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Le 25 décembre, Amazon a vendu plus de livres numériques qu'en papier
Liberation.fr27/12/09 | 00h33 -
RER A : fin de la grève et retour à la normale lundi
AFP via LesEchos.fr27/12/09 | 00h16 -
Le père de la cosmétique végétale, Yves Rocher, est mort
Ouest-France.fr26/12/09 | 17h03 -
Lagardère arrête « Jeune et Jolie »
AFP via Google25/12/09 | 12h32 -
La SNCF va augmenter ses tarifs à la rentrée
LeFigaro.fr24/12/09 | 16h55
Des patrons en lutte pour une main-d'œuvre régularisée
Par Chloé Leprince | Rue89 | 16/04/2008 | 23H11
En pleine grève des sans-papiers, un chef d'entreprise veut fédérer les patrons pour faire régulariser leurs salariés.
Johann Le Goff a 32 ans et pas la moindre carte d'électeur. Même si « ça commence à le titiller ». Pourtant, en moins de 24 heures, ce patron d'une PME de câblage informatique a débarqué dans l'actualité comme une icône chez les patrons citoyens.
Depuis un mois, il tentait de fédérer des chefs d'entreprise pour réclamer d'une même voix la régularisation de leurs salariés sans-papiers, dans des secteurs où ils affirment peiner à trouver de la main-d'œuvre.
La grève de plusieurs centaines de travailleurs sans papiers, qui a démarré hier en Ile-de-France sous les hospices de la CGT et de l'association « Droits devant ! “ lui offre une tribune toute trouvée.
Difficile de recruter depuis le durcissement de la loi
En quelques semaines, Johann Le Goff a réussi à mobiliser une trentaine d'entreprises qui sont dans son cas. Depuis qu'il a lancé sa première société, il y a sept ans, le patron de Seine-Saint-Denis affirme en effet avoir ‘de plus en plus de mal à recruter des employés’, sachant qu'il tourne avec ‘une dizaine de salariés par an’.
La première fois que ce ‘non militant’ s'est posé cette question, c'était il y a quatre ans, avec un premier salarié sans papiers. Depuis, Konex, l'entreprise de Johann Le Goff, a eu recours à de nombreux intérimaires. Le jeune patron de PME n'exclue pas que certains d'entre eux aient pu travailler sous une fausse identité.
Mais la loi s'est durcie, en juillet 2007, et les entreprises sont désormais obligées d'apporter la preuve que leurs salariés sont en règle. A l'automne, Johann Le Goff a proposé à plusieurs reprises à l'un de ses hommes, un Algérien, de le titulariser. Impossible : son salarié n'avait pas de papiers.
Pour pouvoir embaucher dans les règles cet employé, le patron de Konex est allé jusqu'à prendre un avocat qu'il paye de sa poche pour faire les démarches. Son témoignage illustre l'impasse actuelle de la régularisation par le travail, pourtant vantée par le gouvernement :
Il y a quelques mois, le câbleur informatique a contacté Jean-Claude Amara et son association ‘Droits devant ! . Alors que ce dernier manifestait sous les fenêtres du ministère du Travail ce mercredi après-midi pour médiatiser la grève de travailleurs sans-papiers, il soutient l'initiative du patron de PME. Mais garde ses distances : pour lui, c'est maintenant aux patrons de prendre leurs responsabilités’ pour obtenir que le gouvernement change de braquet :
S'il ne réclame pas qu'on régularise tout le monde, Johann Le Goff, lui, souligne que la main-d'œuvre sans papiers est souvent formée et efficace. Il dit volontiers qu'il joue sur deux tableaux :
‘Il y a la question des droits de l'homme, de la dignité de nos employés ; et puis le problème économique à une époque où nous n'arrivons plus à embaucher. Les hommes politiques ne se rendent pas compte du manque à gagner que ça représente pour nous. On est dans la vraie vie.’
‘Ca n'avance plus sur les chantiers !
A ses côtés, Djamila Sarrar rebondit. Johann Le Goff ne la connaissait pas avant de lui proposer de rejoindre le réseau Patrons solidaires’ mais la jeune femme, à la tête d'une entreprise familiale de nettoyage de façades, dresse le même constat :
‘On a perdu 40% de notre chiffre d'affaires depuis décembre, parce que ça n'avance plus sur les chantiers. Depuis la nouvelle loi, trois de nos salariés ont disparu du jour au lendemain. Pour le quatrième, nous avons découvert après avoir envoyé son dossier en préfecture qu'il n'était pas du tout en règle. Nous avons été obligés de le licencier.’
