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Commerce équitable : il n'y a pas que Max Havelaar…
Par Sabrine Kasbaoui | Etudiante en journalisme | 05/05/2008 | 19H40
Les tablettes de chocolat et les paquets de café frappées de son logo noir, vert et bleu sont de plus en plus présents dans le panier de la ménagère. Près d'un quart des foyers français ont déjà acheté des produits étiquetés Max Havelaar, selon une étude commandée par la firme fin 2007. Mais d'autres militants du commerce équitable critiquent son omniprésence et le flou qui règne autour de son « label ».
Outre la récupération par la grande distribution du phénomène, l'une des critiques que formule Michel Besson, le directeur de l'association Minga repose sur l'utilisation du terme « label » pour évoquer les produits Max Havelaar, qui n'hésite pas à se présenter sur son site Internet comme « la garantie commerce équitable ».
En France, rappelle-t-il, seuls les pouvoirs publics peuvent mettre en place ce type de certifications -c'est le cas, par exemple, du label Agriculture biologique (AB), délivré par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche. D'où un problème de lisibilité pour le consommateur, et le risque de voir Max Havelaar prendre le monopole sur marché de plus en plus juteux. (Voir la vidéo.)
Michel Besson dénonce aussi la stigmatisation des pays du Sud engendrée par la dimension caritative voire humanitaire associée, selon lui, au « commerce équitable » : « Chaque année en France, 25 000 agriculteurs disparaissent. Travailler avec eux, c'est aussi du commerce équitable », assène-t-il.
De son côté, le directeur général de Max Havelaar France, Joaquim Munoz, préfère parler de « garantie » plutôt que de label, et défend la démarche de l'association, adossée à une société internationale, Flo (qui sa certification Flo-Cert, créé pour gérer la définition des standards et le cahier des charges.
Selon lui, une entreprise privée peut valider des produits issus du commerce équitable, sans attendre de reconnaissance officielle des pouvoirs publics :
Max Havelaar a obtenu fin 2007 la norme ISO 65 attribuée par l'organisation internationale de normalisation. Elle impose notamment que le cahier des charges retenu soit rendu public. Une démarche toujours en marge des lois et réglementations nationales : l'association attend cependant que le gouvernement « se positionne » sur le fonctionnement de la filière.
Mais y-a-t-il une alternative ? C'est avec cette ambition que Minga s'est créée en 1999, lorsque ses fondateurs ont estimé que la notion de commerce équitable avait été « vampirisée », notamment par l'association Max Havelaar France. Michel Besson est alors déjà le directeur d'Andines, une société coopérative commerciale, qu'il a créé en Colombie en 1987 avec sa compagne.
Son but, travailler en toute équité et transparence avec les acteurs locaux et, plus encore, respecter ces principes à toutes les étapes de la chaîne de fabrication du produit. L'association Minga a centralisé sous une charte, déclinée en 67 objectifs, l'éthique de cette démarche.
« Plus d'une centaine de structures commerciales ont ensuite rejoint Andines au sein de l'association Minga », explique-t-il. Andines, c'est un exemple de cette recherche de justesse dans des relations commerciales égales et équitables. (Voir la vidéo.)
Cette petite fédération d'entreprises s'attache à exercer un commerce le « moins inéquitable possible », revendiquant un fonctionnement transparent. Michel Besson s'insurge :
« Le commerce équitable, c'est une démarche vers laquelle l'on doit tendre chaque jour un peu plus. Faire croire qu'il existe un label “commmerce équitable”, revient à dire que tout ceux qui ne l'ont pas sont des voleurs. »
Dans cette optique, il a crée avec ses partenaires le « Printemps pour un commerce équitable Ici et ailleurs » qui s'achève le 10 juin.
► Max Havelaar ou les ambiguïtés du commerce équitable par Christian Jacquiau, Le Monde Diplomatique, novembre 2007.
10746 visites | 48 réactions
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De Phil2922
Retraite invalidité | 19H45 | 05/05/2008 |
Max Havelaar, Monsanto même combat… ? !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 07H00 | 06/05/2008 |
faudrait quand même pas pousser grand mère dans les orties.
