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LeMonde.fr18/12/09 | 18h40
Et si les pêcheurs étaient en train de noyer la pêche française ?
Par juliettelucie | Agitée du bocal | 27/05/2008 | 11H13
(De nos archives) C'est reparti pour un conflit entre Barnier et les pêcheurs. L'an dernier, juliettelucie nous avait envoyé une tribune jugeant les pêcheurs français « déphasés ». Son propos, quoique controversé, reste totalement d'actualité.
En mai 2008, c'était le prix du pétrole qui mettait le feu aux ports,
cette fois ce sont les quotas de pêche de sole et de cabillaud. Depuis mardi, les pêcheurs bloquent les ports de Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque pour demander au ministre de l'Agriculture et de la Pêche de renégocier les quotas à la hausse car ils ont déjà pêché tout ce que Bruxelles autorise pour l'année. Le mouvement s'annonce dur.
D'ici 2040, les océans seront vidés de leurs poissons
Ne regardez pas Bruxelles ainsi. Non, il ne s'agit pas des vilains capitalistes qui veulent tuer les petits patrons qui se tuent au travail. La politique commune de pêche (PCP) a une raison d'exister qui a peu à voir avec le libéralisme et beaucoup à voir avec l'environnement.
Voici une des raisons pour lesquelles aider les pêcheurs est une mauvaise idée : on aide une industrie qui est en train de détruire les océans de manière irréparable.
Les ressources halieutiques sont en voie de disparition ; en tête dans la liste, le thon et le cabillaud, mais beaucoup d'autres espèces sont concernées. La faute à la surpêche et aux techniques de pêche destructives (voyez les effets sur le fond de l'océan et sur les coraux d'un chalut de fond).
Les biologistes marins estiment que d'ici 2040, les océans seront littéralement vidés de leurs poissons si la pêche continue au rythme actuel. Je répète : d'ici 2040, il n'y aura plus de poisson. Plus de poissons, plus de pêcheurs.
Oh, bien entendu, il y a d'autres causes – comme tout problème environnemental, les sources sont globales.
Je pourrais vous parler de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Je pourrais vous parler des espèces invasives qui arrivent quand il y a un bout manquant dans la chaîne alimentaire. Les océans sont un écosystème incroyable où tout dépend de tout.
Pour arrêter l'hémorragie, Bruxelles se bat comme elle le peut, mais toute politique visant à protéger les océans est systématiquement refusée ou coulée par quelques Etats membres, en tête desquels l'Espagne et la France.
Seuls les quotas -politique insuffisante, mais on travaille au mieux que rien- sont acceptés, et même ceux-là sont allègrement dépassés par les pêcheurs français et espagnols (oui, toujours les mêmes), leurs contribuables étant priés à la fin de chaque année de payer des amendes.
Si on pêche trop, c'est qu'il y a trop de pêcheurs
Alors ne m'en voulez pas si je me marre quand j'entends que les pôôôôôvres pêcheurs consomment plus de carburants car ils doivent aller pêcher plus loin, vu qu'il n'y a plus rien près du littoral. Ou quand j'entends qu'il faut leur donner plus d'argent, sinon la pêche française va mourir -les pêcheurs français sont responsables de leur propre désastre. La politique de la méchante Commission de Bruxelles vise avant tout à s'assurer que d'ici quarante ans, justement, l'industrie de la pêche (européenne et française) aura encore quelque chose à pêcher.
Malheureusement pour la pêche française, ceux qui bloquent les ports aujourd'hui et le gouvernement français s'en fichent comme de l'an quarante, justement. Ils seront à la retraite. Et les pêcheurs de 2040, eux, ne pourront pas demander au gouvernement de remettre des poissons dans l'eau ; ce jour-là, on se rendra compte que les politiques de long terme, finalement, ça avait du bon.
Que faire, me dites-vous, en fin de compte, pour notre industrie de la pêche qui n'est plus rentable aujourd'hui ? C'est simple, il faut faire face à l'inévitable vérité : si on pêche trop, c'est qu'il y a trop de pêcheurs. Il faut le dire ouvertement : la pêche française est destructrice. Les 300 millions (NDLR : que le gouvernement avait débloqué pour les aider à faire face au pétrole cher) ne devraient pas servir à mettre un pansement sur un cancer, mais bien à pousser une bonne partie de la profession à se reconvertir.