La jeune patronne et sa mère soulignent que, faute de main-d'œuvre, elles assurent elles-mêmes le nettoyage sur le chantier ‘alors que c'est un métier d'homme, en hauteur, et que nous sommes censées chercher des clients, plutôt’.
Djamila Sarrar confie qu'elle rejoint le réseau parce qu'elle en a ‘ras le bol’ :
La patronne de Netexpress, l'entreprise de nettoyage, n'a pas coupé les ponts avec le salarié qu'elle a dû licencier ‘alors qu'il payait ses impôts comme tout le monde’. Ce mercredi après-midi, il est présent dans les locaux de l'entreprise familiale, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il veut bien parler si on l'appelle Bouba. Il a 33 ans, était cultivateur dans son pays d'origine, la Guinée-Conakry, avant de gagner la France en 2001.
Ayant perdu deux ans plus tard son statut de réfugié, il a travaillé quatre ans chez Netexpress avec de faux papiers, ‘sans avoir prévenu ses patronnes’. Depuis son licenciement, il ne travaille plus :
‘Même le travail, tu ne peux plus trouver. Avant, c'était plus simple. Aujourd'hui, c'est devenu très difficile. Beaucoup de salariés sont licenciés. Mais, si je ne travaille pas, qu'est ce que je vais faire ? Il faut payer le loyer, manger… Il faut qu'on travaille… Sinon, on va où ?
Chez les sans-papiers, le bouche à oreille va bon train : dans certains quartiers, des sociétés d'interim se seraient spécialisées dans le placement de travailleurs sans-papiers. Par exemple, dit-on, des enseignes qui ont pignon sur rue à Paris, aux abords de la gare de l'Est ou de la gare du Nord. Maryline et Djamila Sarrar ont même entendu parler d'un tarif hors compétition, à 3,80 euros de l'heure.
Vers un nouvel esclavage’
Au Gisti, Me Stéphane Maugendre confirme qu'un des effets pervers de la nouvelle législation aura été de laisser des patrons peu scrupuleux seuls employeurs de main-d'œuvre sans papiers. L'avocat y voit carrément l'émergence d'un ‘nouvel esclavage’ :
Chez Netexpress, on termine la journée de mercredi en espérant que la médiatisation permettra de ‘faire bouger les dossiers’, à commencer par celui de Bouba. Même si Maryline s'étonne, d'un sourire ironique :
‘TF1 devait passer faire un reportage. Ils ont annulé parce qu'on ne les intéressait pas : on n'emploie plus de sans papiers. Il faut savoir ce qu'on veut ! Nous, on respecte la loi, mais on ne demande pas mieux !
► Pour contacter Johann Le Goff : patronsolidaires@orange.fr
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De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 03H41 | 17/04/2008 |
Finalement , contrairement à ce que je pensais initialement, on avance un peu avec ce Grenelle de l'environnement !
Réintroduction de l'immigré en milieu naturel ( le boulot dur et mal payé), pour qu'il ne finisse pas comme l'ours Cannelle !
De MaxJenius
04H36 | 17/04/2008 |
Pourquoi n'embauchent t'ils pas des nationaux ou des immigrés en règle ! ?
Le secteur de l'informatique est l'un des plus touché par le chômage, mais nombre de patrons d'entreprises prétendent ne pas trouver d'employés avant de délocaliser leur activité au Maroc ou en Tunisie où les smic locaux ne dépassent pas 150€.
A partir du moment ou une offre d'emploi est déposée sur le site de l'ANPE, on reçoit une centaine de candidatures issues de personnes qualifiées qui ont des papiers.
Je ne crois pas du tout à ce que ces gens racontent.
à MaxJenius
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
06H40 | 17/04/2008 |
Les personnes avec de faux-papiers et les sans-papiers ne sont pas une généralité.
