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4 € d'augmentation : chez Doux, la négociation tourne à l'aigre
Par Sabrine Kasbaoui | Etudiante en journalisme | 02/05/2008 | 14H52
Depuis ce vendredi, les employés du groupe Doux, premier volailler européen (notamment la marque Père Dodu), sont en grève. Ils protestent contre l'augmentation dérisoire proposée par la direction il y a deux semaines. L'équivalent de 4 euros mensuel : c'est tout ce qu'auront les 4 500 salariés qui, pour la plupart, ne gagnent pas plus que le smic.
Sur le site de Quimper (Finistère), l'appel à la grève est unanime : CGT, CFTC, FO et CFDT se sont rejoints pour revendiquer 4,8% d'augmentation au lieu des 0,5% accordés par la direction du groupe. Soit 2,8% immédiatement (de quoi compenser l'inflation), puis 2% à compter du premier septembre.
L'atelier de Quimper est totalement fermé. Selon les syndicats, les abattoirs de poulets de Chantonnay sont en grève à 70%, au Châtelet, dans l'Yonne, la grève est suivie à 40%, à Laval, 90%, et à 100% dans le Morbihan. Plus aucun camion ne sort du site de Vannes.
Raymond Gouiffes, délégué syndical CGT, s'insurge des conditions de travail que doivent subir les employés du groupe et du manque total de reconnaissance de la part de la direction.
L'indignation est d'autant plus grande que les tâches à effectuer sont ingrates. La préparation des volailles se fait à des cadences élevées, dans des températures entre 0 à 5 degrés. Les maladies professionnelles type TMS (troubles musculo-squelettiques) sont fréquentes.
« Une fois qu'ils sont cassés par le travail, Doux les jettent »
Raymond a fait le calcul : entre 2004 et 2006, le groupe comptabilisait 98 886 jours d'absentéisme dûs aux accidents de travail et autres maladies professionnelles : « Le groupe Doux se sert des salariés. Une fois qu'ils sont bien cassés par le travail, ils les jettent. »
A Quimper, depuis le 1er janvier, le groupe Doux a déjà réalisé huit licenciements pour inaptitude au travail sur les 400 salariés de l'atelier. Des employés qui ont travaillé près de dix ans au sein de l'entreprise, raconte Raymond Gouiffes.
De son côté, la direction explique le caractère dérisoire de cette augmentation par de mauvais résultats 2007 :
« Ces négociations annuelles obligatoires se sont inscrites dans un contexte économique difficile pour le groupe. (…) Les résultats de l'année 2007 n'ont pas été à la hauteur des espérances. »
Hausse des matières premières agricoles, coût de l'énergie, niveau de parité euro dollars, autant de facteurs qui ont joué sur les prix de revient. « Pourtant, même en période de grippe aviaire, on avait eu une augmentation qui avoisinait les 3% », rappelle Raymond Gouiffes.
Des primes accordées aux employés
Dans son communiqué, le groupe se défend de toute pingrerie, en mentionnant les diverses primes néanmoins accordées à ses employés : indemnisation de transport, prime d'accrochage de volailles vivantes, prime pour le sixième jour travaillé d'affilée…
Des mesures qui n'ont pourtant pas apaisé les petites mains. Ce matin, le directeur du site et le DRH se sont rendus à la rencontre des grévistes. « A eux deux, ils coûtent 10 000 euros net », s'exclame Raymond Gouiffes. Dix milles euros qu'il redistribuerait bien aux salariés.
Lire aussi :
► Demander plus pour gagner plus : les grèves salariales
► 35 heures : 1200 salariés de Doux font condamner leur employeur
► Rectificatif : double négation corrigée. Merci à l'internaute de l'avoir signalé.
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à jissé
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H52 | 02/05/2008 |
Salut Jissé !
-« Si la chair s'en décolle »
C'est même à ça qu'on reconnait un mauvait poulet.
à Les Chats
De romain13
17H07 | 02/05/2008 |
Quelle formidable idée : « sortir de la bourse ».
Et vous faites comment sans les actionnaires pour recruter 14500 collaborateurs (même au SMIC), racheter des sociétés concurrentes… bref pérenniser votre entreprise… ?
