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Marché du travail : un projet de loi « en trompe-l'œil »
Par Chloé Leprince | Rue89 | 20/04/2008 | 07H51
Pierre Mériaux, inspecteur du travail, dénonce « l'idéologie » de la loi de « modernisation du marché du travail » examinée à l'Assemblée.
Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et syndicaliste, dénonce « l'idéologie » qui articule flexibilité et relance de l'emploi dans le projet de loi de « modernisation du travail » que les députés ont examiné cette semaine. Ce texte est issu d'un accord conclu à l'arrachée par les partenaires sociaux, le 21 janvier.
A l'époque, cet accord avait été signé par quatre syndicats côté salariés (la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC) et le Medef et la CGPME côté patronat. Seule la CGT avait refusé de le parapher, arguant que le nouveau contrat de travail qui en émergeait « aggravait la précarité des salariés ».
Le texte (voir PDF) examiné par les députés instaure en effet davantage de flexibilité dans le contrat de travail. Parmi les principaux changements, on relèvera notamment la création d'un nouveau type de contrat, le « contrat de projet » chez les cadres, qui peut durer jusqu'à trois ans. Ou encore l'allongement de la période d'essai, qui pourra aller jusqu'à quatre mois chez les cadres.
Enfin, le nouvel accord avalise la rupture à l'amiable entre un salarié et son employeur. La nouveauté de cette rupture à l'amiable réside dans ce qu'une telle interruption ouvrirait tout de même droit à indemnisation pour l'ex-salarié au chômage. Cette mesure avait été plébiscitée au nom de la « flexicurité », néologisme associant flexibilité et sécurité de l'emploi ou de la prise en charge.
La flexibilité sans la sécurité
Pourtant, de nombreuses voix se sont élevées, depuis la signature de cet accord, contre ce surcroît de flexibilité. Les inspecteurs du travail sont notamment montés en première ligne de la contestation, déplorant qu'on privilégie la flexibilité au détriment d'une réelle sécurité.
Parmi eux, seuls ceux qui ont un mandat syndical sont autorisés à s'exprimer publiquement. C'est le cas de Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et syndicaliste FSU. Habitué des colonnes de Rue89, il revient cette semaine sur ce qu'il estime être « un accord en trompe l'œil » et dénonce « l'idéologie » qui articule flexibilité et relance de l'emploi, à l'heure où l'INSEE situait le taux de chômage au quatrième trimestre 2007 à hauteur de 7,8% de la population active.
Pour Pierre Mériaux, « cet accord est essentiellement “donnant donnant'… sans aucun gain véritable”.
“Si ce qu'on avait voulu faire, c'était aussi de sécuriser les parcours professionnels, il aurait fallu s'y prendre autrement. Or dans ce domaine, les avancées sont extrêmement minces. Alors qu'il y a aujourd'hui 930 000 licenciements par an, soit plus de 2 500 licenciements par jour ! ‘
Pour Pierre Mériaux, l'Etat reste encore en capacité d'exercer son contrôle sur le marché du travail, même si la réglementation tend à précariser les salariés.
Des contre-pouvoirs existent
Inspection du travail et syndicats font partie de ces contre-pouvoirs, même si le taux de syndicalisation reste plutôt faible, en France. On estime ainsi qu'à peine 8% des salariés de l'Hexagone sont aujourd'hui syndiqués, soit deux fois moins qu'il y a vingt-cinq ans. Dans le privé, il ne dépasse d'ailleurs même pas 5%, et reste trois fois plus faible que dans la fonction publique, comme le montre le dernier rapport sur la question, publié par le ministère du Travail, mi-avril.
A titre de comparaison, ce même rapport relève que 25% des salariés en moyenne sont syndiqués en Europe. Souvent, on lie cette spécificité française au fait que le paysage économique national est composé d'une kyrielle de petites et moyennes entreprises. La représentation syndicale étant moins forte dans les PME, c'est logiquement par des salariés de PME que les inspecteurs du travail sont les plus sollicités, indique Pierre Mériaux.
Pour l'inspecteur du travail, le nombre des PME et la filialisation de l'activité économique ont morcelé le rapport de forces. Sachant que le nombre de PME ne cesse de progresser : le dernier rapport de la documentation française en 2007 indiquait que les nombre de PME s'était lesté de 16% en l'intervale de 6 ans. Pourtant, Pierre Mériaux, des contre-pouvoirs existent encore :
Inspecteur du travail depuis près de 25 ans, Pierre Mériaux constate sur le terrain que le nombre de sollicitations par des salariés pour cas de stress explose. Les instituts de sondage confirment d'ailleurs cette tendance : une enquête Opinionway réalisée pour la CGC indique que les cadres n'ont jamais été aussi stressés depuis quatre ans.
