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Validy, les déboires d'une start-up au pays des espions
Par David Servenay | Rue89 | 12/05/2008 | 22H03
Depuis dix ans, les inventeurs d'un système innovant de protection des logiciels bataillent contre les grandes firmes du secteur.

Dix ans que les dirigeants de Validy tentent de développer leur invention : un système révolutionnaire de protection des logiciels. Pourtant, impossible de commercialiser cette technologie, que les grands industriels du secteur espèrent bien récupérer.
Dix ans de galère, où l'on croise Valérie Pécresse, un général quatre étoiles, une flopée de cabinets d'intelligence économique et les manoeuvres des services secrets. A la clef : des milliards d'euros… et sans doute l'un des prochains fleurons de l'industrie informatique.
En 2012, il pourrait y avoir 14 milliards d'équipements reliés à Internet
Ils vont toujours ensemble. Le technicien, maigre et chauve comme un oeuf, normalien en maths, dix ans de Silicon Valley dans des labos de recherche informatiques, l'un des pères du port USB. Pas plus grand, deux fois plus épais, l'autre est l'homme du bagout, du marketing, des contacts avec son flot d'anecdotes.
A deux, rien ne leur échappe. Tous les détails sont là, comme un réflexe acquis après dix ans de batailles pour imposer leur idée : « l'invention de ma vie », dit le premier, Jean-Christophe Cuénod, directeur technique de Validy ; une « technologie révolutionnaire » ajoute le second Gilles Sgro, président de la société. (Voir la vidéo.)
La semaine dernière, ces deux co-inventeurs ont présenté au salon Java One de San Francisco la première application de leur recherche : une sorte de clef USB qui permet de protéger n'importe quel logiciel écrit dans ce langage.
A priori, rien que de très banal. Sauf que, derrière une telle innovation, les marchés sont énormes : selon l'institut Forrester, il y aura en 2012 plus de 14 milliards d'équipements électroniques vulnérables car reliés à Internet. Même la calculette a du mal à suivre…
En 1998, première découverte : ils mettent trois ans à déposer tous les brevets
Tout commence dans leur repli drômois, à Romans, ville sinistrée par la crise. En 1998, nos deux compères découvrent une nouvelle manière de protéger logiciels et systèmes informatiques.
L'idée principale est de faire identifier des données, présentes dans un « jeton » (une clef USB par exemple), par le logiciel principal. Le concept n'est pas nouveau, mais la mise en oeuvre du principe est diablement efficace. Jusqu'ici, personne n'a réussi à « craquer » leur système.
Pendant trois ans, ils ne soufflent mot de leurs travaux. A quiconque, hormis le juriste du cabinet de brevet chargé de monter leur dossier, qu'ils rencontrent une fois par semaine. De six brevets initiaux, qu'ils déposent à la fois en France et aux Etats-Unis, ils parviennent finalement à rédiger 400 brevets différents pour protéger leur invention.
Parallèlement, ils créent la société Validy aux Etats-Unis et en France.
Grâce à leur réseau personnel, un premier tour de table s'organise, avec une levée de fonds d'un million de francs d'un ami, qui signe sans même savoir de quoi il retourne. Aujourd'hui, ils sont 290 actionnaires à avoir mis 8,5 millions d'euros dans l'aventure. L'entreprise est valorisée à près de 65 millions d'euros, dont les fondateurs conservent 80% du capital.
Phase 2, premiers contacts avec l'Etat : ils sont reçus… à l'Elysée
Reste à convaincre les pouvoirs publics et les industriels. Coup de chance : un de leurs actionnaires les met en relation avec… la présidence de la République. Ils sont reçus à l'Elysée en février 2002 par la conseillère technique chargée des nouvelles technologies de Jacques Chirac, Valérie Pécresse.
Attentive, la fille de Dominique Roux (président de Bolloré Télécom depuis janvier 2007) leur propose de les « protéger » et de les mettre en relation avec la fine fleur de l'industrie française. Promesse non tenue.
Gilles Sgro n'aura plus jamais de nouvelles de Valérie Pécresse. « Validy ? Le nom ne lui dit rien », fait répondre l'actuelle ministre de la Recherche par un membre de son cabinet. (Voir la vidéo.)
