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Déstockage : le bon business des denrées presque périmées
Par Lise Barcellini | Journaliste | 19/06/2008 | 15H43
Moins cher que le hard-discount, le déstockage. Un modèle économique qui se développe à l'ombre de la grande distribution.
Argenteuil. Un hangar transformé en magasin alimentaire. Bouteilles de Coca-Cola, jus de fruits Joker, céréales Special K, sauces Amora, cornichons Maille, eau Evian… Des produits de marque vendus à prix cassés. Les clients scrutent les bonnes affaires, surtout les produits qui seront périmés le lendemain et qui ne coûtent que 0,25 euros. Nous sommes chez un déstockeur.
Contrairement au circuit de distribution classique, ici, il n'y a jamais les mêmes produits. Tout dépend des invendus dont les distributeurs et les fabricants veulent se débarrasser, soit parce que la date limite de consommation est proche, soit parce que l'emballage a changé. Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution, les appelle les » produits agonisants » .
Culture du secret
Le déstockage alimentaire est très largement plébiscité par les consommateurs de plus en plus préoccupés par leur pouvoir d'achat. Mais pas facile de savoir s'il existe un magasin de ce type à côté de chez soi. Une chape de plomb recouvre la profession : les magasins de déstockage ne sont pas répertoriés et personne ne sait combien il en existe.
Le métier n'est pas bien identifié : derrière le label officiel de » solderies » , se côtoient des magasins qui proposent des produits d'exportation, de déstockage ou d'occasion. La profession n'est pas organisée -ni fédération ni syndicat professionnel- et peu réglementée : » N'importe qui peut devenir soldeur ! » , lâche Olivier Dauvers.
Surtout, les déstockeurs cultivent le secret. Contactés par Rue89, les uns lâchent » On aime rester discret » , les autres avertissent qu'ils ne répondent « pas aux questions portant sur nos fournisseurs » .
Des fournisseurs -industriels et distributeurs- auxquels ils craignent de faire de l'ombre. Olivier Dauvers précise :
» Le contrat stipule toujours que le magasin n'a pas le droit de faire de la publicité à l'extérieur. Ça veut dire qu'il est interdit de publier une page de publicité sur des tranches de jambon Herta vendus à 50%. Le plus important dans ce métier, c'est de ne se fâcher avec personne, car ce qui fait l'attractivité de ce genre de magasin, c'est qu'il y ait de la « came'. »
Un homme, pourtant, aime faire la lumière sur son métier. Marceau Vidrequin est un entrepreneur qui a senti la bonne affaire : il y a quatre ans, il a créé l'enseigne » Bravo les affaires » après avoir travaillé pour le réseau de déstockage breton Noz et le site internet ventesprivees.com. Il ne supporte pas tous les mystères qui entourent sa profession :
» C'est un métier un peu sulfureux, il y a une culture du secret, mais c'est idiot. C'est un sport d'acheter des produits à un bon prix, il ne faut pas en avoir honte. Les fournisseurs n'aiment pas parler des déstockeurs car c'est dire qu'ils ont fait une erreur [dans la gestion de leurs stocks, ndlr]. Alors que justement, ils devraient être contents qu'on explique aux consommateurs pourquoi le même produit est moins cher chez nous que chez eux. »
Les clés de la réussite
Marceau Vidrequin est à la tête de onze magasins situés dans l'ouest de la France. Son business ne repose pas seulement sur du déstockage alimentaire, il vend aussi des meubles, des vêtements, de la vaisselle, etc.
