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Validy, les déboires d'une start-up au pays des espions

Par David Servenay | Rue89 | 12/05/2008 | 22H03

Depuis dix ans, les inventeurs d'un système innovant de protection des logiciels bataillent contre les grandes firmes du secteur.

La clé de protection Validy (Yann Guégan/Rue89).

Dix ans que les dirigeants de Validy tentent de développer leur invention : un système révolutionnaire de protection des logiciels. Pourtant, impossible de commercialiser cette technologie, que les grands industriels du secteur espèrent bien récupérer.

Dix ans de galère, où l'on croise Valérie Pécresse, un général quatre étoiles, une flopée de cabinets d'intelligence économique et les manoeuvres des services secrets. A la clef : des milliards d'euros… et sans doute l'un des prochains fleurons de l'industrie informatique.

En 2012, il pourrait y avoir 14 milliards d'équipements reliés à Internet

Ils vont toujours ensemble. Le technicien, maigre et chauve comme un oeuf, normalien en maths, dix ans de Silicon Valley dans des labos de recherche informatiques, l'un des pères du port USB. Pas plus grand, deux fois plus épais, l'autre est l'homme du bagout, du marketing, des contacts avec son flot d'anecdotes.

A deux, rien ne leur échappe. Tous les détails sont là, comme un réflexe acquis après dix ans de batailles pour imposer leur idée : « l'invention de ma vie », dit le premier, Jean-Christophe Cuénod, directeur technique de Validy ; une « technologie révolutionnaire » ajoute le second Gilles Sgro, président de la société. (Voir la vidéo.)



La semaine dernière, ces deux co-inventeurs ont présenté au salon Java One de San Francisco la première application de leur recherche : une sorte de clef USB qui permet de protéger n'importe quel logiciel écrit dans ce langage.

A priori, rien que de très banal. Sauf que, derrière une telle innovation, les marchés sont énormes : selon l'institut Forrester, il y aura en 2012 plus de 14 milliards d'équipements électroniques vulnérables car reliés à Internet. Même la calculette a du mal à suivre…

En 1998, première découverte : ils mettent trois ans à déposer tous les brevets

Tout commence dans leur repli drômois, à Romans, ville sinistrée par la crise. En 1998, nos deux compères découvrent une nouvelle manière de protéger logiciels et systèmes informatiques.

L'idée principale est de faire identifier des données, présentes dans un « jeton » (une clef USB par exemple), par le logiciel principal. Le concept n'est pas nouveau, mais la mise en oeuvre du principe est diablement efficace. Jusqu'ici, personne n'a réussi à « craquer » leur système.

Pendant trois ans, ils ne soufflent mot de leurs travaux. A quiconque, hormis le juriste du cabinet de brevet chargé de monter leur dossier, qu'ils rencontrent une fois par semaine. De six brevets initiaux, qu'ils déposent à la fois en France et aux Etats-Unis, ils parviennent finalement à rédiger 400 brevets différents pour protéger leur invention.

Parallèlement, ils créent la société Validy aux Etats-Unis et en France.

Grâce à leur réseau personnel, un premier tour de table s'organise, avec une levée de fonds d'un million de francs d'un ami, qui signe sans même savoir de quoi il retourne. Aujourd'hui, ils sont 290 actionnaires à avoir mis 8,5 millions d'euros dans l'aventure. L'entreprise est valorisée à près de 65 millions d'euros, dont les fondateurs conservent 80% du capital.

Phase 2, premiers contacts avec l'Etat : ils sont reçus… à l'Elysée

Reste à convaincre les pouvoirs publics et les industriels. Coup de chance : un de leurs actionnaires les met en relation avec… la présidence de la République. Ils sont reçus à l'Elysée en février 2002 par la conseillère technique chargée des nouvelles technologies de Jacques Chirac, Valérie Pécresse.

Attentive, la fille de Dominique Roux (président de Bolloré Télécom depuis janvier 2007) leur propose de les « protéger » et de les mettre en relation avec la fine fleur de l'industrie française. Promesse non tenue.

Gilles Sgro n'aura plus jamais de nouvelles de Valérie Pécresse. « Validy ? Le nom ne lui dit rien », fait répondre l'actuelle ministre de la Recherche par un membre de son cabinet. (Voir la vidéo.)



