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Poynter.org (en anglais)11/11/09 | 11h38
Demandeur d'emploi, travaille et tais-toi
Par David Servenay | Rue89 | 15/04/2008 | 10H21
Après deux refus successifs d'« offre valable d'emploi », les chômeurs n'auront plus droit à leurs indemnités. Décryptage.
« Vous parlez le mandarin, et votre courtoisie, votre excellente présentation, votre sens du service, votre connaissance parfaite de la capitale (restaurants et hôtels hauts de gamme, musées, hauts lieux de la vie parisienne) restent des atouts précieux aujourd'hui. » En recevant cette offre de l'ANPE, le chômeur-créateur d'entreprise Pierre Haski a cru à une blague. Pas du tout, l'Agence pour l'emploi lui a juste envoyé une OVE, une « offre valable d'emploi ».
Or, le président Sarkozy l'a rappelé la semaine dernière, après deux refus successifs d'OVE, les chômeurs n'auront plus droit à leurs indemnités. De quoi s'agit-il exactement ? C'est ce que doit établir le débat entre partenaires sociaux qui s'ouvre le mois prochain sous l'égide du ministère du Travail. La notion, encore très vague en France, est définie depuis longtemps dans les pays européens, avec des critères parfois étonnants.
La France est beaucoup plus généreuse que ses voisins européens
L'Unedic a préparé le terrain aux partenaires sociaux, en publiant en juillet 2007, une étude comparative des législations en vigueur chez nos voisins. D'où il ressort d'abord que la France a la définition la plus générale de l'OVE (articles L.311-5 et R.311-3-5 du code du travail) :
« Est considéré comme convenable, et ne peut donc être refusé sans motif légitime, tout emploi, quelle que soit la durée du contrat de travail proposé, compatible avec la spécialité ou la formation antérieure de l'intéressé, avec ses possibilités de mobilité géographique compte tenu de sa situation personnelle et familiale et des aides à la mobilité géographique qui lui sont proposées, et rétribué à un taux de salaire normalement pratiqué dans la profession et la région. »
« Convenable », « valable » ou « approprié » ? Cette idée de sanctionner les chômeurs ne donnant pas suite aux offres proposées remonte au début des années 2000. A l'époque, la « refondation sociale » discutée entre syndicats et patronnat s'inspire d'une étude de l'OCDE montrant que dans les pays anglo-saxons, la baisse du chômage est liée au renforcement des dispositions liées à la recherche d'emploi.
A Cahors, Sarkozy évoque une offre d'emploi « raisonnable »
Après avoir lancé le chantier de la fusion de l'ANPE et de l'Unedic, Nicolas Sarkozy a précisé la semaine dernière à Cahors, sa volonté d'intensifier le régime des sanctions, parce qu'il « ne peut y avoir une société qui ait des droits sans devoirs ». Pour cela, propose le président de la République, il faut promouvoir « un texte qui permettra de tirer les conclusions de deux refus consécutifs d'une offre d'emploi raisonnable ».
Vous avez dit « raisonnable » ? L'acception du terme revêt des réalités bien différentes en Europe. Trois critères sont en général pris en considération :
- la nature de l'emploi et son adéquation avec le niveau de qualification du demandeur d'emploi ;
- le niveau de rémunération de l'emploi, par rapport au dernier salaire de l'intéressé ;
- les conditions d'accès à l'emploi (durée et/ou coût du trajet).
C'est ce qu'a rappelé Laurent Wauquiez, le tout nouveau secrétaire d'Etat à l'Emploi, sur le plateau de LCI ce mardi matin. (Voir la vidéo).
Ce que confirmait le directeur général de l'Unedic, dans un entretien au Monde. Où l'on voit que Jean-Luc Bérard n'est pas exactement sur la même ligne que le président Sarkozy :
« Le débat est mal posé. Une offre n'est valable que si le demandeur d'emploi a la compétence requise pour le poste. Nous ne sommes pas les mieux qualifiés pour décider de l'activité que doit accepter le chômeur. “Etes-vous mobile ? Quelle votre expérience ? Voulez-vous changer d'activité ? ‘ : c'est à partir de ce contrat, entre le demandeur d'emploi et le conseiller qui l'accompagne, que l'on peut définir l'OVE. Et, à partir de là, décider d'une sanction s'il ne respecte pas ses engagements.’