Commence alors une longue traversée du désert, émaillée d'espoirs contrariés et, comme d'habitude, de promesses jamais tenues. A chaque fois, le scénario est identique : un ami, souvent un actionnaire (ils estiment à « 50 le nombre d'infiltrés » dans leur capital), les dirige vers un intermédiaire qui a des relations… Un premier rendez-vous prometteur, souvent avec un technicien, et plus rien.
En 2005, les anciens des services de renseignements prennent le relais
L'un des premiers intermédiaires s'appelle Gilles Gemba. Ex-colonel de l'armée de terre, il a géré les programmes de recrutement et de carrière des agents secrets de la DGSE. Boulevard Mortier, siège du service, il est officiellement « inconnu ».
L'homme a en tout cas un joli carnet d'adresses dans les états-majors. Au point de pouvoir organiser plusieurs réunions de présentation au Cercle national des Armées devant un parterre d'industriels : Dassault, MBDA, Thales, Suez, Schneider, Vinci sont du lot. A chaque fois, le premier contact est excellent, mais ne débouche sur aucune vente.
Aujourd'hui encore, le colonel Gemba parle de Validy comme d'un « produit exceptionnel, fabuleux, qui n'a pas d'équivalent sur le plan mondial ». Avec un bémol :
« Ils auraient pu signer des contrats. Prologue, par exemple, un grand groupe, leur proposait d'acheter. L'affaire ne s'est jamais conclue.“Sur le plan commercial, ce qui compte, ce n'est pas d'avoir les meilleurs produits, mais d'avoir les marchés. Tant que vous ne vendez pas, vous n'existez pas. Peut-être en commençant à bas prix…”
Pour Gemba, le duo de Validy est victime du “syndrôme du bébé” : “Ils n'arriveront jamais à se séparer de leur invention.” Et si Validy faisait l'objet d'une opération d'étouffement de la part des majors du secteur ? Réponse ambiguë de l'ancien officier :
“En guerre économique, c'est une hypothèse réaliste…”
Une hypothèse pas si farfelue, Gilles Gemba le sait bien. Comme apporteur d'affaires, il a introduit Validy auprès du cabinet d'intelligence économique de Philippe Legorjus. Entouré d'anciens du renseignements, l'ex-patron du GIGN se targue de pouvoir résoudre leur problème, mais il est cher. “Trop cher”, estime Gilles Sgro, qui visite alors la fine fleur des officines de guerre économique, garantissant monts et merveilles.
Sans oublier quelques indépendants, souvent de prestigieux officiers étoilés, comme le général Christian Quesnot, ancien chef de l'Etat-major particulier du président Mitterrand. (Voir la vidéo.)
Détail : le général Quesnot n'a pas répondu à nos appels. Renseignements généraux (RG) à Valence, Direction de la surveillance du territoire (DST) à Lyon… à partir de 2005, tous les services de renseignements s'intéressent au dossier Validy.
De cette époque, Gilles Sgro garde une flopée de cartes de visite et un nuage de doutes, jamais dissipé. Au contre-espionnage, on le prend pour un adepte de la théorie du complot. Mais surtout, la DST estime que la société pourrait être un cheval de Troie américain, compte-tenu de sa personnalité juridique (maison mère américaine) et du passé professionnel de Jean-Christophe Cuénod aux Etats-Unis.
Information que le service n'a pas voulu nous confirmer, opposant un “pas de commentaire” de rigueur. A la DGSE, on observe une position prudente : “Nous n'avons pas d'opinion sur ce dossier, qui ne nous concerne pas.” Voire.
“Quand un système est inviolable, il est aussi ‘inécoutable'…’
Plusieurs des contacts de Gilles Sgro lui affirment ensuite que la DPSD (ex-sécurité militaire, chargée de la protection des intérêts économiques liés à la défense) décourage les industriels de travailler avec Validy.
Interrogé, le ministère de la Défense fait savoir que ‘le responsable de la DPSD ne souhaite pas s'exprimer sur ce sujet’. Ils sont aussi reçu par plusieurs membres du cabinet de Michèle Alliot-Marie, alors ministre. Là encore, pas de suite. L'ancien recruteur Gilles Gemba émet une hypothèse :
‘Quand un système est inviolable, il est aussi inécoutable'. Ça peut expliquer pas mal de leur problème…’
A l'appui de son argument, l'intermédiaire prétend qu'une grande entreprise américaine était prête à signer un contrat de 20 millions de dollars, mais que la vente a été bloquée par la NSA (National Security Agency).
