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Marché du travail : un projet de loi « en trompe-l'œil »
Par Chloé Leprince | Rue89 | 20/04/2008 | 07H51
Pierre Mériaux, inspecteur du travail, dénonce « l'idéologie » de la loi de « modernisation du marché du travail » examinée à l'Assemblée.
Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et syndicaliste, dénonce « l'idéologie » qui articule flexibilité et relance de l'emploi dans le projet de loi de « modernisation du travail » que les députés ont examiné cette semaine. Ce texte est issu d'un accord conclu à l'arrachée par les partenaires sociaux, le 21 janvier.
A l'époque, cet accord avait été signé par quatre syndicats côté salariés (la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC) et le Medef et la CGPME côté patronat. Seule la CGT avait refusé de le parapher, arguant que le nouveau contrat de travail qui en émergeait « aggravait la précarité des salariés ».
Le texte (voir PDF) examiné par les députés instaure en effet davantage de flexibilité dans le contrat de travail. Parmi les principaux changements, on relèvera notamment la création d'un nouveau type de contrat, le « contrat de projet » chez les cadres, qui peut durer jusqu'à trois ans. Ou encore l'allongement de la période d'essai, qui pourra aller jusqu'à quatre mois chez les cadres.
Enfin, le nouvel accord avalise la rupture à l'amiable entre un salarié et son employeur. La nouveauté de cette rupture à l'amiable réside dans ce qu'une telle interruption ouvrirait tout de même droit à indemnisation pour l'ex-salarié au chômage. Cette mesure avait été plébiscitée au nom de la « flexicurité », néologisme associant flexibilité et sécurité de l'emploi ou de la prise en charge.
La flexibilité sans la sécurité
Pourtant, de nombreuses voix se sont élevées, depuis la signature de cet accord, contre ce surcroît de flexibilité. Les inspecteurs du travail sont notamment montés en première ligne de la contestation, déplorant qu'on privilégie la flexibilité au détriment d'une réelle sécurité.
Parmi eux, seuls ceux qui ont un mandat syndical sont autorisés à s'exprimer publiquement. C'est le cas de Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et syndicaliste FSU. Habitué des colonnes de Rue89, il revient cette semaine sur ce qu'il estime être « un accord en trompe l'œil » et dénonce « l'idéologie » qui articule flexibilité et relance de l'emploi, à l'heure où l'INSEE situait le taux de chômage au quatrième trimestre 2007 à hauteur de 7,8% de la population active.
Pour Pierre Mériaux, « cet accord est essentiellement “donnant donnant'… sans aucun gain véritable”.
“Si ce qu'on avait voulu faire, c'était aussi de sécuriser les parcours professionnels, il aurait fallu s'y prendre autrement. Or dans ce domaine, les avancées sont extrêmement minces. Alors qu'il y a aujourd'hui 930 000 licenciements par an, soit plus de 2 500 licenciements par jour ! ‘
Pour Pierre Mériaux, l'Etat reste encore en capacité d'exercer son contrôle sur le marché du travail, même si la réglementation tend à précariser les salariés.
Des contre-pouvoirs existent
Inspection du travail et syndicats font partie de ces contre-pouvoirs, même si le taux de syndicalisation reste plutôt faible, en France. On estime ainsi qu'à peine 8% des salariés de l'Hexagone sont aujourd'hui syndiqués, soit deux fois moins qu'il y a vingt-cinq ans. Dans le privé, il ne dépasse d'ailleurs même pas 5%, et reste trois fois plus faible que dans la fonction publique, comme le montre le dernier rapport sur la question, publié par le ministère du Travail, mi-avril.
A titre de comparaison, ce même rapport relève que 25% des salariés en moyenne sont syndiqués en Europe. Souvent, on lie cette spécificité française au fait que le paysage économique national est composé d'une kyrielle de petites et moyennes entreprises. La représentation syndicale étant moins forte dans les PME, c'est logiquement par des salariés de PME que les inspecteurs du travail sont les plus sollicités, indique Pierre Mériaux.