Peut-être à changer les bateaux pour des neufs, au rendement par litre de diesel plus important.
Surtout, se rendre compte que ceci arrivera, de gré ou de force, d'ici quarante ans. Une politique de long terme, donc. Malheureusement, comme dirait l'autre, à long terme, on est tous morts -surtout les poissons.
► Cette tribune a intialement été publiée le 27 mai 2008.
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De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H52 | 15/04/2009 |
Mais si en 2050 il y aura des pêcheurs. Bon, il n'y aura pas de poisson, et ils iront faire un tour en mer pour rien, mais ils toucheront des subventions de l'état qui évitera les manifestations et gardera leurs voix.
Subventions pour la pêche, l'agriculture, l'automobile, l'industrie, etc. le voilà le véritable assistanat français.
On ferait mieux de laisser ces filières mourir et de payer leur chômage, je ne pense pas que ça coûte plus cher et surtout une bonne partie ira dans des secteurs qui ne sont pas condamnés.
De juliettelucie (auteur)
Agitée du bocal | 17H15 | 15/04/2009 |
L'année dernière, lors des plaintes des marins-pêcheurs su le prix du pétrole et donc du gasoil, j'avais écrit une tribune exprimant mon raz-le-bol de ne presque jamais entendre parler des réels problèmes de la mer. Le problème a évolué. J'ai le sentiment que de plus en plus de particulier sont sensibles au problème de la surpêche (peut-être est-ce seulement une impression). Cette sensibilisation, malheureusement, ne s'est pas traduite en baisse des quotas, ou ne serait-ce qu'un semblant de rationalisation de politique de la pêche en Union Européenne. Loin de là.
Les pêcheurs aujourd'hui se plaignent de quotas trop bas pour le cabillaud et la sole. Ceux-ci ont en fait augmenté de 30% par rapport à l'année dernière pour le cabillaud, une des espèces les plus sur-exploitées. Les illusions sont manitenues : à entendre certains représentants des pêcheurs, les mers fourmilleraient de poissions ne demandant qu'à venir sur nos étalage, et la surexploitation n'est qu'une lubie de scientifique. Ce point de vue, qui heureusement ne représente pas vraiment ce que tous les pêcheurs pensent. Il est dommage que ceux d'entre eux qui sont modérés et réalistes laissent ces illuminés les représenter.
La hausse des quotas est loin d'être la seule solution pour sauver la pêche artisanale. La flotte européenne est en surcapacité en raison de la présence de bateau-usines. Limiter la capacité de ces derniers aiderait déjà. Une vraie politique de conservation qui permettrait aux stocks de poission de revenir à la normale serait un autre pas de géant. Limiter le pouvoir des intermédiaires qui s'en mettent plein les poches. Il me semble qu'en restant fixés sur les quotas, les pêcheurs se tirent dans le pieds. Augmenter les quotas, aujourd'hui comme l'année dernière, c'est condamner la pêche française dans quarante ans.
à juliettelucie
De antonh
curieux | 18H18 | 15/04/2009 |
d'autres pays comme le canada ont compris l'interet de la gestion des ressources animales et végétales.
le canada, meme quand il autorise la chasse aux phoques, régules les populations de phoques, mais gères aussi ses ressources hallieuthiques…
par contre le problème des stocks péchables par les différents états me laisse dubitatif. les pays cités font tous partie de l'europe. y a t-il des pays plus égaux (ou lobbyistes) que d'autres ?
autres grief des pecheurs discutable : les parcs éoliens off shore qui leurs retireraient des zones de peche… et assureraient des zones de frayères et donc des stocks hallieuthiques…
mais comme tu le décris : après moi, le déluge…
la gestion durable est comme le developpement du meme nom : un outil de comm ! ! !