En Europe, six pays sur onze imposent un lien entre ancienneté du chômage et qualité des propositions
Comme le montre bien l'étude de l'Unedic, plus vous attendez, plus vous risquez d'avoir à accepter un job bien loin de vos souhaits. Ce principe a été adopté par six des onze pays européens étudiés (Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni, Irlande, Luxembourg). Le Danemark va même encore plus loin, puisqu'il stipule que :
‘Tout demandeur d'emploi doit accepter tout emploi qu'il est en mesure d'occuper ou tout emploi qu'il serait en mesure d'occuper après une formation de courte durée, si la formation requise lui est proposée.’
Heureusement pour les Danois, des mesures restrictives protègent les demandeurs d'emploi, en particulier les jeunes diplômés à la recherche d'un premier boulot. Les critères, eux, sont variables. Cela va de l'Italie où le montant du salaire acceptable ne peut être inférieur de plus de 10% au salaire antérieur. A l'Espagne où la variable transport est très élastique : le temps de trajet ne peut excéder 25% du temps de travail journalier ou les frais de trajet excéder 20% du salaire mensuel.
‘La moitié des emplois non pourvus réclament des salariés qualifiés, voire très qualifiés’
Interrogé au lendemain du présidentiel discours de Cahors, le directeur général de l'Unedic replaçait le propos dans son contexte.
‘Partir de l'idée selon laquelle un chômeur doit accepter tout ce qu'on lui propose va au-delà du cadre normal de l'exécution de nos missions. De plus, les emplois non pourvus réclament pour la moitié d'entre eux des salariés qualifiés, voire très qualifiés. Se pose le problème de leur accompagnement et de leur formation.’
Le tacle diplomatique de Jean-Luc Bérard s'appuie sur deux phénomènes : la plupart des secteurs déficitaires en main-d'œuvre (comme le BTP ou le tourisme) réclame du personnel formé. Voire très formé, comme le rappelle depuis plusieurs années le cas des infirmières espagnoles recrutées faute de candidates françaises. L'autre problème de l'ANPE réside dans sa capacité à proposer des ‘offres valables’ aux deux millions de chômeurs français.
Or, les chiffres donnés par l'Agence des radiations pour ‘refus d'offre’ sont marginaux : 13 672 sur un total de 563 680 radiations, de janvier à novembre 2007, soit 2,4%. Pierre Haski sera-t-il radié pour avoir décliné cette proposition d'emploi intitulée ‘le leader du transport des V.I.P. recrute des chauffeurs de grande remise’ ? ► Mis à jour le 15/4 à 13h10. Vidéo de Laurent Wauquiez ajoutée.
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De NuklearCocroach
11H23 | 15/04/2008 |
c'est sympa de bosser pour des gens qui payent des salaires de misère,qui délocalisent leur production quand ça les arrange et te traitent de feignant après t'avoir foutu à la porte,ensuite comme ils gèrent aussi certaines prestations sociales,ils te font du chantage à la misère et tu deviens un esclave moderne,sans assurance de ne pas perdre ton logement et de ne pas te retrouver à la rue…
Et de toute façon même quand tu bosses pour eux,on te rémunère juste assez pour que tu puisses t'endetter de manière durable histoire que la dépendance dure plus longtemps.
peut-être que certains aimeront se farcir de Prozac pour ne pas déplaire au système,ça les regarde et on en reparlera surement quand il y aura du Burnout massif dans l'air.