Pour l'inspecteur du travail, le nombre des PME et la filialisation de l'activité économique ont morcelé le rapport de forces. Sachant que le nombre de PME ne cesse de progresser : le dernier rapport de la documentation française en 2007 indiquait que les nombre de PME s'était lesté de 16% en l'intervale de 6 ans. Pourtant, Pierre Mériaux, des contre-pouvoirs existent encore :
Inspecteur du travail depuis près de 25 ans, Pierre Mériaux constate sur le terrain que le nombre de sollicitations par des salariés pour cas de stress explose. Les instituts de sondage confirment d'ailleurs cette tendance : une enquête Opinionway réalisée pour la CGC indique que les cadres n'ont jamais été aussi stressés depuis quatre ans.
Stress : les salariés assument seuls le risque du marché
Les pouvoirs publics semblent avoir décidé de prendre le stress au travail à bras le corps : pour la toute première fois, une négociation interprofessionnelle sur la question a démarré, début avril, entre les partenaires sociaux. Toutefois, si l'on se penche sur les détails du dernier sondage Opinionway, on constate que c'est la surcharge de travail et le manque de temps pour l'accomplir que les salariés interrogés mettent en avant (respectivement à hauteur de 78% et 66% des cadres sondés).
Or Pierre Mériaux avance, lui, l'hypothèse que c'est toute une organisation du travail pathogène’ qu'il faut revoir s'il l'ont veut résoudre le stress. Il estime qu'on a déresponsabiliser les employeurs en ‘faisant assumer aux salariés le risque du marché’.
Après son passage devant le Palais Bourbon, où les modifications devraient n'être que de pure forme, le projet de loi sur le nouveau contrat de travail est annoncé au Sénat, les 6 et 7 mai prochains.
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10H45 | 20/04/2008 |
Je viens enfin de comprendre les règles de ce site. Pour être bien vu, il faut montrer patte rose( rose putain) ou rouge, et prendre systématiquement le parti des feignasses, des parasites et des tricheurs et de tous ces menteurs de la gogoche !
à compte désactivé 2
De patdu49
chomiste du maine et loire | 10H51 | 20/04/2008 |
Gaétan,
tu peux simplement argumenter, il m'arrive moi même d'être carrement censuré, même en argumentant quand j'emploi des mots trop crus (je ne parle pas d'être mal noté, je parle de messages carrement supprimés)
donc tu vois pas de rêgles strictes de quoi que se soit.
t'es pas obligé d'être dans l'agression et l'insulte gratuite sans aucune argumentation en tout cas.
à patdu49
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 11H01 | 20/04/2008 |
A Pat sur Gaétan :
Ne te fatigue pas, il n'a pas envie de comprendre.
à compte désactivé 2
De caro
délinquante avérée | 11H10 | 20/04/2008 |
bonjour Gaétan,
à propos de vos 3 lignes, j'hésite entre : provo et immature. Peut être êtes vous un provo immature ? Vous cherchez encore à bien vous faire voir ? Vous êtes en manque de reconnaissance ? Grandissez, Gaétan, assumez votre idéologie de droite !
caro, feignasse, parasite, tricheuse, menteuse et d'extrême gauche rouge avec une pointe de noir ; -))
à caro
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 11H32 | 20/04/2008 |
Je ne sais pas si je vais me faire bien voir (déjà que j'ai perdu des pastilles rouges…je ne sais pas si je vais m'en remettre) mais je trouve votre portrait trop flatteur. Soyez modeste, que diable ! -)) aussi.
Post-scriptum : des pastilles ROUGES ! C'est bien la PREUVE qu'on est sur un site de gauche plus qu'extrême ! Mes excuses pour les cris.
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 12H55 | 20/04/2008 |
Si c'était un site de gauche, il y a bien longtemps que j'en serai parti.
Il faut dire qu'étant daltonien je ne vois ici que des pastilles bleues.