à juliettelucie
De tecole74hs
passe repasse trépassera... | 08H08 | 16/04/2009 |
Oui, comme beaucoup de mes concitoyens, je suis sensibilisé à la surpêche, mais également aux OGM, aux bio carburants qui prennent du terrain nourrissier… Cependant, je ne peux pas emmagasiné tous les éléments nécessaires à une prise de position sur tous ces fléaux et plutôt que de crier bêtement je me pose plutôt la question de l'universalité de ces problèmes, car je ne crois pas que seuls les pêcheurs français pillent la mer. Je ne vois pas non plus de solution poindre à un niveau planétaire et malheureusement seule la Crise me parait etre le futur frein à toutes ces dérives. De manière générale, l'humain ne se remue le croupion que pour se sortir de la merde… et encore quand il en a jusqu'au nez, car avant, il a une incroyable capacité à se raconter de belles histoires, ou à défaut d'écouter celle des autres.
De Pignouf27
Addict | 18H03 | 15/04/2009 |
Moi je suis pour la baisse du quota de pêcheurs… tout le monde serait gagnant.
De picheloure
rien | 18H11 | 15/04/2009 |
Non mais je rêve ! J'hallucine !
Comment voulez-vous que la petite flotille des trémailleurs Calaisiens mette en danger les stocks de cabillauds de la planète ? ? ?
Dans la zone 4C (la zone de Calais Dunkerque) le quota est de 77 tonnes (30% de plus compris) pour les pêcheurs du coin.
Mais on y trouve des Hollandais qui bénéficient de quotas très importants : 6000 tonnes, plus 2000 tonnes héritées lors du rachat de la flottille belge. Sans compter les 5000 tonnes échangées avec les Allemands !
Cherchez l'erreur.
En terme de répartition des quotas, il semble qu'on privilégie encore et toujours les gros aux dépens de la pêche artisanale de proximité…
Certains se demandent s'il n'y a pas derrière une volonté politique de casser la pêche artisanale au bénéfice de la filière d'aquaculture et des accords bilatéraux, notamment gaziers, avec la Norvège.
Alors la sauvegarde du poisson hein … ça n'a RIEN à voir avec les quotas mais alors rien du tout. Arrêtez de pleurer sur le poisson (il est déjà salé)
à picheloure
De juliettelucie
(auteur)
Agitée du bocal | 19H05 | 15/04/2009 |
Oui, enfin, la zone IVc recourvre quand même TOUT le littoral néerlandais et TOUT le littoral belge, et un minuscule bout du littoral français (la carte est ici : http://ec.europa.eu/fisheries/publications/maps/tac2009_en_fr_es_pt.pdf ) Ca me parait quand même être la moindre des choses (et plus économique en gasoil) qu'ils aient le droit de pêcher plus que les français sur leur littoral.
Quand à limiter les quotas aux grands industriels ou à s'attaquer aux intermédiaires, je dis OUI. Mais qu'ils arrêtent des dire que c'est la faute des quotas et toujours des quotas. Qu'on admette enfin que le plus gros problème n'est pas à ce niveau.
à juliettelucie
De leguminator
vivant | 07H59 | 16/04/2009 |
Bonjour,
dans votre article vous parlez de « l'industrie de la pêche ». Il faut bien expliquer et faire la part des choses entre les petits pêcheurs qui la pratiquent à une échelle raisonnable et les vrais industriels de la pêche qui affrètent des bateaux toujours de plus en plus gros.
En effet les premiers pratiquent une pêche plus respectueuse de l'environnement car ils peuvent mieux cibler ce qu'ils pêchent, tandis que les seconds ramassent tout ce qu'ils peuvent dans leurs filets géants quitte à balancer par dessus bord tout ce qui ne les intéresse pas et peu leur importe le gâchis. De plus la qualité du poisson pêché par les seconds est bien inférieure car le poisson est tassé, conservé pendant plusieurs dizaines de jours avant d'arriver jusqu'au consommateur : les poissons sont mous avec l'oeil moribond alors qu'il devraient être durs avec l'oeil clair.
Les quotas de pêches seront effectivement mieux acceptés s'ils sont appliqués à ceux qui détruisent le plus les ressources marines : c'est à dire les pêcheurs industriels et non pas les petits pêcheurs.
Alors je vous remercie de bien vouloir vous distinguer de vos collègues journalistes en allant au fond du sujet et non pas en présentant les choses de façon simpliste : les pêcheurs sont mécontents et ils ont raison ! Ils traduisent le malaise qui gagne la France et d'autres pays de l'Europe à une époque où dans tous les secteurs d'activité on favorise les grands groupes industriels plutôt que les artisans et les petits producteurs garants de la qualité du produit, du respect des valeurs du travail (contrairement à certains qui s'en réclament mais n'en on cure) et de l'environnement.
