Philippe Marlière

Pour en finir avec le mythe d'une Europe fédérale… et sociale

Par Philippe Marlière | Maître de conférences à Londres | 22/06/2008 | 15H26

Le fiasco du référendum irlandais nous ramène aux débats suscités par les votes français et néerlandais il y a trois ans. Comment approfondir l'intégration européenne ? Doit-on associer les peuples au processus de décisions communautaires ? L'Europe serait-elle progressivement saisie par l' » euroscepticisme » ?

Une démarche qui dépolitise et qui exclut les peuples

Le rejet des traités par voie référendaire est perçu par certains comme la preuve du » populisme » et de l' » ignorance » des peuples. En réalité, ces derniers ne font que réagir au formidable mouvement de dépossession politique que provoque l'intégration européenne. La politique européenne est artificiellement dépolitisée. On la présente comme une série de décisions technocratiques prises par d'honnêtes gestionnaires. Il n'existerait aucune alternative à Maastricht, Amsterdam ou Lisbonne, pas de » Plan B » aux traités rejetés. Mais si l'Union européenne est un champ politique, pourquoi ne pourrait-on pas parler d'Europe social-démocrate, néolibérale ou conservatrice ?

Les référendums de Maastricht et de 2005 ont politisé les débats européens. Depuis, une majorité de Français établit un lien entre la politique monétaire européenne et l'augmentation du coût de la vie, entre la promotion exacerbée de la » concurrence libre et sans entrave » et le démantèlement des services publics, entre les décisions rendues par la Cour européenne de Justice et les atteintes au droit de grève ou encore entre la » libéralisation » du travail prônée par la Commission et le relèvement de la durée maximale de travail.

Comme Alice aux Pays des Merveilles, plus nous nous enfonçons dans le monde souterrain communautaire, plus nous nous trouvons confrontés au paradoxe et à l'absurde : des procédures et des textes incompréhensibles, l'opacité des institutions bruxelloises, l'arrogance et les certitudes des gouvernements et des eurocrates ( » Il faut continuer à adopter le traité de Lisbonne en attendant de faire revoter ces ingrats d'Irlandais » ). Considérant le tournant néolibéral pris par la construction européenne à la fin des années 80, ce qui est étonnant, ce n'est pas le désamour pour cette Europe-là, mais le fait que ce rejet populaire ne soit pas plus marqué qu'il ne l'est à présent.

Un projet essentiellement intergouvernemental

En France, le mythe d'une intégration européenne censée se dérouler selon des paramètres fédéralistes reste tenace : un centre supranational (les institutions communautaires) serait pourvu d'une large autonomie vis-à-vis de la périphérie (les Etats membres). En réalité, le projet d'une Europe fédéraliste est mort en 1973, quand l'Europe des Six s'est élargie pour la première fois (à l'intergouvernementale Grande-Bretagne en particulier). En pratique, aucune des grandes décisions communautaires n'a été décidée selon des mécanismes fédéralistes. Les divers élargissements, le Marché unique, l'euro, la Constitution ou encore l'Union pour la Méditerranée, ont tous été approuvés et pilotés par les gouvernements.

Les grands projets communautaires naissent lors des Conseils européens (comprenant les chefs d'Etat ou de gouvernement) et sont mis en place sous l'impulsion des Conseils des ministres (comprenant les représentants des gouvernements) et de la Commission. Cette dernière a, certes, l'apparence d'une entité fédéraliste, car les commissaires ne représentent pas leur pays d'origine ; cependant, elle est entièrement soumise aux mécanismes intergouvernementaux. L'initiative législative revient à la Commission et au Conseil des ministres et non au Parlement. Etrange Parlement dont l'action législative dépend entièrement d'autres institutions.

Pour en finir avec le mythe fédéraliste

Dans une Union européenne qui s'élargit, souhaiter la constitution d'une entité fédéraliste est une aberration. Pourtant, ce mythe continue d'exercer une attraction profonde auprès de certaines élites européennes (françaises en particulier). Sur les dossiers politiques les plus sensibles, la règle de l'unanimité prévaut (ce qui rend caduc le traité de Lisbonne à la suite du vote irlandais). Par conséquent, quand le PS en France parle d' » harmonisation sociale par le haut » sur des questions aussi sensibles que les salaires (un smic européen) ou la protection sociale, il se trompe et il trompe le peuple : ces réajustements par le haut sont encore moins plausibles que la socialisation des moyens de production en France. Or, les Etats membres qui défendent le projet d'une Europe politique et sociale (par opposition à une simple zone de libre échange) sont aujourd'hui minoritaires.