Ailleurs,le même genre de politique est appliquée mais de manière beaucoup plus redoutable et provoque des émeutes de la faim dans des pays ou les gens vivaient déja bien en dessous du seuil de pauvreté,chasse les pauvres des terres destinées à la monoculture du soja ou autre plante destinée à produire des bio-carburant,interdisant de ce fait l'autosuffisance alimentaire à des population entières.
l'humanité est devenue une marchandise jetable,on décide qui va crever de faim,qui va se retrouver sans boulot,ou de se retrouver au RSA histoire de remplacer pour moins cher et temporairement un employé de l'état dont le statut aura été laminé au préalable…Monde de merde
De cooper59
pour la decroissance ! | 11H27 | 15/04/2008 |
oui Superblaireau , et que le systeme de « flexisecurité » qui fonctionne au Danemark est basé sur : un taux de chomage autours de 5% et des salaires tres superieurs a ce qui se pratique ici . Greffer la flexibilité de l'emploi sur un pays qui tourne autours de 20% d'inactifs (dont 8% indemnisés) et ou la moitié des actifs gagnent moins de 1400 euros par mois est une aberration ! c'est l'echec assuré ! Un SDF qui carbure a la 8.6 fairait mieux que nos soi disant economistes .
De fanch
11H30 | 15/04/2008 |
Pratiquement, Pierre Haski ne peut pas refuser l'OVE. Mais il doit bien passer un entretien ? S'il pète, rote et arrive tout nu a son entretien d'embauche, sera t'il embauché ? Dans ce cas, est-ce sa faute ?
Oblige t'on l'employeur à prendre un chômeur ayant reçu son OVE en Europe ?
Ca me paraît bancal, quelque part.
à fanch
De Reveil
11H33 | 15/04/2008 |
c'est pas faux, faisons des sabotages d'entretiens : p
à fanch
De Les Ln au carré
démocrates sociales convaincues | 13H09 | 15/04/2008 |
Tout à fait, j'allais l'écrire !
Ca me fait bien rire cette volontée d'obliger les chomeurs à accepter un travail. Il y a toujours l'entretient d'embauche, et il suffit de se montrer insupportable pour que le parton refuse.
Mais rien ne dit qu'ils ne sucreront pas les indémnitées pour une raison du type « y met de la mauvaise volonté ». Tant qu'ils ne font pas ça, on a encore un peu de marge…
De DidierB63
Devant un écran | 11H34 | 15/04/2008 |
Toujours le même discours… On sanctionne pour le bien des gens, mais on oublie tout ce qui accompagne la sanction, comme la formation et l'accompagnement des chômeurs.
Pour justifier de la sanction du chômeur, on invoque le nombre d'offres d'emploi non pourvues (500000), chiffre que même l'ANPE est incapable de fournir et qui, d'après les DRH correspond essentiellement à des emplois très qualifiés. Donc, on sanctionne aujourd'hui et on formera dans 10 ans ?
A partir du moment ou un chômeur est « obligé » d'accepter n'importe quel emploi sous peine de se voir privé de ressources, peut on encore parler de liberté du travail ?
Quoiqu'il en soit, ces mesures n'ont qu'un seul but : faire baisser artificiellement les chiffres du chômage pour permettre au gouvernement et à Sarkozy de se vanter de leurs bons résultats.
http://polemiquons.over-blog.com/
à DidierB63
De Reveil
11H40 | 15/04/2008 |
bah quand il auront leurs bons chiffres mais des hordes de pauvres manifestant devant leur portes, ca fera peut etre mauvais effet … ah non, pardon, ils ont mis des unites territoriales de quartier en place, pour encore mieux maitriser les pauvres, les sales pauvres …
à Reveil
De Alexad
11H48 | 15/04/2008 |
C'est aussi la mode des murs construits dans certaines villes…
De Puttermesser
12H04 | 15/04/2008 |
De toute façon quand vous vous inscrivez au chômage, on vous fait remplir une fiche avec votre formation et vos prétentions salariales.
Après un licenciement abusif, je me suis retrouvée au chomâge avec 3 bacs+5 et quelques langues, demandant un salaire de 3200 correspondant à mon dernier salaire. J'ai dit que je refusais de faire plus de tant de kms par jour.
En 3 ans, on ne m'a jamais rien proposé, je n'ai donc rien pu refuser !
Par contre j'ai trouvé des CDDs seules et j'ai monté ma boîte seule, certes au prix d'une relocalisation chez mes parents pour minimiser les charges que mon Allocation spécifique de solidarité ne couvrirait pas, tralala.
Et paf !