Ah oui ce doit être le formidable soutien du peuple pour cette entreprise italienne (que vous avez déjà oublié) qui doit l'aider à payer ses employés…
à romain13
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H08 | 02/05/2008 |
Et d'une je me suis exprimée à la forme interrogative.
Et de deux comment faisait-on avant la création du CAC 40 ?
Ce dernier existe depuis 1987 à l'époque il sa valeur était de 1.000 points, 20 ans après il est de 7.000 ou 9.000 points environ. ( ? ? )
Comparez avec l'évolution des salaires et vous verrez qu'il y a un os et un gros en plus.
Pour moi le problème est bien là, la bourse vaut plus que le travail.
à Les Chats
De DBL8
Retraité | 18H53 | 02/05/2008 |
« 20 ans après il est de 7.000 ou 9.000 points environ »
D'où sortez-vous de tels chiffres ?
Regardez les cours de bourse avant d'écrire, même avec un point d'intéro ça ne passe pas.
Cela ne change rien pour les salaires qui n'ont pas suivis, mais depuis qu'ils ont été désindexés des prix… comme les retraites et pensions !
Au fait, qui l'a fait ?
à DBL8
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H24 | 02/05/2008 |
Regardez vous-même les cours de la bourse avant de me critiquer ! !
Mais ce n'est pas en regardant les cours de la bourse que vous aurez l'évolution du CAC 40 depuis 20 ans.
Il y a eu une émission sur le sujet sur France-Inter, j'ai donné le lien ici plusieurs fois.
Vous finirez bien par trouver tout seul ; -)
à Les Chats
De DBL8
Retraité | 21H18 | 02/05/2008 |
Le CAC 40 n'est pas si haut ! !
Il n'a d'ailleurs jamais été à ce niveau.
9 000 points… même en rêve !
à Les Chats
De romain13
20H40 | 02/05/2008 |
Ce qui me fait réagir c'est que même à la forme interrogative vous suggérez que le problème c'est la bourse et l'actionnariat.
Je pense comme vous que la bourse vaut plus que le travail aujourd'hui, mais je pense aussi qu'on tape souvent sur les entreprises et le « système » sans se poser la question plus loin que ce qui est « visible ».
En l'occurrence, avant la bourse, les entreprises n'avaient aucun pouvoir pour se développer, sauf si elles avaient en elle les ressources nécessaires (pétrolières notamment). La bourse permet à des entreprises moyennes d'investir massivement. C'est un système plus juste pour nos entreprises qui n'ont pas de ressources pour s'auto-suffire. Sans la bourse, des milliers d'entreprises françaises n'existeraient pas aujourd'hui.
Oui les actionnaires se gavent parfois sur le dos des entreprises.
Mais ces même entreprises ne pourraient pas employer autant de personnes si les actionnaires n'étaient pas là. Doux par exemple, suite aux pertes dues à la grippe aviaire, aurait pu licencier massivement. Au lieu de cela, ils ont communiqué pour que les actionnaires les soutiennent. Ils ont ainsi pu garder les emplois.
Qu'il n'y ai pas de méprise, je ne fais pas l'apologie de cette entreprise en particulier, et je n'en suis pas actionnaire, j'essaye juste de donner un avis un peu neutre qui permettrait ( ? ) de faire avancer les choses.
Pour moi le problème n'est pas que les actionnaires soient riches, le problème c'est que ce ne sont pas les salariés qui sont actionnaires…
Comme je ne suis pas du genre à démolir ce qui existe pour refaire un monde nouveau (ou parfait), voici ce qui (à mon avis) permettrait de modifier la donne, en s'appuyant sur les forces de l'existant :
- des systèmes de primes obligatoires sous forme d'actions pour les salariés
- un intéressement systématique au bénéfice pour chaque salarié
- une augmentation du SMIC très significative
- une fluctuation mensuelle du SMIC au delà de ce seuil minimum indexée sur la valeur globale de la bourse et sur les prix
Vous pensez que les cours de bourse sont disproportionnés par rapport à l'évolution des salaires, moi aussi.