Signalons en outre que les évolutions en cours ne favorisent pas l'émergence d'une Europe recentrée à gauche, car les forces social-démocrates issues des nouveaux pays membres sont elles-mêmes défavorables à une harmonisation sociale par le haut. Depuis une quinzaine d'années, la direction du PS prétend que le Parti socialiste européen (PSE) se bat pour l'instauration d'une » Europe sociale » . Paradoxalement, les socialistes français reconnaissent que leurs positions » sociales » sont très minoritaires au sein même du PSE !

François Mitterrand affirmait dans les années 70 que » l'Europe sera socialiste ou ne sera pas » . Aujourd'hui, il faudrait dire : » L'Europe sera néolibérale ou ne sera pas… avec la majorité de la gauche social-démocrate » . L'Europe sociale, à 27, selon des modalités fédéralistes, c'est un peu comme attendre Godot : on en parle toujours, on l'espère fortement et, à la fin, elle ne vient pas. Il ne faut donc pas s'étonner que les électeurs perdent confiance dans l'Europe qu'on leur propose quand ils finissent par prendre conscience que le Godot social n'était qu'un leurre.

Que faire alors ? Il convient de penser l'intégration à partir de son incontournable réalité intergouvernementale. Concrètement, l'Europe sociale ne pourra voir le jour qu'à la suite de rapports de force nationaux, c'est-à-dire si les forces de gauche remportent des élections sur un projet clairement de gauche. Avec d'autres pays gouvernés à gauche, il serait alors possible de créer au niveau intergouvernemental un noyau dur de pays, tombés d'accord sur le principe d'une harmonisation sociale par le haut. Des politiques communes dans le domaine de la santé, de l'emploi et des retraites pourraient être ainsi envisagées car de tels choix auront été clairement consentis par les gouvernements mandatés par leurs peuples.

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Portrait de Julianito-anticapitaliste

De Julianito-anticapitaliste

15H36 | 22/06/2008 | Permalien

Enfin un article pas trop mauvais sur le référendum irlandais ! Souvent la gauche du PS (l'auteur est porche de Mélenchon) analyse bien les choses, mais se trompe de combat politique en essayant de gagner le PS à gauche ! Mission impossible depuis des années ! ! !

Pour une Europe socialiste du XXIème siècle, parlons en au sein du Nouveau Parti Anticapitaliste !

Portrait de pablico

à Julianito-anticapitaliste Portrait de Julianito-anticapitaliste De pablico

18H15 | 22/06/2008 | Permalien

Il y a pourtant une faiblesse dans le non (ce qui me gène)

le oui n'est pas multiple, puisque c'est une acceptation
Le non, est le résultat d'une pléthore de non donné par des refus hétéroclites..
pour exemple et je ne les citerai pas tous et pour cause ils sont trop nombreux.
le non des anti européens
le non de ceux qui veulent plus de social
le non de ceux qui veulent moins de social
le non de ceux qui veulent plus de démocratie
le non de ceux qui veulent moins de démocratie
le non de ceux qui veulent une europe politique
le non de ceux qui ne veulent pas d'europe politique
etc etc la liste est longue.
Si l'on doit analyser cela : on ne peux pas en tirer une conclusion fine, un peu comme un gamin qui dit non, et pourquoi tu dis non, je ne sais pas pourquoi mais c'est non.
c'est ce qui fait la faiblesse du non.. ce que je déplore car je suis dans un des courants cités ci-dessus.
Au lendemain du non français mon non n'était pas celui du non de mes interlocuteurs, ce qui m'a choqué.

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22H07 | 22/06/2008 | Permalien

Coucou,
Ca, c'est la rhétorique habituelle…
Quand tu demandes aux personnes du « oui », tu trouves autant de diversité, sinon plus…
Il suffit de reprendre tous tes arguments et de mettre oui…

Enfin, il y a ceux du oui parce que untel (membre de parti politique, artiste, people, papa…) l'a dit…
On est au moins en droit d'espérer que ceux qui disent non, ont un peu réfléchi…

LB

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à LB Portrait de LB De kawouede

13H07 | 23/06/2008 | Permalien

C'est pas parce que c'est habituel, ce que dit Pablico, que c'est forcément rhétorique !