à picheloure
De Tyrian
Informaticien | 19H16 | 15/04/2009 |
Dans ce cas là, le quota n'est pas le problème, mais leur gestion. De plus la situation est réellement catastrophique. Nous allons probablement devoir nous passer totalement de poissons bien avant 2040, du moins si on veut avoir une chance que nos descendants puissent en profiter.
De jpouille
expatrie en Angleterre | 18H23 | 15/04/2009 |
Tres bonne analyse. Je viens de Sete, la peche a massacre les fonds du littoral. Il n'y a qu'a plonger pour le voir. Les peches sauvages, parfois a la bouteille, ont decime les population de sole, de loups et surtout de coquillages qui peuplaient l'Etang de Thau. dans les annees 50, certains pechaient des merous, cela fait desormais parti de l'histoire…
Mais c'est la peche au thon qui a sans aucun doute ete l'une des plus meurtriere. Un thonnier peut ramener dans ses cales jusqu'a 3 tonnes de thons. le filet est aussi haut que la tour Eiffel, ils ont des avions, les navires, sont equipes de sonars et de canots. Un ravage a l'echelle industrielle. Les cales pleines, la flotte de thonnier rejoint un navire japonais qui ramene le thon au japon sous forme de boite de conserve… Ils le traitent durant la traversee sur leur bateau usine.
De adrieng
Informaticien libre | 18H36 | 15/04/2009 |
Je n'ais pas lu tous les commentaires, mais je voulais réagir à l'article.
Bien qu'écologiste convaincu, cet article me laisse un arrière-goût amer dans la bouche.
D'abord combien gagne les pêcheurs ? Il me semble que ce ne sont pas des nantis, que leur métier est dur et peu reconnu, donc taper dessus ça me gêne un peu, d'autant qu'il doit y avoir des petits artisans et des énormes structures, qui sont totalement différents.
Ensuite sont-ils seuls responsable du désastre écologique maritime ? Pourquoi ne diabolise-t-on pas les clients, qui payent pour vider la mer ? Si les clients étaient prêt à acheter moins de poisson, plus cher et de meilleur qualité, croyez-vous que ces pêcheurs continuerons à détruire la mer ?
Pourquoi ne diabolise-t-on pas les intermédiaires (supermarchés…) qui font des marges énormes, qui font pression sur les producteurs pour avoir des prix bas ? Si les marges étaient mieux réparties peut-être que les pêcheurs auraient besoin de moins tuer la biodiversité marine ?
à adrieng
De juliettelucie
(auteur)
Agitée du bocal | 18H44 | 15/04/2009 |
Justement, c'est pour cela que j'ai ajouté un commentaire aujourd'hui. Je tiens à rappeler que la solution apportée par les pêcheurs à leur problème (plus de quotas), n'est pas la seule. Réguler les intermédiaires, arrêters les bateau-usines à la capacité de destruction incroyable, mettre en place une vraie politique de conservation (au delà des quotas), cela marchera aussi - si on le fait maintenant, et pas quand il sera trop tard.
à juliettelucie
De adrieng
Informaticien libre | 19H00 | 15/04/2009 |
Vous avez totalement raison.
N'oublions pas cependant le bout de la chaîne : le client. C'est lui qui paye et donc qui peut favoriser ou non telle ou telle pratique…
à adrieng
De Tyrian
Informaticien | 19H24 | 15/04/2009 |
Ce qui reviendrait au même que de taper sur les pêcheurs, en étant juste plus hypocrite et lâche pour les gouvernants. C'est aux gouvernements de se décider à limiter les quotas.
Alors oui, c'est triste pour les pêcheurs de bases, les « ouvriers » qui se sont probablement engagés dans cette voie sans avoir idée de la Damoclés au-dessus de leur tête (annoncée depuis plusieurs dizaines d'années mais bon, ça fait partie des choses qui ne se disent pas).
Mais on a pas vraiment le choix. C'est ça, les contraindre à changer de vie (et probablement voir leur conditions de vies se dégrader), soit c'est anéantir totalement nos chances d'avoir à nouveau du poisson « aisément ».