Commence alors une longue traversée du désert, émaillée d'espoirs contrariés et, comme d'habitude, de promesses jamais tenues. A chaque fois, le scénario est identique : un ami, souvent un actionnaire (ils estiment à « 50 le nombre d'infiltrés » dans leur capital), les dirige vers un intermédiaire qui a des relations… Un premier rendez-vous prometteur, souvent avec un technicien, et plus rien.

En 2005, les anciens des services de renseignements prennent le relais

L'un des premiers intermédiaires s'appelle Gilles Gemba. Ex-colonel de l'armée de terre, il a géré les programmes de recrutement et de carrière des agents secrets de la DGSE. Boulevard Mortier, siège du service, il est officiellement « inconnu ».

L'homme a en tout cas un joli carnet d'adresses dans les états-majors. Au point de pouvoir organiser plusieurs réunions de présentation au Cercle national des Armées devant un parterre d'industriels : Dassault, MBDA, Thales, Suez, Schneider, Vinci sont du lot. A chaque fois, le premier contact est excellent, mais ne débouche sur aucune vente.

Aujourd'hui encore, le colonel Gemba parle de Validy comme d'un « produit exceptionnel, fabuleux, qui n'a pas d'équivalent sur le plan mondial ». Avec un bémol :

« Ils auraient pu signer des contrats. Prologue, par exemple, un grand groupe, leur proposait d'acheter. L'affaire ne s'est jamais conclue.

“Sur le plan commercial, ce qui compte, ce n'est pas d'avoir les meilleurs produits, mais d'avoir les marchés. Tant que vous ne vendez pas, vous n'existez pas. Peut-être en commençant à bas prix…”

Pour Gemba, le duo de Validy est victime du “syndrôme du bébé” : “Ils n'arriveront jamais à se séparer de leur invention.” Et si Validy faisait l'objet d'une opération d'étouffement de la part des majors du secteur ? Réponse ambiguë de l'ancien officier :

“En guerre économique, c'est une hypothèse réaliste…”

Une hypothèse pas si farfelue, Gilles Gemba le sait bien. Comme apporteur d'affaires, il a introduit Validy auprès du cabinet d'intelligence économique de Philippe Legorjus. Entouré d'anciens du renseignements, l'ex-patron du GIGN se targue de pouvoir résoudre leur problème, mais il est cher. “Trop cher”, estime Gilles Sgro, qui visite alors la fine fleur des officines de guerre économique, garantissant monts et merveilles.

Sans oublier quelques indépendants, souvent de prestigieux officiers étoilés, comme le général Christian Quesnot, ancien chef de l'Etat-major particulier du président Mitterrand. (Voir la vidéo.)



Détail : le général Quesnot n'a pas répondu à nos appels. Renseignements généraux (RG) à Valence, Direction de la surveillance du territoire (DST) à Lyon… à partir de 2005, tous les services de renseignements s'intéressent au dossier Validy.

De cette époque, Gilles Sgro garde une flopée de cartes de visite et un nuage de doutes, jamais dissipé. Au contre-espionnage, on le prend pour un adepte de la théorie du complot. Mais surtout, la DST estime que la société pourrait être un cheval de Troie américain, compte-tenu de sa personnalité juridique (maison mère américaine) et du passé professionnel de Jean-Christophe Cuénod aux Etats-Unis.

Information que le service n'a pas voulu nous confirmer, opposant un “pas de commentaire” de rigueur. A la DGSE, on observe une position prudente : “Nous n'avons pas d'opinion sur ce dossier, qui ne nous concerne pas.” Voire.

“Quand un système est inviolable, il est aussi ‘inécoutable'…’

Plusieurs des contacts de Gilles Sgro lui affirment ensuite que la DPSD (ex-sécurité militaire, chargée de la protection des intérêts économiques liés à la défense) décourage les industriels de travailler avec Validy.

Interrogé, le ministère de la Défense fait savoir que ‘le responsable de la DPSD ne souhaite pas s'exprimer sur ce sujet’. Ils sont aussi reçu par plusieurs membres du cabinet de Michèle Alliot-Marie, alors ministre. Là encore, pas de suite. L'ancien recruteur Gilles Gemba émet une hypothèse :

‘Quand un système est inviolable, il est aussi inécoutable'. Ça peut expliquer pas mal de leur problème…’

A l'appui de son argument, l'intermédiaire prétend qu'une grande entreprise américaine était prête à signer un contrat de 20 millions de dollars, mais que la vente a été bloquée par la NSA (National Security Agency).