à romain13
De la champenoise
21H34 | 02/05/2008 |
Les primes, c'est très bien, sauf qu'elles sont aléatoires et que rien n'obligent les chefs d'entreprise à la pérenniser.
L'intéressement, c'est bien également, mais là aussi ça dépend des années.
Rien ne vaut un salaire correct.
Ne pas oublier non plus que le salaire fait la retraite.
à la champenoise
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H11 | 02/05/2008 |
Exactement en plus les primes sont imposables (impôts, sécu & autres) mais ne comptent pas pour la retraite et ça ce n'est pas normal.
à la champenoise
De romain13
22H25 | 02/05/2008 |
Oui, c'est pour cela que je précisais que ces primes ne vont pas sans une augmentation sérieuse du SMIC (et donc des salaires).
à romain13
De Don Matito
21H52 | 02/05/2008 |
Romain13 president : -)
à romain13
De loller
18H07 | 02/05/2008 |
Peut-être qu'avec moins de mastodontes en bourse, il y aurait plus de PME et d'emplois.
Comment se fait-il que ce genre d'évidences vous échappe, vous qui vous informez et recherchez de la contre-information ? ; )
à loller
De romain13
20H46 | 02/05/2008 |
Parce que ce qui m'intéresse c'est pas les « évidences » sans preuves dictées par un inconnu mais les vraies sources d'information, ou au moins les commentaires un peu construits.
Votre déclaration elle n'a aucun fondement : les mastodontes de la bourse permettent la création de milliers de PME qui travaillent pour eux…
Exemple : la crise d'Airbus qui a entraîné la fermeture de centaines de PME.
Sans compter toutes les PME qui permettent le développement de services annexes à ceux des-dits mastodontes.
Cette évidence qui m'échappe semble également vous échapper.
Je cherche la contre-information, pas la contre vérité.
à romain13
De papy55
prof. en province | 22H12 | 02/05/2008 |
« les mastodontes de la bourse permettent la création de milliers de PME qui travaillent pour eux…
Exemple : la crise d'Airbus qui a entraîné la fermeture de centaines de PME. » dites-vous
Je trouve votre exemple mal choisi, au moins pour ce que vous vouliez mettre en évidence…..ici, en l'occurence un mastodonte de la bourse, alors que de nombreux acteurs des premiers rôles ont honteusement triché, des dizaines de PME ont été sacrifiées…..sans compter les petits actionnaires floués !
à papy55
De romain13
22H23 | 02/05/2008 |
Oui en l'écrivant je me suis dis aussi que ça pouvait porter à confusion… oups !
Mais le but était de montrer que les mastodontes font bosser (ou couler) des PME, donc il y a lien de cause à effet…
En revanche, merci de votre remarque car elle soulève un point important :
» des dizaines de PME ont été sacrifiées….sans compter les petits actionnaires floués ! »
Tout à fait d'accord, parfois les actionnaires se font planter aussi, actionnaire ce n'est pas sans risque, je connais des gens ruinés pour avoir tenté de jouer en bourse.
à Les Chats
De le vrai Gevrey
Barcelona | 20H41 | 02/05/2008 |
Bon dia les Chats !
tout à fait d'accord, mais il existe aussi des entreprises qui misent aussi sur les salariés.
La mienne est une grosse boîte américaine (la honte je sais ! mais j'assume) qui a « délocalisé » le centre européen à Barcelone (elle aurait pu aller plus à l'est ou au sud), elle surpaie ses employés (du moins mon équipe) par rapport aux salaires ici. Et cherche à conserver des gens compétents linguistiquement (jusqu´à 6 langues parlées pour certains, la plupart étant à 4) et qui acquièrent de l'expérience bénéfique pour la croissance de leur businness.
Je pense honnêtement qu'ils pourraient avoir choisi de nous payer moins ou aller ailleurs pour faire des marges.
Ceci dit, elle a ses défauts certainement.
Bona nit a totes i tots !
De MAGENTA
Pesteux génétique | 16H36 | 02/05/2008 |
Il faut quand même savoir que le « jambon “de poulet ou de dinde que l'on trouve en grandes surfaces sous vide est importé par cargos du Brésil sous forme de barres à trancher sous plastique de plus d'un mètre de long ! ! !