Parallèlement, Jean-Christophe Cuénod poursuit son travail de développement des prototypes. Non sans avoir changé de fournisseur de circuit intégré. Le premier, un Français, les livre très irrégulièrement. Ils finissent par se tourner vers ZTEIC, une entreprise chinoise ultra-réactive.
Plusieurs prix viennent récompenser leurs efforts, notamment le prix Motorola du salon Chinict2007.
Dernière entourloupe : Bercy refuse de les associer à un pôle de compétitivité
Enfin, les pouvoirs publics vont finir va s'intéresser officiellement à leur projet. Minalogic, à Grenoble, l'un des six pôles de compétitivité mondiaux, leur propose une association avec deux des meilleurs laboratoires français : le Laboratoire électronique des techniques d'informations (Leti) qui dépend du CEA, le Tima, un labo du CNRS et Tiempo une start-up créée ad hoc par Schneider Electric.
Le 29 novembre 2007, le consortium SecToken [‘jeton sécurisé’ en anglais, ndlr] obtient le label Minalogic à l'unanimité du jury.
Cette fois-ci, le projet paraît en bonne voie. Jusqu'à ce qu'il soit question de la répartition des bénéfices à venir de l'entreprise. Et là tout dérape. La décision tombe par une lettre de Bercy, qui gère le Fonds unique interministériel (FUI). Le financement du projet (350 000 euros) est refusé.
Raison invoquée : un capital trop faible (40 000 euros) pour un projet aussi ambitieux. Cette fois-ci, la coupe est pleine : Sgro et Cuénod sont convaincus d'avoir à faire à une ‘entente’ des industriels du secteur. (Voir la vidéo.)
‘S'il faut partir, nous partirons, conclut Gilles Sgro, s'il faut aller en Inde, aux Etats-Unis ou ailleurs, nous irons. Après tout, nous nous adressons au marché mondial, non… ? Evidemment, toutes les administrations sont au courant de l'affaire Validy. Mais rien ne bouge, l'Elysée et Matignon se contentent se renvoyer vers Bercy.
Restait à médiatiser leur histoire, dernière cartouche avant de prendre le large. La presse comme dernier recours ? A voir. Un général à la retraite reconverti dans le conseil pour un très grand groupe d'armement, nous glissait la semaine dernière : Curieusement, j'ai vu ressurgir le produit Validy dans les discussions il y a quinze jours…’. Curieux, en effet.
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à DBL8
De pene-r
08H11 | 13/05/2008 |
Si c'est sur la même base que cela fonctionne… je comprends pourquoi il n'y a pas de suite.
Si le système est révolutionnaire fallait pas vous attendre à ce qu'ils dévoilent le process à Rue89 quand même hein ; -)
Pas la peine d'essayer de le craquer sur le peu d'éléments disponibles, par ailleurs (pour répondre à d'autres interventions), il disent clairement qu'ils ne sont pas les premiers à avoir penser un système équivalent (dongle) mais que leur technologie est pour l'instant resté inviolée ! !
Si j'ai bien compris l'article dénonce surtout un étouffement de « l'invention » par les gros industriels (« pour la racheter un euro symbolique »), je crois que c'est un peu comme les brevets « environnementaux » rachetés par les grands groupe pétrolier (si j'ai bonne mémoire).
à pene-r
De DBL8
Retraité | 11H57 | 13/05/2008 |
Système inviolé, et pour cause, qui le connait et à eu l'occasion de le tester ? Personne apparemment !
Comme je l'ai écrit, qu'il le mette en ligne et demande à ce qu'il soit déverrouillé ; dans le cas contraire… tout peut-être dit.
Que cette invention soit étouffée, ce ne serait pas la première et ne sera pas la dernière vu qu'il ne veule pas que des grands groupes mettent le nez dedans.
Rappelez-vous le système des phares tournant sur les automobiles, Citroën l'a mis sur les DS et ID, et un inventeur a dit qu'il l'avait inventé dans les années 30 ; mais Citroën c'est défendu en disant que ce n'était pas tout à fait le même principe.
Dès comme ça il y en a à la pelle. si ce n'est au tombereau.
De cosmicludovic
guitariste ultra rock pop trash | 23H00 | 12/05/2008 |
@ n°6
bonjours chez vous
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 23H04 | 12/05/2008 |
Toute cette histoire me fiche plutôt les jetons, c'est bien le cas de le dire !