Parallèlement, Jean-Christophe Cuénod poursuit son travail de développement des prototypes. Non sans avoir changé de fournisseur de circuit intégré. Le premier, un Français, les livre très irrégulièrement. Ils finissent par se tourner vers ZTEIC, une entreprise chinoise ultra-réactive.

Plusieurs prix viennent récompenser leurs efforts, notamment le prix Motorola du salon Chinict2007.

Dernière entourloupe : Bercy refuse de les associer à un pôle de compétitivité

Enfin, les pouvoirs publics vont finir va s'intéresser officiellement à leur projet. Minalogic, à Grenoble, l'un des six pôles de compétitivité mondiaux, leur propose une association avec deux des meilleurs laboratoires français : le Laboratoire électronique des techniques d'informations (Leti) qui dépend du CEA, le Tima, un labo du CNRS et Tiempo une start-up créée ad hoc par Schneider Electric.

Le 29 novembre 2007, le consortium SecToken [‘jeton sécurisé’ en anglais, ndlr] obtient le label Minalogic à l'unanimité du jury.

Cette fois-ci, le projet paraît en bonne voie. Jusqu'à ce qu'il soit question de la répartition des bénéfices à venir de l'entreprise. Et là tout dérape. La décision tombe par une lettre de Bercy, qui gère le Fonds unique interministériel (FUI). Le financement du projet (350 000 euros) est refusé.

Raison invoquée : un capital trop faible (40 000 euros) pour un projet aussi ambitieux. Cette fois-ci, la coupe est pleine : Sgro et Cuénod sont convaincus d'avoir à faire à une ‘entente’ des industriels du secteur. (Voir la vidéo.)



‘S'il faut partir, nous partirons, conclut Gilles Sgro, s'il faut aller en Inde, aux Etats-Unis ou ailleurs, nous irons. Après tout, nous nous adressons au marché mondial, non… ? Evidemment, toutes les administrations sont au courant de l'affaire Validy. Mais rien ne bouge, l'Elysée et Matignon se contentent se renvoyer vers Bercy.

Restait à médiatiser leur histoire, dernière cartouche avant de prendre le large. La presse comme dernier recours ? A voir. Un général à la retraite reconverti dans le conseil pour un très grand groupe d'armement, nous glissait la semaine dernière : Curieusement, j'ai vu ressurgir le produit Validy dans les discussions il y a quinze jours…’. Curieux, en effet.

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Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 22H12 | 12/05/2008 | Permalien

wwwsdqxwxwx gretzzzttr ! ù ! ù ! ù ! kjjkjkwxwsxcvx ?

Portrait de compte supprimé 24

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| 22H23 | 12/05/2008 | Permalien

Mais non, N°6 : tu t'installes un bon vieux Linux et t'as pas besoin de leur petite clé pour installer tous les logiciels gratuits dont ru rêves…

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à compte supprimé 24 Portrait de compte supprimé 24 De VinceDeg

étudiant | vincedeg.nolizard.org | 01H20 | 13/05/2008 | Permalien

Bien d'accord avec Cyp. Et si, au lieu de dépenser des cents et des milles pour protéger des logiciels, on réalisait enfin qu'on a tout intérêt à laisser les logiciels en libre accès, en soutenant le logiciel libre via par exemple la recherche publique ?

Bin oui, il est plus efficace économiquement de faire du logiciel de façon publique (quitte à ponctionner plus d'impôt) que de laisser séparément chaque entreprise faire ses logiciels et essayer vainement de les protéger (via d'autres entreprises qui ont un coût, comme celle de cet article) !

Très rapidement pourquoi : un logiciel ça peut coûter cher à concevoir, mais comme ce n'est que de l'information, ensuite c'est quasi gratos à produire et distribuer, ce qui n'en fait pas un bien marchand comme les autres - en fait cet article montre que ça coûte plus cher d'en empêcher la distribution ! Surtout, c'est efficace à cause du partage de connaissances, tout le monde peut zieuter ce que développe son voisin et essayer de l'améliorer… C'est assez instinctif : essayez d'imaginer l'état des connaissances scientifiques si on avait privatisé au niveau mondial la recherche fondamentale, bah pareil pour le logiciel.