En nous faisant visiter le magasin de St-Brieuc (Côtes d'Armor), le PDG nous dévoile d'où viennent ses produits, à quel prix il les a achetés. Il raconte aussi pourquoi les distributeurs (ici Auchan) bradent leurs produits ; et décrypte comment des grandes marques de l'agroalimentaire comme Bonduelle s'y prennent pour déstocker en toute discrétion, » sans perturber le circuit » . (Voir sur la vidéo)
Le succès de son affaire repose sur trois principes : un prix d'achat déconnecté du coût de production ; un écoulement rapide des stocks (moins de quinze jours) ; trois salariés chargés chaque jour de solliciter les nombreux fournisseurs (6000 à 8000). 80% des produits sont achetés directement aux fabricants, 20% aux distributeurs. (Voir la vidéo)
Le métier de déstockeur est un business rentable. Mais il faut savoir prendre des risques et avoir du flair :
» On prend des risques dans le métier : on travaille sur des produits qu'on ne connaît pas, on ne connaît pas leur historique de vente dans la grande distribution. Des fois, on hérite d'un produit pas cher, mais ce n'est pas pour autant qu'il va bien se vendre… »
Un modèle économique marginal
Malgré l'engouement des consommateurs pour ces achats à prix cassés, les magasins de déstockage alimentaire ne vont pas pour autant se multiplier à l'infini. Car ce business ne dépend pas des clients, mais des fournisseurs, non pas de la demande, mais de l'offre. Et l'offre n'est pas illimitée. Le déstockage est un marché de niche, explique Marceau Vidrequin :
» Par définition, ça ne peut pas être un marché qui devient leader puisqu'on agit sur des volumes marginaux par rapport à la production totale, donc il y aura un nombre potentiellement limité de magasin. Il n'y a pas un gisement de déstockage à l'infini ! De plus, les fournisseurs gèrent de mieux en mieux leur stock. Mais ce qui pèse en notre faveur, c'est que le cycle de vie des produits est de plus en plus plus court : la durée de vie d'un produit dans un magasin, c'est quelques semaines, quelques mois maximum. Donc ça oblige les fournisseurs à renouveler sans arrêt leur offre et ça génère des invendus. C'est par exemple le cas du dentifrice : il change de packaging trois à quatre fois dans l'année, pourtant c'est rigoureusement le même produit. »
Marceau Vidrequin ne compte pas s'arrêter là. Il est persuadé qu'il pourrait mieux répondre à la demande des fournisseurs en achetant des stocks plus importants : d'ici la fin de l'année, il ouvrira trois nouveaux points de vente, aux alentours de Dijon, Toulouse et Marseille. » Parce qu'il n'y a pas encore de déstockeurs dans le sud de la France. »
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De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 15H55 | 19/06/2008 |
Papier très informatif ! J'ignorais tout de l'existence des déstockeurs. Merci.
De nipivime
;- | 16H04 | 19/06/2008 |
Merci, en effet, de cet article, sujet non rebattu, traitement intéressant et vrai travail d'investigation.
Question soldée : quel suivi statistique pour ces ventes ? Parce que qui dit pas de centralisation de l'information dit absence des statistiques officielles, donc impossibilité de savoir quelle part de la consommation est faite en solderie, pas de répercussion sur les prix, etc.
Reste une impression : l'institutionalisation de publics en difficultés. Vu l'autre jour dans un hypermarché, la zone « bas de gamme » ou sont regroupées les marchandises pas chères et de mauvaise qualité. Maintenant, les soldeurs… Comme si la misère prenait, tranquillement, place dans notre société d'abondance. Angoisse.
à Jaycib
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 18H47 | 19/06/2008 |
Il y a un casino qui fait ça à coté de chez moi à Nice. Surtout sur les yaourts. En deux minutes tout est parti.
à Jaycib
De marie 75
3563
20H29 | 19/06/2008 |
comme on n'a pas les adresses le niveau informatif est nul…
à marie 75
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 23H18 | 19/06/2008 |
Marie,
Regarde dans le paragraphe concernant le secret, tu as un lien « à coté de chez soi », peut-être trouveras tu ton bonheur ? : -)
à Jaycib
De Pouffpouff
En activité | 08H17 | 20/06/2008 |
Moi je connais ce phénomène de déstockeur mais je crois qu'ils vont être détronés par les Restaus du Coeur car ils ont maintenant une politique de « captage » au plus près de la date limite des produits frais auprès des hypermarchés.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H58 | 19/06/2008 |
Des pratiques pareilles, en pleine Ile de France .Une des régions les plus riches du monde . On se croirait à Calcutta, à Manille ou a Ouagadougou ..
Sauf que les gens sont beaucoup moins sympas et colorés en Ile de France et tirent la gueule tout le temps, en plus ..
à Numerosix
De deecurl
| 15H59 | 19/06/2008 |
la région et ses dirigeants sont riches…les habitants font comme il peuvent.