à MaxJenius
De Martin D
08H07 | 17/04/2008 |
« Pourquoi n'embauchent t'ils pas des nationaux ou des immigrés en règle ! ? »
=> parce que les démocraties doivent maintenir les salaires les plus bas possibles ainsi que la précarité pour que ces messieurs-dames les + riches puissent être encore + riches…il n'y a pas de solidarité, c'est « juste » une question d'argents…c'est le citoyen du monde démocratique et du monde pauvre des pays non democratiques qui sont perdants…
les marocains sont contents d'avoir un travail, mais pas contents de travailler 12 heures par jour….
à MaxJenius
De Tyb
(par ici, par là) | 09H41 | 17/04/2008 |
« Le secteur de l'informatique est l'un des plus touché par le chômage »
Pathétique mensonge, l'informatique est l'un des seuls secteurs où il y a très peu de chomage, et une demande énorme de la part des employeurs.
à Tyb
De Martin D
10H05 | 17/04/2008 |
pas du tout, il a raison ce n'est pas un mensonge…
les SSII recherchent activement des bac +4 et +
les autres entreprises recherchent bien des informaticiens mais pour un salaire à peine au-dessus du SMIC (1300 euros bruts dans 90% des cas)
je le sais, je travaille dans le secteur informatique !
à MaxJenius
De EK
quelqu'un quelque part | 20H46 | 17/04/2008 |
Ils n'embauchent pas des nationaux ou des immigrés en règle parce que faire travailler au noir un sans papier c'est beaucoup plus intéressant : pas de charges, sous payés, ou pas payés du tout et possibilité de virer quand on veut.
Les sans papiers c'est un trésor inestimable pour les employeurs rapaces.
à MaxJenius
De catapulte
président de la République | 01H37 | 18/04/2008 |
Maxjenius a écrit :
« Pourquoi n'embauchent t'ils pas des nationaux ou des immigrés en règle ! ?
Le secteur de l'informatique est l'un des plus touché par le chômage, mais nombre de patrons d'entreprises prétendent ne pas trouver d'employés avant de délocaliser leur activité au Maroc ou en Tunisie où les smic locaux ne dépassent pas 150€.
A partir du moment ou une offre d'emploi est déposée sur le site de l'ANPE, on reçoit une centaine de candidatures issues de personnes qualifiées qui ont des papiers.
Je ne crois pas du tout à ce que ces gens racontent. »
Pourquoi avez-vous replié son post ? ? ?
Y'a un truc qui vous dérnage ? ? ?
Alors répondez-lui, plutôt.
De nono le simplet
illuminé basse tension | 04H37 | 17/04/2008 |
sur ce dossier , encore une fois , on voit le décalage criant entre les convictions, les décisions du pouvoir et la réalité du terrain .
On ne sait pas toujours ce qu'il faut faire mais c'est sûr que la solution est proche du contraire de ce qu'on nous propose .
Pitié
De DidierB63
Devant un écran | 06H23 | 17/04/2008 |
Je me pose une question : Doit-on s'inquiéter de voir des chefs d'entreprise réclamer d'un coté des régularisations massives de sans-papier et de l'autre militer pour la disparition du salaire minimum ?
Ce n'est peut être qu'une coïncidence, mais, depuis un an, je ne crois plus aux coïncidences…
http://polemiquons.over-blog.com/
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 06H45 | 17/04/2008 |
J'ai reçu ça ce matin ! je partage cette nouvelle et je tiens à préciser : VRAIE
CHASSE AUX « SANS-PAPIERS »
UN AGRICULTEUR LOURDEMENT SANCTIONNÉ POUR N'AVOIR PAS COOPÉRÉ À L'EXPULSION DE SES SALARIÉS
Voici un petit récit, une petite parabole, extraite d'un roman qui se déroule dans une société imaginaire, très policière, inquiétante, une société comme il n'en existe évidemment que dans les livres :
Il était une fois un agriculteur drômois, Monsieur Jean, qui produisait des fruits et légumes et employait donc du personnel saisonnier.
Un jour, chez cet agriculteur, le téléphone sonna :
« Allo, Monsieur Jean, ici c'est la PAF, la police aux frontières. »
« Oui, bonjour Monsieur de la PAF »
« Monsieur Jean, avez-vous parmi vos salariés messieurs Untel et Deuxtel ? »
« Oui, en ce moment, ils travaillent chez moi ; ils y viennent régulièrement depuis 6 ou 7 ans ; ils sont déclarés : je verse leurs cotisations maladie et retraite à la MSA »
« Sachez que ces deux personnes sont actuellement en situation irrégulière.