Ceci dit j'ai la chance d'être seule, sans gamin et sans loyer, c'est vrai
à Puttermesser
De pedro66
informaticien bon à rien | 16H56 | 15/04/2008 |
Bravo,
vous prouvez qu'avec de la volonté et en ne comptant pas sur l'ANPE, en plus de sacrifices, on arrive à faire quelque chose .
Bravo à ceux qui luttent et se démerdent sans attendre que d'autres le fassent à leur place …
à pedro66
De Puttermesser
05H34 | 16/04/2008 |
Certes certes, mais mon cas n'a pas valeur d'exemple à suivre. Je PEUX me permettre de faire des sacrifices : mes parents sont propriétaires, je suis jeune, sans enfant, en bonne santé, avec un bagage scolaire important. Tout le monde n'est pas dans cette situation, je suis plutôt un exception chanceuse.
Le rôle des services sociaux et gouvernementaux est d'aider le plus grand nombre qui n'a pas ces chances.
C'est très facile de se mettre une pile et de prendre des risques quand on est seule et qu'on n'engage que soi.
Encore une fois, ce n'est pas la règle, et les citoyens chômeurs devraient pouvoir compter sur des services publics les aidant, en dehors de leur volonté ou capacités personnelles ! D'autre part, Tout le monde n'a pas une âme d'entrepreneur.
Quant à monter son entreprise, certes oui très bien, mais à terme une disparition du statut de salarié avec un paysage de sous-traitants indépendants corvéables à merci n'est absolument pas souhaitable .
De adrak
11H54 | 15/04/2008 |
Dommage, les ASSEDIC sont un excellent Business-Angel. Il n'y a pas que Pierre Haski qui a créé sa boite avec le soutien des ASSEDIC.
Il faut trouver d'autres exemples d'entrepreneurs qui ont créé leur boite, créé des emplois sans se payer de salaire à eux-même pendant un certain temps, grâce au soutien des ASSEDIC.
C'est la meilleure démonstration que les demandeurs d'emplois ne sont pas des assistés mais peuvent être une formidable source de dynamisme et de création d'entreprises.
De véro232
11H55 | 15/04/2008 |
Nous souhaiterions pouvoir, comme les patrons, licencier nos mauvais ministres et les obliger à accepter ce qu'on leur propose sous peine de ne plus toucher d'assedics. Les pauvres loulous comment feraient-ils, eux qui ont l'habitude du quasi tout gratos. C'est pas grave, on leur prêtera de tentes pour qu'ils pussent s'intaller au bord du canal st martin.
De Robert de Prades
11H56 | 15/04/2008 |
A titre de renseignement. Il y a peu l'ANPE de mon bled(lire mon pseudo) m'a proposé un boulot hyper interressant : 2 fois une heure de ménage et repassage par semaine à 25 km de mon lieu de domicile.
Je m'appelle Robert. Trouvez l'erreur !
J'ai refusé . Ai-je eu tort, Mister Sarko ?
On m'a proposé aussi un « stage de mise à niveau de compétences ». J'ai eu le plaisir de faire quelques dictées et ensuite de tapotter sur un clavier. Tout ça une après midi par semaine pendant 4 semaines.
J'ai 50 balais et je gérais une entreprise. Inutile de vous dire que j'ai perdu mon temps.
Aurais-je du refuser Mister Sarko ?
J'en connais un qui a été viré pour une date erronée sur un certificat médical et pas moyen de négocier.
Tout ce qui compte c'est la page qui sort de leur imprimante, les propositions pourries qui y sont dessus et surtout ta signature en bas.
On justifie son salaire comme on peut.
Un employé de l'ANPE (Avec Nous Plus d'Espoir) est un gestionnaire de STOCK. Marchandise = chômeur.
Un chômeur entre, si possible, dix doivent sortir.
Si, par chez moi, il y avait du boulot, ça se saurait !
à Robert de Prades
De Reveil
12H00 | 15/04/2008 |
attends, y'a le tgv maintenant, ton boulot peut etre a 2h de chez toi, t'inquiete : )
à Robert de Prades
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 12H07 | 15/04/2008 |
Comment ?