Pourquoi ne pas oser un Mère Théresa Ben Laden même combat pendant qu'on y est.
De jide
jide.romandie.com | 19H55 | 05/05/2008 |
Il faudrait peut etre se poser les vrais questions.
Le choix ne devrait pas se faire entre « bananes Chiquita » et « bananes Max Havelaar », mais entre « banane-qui-viennent-de-loin » et « pommes-de-chez-le-voisin ».
entre autres…
http://jide.romandie.com
à jide
De solstice
pigiste | 09H34 | 06/05/2008 |
Voilà un post court et pertinent : le commerce équitable devrait se pratiquer près de chez soi, en privilégiant les produits locaux qui maintiennent un agriculture locale et des produits de qualité à des prix raisonnables. Nos petits marchés ont tous un ou deux paysans qui travaillent en circuit court et de jeunes agriculteurs se lancent dans le maraîchage bio : il faut les encourager même si leur choix est limité (saisons…).
Pour les produits lointains, il y a effectivement un autre problème et la garantie équitable est assez peu vérifiable, disons qu'on peut choisir le moindre mal.
Quant aux bananes, oubliez-les ! Le coût carbone est une chose, l'empoisonnement des Antilles au chlordécone est une catastrophe.
à solstice
De jide
jide.romandie.com | 10H00 | 06/05/2008 |
Je vais dans ton sens a 100%, sauf pour « il faut les encourager même si leur choix est limité (saisons…) »
Bien sur que l'on ne mange pas de fraises en décembre, on mange des pommes.
Alors qu'en juin, on mange des cerises, pas des pommes…
On peut avoir une alimentation très riche en fruits et légumes variés en ne mangeant que des produits qui peuvent pousser a moins de 50km de chez nous.
Si vous êtes dans le Nord, oubliez les oranges, mangez des betteraves : -)
http://jide.romandie.com
à jide
De solstice
pigiste | 10H40 | 06/05/2008 |
OK, je disais cela en comparaison avec les magnifiques étals plein de superbes produits calibrés qui viennent du MIN… et de bien plus loin par avion !
Je précise donc que le choix limité aux produits de saison n'empêche en rien une nourriture saine, variée et savoureuse. Avec des bettaraves, on fait des chips extra !
à jide
De jcs03
PME LILLE 59 | 18H41 | 06/05/2008 |
te sais tio JIDE, ça fait bin tro mos qu'je trempe
un » bettrave d'un min caffieu l'matin, j'économise eu'l sucre comme cha et pis cha fait Ch'ti,j'deviens + célèbe qu'l Titanic, et eul fermier d'a coté j'l'aide mieux qu'le PAC agricole qui dit, donc on est quitte à table, autour d'une pinte de biere de ch'nord.
Te vois tio Jide, j'me casse pas l'tiete j'vis avec m'un entourache d'min quartier, j'chu célèbe eu'je conno tout l'monde
JC
( nez en moins je suis tout à fait d'accord avec ton post )
à jide
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
21H07 | 06/05/2008 |
Avec ce raisonnement, on serait tous carencés ! Si nous profitons de citrons, d'abricots, d'ananas, de bananes, de pamplemousses, de kiwis, de noix de coco, d'oranges pour ne citer que ces fruits et agrumes, c'est bien parce que nous les importons, nous ne pouvons tout faire pousser sous notre délicieux micro-climat.
Il importe de privilégier nos productions de saison, mais nous ne produirions jamais assez pour nourrir 65 millions de personnes, heureusement que nous pouvons acheter ailleurs les fruits et légumes qui nous feraient défaut en plein coeur de l'hiver.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De malatrie
21H32 | 06/05/2008 |
oui au citron de Menton, à l'abricot du Roussillon, aux mandarines corses et au Kiwi des Landes !
à malatrie
De ribelle
12H50 | 07/05/2008 |
Ok, Malatrie, sauf s'ils sont bourrés de pesticides et autres « empêcheurs de pousser en rond »…
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Miju
Photovoltaïcien | 08H20 | 07/05/2008 |
Heu… bah tu sais, + de 60% de l'agriculture en France c'est pour nourrir le bétail…
Du coup je suis sur qu'avec un peu moins de viande on peut produire assez de fruits (et légumes) pour toute la population française !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Gudule
08H26 | 07/05/2008 |
N'importe quoi !