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à pablico Portrait de pablico De jacques13

23H16 | 22/06/2008 | Permalien

moi j'avais voté non car dans la constitution proposée, les hommes et les marchandises avaient les même droits.

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à jacques13 Portrait de jacques13 De kawouede

13H08 | 23/06/2008 | Permalien

alors il faudrait le relire. Il n'est pas très diplomate, mais il est pédagogue : connaissez-vous Lipietz ?
http://lipietz.net/

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De legrosschmoll

o chom | 15H39 | 22/06/2008 | Permalien

Bravo ! Les fascites sont en train de mettre la main sur l'Europe ! Il est temps que le peuple (sans leur ploticiens « de gauche » que l'on voit trop souvent la main dans le sac ! )de gauche se réveille !

Portrait de yapadebug

De yapadebug

15H56 | 22/06/2008 | Permalien

 »Concrètement, l'Europe sociale ne pourra voir le jour qu'à la suite de rapports de force nationaux, c'est-à-dire si les forces de gauche remportent des élections sur un projet clairement de gauche. »

Même pas, quand on voit le PS français, il y a fort à parier que s'il était au pouvoir, rien ne changerait pour l'Europe. De toute façon l'Europe actuelle est en grande partie la création des gouvernements socialistes français et autres depuis 1981.

Personnellement, je ne crois plus du tout au grand rêve européen. On nous a menti, l'Europe a été confisquée par le « marché ». On a bâti l'Europe des banques, une Europe au service du capital et de quelques nantis qui non seulement ne protège pas ses citoyens, mais les met en première ligne pour protéger quelques privilégiés (en mettant les mains d'oeuvre en concurrence par exemple). A la limite, je préfèrerais pas d'Europe du tout à cette Europe là.

Je pense que le seul moyen de changer de cap serait d'envoyer des signaux forts. Comme, par exemple, d'envoyer une forte majorité d'extrême gauche au parlement européen. Et encore…

Il faudrait tout remettre à plat, repartir à zéro. Il faudrait élire une assemblée constituante chargée de rédiger une vraie constitution européenne. Il faudrait que l'Europe soit construite par ses citoyens et non pas par des technocrates. Il faudrait un gouvernement européen élu…

Bon, je n'y crois plus de toute façon, on nous a trop menti.

Portrait de Gedeon Grois

à yapadebug Portrait de yapadebug De Gedeon Grois

15H44 | 23/06/2008 | Permalien

« quand on voit le PS français, il y a fort à parier que s'il était au pouvoir, rien ne changerait pour l'Europe »
Hé, camarade, nous parlions de forces de GAUCHE ! ! ! ! !

Portrait de Laurent-Weppe

De Laurent-Weppe

16H28 | 22/06/2008 | Permalien

„Mythe« fédéraliste, vraiment ?
Il est un peu facile de rejeter un système en décrétant qu'il n'existe pas.

À l'heure actuelle, l'UE ressemble à une confédération plus qu'à une fédération, mais même ainsi, faire comme si l'Union n'était qu'une forme d'organisation internationale dénuée de centre de gravité politique est inexact. Le conseil des ministres n'est pas très différent du Bundesrat allemand (la deuxième chambre législative de la République FÉDÉRALE d'Allemagne), qui, comme lui est une assemblée des gouvernements des états membres dont le nombre de voix est calculé au prorata de la population de l'état membre, la comission peut être redéfinie ou contrainte à la démission par le Parlement (Cela s'est produit deux fois en neuf ans, pas mal pour une assemblée qui „dépend entièrement d'autres institutions“) dont les pouvoirs ont été croissants depuis sa fondation.

Et il ne faudrait pas confondre „mythe fédéraliste‘ avec le mythe (véritable, celui-là, et beaucoup plus génant) de „l'Europe, super-puissance centrée sur la France, fais tout ce que les Français demandent par la grâce de leur puissante réthorique héritée de 1789 : il existe effectivement des gens pour présenter comme „fédéraliste un rêve d'Europe jacobine qui ignorerait le principie de l'autonomie des états membres, mais les pointer du doigt en disant ensuite que l'Europe fédérale n'existe pas, n'existera jamais parce que des fédéralistes autoproclamés qui se sont trompés de définition ne sont pas en mesure de prendre le pouvoir est une déformation de la réalité.