à Numerosix
De Gandijyn
18H00 | 19/06/2008 |
Certes, riches à très riches, comme il en est de pauvres à très pauvres… juste une échelle très relative… Quant à ceux qui font la gueule, très souvent, sont ceux qui se la pètent, croyant avoir un rôle noble dans la société, avec de grands costumes gris (par les couches de poussière accumulées), et ayant en plus un bâton bien planté et profond ! …
Ceux-là, accrochés à leurs comptes en banques, bourse et lingots… croient encore en une vie d'excellence… Les autres savent qu'ils doivent mourir, ils s'adaptent, et partent en paix, et se contentent de peu, sourient…
Effectivement c'est presque l'Inde !
Et, grande chance à ceux qui peuvent encore se faire inviter à l'apéro, à dîner, ou au « brunch » chez des cadres moyens à supérieurs… vérifiez que les produits proposés ne viennent pas de ces magasins « dégriffés » (dans le cas où il y aurait encore l'emballage d'origine ! )… Vous allez être surpris(e)s ! - Il en est de même, pendant que MR est au travail, Mme fait des courses au Lidl, Leader Price et toutes ces surfaces peu … réputées ! …
à Numerosix
De DBL8
Retraité | 18H37 | 19/06/2008 |
Non mais d'où sortez-vous ? ? !
Vous ne connaissiez pas cette pratique ?
Cela fait des années que je les connais et vais acheter dans ses magasins.
Il n'y a pas de problème de date, elle peut très bien être dépassé de plusieurs jours, les produits consommé sans aucun ennuis. Cela ne vous ait jamais arrivé ?
Cela m'arrive souvent lorsque je profite des promotions !
Là je suis sur le cul de lire que des internautes qui donnent des leçons à tour de bras, sont à coté de leurs pompes sur ce sujet !
IL Y A DE LA MISÈRE EN ILE DE FRANCE ! Et pas qu'un peu !
SORTEZ ! Viendez dans not'bel 93, et d'autre départements, mais je les connais moins bien.
TRÈS BON ARTICLE, merci de faire connaitre l'exploitation de la misère, car c'est aussi de ça qu'il s'agit en même temps que ce commerce très utile pour nous.
à DBL8
De Pouffpouff
En activité | 08H44 | 20/06/2008 |
Vous avez tout à fait raison. J'ai mangé ce 16 juin 2008 trois yaourts nature oubliés dans un placard dont la date limite était le 31/12/2007. Placard non réfrigéré, mais il est vrai que je ne chauffe pas mon appart l'hiver. Ces yaourts étaient délicieux.
à Pouffpouff
De TARPON
09H49 | 20/06/2008 |
en attendant un peu plus,vous auriez eu une couche de moisi : ça n'a l'air de rien mais ça donne un sacré goût.
à TARPON
De DBL8
Retraité | 12H03 | 20/06/2008 |
Pour continuer sur le même ton du dénigrement, le moisi est bénéfique… c'est de la pénicilline ! !
Ou comme le dit une blague : la pin à Céline ?
; ))
De deecurl
| 15H58 | 19/06/2008 |
article intéressant ! j'avais dû très vaguement en entendre parler et encore je m'imaginais un genre de Lidl.
la question que je me pose, c'est par exemple pour des yaourts ou du fromage, comment on est sûr que la chaîne du froid est respectée ? est-ce que ces magasins, qui font un peu du « sous le manteau » sont soumis aussi à des contrôles sur l'hygiène et la sécurité des produits ?
à deecurl
De solstice
pigiste | 16H27 | 19/06/2008 |
Sécurité : deux façons de voir les choses :
1/ un copain grossiste en produits laitiers n'a chez lui que des produits périmés : il estime que les dates couvrent à minima et que, selon les produits, on peut aller allègrement au delà. Ils n'ont jamais été malades (enfin, pas d'intoxication alimentaire, n'allez pas croire que les yaourts périmés soignent la bronchite). Il parlait des yaourts essentiellement. J'ai un doute pour la barbaque sous cello qui ne m'inspire déjà pas des masses…
2/ L'été dernier, je passe devant un Leader Price. Comme d'hab, je profite de mes déplacements pour faire quelques courses. Je suis restée scotchée devant le rayon surgelés où étaient échoués plusieurs cartons PLEINS. Il y a un minimum de personnel dans ce type de commerce alors, pour voir, je suis restée dans le coin : j'ai craqué au bout de 20 mn… et suppose que la marchandise a bien fini par arriver dans les armoires réfrigérées, avec une date parfaitement normale…
Vous parliez de quoi, déjà, ah… de sécurité !