Non mais, rue89, ça vous dirait pas plutôt de faire un article sur les développeurs linux, openoffice, mozilla & co qui produisent gratuitement et souvent bénévolement des systèmes d'exploitation et des logiciels aussi performants que les payants ?

A part ça, la démarche de protection des logiciels c'est aussi de la daube parce que ce qui compte c'est protéger les données, et là dessus le logiciel libre a un net avantage (allez chiche : le premier qui pirate mon linux pour sortir mes photos de vacances a gagné) !

- si ça vous intéresse, ben essayez ubuntu, un système d'exploitation linux gratos qui peut coexister avec windows : http://www.ubuntu-fr.org/ -

Portrait de compte supprimé 24

à VinceDeg Portrait de VinceDeg De compte supprimé 24

| 01H33 | 13/05/2008 | Permalien

M'est avis que dans peu de temps, des systèmes comme Ubuntu vont devenir très populaires.

J'équipe de plus en plus de machines avec. Pour le particulier, c'est assez idéal : ça couvre tous ses besoins et y a quasiment pas d'entretien. Bien réglé, ça ne bouge pas ; c'est pratique et moderne ; bien moins bordélique et abscons que Windows.

De mon côté, c'est nettement plus gratifiant de bâtir un truc chouette, que d'avoir à nettoyer sans cesse des Windows pourris de vers et encrassés comme des vieux poêles à mazout.

C'est en train de changer à toute berzingue.

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libre penseur | 03H27 | 14/05/2008 | Permalien

1) la propriété ,( droits d » auteurs et Inpi itou) c'est du vol.
2) Quand l » Etat est paranoïaque et le Marché cyclothymique, ça développe un shitstem mortifère à zombies-escalopes (pas nés)
3) l » Ubuntu , c'est aussi la « reconnaissance de nos humanités mutuelles » qui a présidé à la commission de réconciliation post apartheid
4) Platon et Aristote ne nous sont plus d » aucune utilité. La pensée dualiste sujet/objet a atteint sa limite et montré son inanité à nous apporter le bonheur.
Il est de toute première urgence d » interroger les présocratiques et les philosophies orientales, africaines et amerindiennes…
5)Celui qui s » éloigne de l » innocence, où parvient-il ?
Hex 25 du Yi King

Votre dévoué Vieux Grincheux

Portrait de jck

à VinceDeg Portrait de VinceDeg De jck

11H03 | 13/05/2008 | Permalien

>Non mais, rue89, ça vous dirait pas plutôt de faire un article sur les développeurs linux, openoffice, mozilla & co qui produisent gratuitement et souvent bénévolement des systèmes d'exploitation et des logiciels aussi performants que les payants ?

Surtout que Rue89 utilise un logiciel libre pour faire tourner leur site (Drupal)qui tourne avec un langage libre (php) et qu'il sont hébergés chez typhon qui utilise Debian (linux). Se rendent ils seulement compte que la valeur ajouté qu'ils produisent est finalement bien modeste comparée aux dizaines de milliers d'heures de travaille qui ont été nécessaire pour qu'ils puissent faire tourner ce site gratuitement ?

Portrait de yan

à Numerosix Portrait de Numerosix De yan

loin | 22H32 | 12/05/2008 | Permalien

Hummm… ne serait-ce pas toi l'inventeur ? Tu m'as l'air pas mal inécoutable….

Portrait de Un_autre_temps

à Numerosix Portrait de Numerosix De Un_autre_temps

00H38 | 13/05/2008 | Permalien

Difficile de croire à cette histoire… On croirait un scénario de film des années 60.

Quel est le rapport entre tous les noms cités et un procédé informatique de sécurisation de logiciels ? La distribution n'est pas la bonne, les acteurs ne correspondent pas.

Quel curieux mélange des genres. Ca sonne très bizarrement.

Portrait de pablico

à Un_autre_temps Portrait de Un_autre_temps De pablico

11H37 | 13/05/2008 | Permalien

Quand un système est inviolable, il est aussi « inécoutable'. Ça peut expliquer pas mal de leur problème… »

si on se met à fabriquer des trucs inviolables, comment après faire de l'espionnage, contrôler les mails, et chasser le terroriste, voire le pédophile..

tout « système » doit avoir « une porte de derrière » pour être contrôlé.