Il y a bien un problème dans le fonctionnement actuel de l'Union Européenne : ce n'est pas le lien entre les gouvernements nationaux et les décisions prises au niveau Européen qui pose problème (on peut même considérer celle-ci comme légitime, puisque l'existence d'une assemblée chargée de représenter les intérets des états en tant que tels fait partie des caractéristiques… d'une fédération), mais le fait que ce lien soit en permanance occulté, sous-médiatisés. Ainsi, au lieu de reconnaître avoir pris au sein des instances européennes une décision qui se révéle impopulaire, au lieu de tenter de défendre leurs décisions ou d'accepter d'en payer le prix électoral, bon nombre de gouvernements sont tentés de dire „c'est la faute à Bruxelle et de simuler l'innocence. Cela vaut aussi pour les groupes qui se prétendent opposants aux institutions actuelles : l'extrême gauche française qui fait échouer le projet du Parlement de mettre en place une taxte sur les transactions financières avant de faire campagne en reprenant les discours altermondialistes, ou les „souverainistes qui ne font pas grand chose pour défendre „les intérêts de la patrie quand ils se retrouvent au Parlement sont des exemples assez révélateurs du fait que la tendance au simulacre existe aussi chez les opposants à l'Union Européenne.

Le fonctionnement de l'UE s'améliorera si le lien entre les politiques nationaux et les décisions européennes cessent d'être occultées, que l'on puisse dire „telle décision a été prise à l'initiative de tel gouvernement et de telle famille politique et cesser de pointer du doigt le méchant technocrate bruxellois qui régne sur le continent depuis sa citadelle : personnage bien fictif mais oh combien confortable dans le rôle du bouc émissaire.

Portrait de Claude PELLETIER

à Laurent-Weppe Portrait de Laurent-Weppe De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 18H46 | 22/06/2008 | Permalien

Vous décrivez bien le grand courage des politiciens qui se défaussent sur des boucs-émissaires et qui ont peu ou prou façonné une bonne partie de nos croyances.

Quand vous dites «  bon nombre de gouvernements sont tentés de dire “ ‘ C'est la faute à Bruxelles et de simuler l'innocence.’ est-ce à dire que la France n'a pas le monopole de ce triste spectacle ?

Les médias ont aussi leur place dans les dispositifs d'enfumage. À la télé, les informations sont à la fois peu fiables et rares. Voir les chiffres qui viennent de sortir :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/06/tlvision-le-tro.h…

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 16H53 | 22/06/2008 | Permalien

Il me semble qu'il y a contradiction entre votre constat (absence d'accord entre forces de gauche européennes sur la question de l'élaboration d'un SMIC « par le haut », par exemple) et la conclusion, qui préconise une association entre états dirigés par la gauche sur la base d'un programme « vraiment de gauche ».

Je ne vois ce potentiel nulle part. En revanche, il devrait être possible pour certains gouvernements nationaux européens, quelle que soit leur orientation politique propre, de constituer un « socle inamovible » (assurance maladie, transports, etc.).

Le diagnostic d'ensemble (pourquoi le désamour entre les citoyens européens et l'UE ? ) me paraît fondamentalement juste.

Portrait de Suzanne Citron

De Suzanne Citron

Historienne et auteure | 18H02 | 22/06/2008 | Permalien

À côté des problèmes posés par l'article, n'ya-t-il pas celui de cette bureaucratie bruxelloise qui s'est développée de façon assez tentaculaire ces dernières décennies comme une machine à produire des « directives », de la manière dont celles-ci s'élaborent et dont certaines sont ressenties sur le terrain comme tâtillonnes, autoritaires ou absurdes ?

À quoi et à quelles situations s'applique le principe de subsidiarité, rarement évoqué, en tout cas en France ? Y a-t-il des différences entre la France jacobine et l'Allemagne fédérale dans l'application automatique et rigide des « directives » bruxelloises ?

Portrait de Laurent-Weppe

à Suzanne Citron Portrait de Suzanne Citron De Laurent-Weppe

18H19 | 22/06/2008 | Permalien

Ce n'est pas la bureaucratie qui produit les directives : elle obéi à la classe politique europénne, c'est à dire à la classe politique de chacun des états-membres. Les décisions des institutions européennes sont des décisions politiques, prises par des politiques, qui parfois (souvent) sont bien contents que le public regarde ailleurs que chez eux.