Vous vous appellez Robert et vous refusez deux heures de ménage et de repassage ?
C'est pas correct ça ! : -))))))
à Robert de Prades
De nelmezzodelcamin
di nostra vita | 14H34 | 15/04/2008 |
« Trouvez l'erreur ! »
vous ne vous appellez pas Fatima ni Consuelo ? ? ?
à nelmezzodelcamin
De eltellis
16H30 | 15/04/2008 |
Cher(e) nelmezzodelcamin di nostra vita
C'est pas très sympa pour les Fatima et les Consuelo. Mais cela va plaire à Brice !
à Robert de Prades
De thida
10H27 | 16/04/2008 |
Robert de Prades,
Vous dites : « A titre de renseignement. Il y a peu l'ANPE de mon bled(lire mon pseudo) m'a proposé un boulot hyper interressant : 2 fois une heure de ménage et repassage par semaine à 25 km de mon lieu de domicile.
Je m'appelle Robert. Trouvez l'erreur ! »
Je m'interroge.
Est-ce une façon de dire que si vous aviez été une femme, votre refus de l'offre aurait été moins légitime ?
Qu'en serait-il d'une femme de 50 ans qui gérait son entreprise (sisi, ça existe) et qui refuserait cette offre ?
Je ne suis qu'une femme, mais à ma connaissance, il n'existe aucun lien entre savoir faire le ménage ou repasser et le patrimoine génétique.
Il est possible que je déforme votre propos, j'en serait d'ailleurs ravie, cela serait rassurant.
« Trouvez l'erreur ! » : personnellement, 2 fois deux heures de travail à 25 km de votre domicile pourrait constituer en soi une « erreur » (sauf si, selon votre situation, manger devient une priorité). Pas le fait que vous soyez sans doute porteur d'un chromosome Y.
Thida, XX.
à thida
De Robert de Prades
11H44 | 16/04/2008 |
N'y voyez aucune misogynie,je signalais simplement qu'il me semble ENCORE plus incongru de proposer cet « emploi ANPEesque » à un homme qu'à une femme. Bien sûr la proposition est également inacceptable pour une femme, il va de soi. Et même si on a faim. A 25 Km, tu ne payes pas les frais.
Ils nous prennent pour des Imbéciles ». « Imbécile » est un terme correct, dans ce cas, puisqu'il est invariable tant à l'ANPE, qu'au feminin ou au masculin.
Balayer, ce que j'ai eu l'occasion de faire 8h par jour, pour un salaire disont décent, ne me pose à priori aucun problème, repasser si j'ai la chemise froissée non plus. « Torcher » mes gosses, j'y ai eu aussi droit et pourtant j'ai le nez sensible.
Je voulais simplement faire remarquer qu'un telle proposition, inacceptable pour quiconque,du fait que je sois un gugusse de 50 piges est caricaturale et limite avilissante.
Il arrive parfois, du côté de chez moi, que certains de ces messieurs se fassent faire de la « chirurgie inesthétique ». Apparemment ils ne comprennent pas pourquoi.
Déconnection de l'encéphale ?
Ai-je répondu à vos interrogations ?
Êtes-vous rassurée ?
Loin de moi une idée si rétrograde qu'elle me renverrai dans le camp de l'« extrême opposé » de mes convictions politiques.
à Robert de Prades
De ladonnaèmobile
19H56 | 16/04/2008 |
J'ai lu (je résume..) : « l'ANPE m'a proposé 2 fois une heure de ménage et repassage par semaine.
Je m'appelle Robert. Trouvez l'erreur ! »
(je ne m'intéresse ici qu'à cette dernière déclaration)
Je m'interroge :
en quoi le fait de s'appeler Robert est-il un critère pertinent pour s'offusquer ? serait-ce que le-dit Robert ignore que les offres d'emploi doivent être proposées sans aucune discrimination qu'elle soit raciale, sexiste ou autre ? ? ? ?