Ils doivent bien le savoir, c'est pour cela que je ne crois pas à leur histoire.
sinon ils auraient fabriqué une « porte de derrière » et vendu leur produit en donnant leur porte aux services d'espionnage qui vont bien.

Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 22H15 | 12/05/2008 | Permalien

Merci pour cette belle enquête.

Portrait de personne

De personne

22H23 | 12/05/2008 | Permalien

Alors que l'informatique évolue vers la virtualisation, que les logiciels sont le plus souvent complètement dématérialisés, il faut qu'on nous ressorte le concept du dongle qui doit bien frôler les 20 ans.

C'était merveilleux à l'époque d'avoir parfois 4 ou 5 dongles enfichés les uns derrières les autres sur un port parallèle, chacun pour faire marcher son logiciel.

Et ça n'a jamais empêché les logiciels d'être piratés.

Même Microsoft c'est cassé les dents avec TCPA / Palladium.

Portrait de Emma Indoril

à personne Portrait de personne De Emma Indoril

Nérévarine | 23H13 | 12/05/2008 | Permalien

>Même Microsoft c'est cassé les dents avec TCPA / Palladium<

http://fr.wikipedia.org/wiki/NGSCB

J'ai l'impression que c'est toujours d'actualité….

Pour en revenir au sujet, au départ, ça m'a l'air une bonne idée, reste a voir l'application…
Mais visiblement en France, on apprend rien, à part saborder les bonnes idées…

Portrait de sinclair

à personne Portrait de personne De sinclair

07H01 | 13/05/2008 | Permalien

Exact c'est un dongle, il en existe toujours en USB actuellement. Les sociétés sont encore nombreuse tels « matrixlock, rockey etc… » l'originalité doit résider dans le type de codage.

L'ennui est que si ce systeme a toujours été relativement efficace il est tellement lourd qu'il en rend l'usage difficile comme vous le soulignez. Quand on ne perdait pas les clés.

Portrait de jimmyb

à personne Portrait de personne De jimmyb

10H58 | 13/05/2008 | Permalien

« Et ça n'a jamais empêché les logiciels d'être piratés. »
En effet, et je pense que si leur système est inviolé à ce jour, c'est simplement qu'il n'est pas utilisé à grande échelle. S'il vient à être commercialisé, il ne résistera certainement pas très longtemps. Mais ce qui m'amuse, c'est que malgré la chasse faite aux pirates et téléchargements illégaux de tout poil, on laisse un tel système dans les cartons. Comme quoi, il y a le discours, et les actes. Néanmoins, si les inventeurs de ce dongle doivent partir à l'étranger, ils ne seront pas les premiers hélas, il en va de même pour la quasi totalité de notre technologie de pointe, on n'a jamais vu un gouvernement aider à ce genre d'innovation.

Portrait de Gilles Sgro de Validy

à personne Portrait de personne De Gilles Sgro de Validy

(Président du Directoire de SA Vali... | 00H13 | 15/05/2008 | Permalien

Ma réponse n'est destinée qu'a clarifier le débat et ne s'inscrit en aucun cas dans une démarche « publicitaire »

Notre technologie addresse deux marchés :

- Le marché du sabotage informatique
(faire en sorte que les équipements que vous possédez et qui intègrent du logiciel ne soient pas corrompus à votre insu et continuent donc de fonctionner conformément aux spécifications du fournisseur)

- Le marché du piratage informatique
(éviter l'exécution de programme piraté (licence logiciel non payée))

Le marché du piratage du logiciel n'est pas pour validy son principal marché.

Nous sommes tout a fait conscient qu'il convient de respecter les libertés. Il appartient aux éditeurs de logiciel d'appréhender si, il est pour eux souhaitable de favoriser la copie de leur logiciel. C'est en effet après tout, une méthode de marketing viral qui peut s'inscrire dans la stratégie de diffusion et de distribution de certains éditeurs de logiciels.

