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Crise des carburants : les taxes au cœur du débat sur le Web
Par Marie Peterson | Etudiante | 03/06/2008 | 15H44
La semaine a commencé sous le signe de l'action pour les routiers et taxis, remontés contre la hausse des prix du carburant en France. Si la mobilisation des pêcheurs tend à s'essouffler avec le vote de la reprise du travail dans la plupart des ports français, les routiers ont pris le relais en conviant les autres professions « roulantes » (ambulanciers, taxis) à se joindre à leur mouvement.
Sur le net, les réactions des internautes sont diverses : beaucoup s'accordent pour reconnaître la « pénibilité du métier » (jolimoisdemai sur nouvelobs.com), mais les positions divergent : Un des points clé sur lequel se focalise le débat est la question des taxes gouvernementales (TVA et TIPP) considérées comme le frein principal à l'amélioration de la situation.
Sur le site du Point Clojea explique que le gouvernement devrait baisser les taxes car « il est inadmissible de pénaliser l'ensemble de la population, à commencer par les commerçants, artisans, professions libérales, transporteurs, etc » :
« Demander des compensations est à mon avis inutile, et ne profite qu'à quelques-uns. Le mieux est de baisser les taxes gouvernementales, car je le rappelle, dans le prix d'un litre de carburant, 95% sont des taxes. »
Sur son blog, Gérard Pince rejoint cette idée :
« La hausse durable du prix des carburants fragilise tous ceux qui travaillent, non seulement les pêcheurs ou les routiers, mais aussi les salariés qui font 50 km par jour pour rejoindre leur emploi. Ces personnes méritantes réclament une baisse du prix qui serait possible à condition de supprimer la TVA et la TIPP prélevées par l'Etat. On devrait donc pouvoir vendre du carburant détaxé à ceux qui en ont besoin, en s'inspirant, par exemple, du système des coupons essence qui existait autrefois en Italie au profit des touristes. »
Quand les taxis et les ambulanciers s'en mêlent
Depuis une dizaine de jours, de nouvelles voix s'élèvent. Deux cents taxis participent ainsi aujourd'hui au blocage de la raffinerie de la Mède à Marseille, réclamant des compensations.
Le 23 mai sur Montpellierplus.midiblogs.com, Marie-Thérèse Vidal, chauffeuse de taxi à Montpellier et Lunel et présidente de la section héraultaise de la fédération nationale des taxis indépendants s'exclame :
« Nous aussi nous avons droit à une réduction du prix du carburant. Nous sommes en train de mourir, avec la suppression des aides et la hausse des tarifs des courses de 3,5 % qui rend les coûts encore plus onéreux pour les clients de plus en plus réticents à ce mode de transport. »
De même, le 31 mai sur les-nouvelles.com, Océane relate des témoignages de chauffeurs de taxi, dont Haja qui affirme :
« L'Etat pourrait nous appuyer dans l'achat de ces produits censés réduire la consommation de carburant car ils coûtent trop cher pour nous. La situation actuelle est telle que ces taximen n'arrivent pas toujours à compléter leurs versements. »
Le mouvement trouve aussi un écho important auprès des ambulanciers. Le 1er juin sur corsematin.com, Félix Nicolini témoigne :
« On court à la catastrophe. Des mesures doivent être prises pour alléger les charges. […] Le coût des carburants pèse sur le budget au détriment du matériel ou de certains véhicules qu'il faudrait renouveler. »
Ces professions, distinctes quant à certaines revendications, se rejoignent dans la crise. De plus, si les internautes témoignent majoritairement sur des blogs régionaux, le mouvement dépasse largement les localités spécifiques et a une véritable dimension nationale.