à compte désactivé 2
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H27 | 20/04/2008 |
Gaétan vous vous moquez du monde ? On vous a répondu liens, articles et chiffres à l'appui. Nous ne sommes ni des menteurs, ni des fabulateurs. Pour ça voyez plus haut.
Les internautes font l'effort de vous répondre, allez donc ailleurs voir si vous pouvez dire ce que vous voulez et si vous pourrez débattre comme ici.
Si tout allait bien il n'y aurait pas autant de souffrance et de misère.
Et votre dernière phrase est à la hauteur de vos moyens de compréhension visiblement.
Vous répondre est peine perdue.
à compte désactivé 2
De Grums
à bâbord + + | 16H16 | 20/04/2008 |
Un vieux syndicaliste me disait en sage qu'il était « Petit il faut toujours parler à tout le monde même aux cons, tu pourras un jour eveiller en eux une petite étincelle » Courage les gars ! ! !
à compte désactivé 2
De Révolutiona
Hawwah | 18H29 | 20/04/2008 |
Retenez-vous ! Vous n'allez pas vous faire des amis !
C'est pas la bonne recette…
De blablablaetblablabli
patati et patata | 10H55 | 20/04/2008 |
moi je suis de qauche et alors on est comme on est je vous en prie.
à blablablaetblablabli
De Blaise Lapoisse
gonz'poilu | 14H16 | 20/04/2008 |
Gros problème de latéralité agravé de glossolalie !
Fume gadjo .
De compte supprimé 22 janvier
11H01 | 20/04/2008 |
Le calcul de ce gouvernement est primaire : plus le travail est dur et précaire et s'allongera, plus les retraites seront écourtées et la réforme promise par Sarkozy sera donc sur les rails avec les effets suivants :
- salariés de plus en plus mal payés, donc obligés de bosser de plus en plus
- jobs de plus en plus précaires, donc de plus en plus malléables
- durée d'allongement pour le départ en retraite de moins en moins revalorisée
- retraité courte à cause des problèmes de santé qui sont la conséquence de cette vie.
Ce gouvernement a fait le choix d'en donner encore plus aux très riches pour en pomper encore plus aux classes moyennes et modestes. Et ceci Sarkozy l'avait à peine voilé dans des discours d'avant présidentielle.
à compte supprimé 22 janvier
De patdu49
chomiste du maine et loire | 11H38 | 20/04/2008 |
si si il a voilé quand même pas mal de chose dans ses discours avant les presidentielles, pour entuber les + naifs ..
il allait un coup presqu'à l'extreme gauche, puis un coup à l'extreme droite, il flattait un peu tout le monde au grés du vent …
pour aller même, jusqu'à, pour brouiller les pistes, prendre dans son gouvernement des personnes de la gauche mondaine, au détriment de personnes de son propre parti, qui avaient lutté contre même candidat de gauche, ce mec etait prèt à tout pour assouvir son envie irrepressible, quasi maladive, d'arriver au pouvoir.
promesse + 25% pour les petites retraites
promesses d'allocations familiales dés le 1er enfant ..
« il est inadmissible que les salariés soit si mal payés etc etc » …
il à fait dans le populisme à donf …
faut dire que les medias qui appartiennent à ses potes multimiliardaires et marchands d'armes, l'ont bien aidé dans les démarches lol ..
et même des chaines publiques, quand tu apperçois Arlettt Chabot responsable de l'actu politique sur France2, faire la bise à Copé en fin d'emission alors que les caméras tournent encore … no coment …
même les medias qui ont fabriqué purement, pour l'opposition la candidate ségolène royal de toutes pièces .. tout était orchestré … pur fabrique médiatique … elle etait quasi inconnue du grand public avant cette mascarade.
De marabbeh
11H03 | 20/04/2008 |
A l'époque où j'ai commencé à travailler, on justifiait le salaire du patron, car c'est lui qui avait le risque financier. Si la boîte coulait, les salariés pouvaient trouver rapidement de l'embauche ailleurs.