En ce qui concerne la solidité des dongles existants, il n'est en effet un secret pour personne que ceux-ci n'ont pas été capable d'éviter le piratage du logiciel. Si nous avions « inventé » la nième version d'un dongle standard, nous n'aurions pas consacré autant d'énergie à protéger notre propriété intéllectuelle. Cet argument n'est bien évidemment pas suffisant pour vous convaincre. Je laisse donc le soin aux hackers de se prononcer sur la solidité de notre méthode de protection (en utilisant une démarche scientifique et un protocole d'évaluation clair).

Encore faut-il que les hackers aient connaissance de cette nouvelle méthode de protection. C'est justement tout l'objet de cet article de presse qui dénonce l'enfermement de Validy par de grands groupes industriels. La méthode d'enfermemement appliquée à Validy ne lui est pas spécifique. Toute PME innovante, qui est pris pour cible par ces grands groupes est susceptible de faire l'objet d'un tel enfermement. Leur sphère d'influence est si grande qu'il est bien difficile de s'en extraire et parfois même de la détecter.

La stratégie d'enfermemnt de ces grands groupes consiste à vous empêcher d'adresser le marché. En effet quelque soit la qualité d'un produit il n'existe pas tant qu'il n'est pas vendu. Pas de vente, pas de ressource, la suite est facile à deviner.

Portrait de ericj

De ericj

22H25 | 12/05/2008 | Permalien

Quelle histoire !

Ça sécuriserait même Windows ? ? ^ ^

Portrait de CA Not Dead

à ericj Portrait de ericj De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 11H43 | 13/05/2008 | Permalien

Et même l'interface chaise-clavier ! ! !

Portrait de toots

De toots

void | 22H37 | 12/05/2008 | Permalien

Humm..

Je pense que l'article mériterait un approfondissement de la part de son auteur.

J'ai l'impression qu'il a pris comme argent comptant les paroles des responsables de la boite.

En particulier, sans vouloir critiquer leur invention, je ne la connais pas, le principe technique de sécurisation par token n'est pas nouveau ni exclusivement connu d'eux.

Après la partie renseignement est interessante, mais elle manque de consistance, du fait que la véritable nature « révolutionaire » n'est pas forcément acquis.

Il faut quand meme attention à savoir si cette boite ne souhaite pas aussi se faire un peu de pub à peu de frais de leurs galères..

Portrait de David Servenay

à toots Portrait de toots De David Servenay (auteur)

Rue89 | 07H32 | 13/05/2008 | Permalien

Cher toots,

L'auteur a essayé d'approfondir, le plus possible, dans la limite de ses modestes connaissances et capacités.

1/ D'après plusieurs spécialistes du secteur, l'invention de Validy est innovante.

2/ Si vous avez lu attentivement, vous avez donc vu en toute lettre que ce n'est pas le principe de leur invention qui est nouveau mais la « mise en oeuvre » de plusieurs principes.

3/ Sur la partie « renseignement », nous avons interrogé toutes les sources possibles, au niveau des services de l'Etat, avec des résultats… variables.

4/ Quant à l'idée de se faire de la pub, pourquoi pas… mais je ne suis pas sûr que cette pub là soit la meilleure pour la réussite de leur entreprise.

Enfin, toots, si vous avez des « approfondissements » à nous faire partager, n'hésitez pas, Rue89 est une voie ouverte.