Stress : les salariés assument seuls le risque du marché
Les pouvoirs publics semblent avoir décidé de prendre le stress au travail à bras le corps : pour la toute première fois, une négociation interprofessionnelle sur la question a démarré, début avril, entre les partenaires sociaux. Toutefois, si l'on se penche sur les détails du dernier sondage Opinionway, on constate que c'est la surcharge de travail et le manque de temps pour l'accomplir que les salariés interrogés mettent en avant (respectivement à hauteur de 78% et 66% des cadres sondés).
Or Pierre Mériaux avance, lui, l'hypothèse que c'est toute une organisation du travail pathogène’ qu'il faut revoir s'il l'ont veut résoudre le stress. Il estime qu'on a déresponsabiliser les employeurs en ‘faisant assumer aux salariés le risque du marché’.
Après son passage devant le Palais Bourbon, où les modifications devraient n'être que de pure forme, le projet de loi sur le nouveau contrat de travail est annoncé au Sénat, les 6 et 7 mai prochains.
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De Infovite
Plébéien. | 08H18 | 20/04/2008 |
La « flexicurité »,le mot en lui même est déjà stressant.
Plus de sécurité pour les employeurs et les risques du marché pour les salariés ; une organisation du travail bien pensée pour éviter le stress aux… capitalistes !
Quant aux syndicats signataires, merci pour ce bel exemple de flexibilité !
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 08H43 | 20/04/2008 |
Voilà un bon résumé de ce qui nous attend et qui devrait tous nous mobiliser :
29 mars 2008
Flexi-sécurité = foutaise.
Loi de modernisation du contrat de travail = loi de régression sociale.
Accord prétendument majoritaire de 4 syndicats sur 5 le 11 janvier 2007 = mensonge.
http://www.democratie-socialisme.org/article.php3 ? id_article=1485&titre=…
« Tout ce qui est dit sur la loi que François Fillon et Xavier Bertrand font voter au Parlement repose sur des manipulations, de la désinformation volontaire, pour masquer une offensive scélérate anti droit du travail !
Il ne s'agit pas d'une loi de modernisation mais de régression sociale »
Appel :
http://www.anti-accord11janvier08.org/
Signer l'appel :
http://www.anti-accord11janvier08.org/spip.php ? article3
à Les Chats
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 08H53 | 20/04/2008 |
Je crois que ce n'est même pas la peine d'en discuter : au(x) pays de la novlangue, « modernisation » signifie toujours « régression » - voire « destruction » , de même que « réforme ». Quelques exemples quand même pour ceux qui ont de la merde dans les yeux (ce n'est pas de vous que je parle, bien sûr) : hôpitaux, éducation, tribunaux.
à Les Chats
De Infovite
Plébéien. | 08H58 | 20/04/2008 |
Merci et en avant pour la mobilisation !
à Infovite
De marie 75
3563
09H02 | 20/04/2008 |
Relire Gzérard Filoche !
La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ? : Faut-il brûler le Code du travail ?
de Gérard Filoche
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» La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? « proclame Laurence Parisot, présidente du Medef. Nicolas Sarkozy est ovationné par le Medef lorsqu'il défend une “ rupture ‘ avec le modèle social français . Ensemble ils veulent mettre à bas le droit du travail et généraliser la précarité. Madame Parisot veut même changer l'article 34 de la Constitution française pour enlever aux élus du peuple le pouvoir de légiférer souverainement sur le droit du travail et la protection sociale. Elle défend un système corporatiste où domineraient employeurs et actionnaires, au détriment des salariés. Ce livre analyse la déconstruction de 150 ans d'histoire républicaine et sociale. Avec l'instauration du CNE, qui permet de licencier sans motif, le rétablissement de l'apprentissage pour les jeunes à 14 ans, MM. Villepin et Larcher avaient mis en chantier la réécriture des 3 851 articles du Code du travail, à droits très allégés. Leurs buts ? Mettre à mal le CDI, le droit du licenciement, la durée légale du travail, le droit de grève, les droits syndicaux, l'inspection du travail… Mais la formidable mobilisation des jeunes et des salariés contre le CPE, appuyée par une écrasante majorité de l'opinion, les a contraints à reporter leur projet après la présidentielle. Si la droite gagnait avec Nicolas Sarkozy en 2007, communautarisme et corporatisme seraient les deux mamelles de la France d'après . À tous les citoyens de découvrir l'ampleur de cette menace. A la gauche de défendre une véritable alternative.