à solstice
De philarna
Enseignant | 11H46 | 06/05/2008 |
Privilégier les produits locaux, certes, mais qu'en penseront les agriculteurs camerounais, qui voient sur leurs marchés des poulets bretons vendus moins chers que les leurs ? ?
à philarna
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H54 | 06/05/2008 |
Privilégier les produits locaux au Cameroun aussi !
à thierry reboud
De philarna
Enseignant | 16H41 | 06/05/2008 |
C'est alors à NOS agriculteurs bretons qu'il faut le dire…Le gars qui arrive encore à faire des courses au Cameroun en ce moment n'a pas les moyens de tenir ces raisonnements vertueux. Il va au moins cher, point barre, quand par bonheur il peut se payer un poulet, même si ça détruit l'économie locale.
à philarna
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H19 | 06/05/2008 |
Tout à fait d'accord avec vous.
Il y a, un peu plus bas, une très intéressante contribution (je trouve) de Jaycib qui résume bien tous ces enjeux.
De skalpa
actif et militant ? | 20H25 | 05/05/2008 |
Max Havelaar ou comment s'acheter une bonne conscience tout en faisant ses courses en hypermarché…

Une « bonne manière » de b(i)o b(i)o ?
http://kprodukt.blogspot.com
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H21 | 05/05/2008 |
Commerce equitable . ca me fait un peu marrer ( et chialer). C'est de plus en plus en vente dans les grandes surfaces . Vous trouvez que les profits des dirigeants et le salaire des employés , il est équitable , dans la grande distribution ?
« produit issu d'un commerce légèrement moins dégueulasse et moins pourri à certains échelons de la production et du transport pour ceux qui ont les moyens de se les payer “ , ca , ce serait honnête comme nomenclature, sur les emballages en poil de lamas recyclables élevés en plein air dans l'altiplano !
Mais pas très marketing .
De compte supprimé 24
| 20H38 | 05/05/2008 |
Franchement, c'est nul, cette guéguerre de labels. Le choix de Max Havelaar est de vendre des produits de qualité achetés à des prix largement au dessus des cours officiels à des petits producteurs. Et comme leurs responsables le disent toujours à leurs détracteurs : tout est vérifiable d'un bout à l'autre de la chaîne.
C'est un débat à la con : pourquoi les grandes surfaces ne vendraient pas des produits « équitables » ?
T'as d'autres assos qui arguent à juste titre que c'est chez nous que ça merde : les conditions de travail dans nos supermarchés sont loin d'être « équitables ». C'est un fait.
Mais de là à se faire la guerre, c'est navrant.
Mon pote Olive voulait faire du commerce « équitable », alors on est partis au Népal l'an dernier pour ça, et on a ramené une cargaison de trucs divers à écouler sur les foires et les marchés. Comme j'ai suivi d'un bout à l'autre (un mois et demi de gros shopping à raison de dix heures par jour), je peux certifier sur l'honneur que toute la camelote qu'on a ramenée est non seulement « équitable », mais d'une qualité rare, et que l'excédent de profit est intégralement reversé à des œuvres sociales très respectables.
Mais va expliquer ça à tes clients. Quell effort : un quart d'heure à argumenter pour que le bobo ultraméfiant t'achètes finalement un paquet d'encens à deux euros, alors que ton voisin de stand dont l'enseigne arbore un énorme logo « BIO » fourgue sa daube à un euro.
Lui, c'est de l'encens industriel : un bâtonnet de bambou enduit d'une pâte de sciure quelconque sur laquelle est vaporisé un parfum synthétique et qui une fois rendu en France, revient à moins de 15 centimes tous frais inclus.
Zolive, c'est de l'encens fabriqué par des mioches tirés du ruisseau par un Népalais au grand cœur, qui en a déjà sorti plus de 80 d'une mort certaine et les paye vachement bien, tout en leur assurant un avenir souriant. Un parfumeur passionné n'usant que d'ingrédients naturels et coûteux : pâte de santal, essences de fleurs, résines précieuses…
Rendu en France, c'est 60 centimes le paquet, voyage non compris. Et au Népal on bouffe du riz tous les jours avec nos amis népalais pour réduire les frais et parce qu'on aime ça et qu'en plus on déteste le luxe.