Mais actuellement le risque financier est souvent dilué entre les actionnaires. Le patron est en réalité un salarié. Bien sûr il risque sa place comme tout salarié, mais le chômage de cette catégorie est relativement faible. Par contre les salariés prennent de plein fouet le risque du travail, car si la boîte plante, ça signifie pour eux une période de chômage plus ou moins longue, avec perte de pouvoir d'achat et dégâts collatéraux (divorce, perte de la maison…).
Donc maintenant les risques économiques sont principalement assurés par les petits salariés et beaucoup moins par les détenteurs de capitaux ou les gros salariés. Pendant ce temps-là l'écart salarial se creuse encore.
De Contestatairieux
(un de ces fameux travailleurs pauv... | 11H21 | 20/04/2008 |
Charge(s) anti-sociale du gouvernement et du patronnat, c'est à coup de boutoir qu'ils détruisent ce que les grèves ont mis si longtemps à mettre en place… Qui sont alors les VRAIS privilégiés ? ? Les personnels sncf ? Foutaises ! ! ! Les privilégiés sont au cac 40, au gouvernement ! ! ! Mais il est tellement plus facile de taper sur les plus faibles ! ! !
C'est écoeurant.
à Contestatairieux
De patdu49
chomiste du maine et loire | 11H51 | 20/04/2008 |
oui oui c'est les retraités sncf, voyons pas les députés .. qu'est ce que tu viens nous parler de la pluie et du beau temps :
Panafieu : prise au piege sur les regimes speciaux
envoyé par torapamavoa
à patdu49
De caro
délinquante avérée | 12H53 | 20/04/2008 |
à propos du site « torapamavoa », anti-sarkosyste, qui a envoyé cette vidéo : il a des problèmes, ça vous étonne ? Il est quasi plus accessible :
« à l'heure actuelle nous dépendons d'une réaction de “Blogger” BLOGGER étant le service hébergement de Blogs fourni par GOOGLE car je viens de constater “qu'on ‘ tente de fermer notre blog : Torapamavoa Nicolas’ qui dénonce avec humour (noir) les dérives de la politique et de l'homme-Président Sarkozy par des revues de presse des billets d'humeur des détournements et nombres de créations images audio vidéos…)”
http://paris.indymedia.org/article.php3 ? id_article=98288#commentaires
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 12H26 | 20/04/2008 |
Oui à la Révolution européenne (sans bain de sang si possible) !
De kawouede
13H37 | 20/04/2008 |
Il me semble, Chloé Leprince, que cet article pêche par l'unicité de sa source. Il aurait été intéressant de citer d'autres représentants syndicaux, en particulier, sur la loi en cours de discussion, des centrales signataires de l'accord de janvier…
En effet, il semble y avoir une certaine gêne à la CFDT qui n'en parle plus en une de son site, malgré les communiqués précédents :
http://www.cfdt.fr/actualite/emploi/emploi_insertion/emploi_0261.htm et http://www.cfdt.fr/actualite/presse/comm/comm716.htm
Et chez FO ?
La question ne semble pas si facile à trancher : voir par exemple la perplexité dont fait part le député Vert François de Rugy sur son libéblog (à la différence de Martine Billard, qui partage la position de Gérard Filoche ici).
à kawouede
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 15H40 | 20/04/2008 |
Bonjour kawouede,
Merci de votre intérêt pour ce sujet et de vos suggestions de lectures, qui permettront d'aller plus loin. Je comprends votre remarque, mais vous noterez qu'il s'agit précisément d'un entretien, comme nous essayons de les multiplier sur Rue89 chaque week-end.
D'où, par définition, ce que vous appelez « l'unicité de la source ». D'autres articles ont, par ailleurs, été consacrés à ce thème sur Rue89, qui donnaient bien entendu la parole à d'autres sources, comme c'est toujours le cas dans le cadre d'articles « classiques ».