Nous viendrons donc les arrêter chez vous tel jour : débrouillez-vous pour qu'ils soient présents. Merci. »
Après avoir raccroché son téléphone, que fit notre agriculteur ?
Il fit ce que nous ferions tous en telle situation : il n'allait pas « livrer » à la police (et donc participer à expulser) ces salariés qui travaillaient chez lui depuis des années.
Il leur annonça « Je suis désolé, mais je ne peux plus vous garder ici.
Voici votre solde de tout compte.
Vous devez partir. »
Il fit ce que sa conscience lui avait dicté.
Lorsque le jour J arriva, la police arriva aussi, … et évidemment, les deux « sans-papiers » n'étaient plus là !
Aussitôt, l'agriculteur fut emmené en garde à vue.
Un mois plus tard, il passa devant le tribunal.
Et il fut condamné. Pas à 1 euro symbolique, non !
Il fut condamné à 4 mois de prison (avec sursis) et 800 euros d'amende (sans sursis) !
Il fallait faire un exemple, d'autant que notre homme cultivait bio et adhérait à la confédération paysanne.
Ces gens-là, il faut les mater, leur faire peur, sinon, ils pourraient contaminer les autres.
Rendez-vous compte, ma brave dame, des gens qui refusent de dénoncer, ce sont de dangereux terroristes !
Le plus terrible dans cette histoire, le plus inquiétant, le plus honteux pour notre « pays des droits de l'homme » … c'est que cette histoire, … est vraie !
Le verdict a été prononcé par le tribunal de Valence ce lundi 14 avril 2008.
Pour le bureau collégial de l'ASTI Crest-Val de Drôme Jean Beaufort
__________________________
à eelisa
De Martin D
08H11 | 17/04/2008 |
ça ne m'étonne pas de notre pays…l'honnête est humilié, et le malhonnête est récompensé…c'est bientôt la fin du monde
à Martin D
De marie 75
08H12 | 18/04/2008 |
« Noël au centre de rétention, pâques en prison ! »
Procès des militantEs accuséEs de solidarité avec les sans-papiers,(4
passagers pour « entrave à la circulation aérienne »)
RDV : le vendredi 18 avril à 13h, 16ème chambre au TGI de Bobigny ,
métro : bobigny pablo Picasso
_____________________________________________
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
à marie 75
De marie 75
12H48 | 18/04/2008 |
Une femme battue d'origine marocaine expulsée par la gendarmerie de Maubeuge
Ignoble…
« Maubeuge - Expulsion d'une femme battue, un procédé crasseux
Alors qu'elle se rendait à la gendarmerie de Maubeuge, dans le Nord, pour déposer une plainte contre son compagnon qui la battait, une jeune femme marocaine a été placée en garde à vue. Elle a été expulsée le jour même vers le Maroc, sans bagages et sans argent, et débarquée à Casablanca, à trois cents kilomètres du domicile de sa famille.
Samia était arrivée en France, il y a quatre ans, pour se marier avec un Français. Celui-ci, qui la maltraitait, l'a ensuite abandonnée. Doublement victime, elle s'est en plus retrouvée en situation d'être expulsable : il lui aurait fallu faire constater les violences subies pour obtenir (peut-être) la possibilité d'avoir des papiers lui permettant de rester en France !
L'homme avec lequel elle vivait depuis étant lui aussi violent, elle a donc décidé de porter plainte et, le 29 mars, elle s'est rendue dans ce but à la gendarmerie de Maubeuge. Celle-ci lui ayant demandé un certificat médical, elle est tombée dans un véritable guet-apens lorsqu'elle est revenue avec ce papier, trois jours plus tard ; elle a alors été embarquée dans un avion sans que quiconque ait eu le temps d'intervenir pour empêcher son expulsion.