Mais va expliquer ça au bourgeois qui ne voit en toi qu'un voleur de pauvres…
Qu'on foute la paix une fois pour toutes à Max Havelaar : ils font un boulot honnête et personne ne roule en Jaguar, chez eux. Ils ne font pas exactement la même chose que mon Zolive et ses copains, mais ils vont dans le bon sens. Ils ont fait le brise-glace dans le monde pourri du commerce alimentaire international.
à compte supprimé 24
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H44 | 05/05/2008 |
Bon , bon . Te fâches pas ..
à Numerosix
De compte supprimé 24
| 22H10 | 05/05/2008 |
J'suis pas fâché, N° 6,
Au contraire, je suis ravi que ça se développe inexorablement et je crois fermement que c'est la plus belle idée du dernier demi-siècle.
L'aide humanitaire, à part pour les grandes catastrophes, j'ai toujours trouvé ça nul à chier, quand je bossais en Asie.
Ça fait trente ans que je me bats à ma toute petite échelle pour que nos prestataires dans les pays pauvres soient bien payés, et comme ça devient populaire, j'ai toutes les raisons d'être heureux.
Eux, c'est dans l'alimentaire, d'autres dans la fringue et moi dans le tourisme.
Faut voir les résultats sur place : c'est super ; ça marche. Et c'est pas tellement plus cher que l'ordinaire. Les gens du coin ont la banane et non seulement tu fais du business, mais en plus on te tire pas la gueule comme au sahib négrier de base.
Parce que leur rapacité ou le charity business, j'en ai ras-la-casquette.
De G-Y.M
Ingénieur | 20H49 | 05/05/2008 |
Sous pretexte que la certification de MH est imparfaite, il faudrait choisir Chiquita ou Jaques Vabre ? J'ai du mal à suivre cette pensée.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H01 | 05/05/2008 |
A ma connaissance, le « label » Max Havelaar n'en est un que dans la mesure où les consommateurs lui accordent un quelconque crédit. Dans ce sens-là, oui, c'est bien un label, dans le même sens qu'une appréciation positive d'Amnesty International en constitue un.
D'autre part, toujours à ma connaissance, Max Havelaar n'a jamais prétendu proposer une alternative au capitalisme globalisé. Si je ne me trompe, ses buts sont bien plus modestes : il se contente de certifier que le producteur verra son travail rémunéré décemment (notamment en lui permettant d'en vivre).
C'est sans doute imparfait, c'est sans doute peu, mais c'est déjà beaucoup plus que ce que proposent les circuits commerciaux traditionnels.
Tout ça pour dire que je rejoins tout à fait Cyp pour considérer que cette aspiration à une pureté infaillible commence un peu à me briser les bonbons… (équitables aussi, les bonbons).
Néanmoins, il me semble que la vraie bonne question, c'est bel et bien celle que pose Jide.
De sushil das
21H20 | 05/05/2008 |
D'accord avec cyp, yen a marre de la guerre des tranchées entre partisans de labels.
C'est quand même dingue que lorsqu'on veut tirer a boulets rouges sur le commerce équitable il soit plus facile d'interroger un humaniste radical (style Jacquiau et autres partisans de la décroissance locale et vertueuse aussi élitiste que la musique de Pierre Boulez) qu'un ultra-libéral.
Cette guerre fratricide discrédite le commerce équitable et fera mourrir dans l'oeuf ce début d'alternative au commerce « classique ».
Pour ma part, je pense qu'il faut laisser le temps a la filière de s'améliorer et de se développer dans un dialogue constructif. Mais j'ai l'impression qu'ici comme ailleurs, les francs tireurs pullulent…
à sushil das
De compte supprimé 24
| 21H32 | 05/05/2008 |
Surtout, Sushildasji, que les plus critiques envers le commerce équitable sont ceux qui ne font rien pour faire avancer le schmilblick social ailleurs… et chez nous aussi.