Là où je suis d'accord avec vous, c'est que ce n'est clairement pas le seul facteur sur lequel nous devons agir. Il faudrait drastiquement réduire la population mondiale, la pollution etc. Agir sur plusieurs points. Mais on ne peut finalement agir que sur quelques points. Difficile d'imposer un contrôle de la natalité à l'humanité. Pourtant mécaniquement ça ferait baisser la demande.
à Tyrian
De antonh
curieux | 20H40 | 15/04/2009 |
ce qui reviendrait surtout à penser que le consomateur est responsable, et là, j'ai comme un doute…
De Chris de Foix
18H52 | 15/04/2009 |
Je comprends que les pêcheurs voudraient pouvoir (sur)vivre ! Mais, le problème c'est aussi la survie des mers, des océans et à terme finalement, celle de l'humanité.
Difficile pour Barnier (qui pourtant n'est pas représentatif de mes choix politiques sur d'autres sujets ! ) en ayant le c.l entre deux chaises de pouvoir répondre à des revendications typiquement françaises pourtant légitimes, mais la planète n'est-elle pas prioritaire ? Les pêcheurs sont comme tous ceux ou toutes celles qui dans l'industrie ou dans d'autres secteurs en difficulté découvrent que leurs lendemains vont être invivables. La misère malheureusement, se rapproche de chacun(e) de nous, chaque jour un peu plus ! Cependant, l'avenir sera au SOCIAL, à L'ECOLOGIE ou ne sera pas !
De Chris de Foix
18H53 | 15/04/2009 |
Je comprends que les pêcheurs voudraient pouvoir (sur)vivre ! Mais, le problème c'est aussi la survie des mers, des océans et à terme finalement, celle de l'humanité.
Difficile pour Barnier (qui pourtant n'est pas représentatif de mes choix politiques sur d'autres sujets ! ) en ayant le c.l entre deux chaises de pouvoir répondre à des revendications typiquement françaises pourtant légitimes, mais la planète n'est-elle pas prioritaire ? Les pêcheurs sont comme tous ceux ou toutes celles qui dans l'industrie ou dans d'autres secteurs en difficulté découvrent que leurs lendemains vont être invivables. La misère malheureusement, se rapproche de chacun(e) de nous, chaque jour un peu plus ! Cependant, l'avenir sera au SOCIAL, à L'ECOLOGIE ou ne sera pas !
De alaixih
19H18 | 15/04/2009 |
Comme toujours on regarde petit et à court terme.Je ne vais pas faire la liste des espèces en danger de disparition pour cause de sur pèche. Même le cabillaud est menacé.
On va pècher quoi quand on aura tout bouffé ? Des sacs plastiques ? Ou des méduses ?
De Madiran
(Business Analyst) | 21H05 | 15/04/2009 |
Nous savons tous depuis environ 10 ans que la « pêche » est condamnée ! !
Depuis quasi 10 ans on sait que les « marins-pecheurs » sont rayés de la carte ! !
De nos jours, les concernant, une excuse se profile : le prix du pétrole ! !
Tiens donc ! ! Le pétrole, les quotas ou les deux !
Je trouve adorables les employés de France TV ou de TV5 ou encore de Canal Plus qui nous font pleurer devant les quotas de pêche… Tout en nous présentant la force des usines à poisson de certianes industries… ! !
Non aux baleines, non au thons rouges… ! !
(Façon de dire « non aux voitures chez nous », car nous ne voulons plus de pétrole, vivent les vélib » ! ! )
De la même façon qu'il y a deux ans ils nous faisaient pleurer devant le bassin d'arcachon… Depuis le bassin est mort sous l'impact de la spéculation del'immobilier et des tests de saveur des huitres….
Quand on sait que notre ministre de la péche était conseiller de Barroso, on comprends peut être mieux les choses ! !
A confondre écologie et économie, nous tuons nos métiers sans prévoir quoi que ce soit pour les fils de nos pécheurs ! !
Le problème des quotas de pêche ce ne sont pas les quotas.
Le problème sont les échanges de quotas contre d'autres quotas.
Mais cela, il ne faut pas le dire !
De Pâtis
19H40 | 15/04/2009 |
Pêche : le bébé dans l'eau de mer ?