On ne sait comment qualifier ceux qui ont abusé ainsi de la confiance d'une femme qui cherchait légalement à se défendre contre de mauvais traitements. Mais la politique de traque contre les sans-papiers menée par le gouvernement, et plus particulièrement son ministre de l'Immigration, Hortefeux, ne peut que conduire à ce genre de comportements. Cela ne fait pourtant qu'une année que le candidat Sarkozy déclarait à Bercy, entre les deux tours de l'élection présidentielle : “ À chaque femme martyrisée dans le monde, je veux que la France offre sa protection en lui donnant la possibilité de devenir française. ” Il faut croire que cela ne s'appliquait pas à la gendarmerie de Maubeuge…
M. L. »
Source
http://www.lutte-ouvriere-journal.o…
à eelisa
De marie 75
12H54 | 17/04/2008 |
salles d'audience délocalisées : Communiqué du SAF national
>
> *SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE*
>
>
> LA COUR DE CASSATION DÉCLARE ILLÉGALE LES SALLES D'AUDIENCE DÉLOCALISÉES
> DANS L'ENCEINTE DES CENTRES DE RÉTENTION : GRANDE VICTOIRE DE L'ÉTAT DE
> DROIT GRACE AU TRAVAIL DES AVOCATS DU SAF
>
> Depuis la loi Sarkozy du 26 novembre 2003, l'article L 552-1 du code de
> l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet au juge
> des libertés et de la détention, saisi aux fins de prolongation de la
> rétention d'un étranger en instance d'éloignement, de statuer dans une
> salle d'audience aménagée à proximité immédiate du lieu de rétention.
>
> C« est ainsi que des salles d'audience ont été aménagées dans les
> enceintes des centres de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais),
> relevant du TGI de Boulogne-sur-Mer, ouverte en juin 2005, Cornebarrieu
> (Haute Garonne), près de Toulouse, ouverte en juillet 2006, et Le Canet
> à Marseille (Bouches du Rhône), ouverte en septembre 2006.
>
> Des avocats, membres du SAF, ont, dès le 27 septembre 2006, avec le
> soutien du SAF, de l'ordre des avocats au barreau de Marseille et du
> Conseil national des barreaux, soulevé l'irrégularité de la procédure,
> aux motifs que l'existence d'une salle d'audience du ministère de la
> Justice située à l'intérieur du centre de rétention du ministère de
> l'Intérieur portait atteinte aux principes fondant le droit à un procès
> équitable (publicité des débats, indépendance et impartialité de la
> juridiction) protégés par l'article 6 de la Convention européenne des
> droits de l'homme et violait les dispositions de l'article L 552-1
> précité excluant que la salle d'audience puisse être à l'intérieur de
> l'enceinte de rétention.
>
> Si leur demande a été successivement rejetée par le juge des libertés et
> de la détention du TGI de Marseille, puis par le premier président de la
> Cour d'appel d'Aix-en-Provence, elle vient d'être accueillie par la 1ère
> chambre civile de la Cour de Cassation.
>
> Par trois arrêts de ce jour, la Haute Juridiction casse les ordonnances
> du juge d'appel, au motif que, pour rejeter l'exception de nullité tirée
> d'une violation de l'article L 552-1, le premier président avait retenu
> que la salle d'audience, qui est située dans l'enceinte commune du
> centre de rétention, se trouve bien à proximité immédiate des chambres
> où sont retenus les étrangers, étant observé que cette salle dispose
> d'accès et de fermetures autonomes, “ alors que la proximité immédiate
> exigée par l'article L 552-1 du code de l'entrée et du séjour des
> étrangers et du droit d'asile est exclusive de l'aménagement spécial
> d'une salle d'audience dans l'enceinte d'un centre de rétention ”.
>
> Ce qui signifie que tous les étrangers retenus plus de 48 heures depuis
> plusieurs années dans les centres de Coquelles, Cornebarrieu et Le
> Canet, l'ont été illégalement et peuvent prétendre à une indemnisation
> pour le préjudice causé.
>
> Et que tous ceux qui sont actuellement retenus depuis plus de 48 heures
> aux termes de décisions prises dans ces conditions doivent être
> immédiatement libérés et les salles d'audience fermées.
>
> De plus, la Cour de Cassation considère que le premier président de la
> Cour d'appel d'Aix-en-Provence a violé l'article L 411-11 du code du
> travail en déclarant irrecevable l'intervention volontaire du SAF au
> motif que la contestation des conditions de fonctionnement de la
> juridiction appelée à statuer sur la prolongation de la rétention
> administrative ne rentrait pas dans le cadre des dispositions prévues
> par l'article L 411-11 visant les droits réservés à la partie civile, “
> alors que cette disposition n'est pas, par principe, inapplicable à un
> tel litige ”.