C'est ce qu'affirme Jean-Mouis Nussac, chargé de la commission sociale à l'Organisation des transporteurs routiers européens le 30 mai, dans un témoignage rapporté par lamontagne.fr à la sortie d'un entretien avec le directeur de cabinet de la préfecture de Limoges :
« Vous savez que ce mouvement est un mouvement national, il commence en Limousin et a été suivi sur Paris aujourd'hui. D'autres actions suivront dans différentes régions de toute la France, et ensemble au niveau national nous déciderons des actions qui bien sur prendront de l'ampleur et voire atteindront certains blocages pour qu'on soit effectivement entendu. »
Perplexité des blogueurs devant les revendications
Cependant, ces sites de soutien et les mobilisations routières paraissent peu toucher la majorité des blogueurs, qui semblent perplexes devant les revendications avancées. Une idée récurrente est celle du caractère irréversible des difficultés auxquelles font face les pêcheurs, routiers et agriculteurs. Loin d'être un phénomène temporaire, la hausse des prix du pétrole ne fait que commencer. Dès lors, nombreux sont ceux qui considèrent que le recours à d'autres énergies est le seul moyen de faire face à la crise.
Sur le site du Monde, Tatooin affirme que « si tout ce beau monde passait cette énergie a trouver des solutions alternatives (ferroutage, relocalisation des productions, pêche/agriculture raisonnée/bio, etc.) au lieu de se battre contre une réalité immuable, notre pays ferait un grand pas en avant ».
Dans le même sens, un internaute sous le pseudonyme de Zanzibar avance que « les agriculteurs doivent mettre en place de nouvelles méthodes économes en pétrole (moins de tracteurs, de pesticides) au lieu de se plaindre ».
Le mouvement de déclin de ces professions est qualifié d'irrémédiable et le sauvetage par l'Etat d'injuste. Ainsi sur le site du Nouvel Obs, caverne affirme :
« Avec les aides qu'engloutissent les agriculteurs et lesroutiers, toutes aides confondues, on pourrait entretenir environ 2 000 000 de chômeurs tous les ans. Ou développer des économies alternatives. »
Et Goliath d'écrire, sur le même site, qu'« il n'est plus possible de subventionner pour plus de la moitié les revenus des agriculteurs et pécheurs, ne serait-ce que par principe de traitement équitable entre les citoyens entrepreneurs :
“Le marché (offre/demande) de ces professions est tronqué et survit artificiellement grâce aux aides de Bruxelles, quand serait-il s'il fallait subventionner tous les secteurs de l'économie en difficulté ? Il faut que les politiques nationaux et Bruxelles prennent leurs responsabilités, à savoir stopper toutes les aides qui maintiennent en quasi dépendance toutes ces activités et nuisent à nos finances ! ‘
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De velvet
citoyen | 17H12 | 03/06/2008 |
Certains disent qu'il y a trop de fonctionnaires en France… ceux sont d'ailleurs souvent les agriculteurs, pecheurs et autres professions qui votent souvent à droite pour moins d'Etat, moins de taxes… moins d'impot….et aujourd'hui il faudrait que nous les subventionnons en leur offrant le gazoil. Mais avec quel argent, celui des impots que les autres paies.
Voila leurs reves enfouis… devenir des fonctionaires de la terre ou de la mer. Avec eux c'est moins d'Etat quant tout va bien et plus d'etat quand tout va mal. Un peu de cohérence messieurs.
à velvet
De Croa
22H44 | 03/06/2008 |
C'est fait !
Un paysan coûte déjà bien plus cher qu'un fonctionnaire. (Je ne parle pas des petits maraichers qui existent encore et n'ont droit à rien mais d'un maïssiculteur par exemple.)
De cosby
17H20 | 03/06/2008 |
Ohhh chers moutons !
Continuez à utiliser votre bagnole
Continuez à travailler pour toutes nos industries et magasins qui nous font surconsommer et détruire la planète
Continuez à suivre le train train quotidien sans jamais chercher de solutions « parce que les autres font pareil »
Les gens se plaignent, mais à quel tarif du pétrole se rendront-ils compte que la vie « normale » qu'ils menaient jusqu'à maintenant n'est pas possible ?