Biographie de l'auteur
Gérard Filoche, socialiste, syndicaliste, inspecteur du travail, publie son quinzième livre, plus percutant que jamais pour défendre les droits des salariés.
------------------
autres ouvrages :
Carnets d'un inspecteur du travail de Gérard Filoche
Salariés, si vous saviez… de Gérard Filoche
à marie 75
De Axior
Citoyen | 10H18 | 20/04/2008 |
La vie, la santé, l'amour, le travail sont précaires, pourquoi le poste de Mme Parisot, le quinquénat de Sarko, les grosses fortunes amassées par la spéculation sauvage ne le seraient pas ?
A flexibilité, annualisations, répondons pavés et barricades.
à Infovite
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H13 | 20/04/2008 |
Un autre lien :
http://www.liberation.fr/rebonds/293225.FR.php
« Ce qui est effrayant, c'est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire.
Pas de une. Pas de débat. Pas d'explication. Motus et bouche cousue de tous.
Il paraît que c'est “trop compliqué” pour “intéresser les gens” alors que la vie de 16 millions de salariés en dépend et qu'ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués. »
à Les Chats
De I.P
Flat4 | 15H38 | 20/04/2008 |
Vous voyez vraiment Télé Bouygues, grand copain de Sarkozy, ou l'ORTF avec Pujadas lancer un débat là dessus en pleine phase finale de la champions league et de la L1 ?
De compte désactivé 2
08H18 | 20/04/2008 |
Ah ! Le stress au travail, la belle blague : c'est la dernière trouvaille de tous ces syndicats qui présentent les patrons comme des voyous, qui ne cessent de présenter le travail comme une malédiction.Péguy, au début du XIX° siècle leur reprochait d'inciter les travailleurs à saboter leur travail.On n'hésite pas à exploiter le suicide de certains travailleurs, on décrète qu'ils se sont suicidés à cause de leur travail ! Quelle infamie ! On ne respecte donc plus rien ? On est prêt à exploiter même ce qu'il y a de plus sacré pour permettre à certains syndicats de se faire mousser ! Si l'économie va mal en France, c'est essentiellement parce qu'en 1945, le PCF et ses sbires ont fait main basse sur des secteurs entiers de l'économie, comme EDF et la SNCF et ils ont défendu en priorité les salariés de ces secteurs au détriment des salariés du privé, des travailleurs pauvres, des femmes seules avec enfants… Quand Balladur a réformé les retraites du privé, en imposant des conditions odieuses, la CGT n'a pas remué le petit doigt. Dès qu'il a été question de réformer les régimes spéciaux de salariés suravantagés, cela a été une levée de boucliers… Voilà l'énorme imposture ! ! ! !
à compte désactivé 2
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 08H31 | 20/04/2008 |
Mon message c'est mal placé.
@Gaétan
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous sur cette phrase : « On n'hésite pas à exploiter le suicide de certains travailleurs, on décrète qu'ils se sont suicidés à cause de leur travail ! Quelle infamie ! »
Discutez donc avec ceux qui ont failli passer à l'acte. Pour les autres c'est trop tard.
à compte désactivé 2
De Bebert Cassandre
08H44 | 20/04/2008 |
Vous avez mille fois raison ! Il n'y a pas de stress au travail… Ou si peu… Parfois des accidents… Par distraction… Ce que des syndicats nomment « suicides »… En fait rien de tout cela n'est vrai. Un cadre distrait teste la corde qu'il fabrique en se la passant autour du cou… Il n'a pas bien mesuré les conséquences de son geste l'imbécile et c'est l'accident… Stupéfaction ! Et ces cons de syndicalistes de s'en prendre aux cadences de travail infernales, eux qui ne savant même pas ce qu'est le travail ! bravo Gaétan ! Et merci de nous avoir éclairer de vos lumières ! ce qui me navre dans cette histoire, c'est le nombre d'imbéciles qui postent sur Rue 89… Au début, on se sentait un peu chez soi, entre amis…
à compte désactivé 2
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 08H46 | 20/04/2008 |
Péguy au début du XIXème siècle ? Ca c'est de l'information documentée !