>
> De même, la Haute Juridiction a censuré la décision de la Cour d'appel
> d'Aix en Provence qui avait jugé irrecevable, sans motif, l'intervention
> du Conseil national des barreaux, et celle de l'ordre des avocats au
> barreau de Marseille invoquant la méconnaissance des principes qui
> gouvernent la profession d'avocat, alors que le juge d'appel avait
> estimé que les difficultés liées à la délocalisation du centre de
> rétention du Canet ne constituaient pas une entrave à la profession
> d'avocat.
>
> Il s'agit d'une grande victoire de l'état de droit contre l'arbitraire,
> dont les avocats, et notamment ceux du SAF, ont été les acteurs
> déterminants.
>
> Le SAF continuera de militer pour le respect des droits fondamentaux de
> tous en s'opposant aux tentatives de mise en cause des principes
> essentiels au bon fonctionnement de la Justice dans un état démocratique
> : unité de lieu s'opposant tant à la délocalisation des audiences en
> dehors des enceintes de Justice qu'à la mise en œuvre de la
> visioconférence ; respect de l'apparence d'impartialité ; indépendance.
>
à eelisa
De Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse
13H15 | 17/04/2008 |
800 € pour quelqu'un qui empêche Hortefeux de faire du chiffre, c'est pas cher payé ; -)
Quand on voit le zèle déployé par ces braves fonctionnaires pour arrêter au péril de leur vie des femmes enceintes, des écoliers, ou des pères de bébés, voire les bébés eux-mêmes.
Est ce qu'il se rend compte, qu'à cause de gens comme lui, Hortefeux va être mal noté et peut-être perdre son emploi ?
Heureusement qu'il y a une justice pour protéger les gens de pouvoir.
Si, en 1942, la justice avait poursuivi plus efficacement ceux qui prévenaient les juifs de la rafle, les « autorités » auraient pu remplir à moindre coût leurs « centres de rétention ».
En plus cet agriculteur produit bio ! Il aggrave son cas car les OGM seront bientôt obligatoires (par simple dissémination). C'est l'Europe qui le veut.
à Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse
De sushi_destroy
14H32 | 17/04/2008 |
et un point godwin !
(même si je suis d'accord avec votre propos)
à sushi_destroy
De compte supprimé 24
| 16H54 | 17/04/2008 |
Sushi : le point Godwin n'est plus de mise avec le gang gouvernemental actuel.
Depuis les lois Hortefeux, combien d'innocents morts ?
Il y a des rafles (lire la définition dans le dico, avant d'invoquer Godwin) ; des déportations de malheureux risquant la mort dans leur pays ; des grand-mères et des bébés arrachés à leurs vies paisibles ; d'honnêtes travailleurs dont la vie est réduite à néant.
Bien sûr il n'y a pas de konzentrationslager au bout d'un sinistre trajet vers Pitchipoï… mais j'ai bien du mal à faire le distingo entre les centres de regroupement du genre Drancy et les centres de rétention actuels. Sans parler de la collaboration, à laquelle plusieurs policiers ont déjà objecté en demandant leur mutation plutôt que d'escorter vers l'enfer des enfants qui pourraient être les leurs.
Et si la Rue trouve que mon message dépasse les bornes de la décence, eh bien, qu'elle passe un bon coup de balai : je ne lui en voudrais pas.
à eelisa
De marie 75
13H11 | 17/04/2008 |
Sans Papiers - OCCUPATION MAGASIN CASA NOVA (93)
En Seine Saint Denis, à Pavillon sous Bois, la CGT93, le MRAP93 et Droits Devant occupent le magasin Casa Nova. Cette entreprise fait travailler depuis maintenant 7 ans, 8 sans papiers, surexploités.
Payés 3.80 euros de l'heure sur une base de 8 H sans prendre en compte le temps réellement travaillé, ils travaillent 7 jours sur 7 et en cas de contestation, ils subissent de surcroît les violences d'un groupe de type milicien qui agit à la solde du responsable.
Ce patron voyou qui agit en toute impunité profite de la situation de sans droits des sans papiers pour mieux les exploiter. Propriétaire de 8 autres magasin en Ile de France, il semble avoir généraliser ces pratiques et faire ainsi de sensibles bénéfices en exploitant des sans papiers à 3.80 euros.