A part ça, j'abonde dans son sens : du travail, il n'y en a pas…
l'ANPE de mon patelin à moi (30 000 habitants) annonce calmement en réunion publique que la durée moyenne pour qu'une femme trouve un emploi ici est d'un an, et qu'il est inutile d'espérer plus du smic, sauf qualifications pointues ou exigences exceptionnelles… Les hommes ont plus de chances de trouver un gagne pain (le genre, je perds ma vie à la gagner mais au moins j'ai un salaire)
Ah, me direz vous, mais il faut être MOBILE.
Questions : si on va « là où se trouve les emplois » (grandes métropoles), comment fait-on pour se loger sur place avec les salaires riquiquis et les loyers mahousse ? ? ? d'autant que bien sûr on ne commence pas avec un CDI…
Si on reste dans son logement actuel, comment paye-t-on les trajets ? ? ?
si on prend le train, comment fait-on en cas de grève ? de panne ?
Si on y va en voiture, combien de temps va tenir la vieille titine qui donne de si bons services depuis si longtemps déjà ? ? ? Si elle tombe en panne, avec quels sous la réparer ou la changer ? ? ?
à ladonnaèmobile
De Robert de Prades
16H04 | 17/04/2008 |
Robert n'ignore rien, hélas, des problèmes de chômage et du système ANPE, ASSEDIC.
A la question : femme, homme, proposition acceptable ou pas, je crois avoir répondu plus haut.
CETTE PROPOSITION N'AURAIT JAMAIS DU M'ETRE FAITE !
Je répète : il me semble tout de même plus étonnant, désolant, ridicule que cette « offre » soit faite à ROBERT qu'ROBERTE.
Ceci dit, je vais vous donner un autre exemple de l'efficacité de l'ANPE et de la logique qui y « sévit ».
Il y a quelques années, il en vrai, votre serviteur, désirant créer un élevage d'escargots (ne riez pas, je vous en prie), a monté un dossier tout ce qu'il y a de complet.
Fort d'une expérience de 5 ans d'élevage « amateur » et de commercialisation (au black, et ça rapportait) il ne lui manquait que le nerf de la guerre : le pognon.
Pour ce faire et obtenir un prêt, il lui fallait faire un stage dans l'agriculture ou l'élevage. Bien embêtés pour trouver un stage dans l'« héliciculture » (grand nom pour de si petites bêtes), l'ANPE après de longues négociations, tergiversations et pertes de dossiers à répétitions lui a proposé un stage chez un éleveur de
chèvres.
Votre serviteur, quoiqu'étonné, c'est dit qu'après tout
il s'agissait toujours de « bêtes à cornes ». Par contre il est « tombé de la chaise » quand il a appris qu'il lui faudrait payer un peu moins de 500€ pour traire des chèvres.
Inutile de vous dire, qu'ayant tout juste le minimum pour vivre, les chèvres se sont gardées toutes seules et que ses escargots ont continué à se vendre « sous le manteau ».
Plus tard, il a monté sa boîte (autre secteur)sans rien demander à personne.
Rien ne lui a été refusé,pour une fois.
Moralité : démerde toi, tu éviteras qu'on t'emmerde pour, au final, te prendre pour un imbécile.
De Alexad
12H04 | 15/04/2008 |
D'une manière générale : les chômeurs offrent leurs services, leurs compétences, leurs savoir-faire à des entreprises en demande de salariés, possédant les requis pour occuper des postes vacants ! !
à Alexad
De Reveil
12H09 | 15/04/2008 |
ah non tu te trompes, ce monde dans lequel tu vis considere que seuls les patrons ont le droit de vivre dignement.