à compte désactivé 2
De marabbeh
10H31 | 20/04/2008 |
C'est-à-dire que Gaétan croit aux vases communicants. Ce qu'on donne aux uns est retiré aux autres. Et il a peur pour sa retraite. Ben non, au contraire, lorsqu'il y a des avancées sociales, elles se répandent souvent, comme par capillarité, vers toutes les catégories professionnelles. Et lorsqu'il y a régression sociale, comme actuellement, toutes les CSP sont touchées.
De Acis81
08H22 | 20/04/2008 |
De tous les syndicats présents lors des négociations débutées en octobre 2006 et finalisées par l'accord du 11 janvier 2008, seule la CGT a refusé de signer. La FSU, considérée comme non représentative en l'état actuel de la législation (ce qui devrait évoluer rapidement ! ), n'a pas pris part au processus.
Il faut le rappeler, la CFDT, CFTC et FO ont négocié et abouti à un accord que l'on peut considérer équilibré. Car il y a des avancées non négligeables. Mais peut-être la logique du « tout ou rien » et du bloquage est-elle privilégiée par certains ?
à Acis81
De Grums
à bâbord + + | 09H13 | 20/04/2008 |
@ Acis81
Ah oui mieux ne rien signer que de signer n'importe quoi !
Vous appelez ça des avancées ? Pour moi ce sont des compromis.
Gardons le pantalon bien haut et battons nous, tous unis !
à Grums
De Acis81
11H33 | 20/04/2008 |
C'est vrai. Car le résultat d'une négociation est un compromis, rien d'autre. Comment pourrait-il en être autrement ? Et s'il faut lister les avancées, comme le doublement des indemnités, comme la conservation de l'intégralité des droits à formation et à la complémentaire santé lors de la rupture de contrat…
L'opposition stérile et systématique valide in fine les méthodes détestables de non concertation pratiquées ces derniers temps par le gouvernement (justice, éducation, retraites, etc.).
La politique de la chaise vide, du tout ou rien, n'apporte rien, ni aucune avancée.
à Acis81
De Grums
à bâbord + + | 13H54 | 20/04/2008 |
@ Acis81
Ce sont des avancées quand celles-ci améliorent les conditions de travail. Ce que vous citez ce ne sont que des adaptations aux exigences du patronat. On s'accroche à ce qui existe en essayant de perdre le minimum, sinon rien de nouveau en terme d'améliorations de la condition sociale, mis à part les 35h qui ne sont qu'un passage obligatoire.
Sous la menace du licenciement, d'une délocalisation, on signe, on signe et on perd toujours un petit peu plus.
Quelle est la limite du sacrifice de nos acquis ? Que sommes nous prêts à laisser sur l'autel du grand capital, qui lui soit dit en passant se porte à merveille. Que léguerons nous aux générations futures ?
Le paronat a en ce moment deux ou trois coups d'avances. Il est plus visionnaire que ne l'est le peuple qu'il a su berner et diviser(c'est ce qui me navre le plus), alors que lui parle le plus souvent d'une seule voix.
Rassemblons nous et luttons !
à Acis81
De Forrest Gump
13H36 | 21/04/2008 |
Le doublement des indemnités et la conservations des droits pourrait être une avancée si elle n'était pas parallèlement assortie de l'obligation faite au demandeur d'emploi d'accepter une offre valable d'emploi.
Tiens, regarde la belle carotte afin que je puisse mieux te mettre un coup de bâton !
à Acis81
De boissonzyskind
15H33 | 20/04/2008 |
D'une part Solidaires et l'UNSa n'étaient pas présents non plus.
D'autre part au sein de la CFDT de nombreuses voix s'élèvent contre cette signature (j'en suis)
Enfin, et sans vouloir m'étendre, non cet accord n'est pas équilibré. En ne parlant que de la rupture pseudo amiable, elle fait fi du principe fondateur de la relation de travail : le lien de subordination juridique dans lequel est maintenu le salarié vis à vis de son employeur. Pour qu'il y ait un véritable équilibre et puisque le patronat veut parler de relation contractuelle, il faudrait que les représentants des travailleurs aient le même pouvoir de décision en matière disciplinaire et de choix de gestion que le dirigeant. Là on pourrait envisager la relation de travail comme une relation contractuelle c'est à dire se situant au point de rencontre de deux volontés.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 08H28 | 20/04/2008 |
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous sur cette phrase : « On n'hésite pas à exploiter le suicide de certains travailleurs, on décrète qu'ils se sont suicidés à cause de leur travail ! Quelle infamie ! »
Discutez donc avec ceux qui ont failli passer à l'acte. Pour les autres c'est trop tard.