Ne pensez-vous pas qu'il est intéressant, justement, d'ouvrir le site à un format de type « grand entretien » qui permet d'aller plus loin et de laisser la place à un échange plus long ? Sans que cela ne nous empêche, par ailleurs, de rebondir à l'occasion de futurs papiers…
à Chloé Leprince
De kawouede
17H52 | 20/04/2008 |
Honnêtement le format « grand entretien » me paraît trop proche de ce qu'on a partout dans les autres médias aujourd'hui.
Le débat, la confrontation indirecte (par l'intermédiaire du journaliste) ou directe (lors d'une séance filmée ou simplement retranscrite) des sources ou des protagonistes me paraissent plus utiles pour permettre aux internautes-lecteurs-spectateurs de se faire une idée sur une question d'actualité importante.
Sinon n'est-ce pas ramener le journalisme à une forme de faire-valoir (même critique) de la puissance communiquante de chaque parti / syndicat / groupe de pression, « personnalité », etc. ?
Merci en tout cas pour votre attention : ici le participatif c'est du sérieux on dirait ; -)
à kawouede
De caro
délinquante avérée | 15H48 | 20/04/2008 |
bonjour aussi kawouede,
De toute façon, ce que pensent les syndicats du nouveau code de travail n'a plus aucune importance, hélas. Not'bienaiméprésident a trouvé comment contourner la difficulté de toute discussion : le gouvernement va promulguer le nouveau code du travail par ordonnances ! ! ! ! ! ! ! ! et il devrait être applicable en mai ! ! ! ! ! ! !
Ce qui pourrait être intéressant, si quelques syndicats se mordent les doigts d'avoir participé et signé cette farce, c'est de savoir ce qu'ils vont bien pouvoir faire maintenant : se plier, comme d'hab, en y trouvant quelques points positifs ? prendre les moyens véritables pour le combattre ? Perso, j'ai quelques doutes sur la combattivité de certains …
De NELEPHANT
15H37 | 20/04/2008 |
Quand j'entends parler de flexsécurité, j'ai en tête la phrase, « que messieurs les assassins commencent ! » …à ne plus assassiner. Là, je la transpose en « que messieurs les licencieurs commencent ! » … à délivrer la sécurité promise. Ensuite, on pourra parler de flexibilité.
Quand ont est salarié, que vient-on offrir sur le marché du travail ? Seulement une force de travail mécanique, comme si ont était aux temps pré-industriels ? Ou seulement une compétence technique ? En fait, beaucoup plus et beaucoup moins à la fois. J'invite ceux qui comme moi font l'objet d'un « 'entretien d'évaluation » tous les 12 ou 18 mois, à réflechir à la notion de « savoir-être » qui constitue un pont-aux-ânes obligé de leur éval.
Cette notion signifie la plupart du temps votre adhésion aux « valeurs » de l'entreprise ( mais quelles autres valeurs que le cash-flow peut avoir une organisation marchande ? ) par votre comportement (sociabilité obligée,dépassement de vos limites ..et de celles prévues par la réglementation de la durée du travail, le cas échéant), proscription de toute pensée négative (pas de doute, ,ni commercial, ni éthique, sur le sens de votre mission. Peu importent les relations d'amour, d'amitié, de culture, que vous entretenez à l'extérieur de l'entreprise, si vos objectifs budgétaires ne sont pas dépassés.
Avez-vous remarqué que les cabinets de recrutement recherchent avant tout vos « savoir-être » ?
Malheur dans ces conditions aux individualistes, ou au syndicalistes, ou à ceux qui veulent conserver un minimum d'autonomie de pensée ou d'être, et refusent le formatage qu'on veut leur imposer de moines-soldats de la guerre économique !
Quand je pense qu'André Gorz avait écrit un bouquin sur la fin heureuse du travail ! C'est en fait une fin apocalyptique qui se dessine !
à NELEPHANT
De Grums
à bâbord + + | 16H34 | 20/04/2008 |
@ NELEPHANT
Très juste, on ne compte plus les syndicalistes et les délégués plus que compétents dans leurs savoirs fairs, bien plus que leurs chefaillons cireurs de pompes très forts eux en savoirs être. Ces syndicalistes et délégués ont trop souvent été écartés de tout avancement et surtout de toutes augmentations individuelles. Qui dit que les syndicalistes sont des protégés ?