Les Chinois entre autres ne consomment même pas 1/5 de notre part, et évidemment devant ce « modèle de rêve » du capitalisme veulent faire pareil que nous. Bien sur ils y ont droit, mais de qui vient le tort ?
Et nous pauvres français on râle parce qu'on a tous du mal à finir les fins de mois à cause du prix à la pompe, alors que dans le monde entier des millions (milliards ? ) de gens crèvent de faim depuis des mois.
Et en attendant on construit des barrières aux frontières des ensembles de pays riches, et le taux d'agro-carburants reste avec un objectif de 10% fixé par Bruxelles pour les années qui viennent. Comme ça à chaque plein on gaspillera l'équivalent d'un an de nourriture pour un habitant des pays en développement.
à cosby
De phase3
thephase3.blogspot.com | 17H23 | 03/06/2008 |
Vive la pensée unique ! ! !
Vive la société de consommation ! ! !
Vive le gaspillage ! ! !
Vive le capitalisme ! ! !
Vive l'UMP ! ! !
Vive Sarkozy ! ! !
Si on m'avait prédit une telle rigolade, j'aurais voté pour lui.
à phase3
De onsefoutdequilao
Bretteur toutes catégories | 15H05 | 04/06/2008 |
En même temps la pensée unique est superficielle et c'est celle qu'on tente de nous imposer. Mais les gens que je voit sur ce sites (et d'autres), ou des ami(e)s ou des gens avec qui j'arrive à en parler n'ont pas une pensée unique mais bien une pensée alternative ou indépendante mais peu préparée à une crise. Par exemple il y a d'un coté les gens qui en prenne conscience et qui reviennent au vélo, à la marche, aux transports en commun et d'un autre les riches, les abrutis par TF1, les générations ayant connu les 30 glorieuses, les peureux du changement (et les chinois) avec la voiture et le « je-n'y-crois-pisme » ancré au cœur. Il faut dédramatisé la situation au plus vite pour que ce tabou de la non-préparation au choc soit pleinement assumé par nos dirigeants et que l'on se prépare au mieux. Apres chacun devra chercher des moyens d'etre le mieux préparé individuellement pour que collectivement on puisse s'aider. Vite la décroissance soutenable ! Nous (sociétés riches) allons prendre bien cher quand des gens qui n'auront rien à perdre viendront chercher (violemment ? ) le peu de ce qu'on aura.
De V.B.
Doctorant | 17H36 | 03/06/2008 |
Je vais me faire allumer, mais tant pis.
Il ne faut surtout pas baisser les taxes pétrolières.
C'est exactement l'inverse qu'il faut faire, augmenter lentement mais surement les taxes !
Il y'a une raison toute bête derrière celà : l'augmentation des prix du pétrole est structurelle. De ce fait, ce serait se leurrer que d'espérer une baisse des prix du pétrole dans le future. La spéculation AGRAVE la situation mais comme les réserves de pétrole sont limitées, on y viendra tôt ou tard.
Les professions qui veulent survivre vont devoir s'adapter au changement qui se profile. Or pour ce faire il va y avoir besoin de beaucoup d'argent afin d'adapter les infrastructures et la technologie (ferroutage pour le transports, voitures électriques, hydrogène et piles à combustibles). Or, de l'argent, notre pays n'en a pas assez comparativement à l'enjeu.
Une augmentation des taxes sera bénéfique à plusieurs points de vue :
1. en touchant les entreprises/gens à la bourse, la mutation va être rapide
2. l'état aura enfin les moyens d'une politique ambitieuse (… pour la volonté, avec le gouvernement actuel, je n'y crois pas trop…)
3. en prennant le taureau par les cornes, nous nous plaçons en situation d'avance vis à vis de la pénurie de pétrole à venir et du changement climatique
On pourrait reprocher au système de faire souffrir en premier les plus pauvres… En fait, ce sont eux qui vont devoir abandonner le pétrole le plus tôt, contrairement aux plus riches qui vont continuer de gaspiller (cf. les 4x4 à Paris…). Pourquoi ne pas utiliser une partie de cette manne financière pour les aider à traverser la crise ?