à Les Chats
De Révolutiona
Hawwah | 18H12 | 20/04/2008 |
Où k'elle est cette phrase ?
Qui profère de pareilles horreurs ?
C'est comme en cours de latin, un de mes camarades s'était trompé avec la forme « infinitif futur »… Cette phrase que les gladiateurs prononçaient dans l'arène face à César : « Caesar, morituri te salutant ! »… Il avait traduit par : « César, ceux qui sont morts te saluent ! »… Dans le cas de figure, le passé au lieu du futur, c'est dommageable !
Il faudrait faire tourner les tables pour interroger les esprits de ceux qui se sont donnés la mort, pour connaître la « vraie vérité » avec huissier à l'appui ! Les mots qu'ils ont laissés à côté de leurs dépouilles sont souvent subtilisés, et quand l'entreprise a de l'argent, elle indemnise la famille qui ne porte pas plainte, donc l'affaire s'éteint toute seule, comme cette petite flamme de vie !
Et ce ou cette « suicidée », croyez-vous qu'en laissant le message, c'est ce qu'ils voulaient ? que leur mort demeure impunie ?
De Nino602
08H32 | 20/04/2008 |
« l'allongement de la période d'essai, qui pourra aller jusqu'à quatre mois chez les cadres » ?
Personnellement, j'ai été cadre dans une vie antérieure, et ma période d'essai était déjà de six mois, prolongeable une fois…
à Nino602
De boissonzyskind
15H34 | 20/04/2008 |
c'était illégal, sauf si il s'agissait d'un CDD renouvelé une fois (et encore c'est limite)
à Nino602
De Révolutiona
Hawwah | 18H18 | 20/04/2008 |
Tout à fait, et certains employés ont des périodes d'essai de 3 mois… (cela dépend de la convention collective). Et les CDI dits de « chantier » peuvent durer jusqu'à 5 ans… Quelle nouveauté ! Vive la Révolution !
Donc bancal !
Ils réinventent la pompe à bicyclette !
à Nino602
De Forrest Gump
13H50 | 21/04/2008 |
La grande mode en ce moment, est d'utiliser la période d'essai chez les cadres, comme outil flexible pour remplacer un CDD dont on ne saurait estimer la durée.
Je suis patron, j'ai une mission à confier à un salarié, elle va durer moins de 6 mois mais je ne sais pas réellement combien.
J'embauche un cadre en CDI en lui faisant mirroiter un superbe poste et quand la mission est accomplie, et bien, je suis désolé mais vous ne convenez pas, au revoir ! ! !
Et le pauvre salarié peut aller ensuite devant les prud'hommes pour prouver que la rupture est abusive quand on sait que l'entreprise n'a pas besoin d'argumenter pour mettre fin à une période d'essai.
Alors avec désormais une période d'essai de 4 mois renouvellables, c'est Byzance pour les patrons voyoux.
Vive la flexisécurité !
De DidierB63
Devant un écran | 08H40 | 20/04/2008 |
« on a déresponsabilisé les employeurs… »
Employeur… quel vilain mot pour des entreprises dont le but n'est pas d'employer mais de faire des profits. L'emploi n'est pas une fin en soi, mais juste un moyen de gagner de l'argent.
En quelques années, on a accordé aux entreprises et aux capitalistes tous les avantages sans les inconvénients, les profits sans la crainte de pertes.
Pourtant, la base du capitalisme c'est « j'investis, je peux gagner gros, mais je peux aussi perdre mon investissement ». Un gros gain n'est justifié que par l'incertitude du résultat.
Pour compenser le fait que les pertes ne sont plus possibles, on prend l'argent correspondant ailleurs. La « main invisible » si chère aux libéraux ne s'abat plus que sur les salariés, qui doivent supporter le cout des échecs pourtant naturels dans une économie capitaliste.
Une entreprise perd un gros marché, on la subventionne. Une banque se plante dans le crédit, on la nationalise.
Cette réforme du code du travail n'est qu'un élément de plus pour rassurer les tenants du capital que leur argent ne pourra jamais disparaitre.
En revanche, l'argent du salarié est promis à diminuer, de plus en plus.
http://polemiquons.over-blog.com/
à DidierB63
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 08H57 | 20/04/2008 |
« Capitalisme » ? Quel vilain mot aussi ! Extrême-gauchiste, va ! Combien de fois faudra-t-il vous répéter qu'on doit dire « libéralisme », cela sonne tellement mieux ! Et puis c'est vrai que pour certains la liberté n'a plus de bornes.