Parler de la pêche d'aujourd'hui en oubliant que c'est l'INDUSTRIALISATION de la pêche qui vide la mer de nos ressources est un non-sens ou un mensonge .
C'est la main mise sur une activité de ramassage-cueillette par d'énormes intérêts industriels et financiers (largement appuyée par Bruxelles) qui massacre la ressource .
J'ai vu de mes yeux vu dans les années 80 les ports espagnols de Galice se remplir de dizaines de semi-épaves de chalutiers réformés en France ou en Grande-Bretagne et devenir ainsi une « puissance européenne de la pêche » . Et avec les subventions européennes consécutives, j'ai vu à la débarque de La Corogne des chalutiers de 40 m tout neufs et des tonnes de bébés soles, de langoustines miniatures, etc .
Et que voulez-vous que pense aujourd'hui un marin-pêcheur de Bretagne ou de Vendée quand il voit ces navires râcler les fonds à quelques miles de la plage là où depuis des générations on respectait la ressource ?
De marie 75
19H44 | 15/04/2009 |
France : les pêcheurs refusent de débloquer les portsmercredi 15.04.2009, 19 : 41, le soir belgique
Les pêcheurs français ne lèveront pas les barrages dans les principaux ports du nord du pays, en dépit d'une décision de justice qui ordonne leur déblocage, a affirmé ce mercredi le président du comité local des pêches de Boulogne-sur-mer, Marc Perrot, du syndicat CFTC.
De sinclair
20H07 | 15/04/2009 |
Je ne sais pas mais le poisson est de plus en plus cher et les pécheurs de moins en moins nombreux et ceux qui restent sont au bord de la mise de la clé sous le paillasson. Et ce malgré une taxe récente spéciale sur le poisson.
Comme je ne veux pas me fatiguer et n'ai pas les moyens d'investiguer sur un sujet qui ne me passionne pas (j'aime pas le poisson) qu'est ce que les journalistes de fond, d'enquête avancent comme explication ?
A mon avis la pèche suit l'agriculture et est destinée a disparaitre au profit des bateaux usines. A quant le petit pêcheur avec sa barque ecolo pour bobo ? ah ! sa existe ! !
Au fait rue89 encore un article recyclé cela devient une habitude. C'est pour combattre la pollution par le co² ou quoi ?
à sinclair
De eedee
photographe et vidéaste | 09H10 | 16/04/2009 |
« Comme je ne veux pas me fatiguer et n'ai pas les moyens d'investiguer sur un sujet qui ne me passionne pas (j'aime pas le poisson) qu'est ce que les journalistes de fond, d'enquête avancent comme explication ? »
Cette phrase à elle seule montre à quel point votre contribution est indigente.
Si on commence par « je ne me renseigne pas, j'y connais rien, ça m'intéresse pas », je ne vois pas comment on peut terminer par « à mon avis »…
à eedee
De sinclair
14H12 | 16/04/2009 |
Si vous lisiez mieux et réfléchissiez vous vous apercevrez que cet article date du 27 mai 2008 et que j'avais déjà donne un avis au dessus le 27 mai 2008 a 14h59 (qui vaut ce qu'il vaut c a d autant que le votre) et que cette résurrection journalistique n'apporte rien et c'est ce que je critique en disant que je ne vais pas me fatiguer plus que Rue89 ne se fatigue.
Le recyclage d'article n'est d'aucun apport a part celui de soutenir une argumentation et pour rappel.
J'ai donc émis et en le disant une contribution a la hauteur de celle de Rue89.
Donc il suffit a Rue89 de ressortir un article vieux d'un an et de la faire paraitre pour vous satisfaire ! ! après tout pourquoi pas ! ils sont en train d'inventer l'article journalistique durable.
C'est ce qui me déçoit car j'estime que Rue89 vaut mieux que cela. Ainsi avec un fond d'article vieux maintenant de deux ans on constate une remontée régulière de vieux articles recyclés.
N'étant pas (encore) atteint de senelite précoce je peine a me mobiliser sur le même article tous les X mois. Même s'il s'avère que les Français ont la mémoire courte et ont une vision de la situation et de l'avenir égale a celle des veaux.