D'autre part, je préfèrerais que ca soit l'état qui s'en mette plein les poches - puisqu'on en revoit plus ou moins la couleur - que les compagnies pétrolières, comme c'est le cas maintenant (et là, aucune retombées sauf pour les actionnaires).
Ps : il s'agit d'une idée de Jancovici, voir son site http://www.manicore.com
à V.B.
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 17H56 | 03/06/2008 |
Mouais, mais pour que les pauvres, comme vous dites, s'adaptent, il faudrait peut-être avoir des moyens alternatifs. Hors, ils ne sont pas là ! C'est cool de penser ça de sa petite tour d'ivoire, mais le temps que les choses changent, ils vont bouffer comment tous ces gens ?
Il faut d'abord passer par une période de répression contre l'automobile. Taxe de 50% sur tous les gros modèles, et détaxe pour tous les modèles alternatifs… Il faut que les constructeurs se bougent le cul. Et vlan, une vague de suicide en plus..
Quéé booorrrdel !
à siko
De V.B.
Doctorant | 18H06 | 03/06/2008 |
D'où l'idée de débloquer des fonds pour les aider à faire la transition, fonds qui pourraient être dégagés par l'augmentation de la taxe.
Que l'on agisse de la sorte ou pas, ce sont les plus pauvres qui vont douiller, à plus ou moins brève échéance. Comme je l'ai dit, l'augmentation des prix du pétrole est structurelle. Et ca va avoir un impact sur toute l'économie (l'agriculture notamment est très dépendante du pétrole).
L'idée d'une répression automobile, comme vous dites, est sensée - tant qu'on ne touche pas aux véhicules propres (Pile à combustibles, electricité). Et qui c'est que ca va toucher le plus durement, encore une fois ?
A part une forte aide de l'état, je ne vois pas d'issue…
à V.B.
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 22H46 | 03/06/2008 |
Ben oui, c'est clair, il faut une forte aide de l'état. Malheureusement, vous n'avez même pas laissé passer Bayrou au second tour, (Ah oui hein, vous n'allez pas me dire que Ségolène vaut qqch) et avec Sarko qui vient de lâcher 15 milliards aux plus riches dont on sait très bien qu'ils ne vont absolument pas les investir dans l'économie française, on est pas sorti de l'auberge.
Pauvre Europe, et ouais vous êtes pas les seuls dans la muise. Avec tous ces gens de droites, qui de surcroît sont incompétents.
Les solutions ne sont pourtant pas compliqué, financer l'enseignement, l'innovation, l'entrepreneuriat, la recherche, les énergies vertes, etc… Ce gouvernement fait tout le contraire. Ce n'est pas étonnant avec un avocat à la tête de l'état. Le défi de la France d'aujourd'hui c'est de garder son niveau de connaissance et de savoir faire dans des domaines technologiques. Pourquoi n'y a-t-il aucun scientifique dans ce gouvernement mis à part Nathalie Kosciusko, qui est, je trouve, la seule qui a du talent parmi tout ce tas d'incapable.
Comment peut-on avoir un avis sur le futur de ce pays lorsque l'on est avocat, en quoi ce métier donnerait-il des aptitudes à gouverner que n'a pas quelqu'un qui sort de l'école avec son BAC ?
à V.B.
De Croa
23H02 | 03/06/2008 |
Idée en effet à creuser.
Avec le réchauffement penser aussi à un rationnement serait pertinent avec Tikets d'essence ou de gazole gratuits pour ceux qui en ont vraiment besoin (professionnels & trajets travail) financés par une super TIPP car il sera impossible d'empêcher les riches de rouler et il vaut mieux que ce soit l'état qui ramasse plutôt qu'une mafia gestionnaire d'un marché noir.
à V.B.
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 22H39 | 03/06/2008 |
>>Je vais me faire allumer, mais tant pis.