A partir du moment où il y a renseignement, intelligence, counter-intelligence, espion, contre-espionnage, security agency, DGSE, ministère de la défense, etc., etc., on ne sait plus très bien qui fait quoi à qui. Avec la CIA, au moins, ce serait clair : la « compagnie » ne manque que rarement l'occasion de se tirer une balle dans le pied.
Un seul espoir : questionner le FSB.
Autrement, article tout à fait intéressant.
De Geekien
en promenade dans la linuxie | 23H10 | 12/05/2008 |
Evidemment que c'est incassable puisque non utilisé. Moi aussi dans mon garage j'ai un verrou que les mécaniciens ne peuvent pas casser, mais je le garde pour moi.
Tous les systèmes de dongles ont échoué, réels (comme pour les logiciels de traduction trados par exemple) ou virtuels (les clés microsoft, pour windows, sur la xbox). Et là c'est « USB as a Dongle ». Incassable, puisque non utilisé, je leur donne 3 semaines max en produit commercial avant le hack final.
Les brevets de base, visibles en ligne et déposés aux US et au Canada, ont déjà 13 ans. Donc « has been » dans le milieu de la protection ! Facile à trouver, et on retrouve le même schéma de principe que sur la page du site. La techno du code automodifiant (ghost code pour certains anciens) n'a rien de nouveau non plus.
S'il veulent montrer la puissance de leur techno, au lieu de pleurer parce qu'on les empêche de vendre, qu'ils organisent un « hack festival », en livrant aux grands groupes de sécurité une clé et une application l'utilisant.
Le comble du pipotron, c'est la phrase « quand un système est inviolable il est inécoutable » : et ces gens n'ont réussi à vendre ni à la DGSE/armée française, ni à la NSA ? Parce qu'il est inviolable ? S'ils en parlent ici, c'est qu'ils ont échoué à montrer qu'il l'était : un service secret qui ne prend pas de l'inviolable, c'est du pipo. Et même l'argument de refus de support par crainte de la diffusion c'est du pipo, tout bêtement parce qu'ils s'expriment ici.
à Geekien
De Emma Indoril
Nérévarine | 23H16 | 12/05/2008 |
>S'il veulent montrer la puissance de leur techno, au lieu de pleurer parce qu'on les empêche de vendre, qu'ils organisent un « hack festival », en livrant aux grands groupes de sécurité une clé et une application l'utilisant.<
Je plussoie.
Si c'est vraiment inviolable, on le saura vite dans ce cas.
à Emma Indoril
De DBL8
Retraité | 07H12 | 13/05/2008 |
SÜR ! ! qu'il le mette en ligne pour test.
Après il pourront le dire : incassable, par le gamin à la maternelle, et encore, pas certain.
à Geekien
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 10H08 | 13/05/2008 |
Entièrement d'accord avec vous.
Si ils attendaient de l'argent des pôles de compétitivité, c'est raté ! Notre président (heu… la caisse des dépôts) l'a dit, il n'y a plus de pognon !
Cet article est bourré de ce que vous appelez à juste titre « pipotron », encore une start-up, qui se finance sur du vent…
Merci rue 89, j'ai bien rigolé avec cet article !
Et vive le logiciel libre !
De Don Matito
04H17 | 13/05/2008 |
Il n'y a qu'en France que l'on voit des histoires pareilles.
Une start-up avec 290 actionnaires ? 30 000€ en moyenne par actionnaire ? Pas etonnant qu'ils n'ont pas reussi a avancer. Pourquoi ne pas avoir démarché des capitaux-risqueurs ? Peut-etre car cela aurait demandé de perdre un peu du controle du bébé, plus probablement 15% que 80% pour les membres fondateurs, mais d'un autre coté 15% d'une start-up qui marche bien c'est toujours mieux que 80% de rien ou presque !
Ensuite, pourquoi etre allé voir les pouvoirs publics ? Pourquoi ne pas avoir lancé un produit grand public ? L'administration et le gouvernement ne sont pas connus pour etre de tres bons interlocuteurs pour des start-up - trop lent, trop de politique au milieu des affaires commerciales. Tropisme jacobin ?
à Don Matito
De Don Matito
15H10 | 13/05/2008 |
En relisant mon commentaire je me rends compte qu'il sonne un peu trop « y'a qu'a faut qu'on ». Les createurs de la startup ont peut-etre cherche du capital-risque sans succes, et se sont peut-etre tourne vers l'Etat ou les grandes entreprises comme dernieres possibilites de clients/investisseurs. Neanmoins cela n'apparait pas dans l'article.