De parousnik
20H55 | 15/04/2009 |
Comme pour le reste l'humanité se comporte en parasite… Il y a bien sur ceux qui péchent mais il y a aussi ceux amorphes qui achétent le poisson péché… Malgré cette intelligence dont les hommes s'attribuent tout comme les pucerons il tueront les roses qui les nourrissent… Il est évident que les océans sont dépeuplés
par des financiers pécheurs hyspériques… Il est évident que les terres arables sont surexploitées et polluées… Il est évident que nos villes sont hyper polluées Il est évident que nos vies sont polluées intellectuellement…psychologiquement… physiquement…mais c'est la grande ivresse du confort de la consommation et de la surpopulation…Et comme toujours c'est de l'autre que doit venir les solutions…alors l'humanité ira plus loin que les limites de l'abyme, attendant comme toujours que la nature cogne…et règle le problème… Une partie de l'humanité survivra a l'écatombe…et cette dernière recommencera comme en 14…a reconstruire jusqu'a la prochaine écatombe etc etc…
De piecam
trav_ind | 21H05 | 15/04/2009 |
« Je ne trouve pas le TAC exact de la Norvège (n'étant pas membre de l'UE, ses quotas ne sont pas détaillés), mais il ne peut dépasser la différence entre les TAC généraux et les TAC de l'UE (3760). Donc, au total, la somme PB+DK+Nor ne peut dépasser 9646 tonnes. »
En 2008, l'UE décidait des coupes sombres : TAC de 480 000 tonnes, dont 373 000 tonnes pour la Norvège et 107 000 tonnes pour les autres pays de l'UE.
On n'est effectivement pas à 80% pour ce pays, mais ce n'est pas non plus 10 000 tonnes !
De plus elle à des accords bilatéraux avec la Russie. je ne connais pas les chiffres de 2009 mais en 2006 le TAC était de 445 000 tonnes de morues pour les deux pays dont 195 000 pour la seule Norvège. (Source : norvège. fr)
De plus, « pour faire face à la crise », l'Islande et la Norvège ont augmenté unilatéralement leurs quotas de 10 000 tonnes.
« Si on pêche trop, c'est qu'il y a trop de pêcheurs. »
Donc supprimons la pêche artisanale avec beaucoup de pêcheurs et développons la pêche industrielle avec peu de main-d'oeuvre et de navires qui, comme chacun sait, est parfaitement respectueuse de l'environnement, des quotas, ne gaspille pas la ressource et ne rejette rien en mer.
Je signale en passant que les marins-pêcheurs en colère de Boulogne, Calais, Dunkerque sont des artisans qui se sont engagés à ne rien rejeter, justement pour ne pas fausser les quotas.
à piecam
De juliettelucie
(auteur)
Agitée du bocal | 22H05 | 15/04/2009 |
Vous pouvez citer vos sources ? D'où sortez-vous ces chiffres ?
à juliettelucie
De piecam
trav_ind | 07H45 | 16/04/2009 |
Le ministère de l'environnement norvègien tout bêtement.
http://www.environment.no
Plus :
Le ministère de la pêche
Accord entre la Russie et la Norvège
« Norway and Russia have set the total 2009 quota for Norwegian Arctic cod at 525,000 tonnes. The quota for coastal cod has been set at 21,000 tonnes. This means that the overall cod quota has been set at 546,000 tonnes, an increase of 95,000 tonnes compared to this year. »
à piecam
De juliettelucie
(auteur)
Agitée du bocal | 10H24 | 16/04/2009 |
Vous vous rendez compte que vous parlez des eaux de la mer de Barents, dans l'Arctique, plutôt loin des eaux de l'UE et certainement très loin des pêcheurs de Dunkerque ? pas que j'approuve cet énorme quota non plus, mais l'UE n'y est certainement pour rien du tout.
De plus, les idioties des uns n'excusent absolument pas les idioties des autres quand elles peuvent amener à l'exctinction d'une espèce.
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 21H29 | 15/04/2009 |
Les Guignols faisaient dire à Roselyne Bachelot…
« Mèèèèè…faut arrêter de pécher des poissons dans la meeer ! ! ! !
…y'en a plein les supermarchés… ! »
En voilà un qu'on ne trouve ni au SuperMarché ni en mer…