Eh bin non, vous vous faites toper à 5…^^
Nous savons tous que la planète a un urgent besoin de respirer… que les émissions de CO2 doivent être réduites vite : il y a un risque de basculement climatique brutal… et là, ce ne serait plus notre confort qui serait en jeu, mais notre vie même, comme le Nobel Mario Molina vient de nous en prévenir - et n'est pas le premier :
http://lalisteasuivre.wordpress.com/2008/04/07/basculement-climatique/
J'habite à la campagne… en cette fin de mois de mai, les routes étaient vides. Depuis deux jours, on voit que tout le monde peut de nouveau se payer un peu d'essence… mais ça ne va pas durer.
En ce qui me concerne, je suis à 10km de la première supérette, et j'ai déjà beaucoup de mal à boucler mes fins de mois. Mais je pense, en conscience, que la hausse du prix du pétrole est une des meilleures choses qui puisse arriver à la Terre. Elle va mécaniquement entraîner cette baisse des combustions que nous savons indispensable. Relocaliser les productions, faire rouvrir les commerces de proximité. Il y a beaucoup de gens pour qui ça va être très difficile (et j'en fais partie) mais je crois à notre capacité de nous réorganiser, ensemble. Nécessité fait loi.
Allez, je remets ce joli petit film, qui a le mérite de faire réfléchir, simplement…
à Lohiel
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 22H52 | 03/06/2008 |
Tu vas voir mon gars, nous les ingénieurs on est chaud bouillant pour trouver des solutions, mais il nous faut des moyens, alors si vous voulez me faire un don… contactez-moi, non, je déconne ! : )
à V.B.
De Candide92
citoyen | 09H46 | 04/06/2008 |
T'allumer ? oh oui mais avec un cierge (écologique) tellement c'est vrai !
moi je préconise :
1) Une vignette payé par les véhicules consommant + de 5 litres de carburant au 100
cette vignette permettrait une compensation pour les professions touchées et permettrait d'améliorer leurs matériels ou de reclasser les plus touchés.
2) Une OBLIGATION pour les 2 constructeurs français de développer les véhicules électriques, aidés par un péages urbain gratuit (comme à Londres) plutôt que de dépenser des fortunes à mettre au point des Formule 1.
3) Développer les systèmes d'éclairage public intelligent, c'est un des postes les plus lourd pour les mairie et un gaspillage énorme comme l'éclairage des autoroutes Belges
à V.B.
De nosil35
en mutation | 11H26 | 04/06/2008 |
Assez d'accord avec vous. La plus mauvaise idée serait de diminuer les taxes au moment ou il faut absolument remettre en question le fonctionnement et l'organisation même de notre société.
Par contre, il est évident qu'il faut aussi gérer la transition avec des moyens adaptés pour les plus vulnérables puisque les solutions alternatives qu'on aurait pu construire depuis 30 ans et le premier choc pétrolier ne l'ont pas été, sacrifiés sur l'autel de la rentabilité immédiate.
pourtant, nul besoin d'être devin, expert ou spécialiste de la géopétrostratégie pour imaginer il y a 10 ans, ce qui se passe aujourd'hui.
bon quelque chose me choque tout de même dans cet article. je cite :
« Demander des compensations est à mon avis inutile, et ne profite qu'à quelques-uns. Le mieux est de baisser les taxes gouvernementales, car je le rappelle, dans le prix d'un litre de carburant, 95% sont des taxes. »
euh … d'ou viennent ces chiffres ?
sans en connaitre le détail exact, la part de taxes en France dans un litre d'essence ou de gasoil doit être compris entre 50 et 60 %, TVA comprise. Et que lors du contre choc pétrolier, ce niveau de taxe avait probablement atteint plus de 80 % mais pas 95 %.
Je rappelle que la TIPP est une taxe au volume et qu'elle n'a pas évolué depuis plusieurs années.
Il s'agit encore une fois d'une contre vérité qu'il est pourtant simple de vérifier.