En regle generale j'ai un tres grand respect pour les createurs d'entreprise, en particulier quand il s'agit de creer de nouveaux produits technologiques. C'est une des choses les plus difficiles qui soient et la plupart des candidats echouent. Mais ceux qui reussissent peuvent etre fiers d'eux, courage !
De jissé
Ingé retraité | 04H46 | 13/05/2008 |
Bonjour.
La DGSE et l'informatique ..
C'est le Général Rondot qui mène l'enquête ?
Sans en savoir plus cela me rappelle l'histoire de l'inventeur de la « Carte à Puce » (Moreno ? ).
Et les ennuis sans fin de celui qui avait prouvé à l'époque que le système « Carte Visa » pouvait être « craqué ».
Un freeware (logiciel gratos) pour le traitement d'images que son auteur - Irfan Skiljan - tenait à maintenir gratuit a été purement et simplement « volé » par deux « éditeurs'.
Assez “technique” et seul défaut pas de documentation d'emploi.
Le nom du logiciel : “Irfanview”.
Nouveau : les systèmes “open” gratuits lancés par “Sun”, “open windows” et “open office”.
Selon mes infos “Linux” (dérivé d'Unix) ne serait pas utilisable par un client non spécialisé.
Merci pour l'article, et bon courage à cyp.
Jc
à jissé
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 11H15 | 13/05/2008 |
« Et les ennuis sans fin de celui qui avait prouvé à l'époque que le système “Carte Visa” pouvait être “craqué”. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Humpich
tiré de wikipedia :
« Pendant 12 ans il a conçu des logiciels d'aide à la décision et de traitement du back office pour gérer les ordres et les risques des traders. »
C'est peut être lui qui a écrit le programme pour la Société Générale ! La variante Kerviel a été très destructrice ! ; )
à CA Not Dead
De jissé
Ingé retraité | 05H39 | 14/05/2008 |
Bonjour CA
Dans un premier temps on lui a fait tout un cinéma d'escroc parce qu'à titre de démo il avait acheté un carnet de tickets de métro (si ma mémoire est bonne).
Le principe de sécurité des cartes est que le code secret reste dans la puce et n'en sort JAMAIS.
On tape « son code », la puce le compare avec celui qu'elle détient et répond « OK » ou « code pas bon'.
L'astuce, alors toute bête, était de faire une carte modifiée qui répondait “OK” quel que soit le code tapé.
En général les boites de soft plutôt que de faire un procès à celui qui avait découvert comment les “pirater” restaient discrets et lui offraient un job !
C'est ce qui finalement semble être arrivé.
Bonne journée.
Jissé.
à jissé
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 10H24 | 14/05/2008 |
Votre mémoire est très bonne d'ou le nom yes-card…
De Phil2922
Retraite invalidité | 07H06 | 13/05/2008 |
Big brother is watching you… ! !
http://phil195829.overblog.com
J'en profite pour saluer les RG qui nous surveillent. Ca va, c'est pas trop dur le boulot… ? !
à Phil2922
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 07H30 | 13/05/2008 |
Non . C'est plutôt peinard ..
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 09H13 | 13/05/2008 |
Sécuriser les logiciels… Il ne manquait plus que ça !
Au moins, contre la déferlante technologique, on avait comme (maigre) défense le manque de confiance dans les systèmes informatiques (bugs, fraudes ou fuites). Mais si ce rempart vient à tomber, quels obstacles pourra-t-on dresser devant l'informatisation galoppante de la société ?
Toutefois il n'y a pas trop à s'affoler. Ce ne sera pas la première fois qu'on nous fera le coup du système infaillible. Cependant, c'est le discours qui est derrière qui m'inquiète. Le fait qu'on puisse s'extasier devant de tels systèmes.
Je rappelle rapidement pour ceux qui ne comprendraient pas pourquoi je m'en prends aux systèmes informatiques (alors que je suis informaticien, le comble ! ), que je considère ces systèmes comme l'aboutissement des outils dépossédant l'individu de son rapport à la société et à son milieu de vie. Loin d'être des outils de libération comme on peut souvent les présenter, ils ne font que participer à l'enfermement de l'homme dans son rôle de simple rouage.