J'aime pas Boulez non plus, figure-toi : -)
à compte supprimé 24
De guerzit
Incomprenant majeur | 09H44 | 06/05/2008 |
« un commerce le “moins inéquitable possible” »
Ce sont les termes même du responsable de Minga… Pour avoir visité pas mal de manufactures dites équitables un peu partout, je dois avouer ne pas être convaincu…
Des pulls à lama au Pérou, des sarhi pas jolis en Inde, et toujours pour les vendre à 10 000 bornes dans un cadre commercial classique… A voir la gueule des producteurs, ils se demandaient clairement à quoi tout cela rimait…
Quant à nous ca fait surement plaisir d'acheter du café siglé mais notre relation au produit reste la même et ce n'est pas la demi-seconde de conscience qui est offerte en bonus qui changera cette donne.
Mais j'espère n'être pas trop critique…
à guerzit
De compte supprimé 24
| 12H00 | 06/05/2008 |
Non, t'as raison d'âtre critique, Guerzit.
Le problème ne vient pas de grosses structures genre MH, qui sont aisément contrôlables, mais d'un bande d'escrocs qui abusent du terme « équitable » et ne s'en servent que pour mieux vendre leur pacotille à des gogos.
Sinon, ma relation personnelle à un produit, quel qu'il soit, consiste à l'acheter et à le consommer, comme tout le monde. Le commerce équitable, c'est juste du commerce… et c'est très bien comme ça.
De medea62
21H37 | 05/05/2008 |
Au sujet du commerce équitable, j'ai vu au FIGRA 2008 un documentaire dont voici le descriptif :
LE BEURRE ET L'ARGENT DU BEURRE
de Philippe Bacqué – 62 mn – France - Image : Alidou Badini – Montage : Jean François Hautin - Prod : SMAC – Coprod : Sahélis - avec la participation de Télessonne
Le commerce équitable est aujourd'hui en vogue. Le beurre de karité, produit par les femmes les plus pauvres du Burkina Faso, est de plus en plus apprécié en Europe où il est utilisé dans les produits cosmétiques ou comme substitut du cacao.
BUTTER AND BUTTER'S MONEY - Fair trading is extremely fashionable nowadays. So is shea butter. Made by the poorest women of Burkina-Faso, it is sent and used in Europe. But who profits from the money ?
Le film compare le fonctionnement de différentes formes de commerce équitable, notamment celui de L'Occitane et celui de Andines (menbre de MINGA). Il suit la production du beurre karité de l'Afrique à sa vente en France. On voit que les grosses sociétés se font énormément de marges sur leurs produits et qu'il serait possible de payer davantage les personnes qui sont à la base de la production. Le visionnage du film est un peu loin maintenant donc je ne m'avancerai pas à donner des chiffres qui seraient aléatoires, mais c'est flagrant que l'appellation « commerce équitable » cache des réalités différentes.
De Mayavalpa
Citoyen du Monde | 21H39 | 05/05/2008 |
Le commerce « équitable » est inéquitable. Pour qu'un échange soit réellement équitable, les conditions de protection sociale et de rémunération des individus qui produisent devraient être identiques à celles des personnes qui consomment.
De NuklearCocroach
22H02 | 05/05/2008 |
Le commerce équitable,ça existera le jour ou les prix du transport ne seront plus tributaires d » un baril de pétrole à 120$ et que le bénéfice de la vente sera plus important en faveur des producteurs et surtout de leurs salariés,en attendant,c'est juste un truc pour se donner bonne conscience à peu de frais,et même si on sait que max Havellar ne fait pas de bénéf(ils disent réinvestir dans d'autres projets,à voir…)c'est un peu un coup d'épée dans l'eau mais c'est mieux que rien.
ça existera aussi le jour ou les européens n'exporteront plus leurs excédents alimentaires vers les pays du sud en les vendant en dessous du cours local, au lieu d'aider ces pays à arriver à l'autosuffisance alimentaire en leur apportant technique et savoir faire. pour l'instant ils se contentent de leur balancer des sacs de riz par avion vu qu'y'a urgence, en les regardant d'un air condescendant comme on regarde habituellement ceux qu'on va laisser crever dans l'indifférence générale lorsque les caméras des médias auront braqué leurs caméras sur la catastrophe suivante…