à MAGENTA
De aïtos
17H41 | 02/05/2008 |
Doux a effectivement délocalisé vers le Brésil depuis plusieurs années. A quand une taxe écologique sur les transports qui pourrait financer les retraites.
D'autre part, on nous parle sans arrêt de traçabilité (la belle tarte à la crème), celle des produits alimentaires est plus que douteuse, il suffit parfois de changer d » emballage pour obtenir une origine France.
à aïtos
De MAGENTA
Pesteux génétique | 18H36 | 02/05/2008 |
Une astuce .
Les produits industriels genre tranches de jambon sous vide sont étiquetés pour la date de limite de vente en sortie de chaîne au jet d'encre .
S'ils sont étiquetés par des étiquettes papier ,il y a de fortes chances pour que l'encre ait été ôtée au solvant et le produit prolongé .
Qu'on se le dise ! !
à aïtos
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H32 | 02/05/2008 |
ça c'est incroyable, ils se sont délocalisés au Brésil et comme dit Magenta ci-dessus leur viande est rappatriée pour être vendue en France ?
Non seulement on prive les français de travail mais en plus, ça n'arrange pas les problèmes d'environnement.
Ce monde tourne à l'envers.
à Les Chats
De MAGENTA
Pesteux génétique | 18H39 | 02/05/2008 |
Tu vois ,je ne dis pas que des âneries : -))
MONSIEUR Magenta stp : -)
à MAGENTA
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H23 | 02/05/2008 |
Monsieurrr pesteux ; -)
De Coqueli-so
16H55 | 02/05/2008 |
http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php ? page=emission&id_article=125
Comment voulez-vous que le bien-être des travailleurs français soit pris en compte alors qu'on leur demande de concurrencer la Chine et le Brésil qui travaillent quasi 24h/24 et 7J/7 pour trois francs six sous !
Tant qu'il y aura des pauvres pour servir le capitalisme …
Consommer local ne pourrait-il être une réponse politique du consommateur à ce genre de pratique ?
De Tita
oiseau | 17H17 | 02/05/2008 |
Travailler plus pour gagner moins (au vu de l'inflation) !
Et si vous n'êtes pas content, il vous reste le chômage. Mais attention, si vous êtes éleveur de poules et qu'on vous propose un travail de cantonnier à Maripasoula ou de menuisier à Saint Pierre et Miquelon, et que vous refusiez ces postes, vous n'auriez plus droit à rien, seulement à pleurer !
Misère !
De pomme53
Médiation | 17H18 | 02/05/2008 |
Il faut demander à SARKOZY d'intervenir, il n'a pas son pareil pour « motiver » les poulets et plumer les dindons …même sans farce !
Quant aux salariés du groupe DOUX, ce sera l'aile où la cuisse , mais pas les deux !
Si ils veulent obtenir satisfaction, ils leur faudra tenir la « cuisson » jusqu'au bout, sans faillir ! …
à pomme53
De Calicot Jack
18H19 | 02/05/2008 |
Il leur a zappé leur heures sup » à ses poulet,eux aussi se sont retrouver avec une plume dans le fion…
m'enfin,c'est quoi tous ces sales pauvres qui veulent empêcher le patronat de les dépouiller ? ? ? Le monsieur il vous dit qu'il réforme alors vos gueules les volatiles,on entend plus le son du tiroir-caisse…
De N.MARECHAL
17H47 | 02/05/2008 |
On ne peut pas négliger l'augmentation des salaires sous prétexte que le carburant augmente, que le prix des matières premières augmente également et que sais-je augmentera demain.
De sinclair
17H48 | 02/05/2008 |
0,5% c'est l'augmentation des fonctionnaires ils ont donc été argumente comme des privilégiés.
De Phil2922
Retraite invalidité | 18H12 | 02/05/2008 |
C'est les patrons de Doux que l'on devrait suspendre par les pieds, comme sur la photo… !
http://phil195829.overblog.com
De Anonyme.Courageux
19H16 | 02/05/2008 |
« chez Doux, la négociation tourne à l'aigre »
Très bon, le jeu de mots !