à BobLaMouche
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 10H15 | 13/05/2008 |
« quels obstacles pourra-t-on dresser devant l'informatisation galoppante de la société ? » euh, tu le dis toi-même. L'informatisation est là et bien en place, je crois que dans l'esprit elle aurait du mal à aller plus loin. Nombreux organismes sont régis par leur informatique et nous sommes à l'heure d'une « gentille dictature » de la machine… Les systèmes de données conditionnent, à mon avis, depuis déjà longtemps les administrations… Quand une procédure est lancée, il faut souvent attendre sa fin pour demander rectification. Par exemple, c'est l'informatique de L'ANPE qui demande les entretiens bien souvent. Et en général, le mode de procédure informatique soumet l'utilisateur à un mode de requête…
Un conseil Bob arrête l'info et crée nous des systèmes de procédures ouvertes. : )
Amicalement.
à ELCHEKATZO
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 12H16 | 13/05/2008 |
On y travaille !
De pegaze
ingé | 09H23 | 13/05/2008 |
d'un côté c'est vrai qu'en france casser la glace des industriels est une entreprise difficile qui demande beaucoup d'adresse, de patience et d'opportunisme
néanmoins, les systèmes sécurisés sont toujours cassés en quelques jours et ce système de dongle ne tiendra pas plus longtemps c'est certain
excellente idée la hackparty, là on verra si c'est au moins bien fait
des personnes qui annoncent la nouvelle révolution informatique en sortant leur bagou il y en a toujours eu plein et en général ça finit plié avec les requins qui n'arrivent même pas à se boucher la dent creuse dessus ^^
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 10H03 | 13/05/2008 |
Je vais sûrement parler en accumulant les bourdes…
L'article lui-même évoque-t-il peu les sous-entendus ? Ou l'histoire de l'innovation en France pas assez en perspective ? Mais je le trouve sincère et cherchant à parler d'un problème qui aurait pu nous toucher tous…
Entièrement d'accord avec les nombreuses personnes parlant de LINUX : que vive le logiciel libre.
Certes, le produit touche à l'informatique et au « cryptage » à la production tout au moins, mais ne pourrait-ce arriver dans d'autres domaines ?
D'autre part, on entend plein de chose, je vais juste évoquer ce que j'entends et essaye de ne pas en faire une paranoïa, juste un décodage à entendre l'article :
- La France soutenait ses fleurons technologiques, aujourd'hui, les méthodes gouvernementales modernes supposent-elles un laisser-vivre et un laisser-mourir ? A l'heure ou la création de marchés sous-tend la création d'emplois, le gouvernement semble peu s'intéresser au « produit Validy ». Est-il déjà trop proche des groupes industrielles en place qui ne voudraient pas se laisser doubler ?
- Le LIBÉRALISME bon teint qui dit créer une libre concurrence, a l'air nous jouer étrangement ici une campagne de Russie : brûler tout point d'appui et les possibilités de développement pour cette entreprise. Le gouvernement aux ordres de grands groupes limiterait-il son écoute ? Attendent-ils tous que par une mise au pas de cette entreprise ils aient un accès privilégié à cette technologie ?
- N.S.A. : Ce système par manière croisée semble permettre de réellement verrouiller l'accès au données notamment de verrouiller l'accès logiciel. Le « bouchon » qui n'est en effet pas nouveau serait-il un peu trop étanche ? La N.S.A. ne supporterait-elle pas les bouchons dans ses grandes oreilles ? Les nouveaux langages mis en place sont-ils génants pour nos systèmes d'écoute ?
Supposons un système de mail à bouchon qui permettrait un envoi ultrasécurisé et permettant une récupération de données à distance seulement par un autre bouchon. Quid de la N.S.A. ? Est-ce là que ça les gratte ?
Beaucoup de questions en tout cas concernant l'innovation dans le monde moderne. Ce produit concerne la protection des données et, en effet, ne paraît pas très sympathique. Je pense en tout cas que c'est assez intéressant de montrer (ce qui demande à être confirmé) le vide intersidéral qui s'est créé autour des auteurs alors qu'on nous vante la libre concurrence, on voit surgir la libre décrépitude, les intérêts des uns déjà en place, contre les intérêts des autres arrivants…
Ca donne clairement envie d'innover…
A suivre en tout cas ou peut-être l'auteur a-t-il déjà des compléments d'information ?