Portrait de MéKésKiPuDoncTan

à David Servenay Portrait de David Servenay De MéKésKiPuDoncTan

09H34 | 13/05/2008 | Permalien

Je ne connais pas non plus le produit, mais si 400 brevets ont été validés c'est qu'il est effectivement innovant. La procédure de brevetage est longue et difficile. Il ne suffit pas de rédiger les brevets. Après la première phase d'écriture, dans une deuxième les descriptions sont soumises à critiques des autres acteurs (économiques et scientifiques) qui posent des objections, notamment en en remettant en cause l'innovation elle-même (le « jeu » étant de trouver qu'on l'a déjà inventé avant le nouveau venu). La troisième phase est de répondre aux objections et d'établir définitivement l'invention. Alors, le brevet devient valide.
Donc, sans connaitre le bidule et compte tenu de son ancienneté, il est sûr qu'il a franchi toutes les phases et donc constitue une réelle innovation technologique. Nos deux compères ont fait ce qu'il faut absolument faire avant de démarcher des industriels. Poser des brevets, ce qui leur évite de se les faire voler. (Une anecdote que je ne résiste pas à narrer. Lors de la soit disant guerre froide, les radars US situés en Allemagne ont plus servi à espionner l'industrie de l'Ouest qu'à surveiller l'Est. Un complément indispensable au débauchage des cerveaux commencé avec le recyclage de la science nazi. On ne compte plus les brevets européens invalidés parce que déposés juste avant aux USA.)
Mais, il reste notre beau pays de France, et là c'est pas de la tarte. Le cercle des décideurs aux comptes en banques bien garnis ne peut s'élargir. Cette histoire est très emblématique de la situation nationale.
Nos grossiums ne sont que des commerçants (et là je suis gentils, bien souvent ce sont des magouilleurs accrochés aux basques des finances publiques, il suffit de regarder comment se sont constituées nos fortunes nationales) dépourvus de toute idée, et qui n'ont pour « qualité » que leur capacité à détourner (je suis encore décidément très gentil, voler est plus approprié) les idées des autres à leur profit, aidés en cela par une armée de polytechniciens qui ne sont pas plus taillés pour la recherche que leurs patrons (l'histoire du nucléaire en France est édifiante à ce sujet). Oubliez l'armée et le renseignement qui ne jouent visiblement qu'un rôle mineur, celui de désinformer, « ce sont des pieds nickelés », etc. et de rediriger les vrais inventeurs vers les dents des loups.
On ne comprend rien à la reforme de la recherche si on n'intègre pas ce préalable. C'est une histoire de gros sous et de pouvoir. Toute l'actuelle réforme de la recherche est dirigée dans ce sens. La recherche privée n'est pas à la hauteur ici comme aux USA (où contrairement à ce qu'on nous dit la recherche est largement financée par l'état, parfois de manière indirecte). La question est donc : comment privatiser la recherche publique tout en en laissant le financement au contribuable ? Autrement dit : comment privatiser le bien public et les bénéfices qui vont avec, et comment dépouiller nos naïves têtes d'oeuf chercheuses ? En faisant entrer le loup ultra minoritaire dans la bergerie majoritaire, tout en faisant croire qu'il est essentiel.

Un dernier point.
La longueur du purgatoire est aisée à calculer : découverte 1998 + 3 ans de brevets = 2001 + 20 ans de validité des brevets = 2021. Mais on n'attendra pas jusque là, ce que nos capitalistes ne peuvent pas maîtriser ils le détruisent (regarder l'histoire du micro ordinateur, une invention française).
Donc, à mon avis, nos compères n'ont pas à attendre quoi que ce soit de notre beau pays, pas plus d'une campagne de presse qui restera limitée (j'espère que je me trompe, mais au vu des propriétaires des dits journaux …), et doivent se délocaliser dès à présent.

Portrait de CA Not Dead

à David Servenay Portrait de David Servenay De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 11H40 | 13/05/2008 | Permalien

Cette innovation, me rappelle le cas d'une start-up française dans les années « bulle internet » vendant avec moults articles de presse, un concept de vidéo plein écran à 25 images/seconde en qualité TV sur un modem 56k… Un concept « révolutionnaire » , d'après ses concepteurs, ou ils expliquaient succintement le principe de base du compactage vidéo. Et là ou personne n'avait réussi, eux avaient le super algorithme KiRuL3z…

Etrangement, cela n'a jamais abouti ! ; )

Mais il pratiquait aussi la chasse aux subventions et les dépôts de brevets à l'américaine.

Dans la même veine, j'ai aussi l'autocollant qui prolonge la durée de vie de vos batteries…

Portrait de rilax13

De rilax13

13H09 | 13/05/2008 | Permalien

Facile de se moquer je trouve.. J'ai moi aussi travaillé dans une start up pour un détecteur automatique de chute pour personnes agées. le produit marchait (mon dos s'en souvient encore..), la boite a coulé.. pourquoi ? ? parcequ'on était la seule boite avec un produit viable, que les gros du marché perdait des millions à développer un produit pourrave, quand on leur faisait une démonstration, il nous disait : « oui mais pourquoi VOUS ça marche ? » quand tu as sorti tests, vidéos, stats etc.. ils veulent toujours plus, limite il aurait fallu donner l'algo et les technologies embarquées directement.. bonne nouvelle cependant, la boite semble repartir, et les informations ne sont pas tombées chez ces grosses boites qui voulaient nous rachetées pour 1€ .. le pourrissement nuit aux start up. Le lobbying est partout, le commercial en parle très bien..