Le seul truc fiable, mais très peu répandu, c'est la pastille qui noircit quand la chaîne du froid est interrompue… J'ai dans l'idée que les commerçants ne sont pas chauds pour la généraliser.
à solstice
De Gandijyn
16H49 | 19/06/2008 |
ne pas confondre DLV et DLC ….
Allez dans le 13ème … vous verrez la chaine du froid, … plus que rompue et, débridée (entre les « camions-livreurs » et les magasins = folklorique ! … c'est juste une préparation à ceux qui vont aux J.O. cet été.
La DGCCRF est « débordée »… pas assez de fonctionnaires ! peut-être que les 54.000 militaires pourront y faire quelque chose ?
à Gandijyn
De demayner
www.consommateurendanger.org | 17H55 | 19/06/2008 |
En tout cas, pour la DGCCRF, ça ne va pas s'arranger, au contraire, le gouvernement la passe à la moulinette de la RGPP :
allez voir : http://consommateurendanger.org/
à Gandijyn
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 23H16 | 19/06/2008 |
@ Gandijyn
La DGCCRF du Vaucluse, contactée par une amie choquée de voir des surgelés périmés depuis plus d'un an dans un Intermarché a fait connaitre sa position : « ça n'est pas grave, les surgelés, ça ne craint rien »…
Pensez si la chaine du froid, ils s'en foutent…
à raleuse13
De demayner
www.consommateurendanger.org | 00H32 | 20/06/2008 |
« surgelés périmés depuis plus d'un an “
Il me semble que les surgelés affichent une DLUO (date limite d'utilisation optimale : à consommer de préférence avant), ce qui signifie seulement que quand la DLUO est dépassée les qualités organoleptiques du produit (comme le goût) ne sont plus garanties par le fabricant. Durée et rupture de chaîne du froid sont deux choses différentes.
La DLUO est différente de la DLC (date limite de consommation) des produits frais.
à Gandijyn
De DBL8
Retraité | 06H25 | 20/06/2008 |
je l'ai constaté aussi dans LA grande surface de Romainville (93), ayant fait un test de températures, avec affichage numérique instantané, j'ai constaté que la chaine du froid était « PLUS QUE ROMPUE ».
C'était de la REcongélation !
La personne qui faisait la mise en place n'a pas parut contente, surprenant n'est-il pas !
Vous pouvez vous rendre-compte de ce fait par les cristaux de glace qui sont autour du produit, bien sûr, souvent, ILS font le nécessaire pour que nous ne le voyons pas, mais dedans le paquet c'est très visible.
à deecurl
De Lise Barcellini
(auteur)
Journaliste | 13H22 | 26/06/2008 |
@ deecurl,
Figurez-vous que j'avais exactement les mêmes interrogations que vous au début de mon enquête… Voilà ce que je peux vous dire de plus sur la question du respect de la chaîne du froid :
c'est comme partout, il doit y avoir des commerçants plus consciencieux que d'autre, mais il faut bien comprendre que
les magasins de déstockage ne sont nullement des magasins « sous le manteau », ils sont contrôlés par la DGCCRF. Mais le fait qu'ils gèrent des produits à la date de consommation courte doit faire que, statistiquement, il y a davantage de produits « périmés » dans les rayons (le plus souvent parce que le commerçant a oublié d'enlever le produit du rayon). Voici un exemple : lors de mon tournage dans le magasin de Bravo les affaires avec le PDG, il s'est avéré que la date limite d'utilisation optimale (DLUO) était dépassée de deux jours sur une boîte de biscuits secs (Suchard)… Il restait une seule boîte de cette sorte de biscuits, toutes les autres ayant été vendues avec une DLUO non périmée. Il faut d'ailleurs savoir que les produits avec DLUO dépassée peuvent tout à fait être vendus, le plus légalement du monde : un employé de la DGCCRF me l'a bien reconfirmé. Mais le PDG était ennuyé de voir cette DLUO dépassée devant moi et a immédiatement demandé le retrait de ce produit. Légalement il a néanmoins le droit de le vendre car il n'est pas nocif pour la santé, mais il m'a indiqué que « commercialement ce n'était pas bon ».