De patdu49
chomiste du maine et loire | 09H07 | 20/04/2008 |
salut,
c'est un partage des richesses qu'il faut dans ce pays, ou elles ont été multiplié par 5 ces 30 dernières années.
la vraie flex-sécurité, s'inspirerait plutot du système Danois.
ou aucun salarié, ne peut se retrouver d'une façon ou d'une autre dans la précarité, donc dans ces conditions, logique d'accepter + facilement de la fléxibilité.
par exemple le RMI danois pour une personne célibataire est à 1200€ NET + allocations logement.
un salaire bas au Danemark, c'est 1700€ NET d'impots sur le revenu + allocations logement (à savoir que seulement 4% des travailleurs, sont à ces salaires bas)
allocation chômage danoise = 90% du salaire antérieur, pendant 4 ans.
budget formations : l'état danois consacre 4 FOIS + par demandeur d'emploi, à la formation (un budget du double de la France pour 2 fois moins de chomeurs)
pour faire simple, les riches au Danemark, sont moins riches, et les moins riches ne sont pas pauvres, et tout va pas trop trop mal ainsi, ça ne fait pas fuir la population la + aisée.
par contre pas comme en France des centaines de niches fiscales, pas comme en France une république bananière, par exemple à l'UMP ou au PS ils seraient quasi tous déjà en taule et inéligibles à vie, je ne parle même pas du MEDEF … et de l'UIMM etc …
car là bas, emplois fictifs, abus de bien sociaux, réélir des escrocs déjà condamnés, petits fours sur le dos de la collectivité, chauffeurs, tapis rouges, voyages en JET, etc etc c'est même pas imaginable …
là bas il ne serait pas envisageable d'imaginer, offrir des allocations familiales à des multimillionnaires en fortune et patrimoines, pendant qu'on laisse un jeune de moins de 25 ans à la rue sans droit, se prostituer pour bouffer, ou une mère de famille mendier de la boufffe pour son unique enfant en etant sous le seuil de pauvreté, elle, sans droit à un centime d » allocation familiale …
bref et j'en passe et des meilleurs, la France c'est le Pays de l'esclavagisme, de la fraude fiscale, de la magouille, un jeu d'enfant d'entuber le fisc pour un patron, etc etc …
le pays des arnaques, en toutes impunités .. marchands de sommeils, marchands de listes, publicités mensongères, annonces bidons qui regorgent dans les journaux gratuits avec des appels surtaxés ect etc ..
en France c'est le bonheur :
du mérite du privilège de naissance
du piston
des héritiers
des rentiers
des banquiers
des assureurs
des spéculateurs
de la jet set, des publicitaires
des artistes ou sportifs ou journalistes peoples
des gros patrons
des notables du milieux medical (22€ pour un renouvellement de pilule 3 minutes montre en main, pots de vin pour des chirugiens, courronne ceramique 50€ sortie labo facturée jusqu'a 1500€ au patient chez certains dentistes etc etc)
des multiproprios qui s'engraissent sur le dos des locataires, ça ne leur coute pas un radis (leurs patrimoines offerts à 100% par les plus pauvres, et les APL, ensuite ça leur assure des revenus à vie, parfois de générations en génération à ne rien faire d'autre que de jouer au monopoly et d'heriter)
des esclavagistes aidés par l'état et les collectivités locales (on peut exploiter des femmes de chambre, de ménage jetables, pour un prix de revient de 40 CENTIMES de l'HEURE en 2008 en France ! ! grace à des contrats CAE etc ..)
il faut une bonne revolution
nos vies valent + que leurs profits.
mes vidéos ci dessous de chomiste parasite :
patrick
à patdu49
De Erbeddie
10H59 | 20/04/2008 |
@ pour Pat49.
Parfaite analyse et conclusions imparables.Démarrons le 1er mai, c'est le bon mois.
De ninadulez
a travaillé plus et en a toujours m... | 09H05 | 20/04/2008 |
Or Pierre Mériaux avance, lui, l'hypothèse que c'est toute « une organisation du travail pathogène » qu'il faut revoir s'il l'ont veut résoudre le stress. Il estime qu'on a déresponsabiliser les employeurs en « faisant assumer aux salariés le risque du marché ».
Tout a fait d'accord avec cet article et avec cela en particulier . Je pense aussi ,que cette phrase est valable pour le gouvernement actuel et nos gouvernants en général a l'égard des citoyens que nous sommes.