Peut être que ce chiffre inclue les taxes à l'exploitation perçue par les pays détenteurs des réserves pétrolières, mais peut on réellement parler de taxes dans ce cas ?
Le moins que l'on puisse faire lorsqu'on avance des chiffres, c'est bien de les vérifier et il n'y a rien de plus simple. Bravo Le Point !
à nosil35
De Marie Peterson
(auteur)
Etudiante | 13H40 | 04/06/2008 |
Bonjour,
je tiens à rappeler que les chiffres avancés dans l'article sont pas ceux de l'article du Point mais bien d'un commentaire d'un internaute, clojea, sur le site du Point. Il s'agit d'une revue de blog et non d'une revue de presse.
à Marie Peterson
De nosil35
en mutation | 17H16 | 04/06/2008 |
Merci de cette précision.
Il me semblait néanmoins important de rappeler les faits.
à V.B.
De chourave
15H25 | 04/06/2008 |
C'est le libéralisme qui est en cause,
D'abord au niveau national, la sacro sainte loi du marché met en concurrence des gens qui peuvent payer 1,5 Euros pour remplir les citernes de leur yatch alors que d'autres ne peuvent que mettre 0,50 pour vivre de leur métier.
Au niveau mondial, les pays riches peuvent payer 1,3 dollard le baril alors qu'a ce prix les pays pauvres ne peuvent pas survivre.
à V.B.
De japra
commercial | 16H26 | 04/06/2008 |
Je vous conseille de lire attentivement l'article
« Précisions sur l'origine du prix élevé du pétrole »
http://www.mondialisation.ca/index.php ? context=va&aid=9067
En un mot » LA PRAVDA »
De pouet_pouet
? | 17H52 | 03/06/2008 |
Il ne faut pas baisser les taxes, cela va juste enrichir les groupes pétroliers.
La baisse des taxes entrainera une baisse du prix, donc une augmentation de la demande et donc une augmentation du prix à moyen terme.
Vous me direz que le prix sera le même, sauf qu'une taxe est ensuite redistribuée par l'état au peuple, le bénéfice d'une entreprise ne l'est pas.
Voir ici
http://www.ecopublix.eu/2008/05/le-prix-du-ptrole-et-le-grand-prix-du.ht…
Et les subventions au taxis ou au pécheurs, c'est nous qu'il les payons par nos impôts, et les subventionner ça revient à les payer pour creuser des trous et les reboucher.
De N.MARECHAL
17H59 | 03/06/2008 |
Le carburant augmente trop vite, beaucoup trop vite.
Concernant les transporteurs routiers : Pas étonnant que les entreprises se trouvent en danger. Les clients ne payent la fuel surcharge que partiellement. (la majoration passerait mal)
Selon les entreprises de transport la fuel surcharge varie de + 3,5 à +12%.
Ensuite chaque client renégocie ce taux comme s'il s'agissait d'un argument commercial.
Dans l'immédiat, il me semble que l'état devrait imposer la valeur de la fuel surcharge, au moins une fois par mois. Ainsi sur la facture, on retrouverait les 3 lignes principales
1 le coût de la prestation « valeur commerciale “
2 le coût de la fuel surcharge ‘ définit par l'état’
3 le coût de la TVA ‘définit par l'état
Concrètement, c'est quand même pas si sorcier. Et franchement, c'est plus simple que toutes ces promesses sans nom.
La fuel surcharge existe depuis longtemps dans l'aviation… car les variations sont importantes d'un pays à l'autre. Dans l'aérien, le client ne discute pas le bout de gras sur ce point. Même pas en rêve.
Par contre le coefficient n'est pas établi sur un coin de table, c'est du sérieux.
Si chacun continue a bricoler dans son coin, ça va mal finir et c'est à vélo qu'on ira bientôt chercher nos salades.
Epicètou.
à N.MARECHAL
De Candide92
citoyen | 09H49 | 04/06/2008 |
Mais c'est ce qu'il faut faire !