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 16H58 | 20/04/2008 |
Dans la rue, la vraie, le 1er mai. Pacifiques, combatifs, déterminés.
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De sitoihien
19H20 | 20/04/2008 |
Dans la rue le premier mai.
Avec quel nouveau projet de socièté ?
Avec quels nouveaux droits a conquérir ?
Avec quelles revendication ?
Avec quelles organisations politiques, syndicales,associatives ?
à sitoihien
De Martin D
09H47 | 21/04/2008 |
allons manifester avec les syndicats pour demander + de justice sociale et dire NON à la régréssion de nos acquis sociaux..
ce n'est pas au petit français de subir, mais aux riches de faire preuve de solidarité envers la nation ! ! ! ! ! ! !
voilà le mot d'ordre, révéillons-nous avant que l'on ne puisse plus le faire !
De Caius
Expert en management | 18H37 | 20/04/2008 |
La flexibilité n'est pas un gros mot, c'est l'usage qui en est fait par les entreprises qui est trop souvent obscène.
Il faut le reconnaître, l'époque où l'on entrait dans une entreprise à la fin des études pour n'en ressortir qu'à l'âge de la retraite est révolue, parce que le monde a changé, qu'il exige toujours plus de réactivité.
Le problème que soulève très justement Pierre Mériaux, c'est que cette flexibilité certes nécessaire se traduit en précarisation de la condition des salariés, qui deviennent, comme on le dit si joliment, une « variable d'ajustement ». Précarisation qui entraîne un stress insupportable, et qui d'ailleurs, nuit aux entreprises elles-mêmes en dégradant la qualité du travail produit - mais cela, les audits comptables n'en parlent jamais !
Pourtant un autre modèle est possible, et Patdu49 a bien raison de citer en exemple le modèle danois, qui compense la flexibilité par un accompagnement social exemplaire. J'ai personnellement connu quelques salariés danois qui ne semblaient pas outre mesure traumatisés par la flexibité, précisément parce qu'ils savaient qu'ils auraient toutes les chances de retrouver un emploi dans de bonnes conditions si le leur venait à disparaître.
Seulement, avant d'adopter un tel modèle, il faudrait une véritable révolution culturelle dans les entreprises françaises, la classe politique et les syndicats. Mais surtout dans les entreprises : le MEDEF ne semble pas prêt à entendre un discours qui le responsabiliserait en ce qui concerne l'accompagnement social de la flexibilité !
Malheureusement, l'actuel projet de loi n'impose pas aux entreprises de conditions drastiques d'accompagnement de la rupture du contrat de travail, et reste dans la ligne faisant porter au seul salarié le poids de la flexibilité.
Pierre Mériaux touche du doigt le point sensible de la faible syndicalisation en France, qui interdit de fait d'avoir un contre-pouvoir efficace pour défendre les salariés. Je pense personnellement que la cause en est double : d'une part le droit des entreprises ne reconnaît de pouvoir décisionnaire qu'aux représentants du capital, les actionnairs seuls pouvant nommer ou démettre les dirigeants ; d'autre part les syndicats sont réfractaires à l'idée de co-gestion et préfèrent se cantonner dans un rôle d'opposition.
Or ce qu'attendent les salariés, c'est d'avoir, à travers leurs représentants, un mot à dire dans la gestion de leur entreprise. Libres ou non d'adhérer à un syndicat, s'ils sont si peu nombreux à le faire, c'est sans doute parce que cette aspiration n'est pas satisfaite.
C'est pourquoi il me semble que les conditions préalables à une plus forte syndicalisation sont d'une part une réforme du droit des entreprises, assurant aux représentants du personnel une participation significative dans les conseils d'administration ou de surveillance à côté des actionnaires, et des dispositions leur permettant aussi, dans les sociétés de type SARL, d'avoir un droit de regard sur la gestion. Et d'autre part, un engagement des syndicats dans la démarche de co-gestion que ceci impliquerait.