Portrait de CA Not Dead

à rilax13 Portrait de rilax13 De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 10H16 | 14/05/2008 | Permalien

Facile de se moquer en effet, surtout quand on a connu une situation assez similaire (les miyons d'€ en moins)…

« le pourrissement nuit aux start up. Le lobbying est partout, le commercial en parle très bien »

En effet, est ce surprenant ? Si c'était le meilleur produit qui le remporte à chaque fois, ça se saurait !

Pour le développement du « détecteur automatique de chute pour personnes agées », c'était en quelle année ?

Je connais en effet quelques produits proposant cette fonction dans le cadre de la protection des personnes.

Portrait de rilax13

à CA Not Dead Portrait de CA Not Dead De rilax13

12H02 | 15/05/2008 | Permalien

Il y a deux ans. Actuellement aucun n'est autonome, il faut que la personne appuie sur un bouton pour activer l'arrivée des secours, une société du coté de Nice essaye de faire passer son produit pour efficace, mais en test comparé, réalisé par une autre boite, le notre réalisait un bon score, sans fausse alarme, ce qui n'a pas été le cas de l'autre produit, mauvaise détection, fausses alarmes en série. Les alarmes intempestives étant la pire des situation pour un vendeur de solution d'assistance à domicile, à 50€ le déplacement on évite de se déplacer pour rien..

Portrait de Pimpampoum

De Pimpampoum

22H51 | 12/05/2008 | Permalien

Intéressant, mais j'avoue ne pas voir ce qu'il y a de révolutionnaire, si dans la petite clé, se trouvent juste des données… qui peuvent dans l'absolu être copiées.

Ou alors j'ai mal compris ?

En tout cas, Valérie Pécresse, voila une femme de confiance : )

Portrait de Emma Indoril

à Pimpampoum Portrait de Pimpampoum De Emma Indoril

Nérévarine | 23H19 | 12/05/2008 | Permalien

C'est pas ça.
En gros, dans la clé usb se trouve heu, une « clé » numérique, qui associée a une autre clé déjà présente sur le PC, permet de débloquer l'application. (en trés gros)
Une clé numérique associé à un appareil physique. Si on a pas le dongle USB, a marche pas !

Encyclopédia Universalis fonctionne comme ça, et Autocad aussi, il me semble.

Portrait de Pimpampoum

à Emma Indoril Portrait de Emma Indoril De Pimpampoum

00H22 | 13/05/2008 | Permalien

« une “clé” numérique »
Ce sont des données, non ?

Imaginons que je récupère les données de la clé, alors je peux accéder au données du programme pc sans problème… ?

« Encyclopédia Universalis fonctionne comme ça, et Autocad aussi, il me semble. »
Doit forcément y avoir un plus avec le produit de l'article, ou alors l'intérêt est plus que limité.

Portrait de sinclair

à Pimpampoum Portrait de Pimpampoum De sinclair

07H08 | 13/05/2008 | Permalien

Ici un site de fabriquant de ce type de produit dont il explique (a son avantage) le fonctionnement. Ce type de clé est très difficile a pirater, quoique « toute serrure a sa clé ».
L'ennui est l'aspect pas pratique.
http://www.matrixlock.de/french/f_wirueb.htm

Portrait de Pimpampoum

à sinclair Portrait de sinclair De Pimpampoum

13H30 | 13/05/2008 | Permalien

« très difficile a pirater »
Mais surement pas inviolable par les services gouvernementaux… ; )

Enfin, merci du lien.

Portrait de DBL8

à Emma Indoril Portrait de Emma Indoril De DBL8

Retraité | 07H09 | 13/05/2008 | Permalien

« Encyclopédia Universalis fonctionne comme ça, et Autocad aussi »
Ce n'est pas dans ce cas une réf. ! !
Qui n'a pas utilisé, chez soit, ses 2 logiciels ?
Cela fait au moins plus de 12 ans qu'Autocad circule.
Ah, le déplombage en … Bien sûr je ne les ai pas, ou plus. ; )
Universalis n'est pas loin derrière.

Si c'est sur la même base que cela fonctionne… je comprends pourquoi il n'y a pas de suite.

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