De jp258
12H07 | 15/04/2008 |
On peut très bien en faire quelque chose de ludique de ce genre de saloperie : dans un premier temps on peut très bien expliquer au recruteur lors de l'entretien qu'on est pas qualifié pour le boulot proposé, puis s'il insiste et vous engage,
on passe à la vitesse supérieure, on se met à saboter le boulot, c'est simple on fera preuve d'imagination : casse de matériel, être désagréable avec les clients si on est en contact direct ou au téléphone avec ces derniers, on peut arriver en retard régulièrement, vols de toutes sortes, etc etc, nos ancêtres ont inventé le sabotage dans les usines au 19 ème siècle (ils balançaient leurs sabots dans les machines pour les casser) , il suffira de recommencer puisqu'ils veulent qu'on y retourne au 19 ème siècle (on n'est pas plus bête que nos ancêtres tout de même). L'imagination vous dis-je, vraiment vous croyez qu'ils vont avoir quelque chose à y gagner, la rentabilité va se casser la gueule et ils obtiendront tout le contraire de ce qui était espéré, un personnel totalement désinvesti, qu'on ne vienne pas me parler des petits patrons, je m'en fous, ils veulent la guerre, ils l'auront, il n'y a plus à tergiverser, à tous les chômeurs IMAGINATION et amusement bien sûr ; -)
De Eliott
12H09 | 15/04/2008 |
Il faudrait déjà que les chômeurs puissent avoir une proposition d'embauche pour la refuser.
Ce qui est bien avec ce gouvernement on officialise le fait que si on est au chômage on retrouvera au maximum un boulot pour lequel on aura perdu 30% de son salaire, et qu'on gagnera moins en travaillant plus.
De in girum
12H14 | 15/04/2008 |
Pierre,
je vous vois bien conduisant la limousine des visiteurs chinois du CO pendant le retour de flamme. ça nous faisait un papier à la Guillemette, le corps infiltré dans les news.
l'UNÉDIC a eu une bonne idée, en fait, mais ne le sait pas. crumb ! dommage …
vous devriez quand même y réfléchir …
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H30 | 15/04/2008 |
« l'offre valable d'emploi » est un concept qui reste tt de même vague, et cela au bénéfice du chomeur : la qualification, la distance du lieu de travail, les expériences, la situation personnelle permettent tt de meme de s'y retrouver et d'éviter tout genre d'abus (je parle globalement). Parler de travail forcé est, du coup tres excessif. Les pays nordiques, ceux ou l'alliance entre liberté et egalité est la plus performante aujourd'hui, pratiquent ce style de politique « donnant/donnant : le chomeur est largement accompagné (formation, suivi personnalisé, indemnisation élevée). En échange de cet investissement, l'Etat ne lui impose qu'une “contrainte”, celle de ne pas refuser une “OVE”, déterminée par des critères qui évitent de parler d'imposition.
L'évolution de nos sociétés démocratiques vers une remise en cause de tte sorte d'autorité, pour le meilleur et pour le pire, impose une responsabilisation du citoyen. Les rapports entre les citoyens, entre l'Etat et les sociétaires se contractualisent. Cette manifestation est la forme d'un renouvellement des relations entre les institutions et les individus.
Dans cette perspective, cette OVE ne me parait pas choquante, surtout si les critères retenus empêchent tout excès. Au contraire, responsabiliser les individus est ds l'intéret de tous, a commencer par le leur : désinfantiliser le rapport de l'Etat aux sociétaires permet, jen suis persuadé, une meilleure intégration de ces derniers a la société. Cela oblige a prendre des risques, a s'exposer, a sortir de soi pour surmonter ses peurs et cela me parait vital ds une société ou l'individualisme triomphant (a ne pas restreindre a sa dimension économique) favorise d'abord ceux qui sont armés(culturellement par les parents) pour y résussir.
à Jess Feuillie
De Reveil
12H44 | 15/04/2008 |
tu trouves que bosser a 2h de chez soi est acceptable et non abusif ?
à Reveil
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 13H23 | 15/04/2008 |
justemment, deux heures peut etre trop éloigné en fonction de plusieurs critères qui définissent l'OVE : situation économique, véhicule et son état…Votre exemple est sorti du contexte des critères, dc inopérant. Les gens ne seront pas obligé de bosser a deux heures de chez eux s'ils ont un véhicule pourrave, ou que l'essence coute trop par rapport au salaire par exemple, si elle n'est pas remboursée. Ne faites pas comme si il n'y avait pas de critères, regardez ce qui se passe autour de nous, particulièrement dans les pays ou les économies sont performantes et la protection des individus importante et, surtout, efficace (ds leur propre intérét bien sur, puis celui de l'Etat).
Cette OVE, ds ce cadre, ne me parait pas choquante, encore une fois. Il y a des pays ou elle l'est, en revanche, bcp plus.