Le refus du gouvernement de régulariser les sans papiers ne fait qu'encourager ce type de pratique, en faisant croître la précarité et le travail au noir, en laissant des gens subir les lois des mafieux au lieu de vivre sous le droit commun.
Pour que les sans papiers ne soient plus condamnés à perpétuité à la précarité, et pour rendre leur dignité à ceux qui sont contraints de vivre dans la clandestinité, nous demandons :
La régularisation des sans papiers du magasin Casa Nova
Le remboursement du reliquat de salaires, des heures réellement travaillées.
N'hésitez pas à nous rejoindre Magasin Casanova 58 Avenue Victor Hugo Pavillon sous Bois 93320 A 5 min de la Gare de Gargan, Tramway Ligne 4
MRAP 93
http://www.mrap.fr/communiques/casanova/view
à marie 75
De raoul le magnifique
15H35 | 17/04/2008 |
Marie, t'as rien d'autre à faire de tes journées ? Apres les lycéens, les grenouilles, les retraites, les télétobbies, aujourd'hui c'est les sans-papiers avec les islamistes du mrap….
…Attention au coeur Marie ! !
à raoul le magnifique
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 07H03 | 18/04/2008 |
Justement, cher Magnifique, elle en a du coeur ELLE !
à marie 75
De catapulte
président de la République | 01H57 | 18/04/2008 |
« Cette entreprise fait travailler depuis maintenant 7 ans, 8 sans papiers, surexploités.
Payés 3.80 euros de l'heure sur une base de 8 H sans prendre en compte le temps réellement travaillé, ils travaillent 7 jours sur 7 et en cas de contestation, ils subissent de surcroît les violences d'un groupe de type milicien qui agit à la solde du responsable.
nous demandons :
La régularisation des sans papiers du magasin Casa Nova »
Et moi je demande l'emprisonnement du responsable de ce magasin (pour quelques années…).
Ca te va ?
Tu crois que c'est ce qui se passera ? ? ?
à eelisa
De raoul le magnifique
15H30 | 17/04/2008 |
« “ pays des droits de l'homme ” “
Arretez de nous sortir lesdroits de l'homme à toutes les sauces…On dirait que c'est devenu le leitmotiv de la politique interieur et exterieure du pays….
…Au secours ! !
à eelisa
De marie 75
08H01 | 18/04/2008 |
Incidents au centre de rétention administrative de Vincennes : cinq
policiers en garde à vue
AP | 17.04.2008 | 18 : 23
Cinq policiers ont été placés en garde à vue jeudi à l'Inspection
générale des services (IGS) dans le cadre de l'enquête sur des
incidents survenus il y a deux mois au centre de rétention
administrative (CRA) de Vincennes (Val de Marne), a-t-on appris de
source policière.
Un commissaire, un commandant et trois gardiens de la paix sont
actuellement interrogés par la « police des polices ».
Dans la nuit du 11 au 12 février 2008, des incidents avaient eu lieu
entre des retenus et des policiers. Selon la Ligue des droits de
l'homme, des sans-papiers avaient fait l'objet de brutalités policières.
L'un d'entre eux aurait notamment été frappé alors qu'il se trouvait
au sol. Pour mettre fin aux violences, les policiers avaient
notamment fait usage de leurs Taser. AP
_____________________________________________
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
De skalpa
actif et militant ? | 07H03 | 17/04/2008 |
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De Incorrect
07H52 | 17/04/2008 |
Oui aux expulsions massives et des patrons esclavagistes !
à skalpa
De marie 75
10H09 | 17/04/2008 |
l'horreur « hortefeux SarkoL'UMP » ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De Rik
07H10 | 17/04/2008 |
Article pseudo intéressant
Au lieu d'embaucher un avocat avec son propre argent comme vous l'écrivez, ce patron aurait pu choisir de payer plus cher un salarié en situation régulière.
Avec 5 millions de chômeurs et une montée de la précarité en france, des salaires décents motiveraient les salariés.
Assez d'hypocrisie.
à Rik
De fanch
07H43 | 17/04/2008 |
Avec des sans-papiers traqués et des patrons peu scrupuleux, le salaire chute à 3,80€/h ! Ce patron aurait aussi pu choisir de devenir esclavagiste…
à Rik
De Martin D
08H14 | 17/04/2008 |
pas entierement faux…mais, il faudrait voir la marge que ce font ces entreprises pour voir s'il leur est possible de payer décemment.