Il faut donc bien faire la différence entre DLUO (date limite d'utilisation optimale)qui se traduit par un « à consommer de préférence avant » et DLC (date limite de consommation) qui indique « à consommer jusqu'au ».
Et bien comprendre que cette profession de déstockeurs est certes pas organisée, elle n'en est pas moins réglementée.
De Yabepp
Un nordiste en exil, à Paris | 15H58 | 19/06/2008 |
Peut-on, ici, faire un échange d'adresses ?
Vous, nous, particuliers, pouvons promouvoir ce genre de business : ainsi il n'y aura pas de publicité à l'initiative du déstockeur …
Je suis preneur de tuyaux : )
Y.
à Yabepp
De Chabouline
Au coeur de la Tarentaise (73) | 16H04 | 19/06/2008 |
J'ai environ 230 m de tuyaux de diamètre 15 mm à déstocker !
à Chabouline
De Triquoise
rouge de honte | 22H56 | 19/06/2008 |
Et moi, je donne un bon d'achat de 145 €uros mensuels en pouvoir d'achat, pour qui me délivrera de mon stock d'1m35 de président périmé.
à Yabepp
De Gandijyn
17H58 | 19/06/2008 |
voir liste plus bas, dans les commentaires !
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H59 | 19/06/2008 |
Conséquence inéluctable de l'amélioration constante des communications : les intermédiaires sautent. Commes les cadres moyens.
Un gain pour l'efficacité globale et nous vivrons tous plus riches, mais il y a des effets immédiats pervers. Plus de travail pour les intermédiaires. Faillites pour les commerces sur les paliers de distribution devenus superflus.
On ne peut vivre ce progrès que si on garantit non pas l'emploi, mais le revenu des acteurs sociaux réaffectés à des tâches utiles. Il faut repenser la gestion du travail dans la société.
Un texte en survol : http://nouvellesociete.org/PR25.html
Pour une analyse sérieuse : http://nouvellesociete.org/701.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De papy55
prof. en province | 16H41 | 19/06/2008 |
« Il faut repenser la gestion du travail dans la société. »
dites-vous.
C'est ce que fait Sarko : « Travailler plus pour gagner….moins ! »
Au fait, les 35h n'était-ce pas une approche, certes maladroite, d'une nouvelle façon de gérer le travail ?
« les intermédiaires sautent……le revenu des acteurs sociaux réaffectés à des tâches utiles…. »
quel revenu, un revenu de survie ? ? ?
tâches utiles à qui ? ? ?
à papy55
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H29 | 20/06/2008 |
@ Papy55 : si vous voyez les articles en liens, vous verrez qu'on est bien loin de ça… Je précise - même si ça y est expliqué en détail : 1) que le revenu garanti en échange d'une disponibilité au travail doit etre celui correspondant au plus haut niveau pour lequel le travailleur à été certifié par concours et 2) qu'un travail est utile s'il y a preneur pour en payer ce prix.
(Je me permets de vous souligner que je suis un professionel de cette discipline)
http://nouvellesociete.org/cv.html
Pierre JC Allard
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
16H03 | 19/06/2008 |
Les rayons ne donnent pas envie, des bouteilles d'alcool ou de vins, des conserves, des boites. Je pense que le marketing consiste à faire croire que ce sont de bonnes affaires alors qu'il ne s'agit que d'écouler des invendables alimentaires.
Par ailleurs, les assos humanitaires ont un grand besoin de produits, mais je constate que les fournisseurs préfèrent encore gagner 3 sous plutôt que de perdre à 2 jours de la DLV.
Ah pognon quand tu nous tiens …
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De jissé
Ingé retraité | 18H26 | 19/06/2008 |
compte
Bonsoir.
Après les soldes, au moins un « Carrouf » donne ses vêtements invendus chez « EMMAÜS. (Marque “TEX”, made in très loin).
Jissé