchiste…

Portrait de Zorbanet

De Zorbanet

16H25 | 09/04/2008 | Permalien

Et pendant ce temps, quelques petits pour cents de la planète ramassent des milliards, et le plus dur pour eux, c'est que bientôt il n'y aura même plus de caviar. C'est vraiment trop triste.

Et pendant ce temps, là on va nous expliquer que c'est pour ça qu'il faut faire pousser de OGM !

Merci encore à rue 89 pour cet article.

Merci de parler de ce dont les autres medias ne parlent jamais pour ne pas fâcher leur conseil d'administration.

Portrait de helios33

De helios33

16H31 | 09/04/2008 | Permalien

Ce n'est qu'une des conséquences de l'explosion du système financier mondial, et ce n'est pas fini.

Portrait de snipoza

De snipoza

décroissant sang d'Angers antipyram... | 16H36 | 09/04/2008 | Permalien

on ne dit pas bio mais agrocarburant, parce qu'ils sont tout sauf bio. Quand les émeutes de la faim prendront pour cibles les propriétés privées des nababs de l'Ordre marchand, céréales-killers, l'Histoire sortira l'Humanité de son erreur.

Portrait de Zorbanet

à snipoza Portrait de snipoza De Zorbanet

16H38 | 09/04/2008 | Permalien

Très bon les céréales-killers : -)

Portrait de Prolo du livre

à Zorbanet Portrait de Zorbanet De Prolo du livre

12H37 | 11/04/2008 | Permalien

Svinkles & Patrice Dard l'avait déjà sortie…

« Céréales Killer buveur de bières en série
On se gorge de houblon et de malt à whisky » Svink

Portrait de kk

à snipoza Portrait de snipoza De kk

star malgré elle | 17H00 | 09/04/2008 | Permalien

Ils sont tout sauf bio puisque produits à grands coups d'engrais et d'insecticides.
par contre nécro carburants me parait adapté comme nom

Portrait de Zorbanet

De Zorbanet

16H36 | 09/04/2008 | Permalien

Pendant qu'on y est, ce petit complément d'information me semble tomber à propos :

Un nouveau champignon virulent s'attaquant au blé s'est propagé d'Afrique de l'Est et du Yémen vers les principales régions céréalières d'Iran.

On estime que jusqu'à 80 pour cent de toutes les variétés de blé semées en Asie et en Afrique sont susceptibles d'être victimes de la rouille des tiges du blé.

Apparu pour la première fois en Ouganda en 1999, le champignon du blé a été baptisé Ug99. Le parasite transfrontière s'est ensuite propagé jusqu'au Kenya et en Éthiopie, porté par le vent.

En 2007, une mission de la FAO a confirmé qu'il avait contaminé les emblavures du Yémen. La souche d'Ug99 découverte au Yémen est plus virulente que celle qui sévissait en Afrique de l'Est.

En 2007, l'Éthiopie et le Kenya ont été victimes de redoutables épidémies de rouille du blé qui ont occasionné de lourdes pertes de rendements.

Mais, rassurons nous, il y a une solution : fabriquer un nouveau blé génétiquement modifié et acheter les semences à Monsanto. Bien sûr !

Portrait de kawaayi

à Zorbanet Portrait de Zorbanet De kawaayi

2012??? | 16H47 | 09/04/2008 | Permalien

Et je te pari une solde que le blé Monsanto lui ne risque rien en comparaison…

Portrait de jack-no

à kawaayi Portrait de kawaayi De jack-no

20H06 | 09/04/2008 | Permalien

bonjour,

les soupconneriez-vous ? ils seront les sauveurs de l'humanité.

Portrait de Les Chats

à jack-no Portrait de jack-no De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H12 | 09/04/2008 | Permalien

Sauveur de l'humanité ? ? ? Regardez l'envers du miroir avant de l'imaginer ou de le croire.

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