Si chacun continue a bricoler dans son coin, ça va « mal » BIEN finir et c'est à vélo qu'on ira bientôt chercher nos salades.
ou en voiture électrique, ou encore avec un vélo à assistance électrique. c'est bon pour le coeur en plus !
De XavXav
14H49 | 04/06/2008 |
A mon avis, il y a erreur majeure sur le choix de faire du routier.
En termes purement physiques (consommation d'énergie), il est plus rentable de transporter des marchandises par train que par camion.
Pourquoi donc le transport routier s'est-il développé autant les 20 dernières années ?
-Parce que c'est « simple » de créer son entreprise : il suffit d'un chauffeur et d'un camion. A comparer avec l'organisation d'une gare.
-Parce que c'est souple : le camion dépose la marchandise n'importe où
-Parce que l'infrastructure est gratuite : l'entreprise de transport routier profite gratuitement de l'usage des routes, lesquelles sont entretenues avec les impôts de tous. (contrairement au rail, où la SNCF paie pour utiliser les lignes de l'état)
-Parce que le pétrole est bon marché.
Tous ces facteurs sont des subventions déguisées et constituent des distortions de concurrence en défaveur du rail. On a donc créé en 20 ans une multitude de PME qui ne sont viables que parce que fortement -mais discrètement- subventionnées. Ces PME ont un rôle social indispensable : celui de fournir du travail (mal) payé à des personnels relativement peu formés (le permis poids lourd ne demande pas bac+5). Comme elles sont nombreuses, la concurrence est féroce.
Aujourd'hui, une des subventions déguisée disparait (le pétrole pas cher), et une première vague de PME transport à la santé chancellante va disparaitre.
La hausse du pétrole étant là pour durer, que peut faire le gouvernement ? rien, sauf créer dans un autre secteur des emplois suffisamment nombreux pour donner un travail aux chauffeurs qui se retrouveront nécessairement sur le carreau. Quels emplois et quel secteur ? Je suggère les énergies renouvelables, et en particulier tout ce qui a trait à l'isolation et à la fourniture d'installations de chauffage domestique. On est très en retard, et il y a un potentiel de croissance énorme.
à XavXav
De N.MARECHAL
10H51 | 07/06/2008 |
Le fer-routage, le canal reims rhone et l'adaptation du réseaux des transports en géneral (pro et particulier) demande une approche sérieuse et à long terme.
Malheureusement pour nous, le pouvoir ne fonctionne plus sur le long terme et pourtant : Rappelez-vous lorsque la France a fait l'excellent choix pour passer le courant electrique de notre pays du 110 W au 220 W.
Même les USA nous enviaient et nous envient encore. Donc c'est possible !
Le fer-routage reste une expérience intéressante(un peu comme la maison a 100 000 euros) le principe est bon mais la volonte manque. Ca va couter de l'argent et dieu sait quoi … on remet de dossier sous la pile.
Le canal Reims Rhone a demandé plus de 30 ans d'étude.
On y était presque… c'est une politique écolo qui a stoppée tout net la faisabilité. A la place de ce projet on ne fait rien. Comme ca c'est réglé, un dossier de moins dans la pile.
Concernant les nouveaux véhicules et les nouvelles energies … on verra le problème plus tard après les élections de 2017. Comme ca, on est bien tranquille.
Personnellement, ca fait plus de 30 ans qu'on en entend parler. Ca tiendra bien encore quelques années !
De nelmezzodelcamin
di nostra vita | 18H23 | 03/06/2008 |
je vous confirme :
ça va mal finir
et on ira tous chercher nos salades à vélo (si on a de la chance)
à nelmezzodelcamin
De Agatigha quien vive no sur da frança
18H39 | 03/06/2008 |
Vous verrez le vélo, c'est bon pour la santé, ici à la campagne même les mémés en font et se portent pas plus mal. Bien sûr elles ne vont pas au supermarché, juste au petit commerce du coin une ou deux fois par semaine.
Elles sont plus chères les salades mais c'est une producteur local qui fourni et on dépense rien en allant les chercher.