à ELCHEKATZO
De Don Matito
15H05 | 13/05/2008 |
Si votre definition de liberalisme, c'est que les grandes entreprises et l'Etat decident quelles startups peuvent se developper, on est pas sorti du debat ideologique… Les mots ont un sens, zut.
à Don Matito
De Humain
17H28 | 13/05/2008 |
Vous avez trouvé, juste ici, la vraie définition du libéralisme. C'est certain !
à Don Matito
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 01H11 | 14/05/2008 |
« Le LIBÉRALISME bon teint qui dit créer une libre concurrence, a l'air nous jouer étrangement ici une campagne de Russie : brûler tout point d'appui et les possibilités de développement pour cette entreprise… »
Oui je parle de faux libéralisme, contraire à ses principes de libres concurrence…
De toute manière, à cette heure où règne une ploutocratie planétaire, j'espère que les libéraux n'espèrent pas la réalisation de leur idéal qui ne viendra jamais.
De nunenthal
10H57 | 13/05/2008 |
Mais surtout, il faut bien comprendre que ça n'intéresse pas vraiment les boîtes de logiciels d'avoir un produit inviolable.
Ils faut pour qu'un logiciel devienne un standard et qu'ils s'impose face à la concurrence qu'il soit utilisé par le maximum de monde. Pour cela il doit absolument être copiable facilement. Par exemple c'est la facilité de copie d'Office qui paradoxalement protège office.
Imaginez deux seconde qu'Office ne soit plus copiable, que se passe t'il ? les cadres rentrant chez eux ne pouvant plus utiliser leurs copies d'Office sur leurs ordinateurs personnel vont se tourner vers des produits libres qui procurent de fait les même services. Rentrant dans leurs entreprises que va-t-il se passer ?
Le même raisonnement est valable pour quasiment l'ensemble des logiciels, pour les logiciels pointus le raisonnement est différent mais le résultat est le même, il faut que les étudiants (désargentés) puissent se procurer les logiciels afin d'être prescripteurs une fois entrés dans la vie active.
Le seul cas ou les éditeurs souhaitent que le logiciel soit incopiable est celui ou le logiciel est seul sur son marché, ce qui devient rare et reste une stratégie dangereuse à long terme.
Par exemple Xpress le logiciel de PAO qui avait 98% du marché il y une dizaine d'années (avec des protections par dongle) s'est retrouvé très vite avec un concurrent très sérieux sur les bras avec adobe In Design, Xpress par sa politique de protection et sa politique tarifaire n'a pas réussi a imposer son logiciel partout (en dehors des professionnels), ce qui fait qu'Xpress malgrès son hégémonie a mal résisté à la venue d'un concurrent moins cher et plus facile à copier.
Pour en revenir à notre StartUp outre que je ne connais pas de technologie antipiratage qui ai tenu plus d'une semaine, il se trouve que leur client n'en veulent pas.
De beta
Militant environnementaliste alterm... | 11H06 | 13/05/2008 |
Le jour où les modèles économiques auront pris le pas des logiciels libres, on arrêtera de faire de l'argent sur du vent !
Anti-virus, logiciels vendus une fortune alors que leur reproduction ne coûte rien, systèmes de protections logicielles (tel ici), plantages impromptus, etc… tout cela me fait bien rire, et pourtant je suis professionnel du secteur, et à mon compte qui plus est !
De ilyn9dmxexnx8dt
11H12 | 13/05/2008 |
C'est une fiction passionnante ! Si ça n'aboutit pas, ils pourront au moins éditer un bon livre d'espionnage !
Sinon, je ne connais aucune protection inviolable (ou système d'exploitation, hein les linuxiens). Le module qui communique avec cette clé peut très certainement être remplacé par un autre plus « coopératif ».
à ilyn9dmxexnx8dt
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 11H18 | 13/05/2008 |
Après les YES-Card, les YES-Dongle ! ; )
De lillegubben
12H14 | 13/05/2008 |
il est là le mal Français, dénigrer son voisin,
quand je lis certains commentaires de « plus malin que les autres » ou « moi je connais c'est vieux c'est nul » je ne suis pas étonné qu'ils n'aient pas trouvé de clients et ni d'aides en France.
à lillegubben
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 12H54 | 13/05/2008 |
C'est vrai qu'avec quelques Millions d'€, on ne fait plus rien aujourd'hui ! Les pauvres on va vraiment pleurer !
Et vous avez oublié « çapuçaypalibr »…