Alors, on verrait sans doute le taux de syndicalisation remonter. Et l'on aurait enfin une chance de parler de flexibilité à visage humain. Mais ce n'est pas de ce gouvernement que l'on peut attendre une telle évolution !
à Caius
De SylvN 70
01H49 | 21/04/2008 |
Je me permet de glisser ici un lien vers une émission de C dans l'air consacrée au chômage qui complète vos dires.
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php ? page=resume&id_article=2…
Et je rajoute aussi une réflexion sur un paradoxe que je n'ai vu relevé nulle part.
En tant qu'employée du privé depuis 1991, j'en ai vu des « mauvais » employés « invirables » qui pourrissent une société par leur inefficacité. Coûtant trop cher en indemnités de licenciement, ils font du tort à tous ceux qui doivent les subir. C'est une réalité. Dans ce cas, la rupture de contrat à l'amiable est un progrès. Je crois qu'on peut s'améliorer quelque soit son parcours, et pour ces employés là, un changement de société ou d'orientation peut être une occasion de le faire.
A condition bien sûr que ce ne soit pas une punition ou un envoi dans le monde de la misère sociale.
Mais si dans le même « paquet » de mesures on décide aussi de rallonger globalement les périodes d'essai, ça pose un problème. C'est l'un ou l'autre. Et d'après moi, le licenciement « sécurisé » est plus rentable que l'essai prolongé.
Je n'ai pas compté précisément, mais j'ai travaillé en tout dans une trentaine de boîtes différentes, et je ne m » investis vraiment qu'après la fin de la période d'essai. Avant, je ne suis qu'en mode basique.
Et les endroits où j'ai duré et donné le meilleur de moi-même, c'est ceux où j'avais une rémunération proportionnelle aux résultats, le sentiment d'être « acteur » de son travail, ça donne des ailes. Si en plus on est entendu quand on propose des choses susceptibles d'améliorer les conditions de travail et d'augmenter la productivité, c'est l'idéal.
Mais ça ne m'est arrivé que dans 4 boîtes, et aujourd'hui encore, elles existent, marchent bien et ont des employés « agréables »… D'ailleurs, la dernière, j'y retourne après avoir exploré le monde atroce de la création d'entreprise, où on m'a conseillé de faire bosser des stagiaires et de fabriquer de nouveaux scmicards à temps partiel… pas question !
Le système est pourri en amont.
De alaixih
21H36 | 20/04/2008 |
J'ai du mal à comprendre comment des syndicats peuvent signer des accords comme ceux là.
Ils représentent qui ces syndicats ?
Elle est ou la gauche ? Le PS est absent. Il fait quoi ?
L'opposition est silencieuse.
Je suis consterné par le silence des médias. Qui bouge ?
Les salariés n'ont rien à dire. Le droit de grève est tout théorique dans une entreprise privée. Sauf si elle est super grosse.
Je ne comprends pas comment on peut déconstruire le droit du travail à ce point sans qu'il ne se passe quoi que ce soit.
Réformer dans notre pays c'est couper dans tous les coûts, érosion des droits conquis ( certains disent acquis ) de haute lutte.
Et en rendant les gens de moins en moins certains pour leur avenir, en flexibilisant au maximum on espère créer de la croissance,l'envie de consommer pour les salariés ?
Sarkozy se fiche de qui ? Les gens vont épargner. Consommer c'est pour les beaux jours… La décroissance arrive… Objectif taux zéro…
Nous avons définitivement la droite la plus bète du monde… Le dialogue social n'existe pas en FRance. Ceci dit vu le parti socialiste que nous avons nous n'allons pas aller bien loin….
Heureusement que notre président travaille pour ceux qui se lèvent tôt parce que sinon nous le croirions pas….
La précarité généralisée n'incite pas à consommer mais à épargner…
La droite lors des prochaines elections risque d'avoir un sérieux retour de baton.