Pensez à consommer local, ça change la vie.
à Agatigha quien vive no sur da frança
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 16H30 | 04/06/2008 |
Ca c'est une question intéressante dans le débat du pétrole et de la consommation. Le fait de « vivre local »…
Si on mettait en cause les importations qu'on fait venir du bout du monde, à des milliers de km.
Pour des tongs, des téléviseurs, des gros 4x4… sans parler de la ripaille.
Ce serait un beau progrès, on se détacherait d'autant du pétrole, de son prix et de la consommation.
On pourrait même aller plus loin et s'orienter sur de nouveaux types de véhicules, ou repenser la mobilité en ville et à la campagne, enfin bref, créativité.
Pareil pour la nourriture, on pourrait promouvoir les cultures locales plutôt que les batteries de production industrielles. En plus ça déglingue le corps.
Ne soyons pas parano, soyons prévenants.
à nelmezzodelcamin
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 03H50 | 04/06/2008 |
J'aimerais bien pouvoir aller chercher ma salade en vélo…
Il me semble que n'est pas prise en compte la dimension : éclatement géographique des familles :
Avant… « avant »… la famille au sens élargi restait au même endroit… les « vieux » servaient à quelque chose… quitte à écosser les petits pois ou plumer les poulets, ou raconter des histoires aux gamins…
Et les « jeunes » travaillaient pas loin…
Maintenant, les « vieux » sont en maison de retraite… et les « jeunes » un peu partout, là où se sont fixés leur cœur et leur boulot ; aller à pied ou en vélo à la supérette, certes, et en plus, c'est bon pour la santé… mais ne plus voir ses parents ou ses enfants ?
Hausse du prix des carburants = abandon de la famille ? ? ?
L'avenir s'assombrit à vue d'œil…
à raleuse13
De Agatigha quien vive no sur da frança
13H06 | 04/06/2008 |
Il me semble qu'en France il y a encore quelques bus qui roulent sur les routes de nos campagnes (j'en profite) et le train aussi circule sur les rails.
Le co-voiturage pour aller bosser et se déplacer pour une raison ou une autre devrait enfin se développer maintenant que le carburant est cher. Avec internet, ça devient facile de trouver quelqu'un qui va ici ou là le même jour et un autre qui va de là à ici…
Bien sûr, c'est contraignant, on perd sa liberté de partir quand on veut et il faut prévoir à l'avance comment on va s'organiser.
On se déplacera moins souvent, c'est sûr. Au lieu d'aller voir ses petits enfants pour le week end on ira pour une semaine une fois tous les 6 mois et puis voilà.
Il faudra réinventer sa vie sans le réflexe voiture à tout prix. Commencez à réfléchir vous verrez, c'est possible !
à Agatigha quien vive no sur da frança
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 13H28 | 04/06/2008 |
Hé bien oui.. je vais « commencer » à réfléchir, selon ton bon conseil : -)
Et surtout, surtout ! ! ! je me garderais bien de généraliser mon cas à d'autres personnes !
à raleuse13
De Agatigha quien vive no sur da frança
15H31 | 04/06/2008 |
merci de la leçon… et milles excuses pour la généralisation de mon propre cas.
Mon comportement est dans un mouvement qui fait tache d'huile, d'autres font pareil, je ne suis pas seule et j'espère qu'on sera de plus en plus nombreux à dire non aux yaourts qui font 5000 km, non aux fringues à deux euros qui font 10000 km, et sont produits par des esclaves du tiers monde. Et oui aux yaourts du paysan du coin bien meilleurs, et oui aux fringues faites près de chez moi. Elles coutent plus cher, d'accord, j'en achète moins, OK mais je les garde plus longtemps et la mode n'est faite que pour vous faire consommer plus et dépenser plus.
Si on fait tous un effort, on sera moins dépendant du pétrole et du reste. et les produits fabriqués ici sont plus chers mais ils emploient mes frères de france ou d'europe.