Portrait de LB

à Laurent-Weppe Portrait de Laurent-Weppe De LB

22H12 | 22/06/2008 | Permalien

Coucou,
Vous oubliez, excusez du peu, tous les groupes de pression… En particulier tous les groupes de pression affiliés à un pays…
Vive la démocratie et la démagogie…

LB

Portrait de Daniel R

De Daniel R

Visiteur d'entreprise | 18H08 | 22/06/2008 | Permalien

La construction d'une entité économico-politique appelée Europe-Unie est fondée sur un mythe, un mensonge cynique monté et entretenu volontairement par les fondateurs historiques et sanctifiés, admirateurs inconditionnels du modèle américain.

Il fallait détacher les peuples d'Europe occidentale du nationalisme et construire un grand empire transatlantique afin de contrer l'influence grandissante du modèle Socialo-Communiste (idéalisé à l'époque) représenté par l'URSS et la Chine.

Le mythe d'une Europe Unie a fortement marqué la conscience des peuples éduqués de l'Europe occidentale. Il a fait naître un formidable espoir politique fondé sur des valeurs humanistes largement partagées malgré les guerres successives provoquées par les rivalités économiques.

Ce ne sont jamais les peuples qui déclarent les guerres mais ils en sont les principales victimes quelque soit le côté de la tranchée qu'ils défendent.

Les forces économiques et donc les hommes politiques sous leur contrôle, n'ont jamais voulu créer une Europe unie politique et démocratique. Ils n'ont jamais voulu créer un modèle social universellement acceptable. Ce ne sont que de médiocres personnages choisis pour leur médiocrité même. Ils se sont contentés de construire ce que leurs maîtres leur ont commandés : un marché de 500 millions de consommateurs dans le seul intérêt des gros actionnaires des grands groupes, en inventant les outils nécessaires : directives, normes et autres décrets du même accabit.

Aujourd'hui les masques sont tombés. L'Utopie socialo-communiste est discréditée. Les peuples ont pris conscience du mensonge originel et de la manipulation dont ils ont fait l'objet. Quand ils le peuvent, ils rejettent massivement le cadre anti-démocratique que tente d'imposer formellement les groupes médias-militaro-industriels. Ce sont les actionnaires de ces groupes qui ont le pouvoir réel, eux qui organisent le lynchage et le discrédit des intellectuels promouvant les idées humanistes, et encore eux qui propagent la misère, le communautarisme et la violence.

Ces scélérats et leurs complices ont clairement entrepris de nous faire payer les progrès sociaux permis par les élections démocratiques de 1936 et par leur mise à l'écart après guerre pour cause de collaboration avec les occupants.

Quelles formes prendront les résistances légitimes à ce coup d'Etat anti-démocratique sur une telle échelle ?

Portrait de marie 75

De marie 75

18H09 | 22/06/2008 | Permalien

ras le bol des oui-ouistes !

Portrait de Claude PELLETIER

à marie 75 Portrait de marie 75 De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 20H42 | 22/06/2008 | Permalien

Bref. À court d'argument ?

Portrait de LB

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De LB

22H16 | 22/06/2008 | Permalien

Coucou,
Le meilleur argument du oui : « Oui à l'Europe »…
Bref… Bidon de chez bidon…

Les partisans du oui, à part les spécialistes, n'ont pas d'argument…

LB

Portrait de Gotch

à LB Portrait de LB De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 05H50 | 23/06/2008 | Permalien

Et encore les spécialistes… j'ai souvent vu leurs arguments se traîner ! Et surtout ils se gardent bien de tenter de réfuter les arguments des nonistes, la plupart du temps !

Portrait de léo solo

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De léo solo

10H29 | 23/06/2008 | Permalien

Tout pelletier connaît
la fable du loup qui se cache sous une peau de mouton,
belle image métaphorique
qui permet de conceptualiser
que
le mini traité de Lisboa
est le texte qui permet au renard libre de vaquer dans le pouliailler libre et non faussé.

Contradicteurs,
à vos plumes
si vous ne voulez plus avaler de serpent.

Portrait de Gotch

à marie 75 Portrait de marie 75 De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 05H45 | 23/06/2008 | Permalien

Dommage, Marie75, je vous ai connue plus argumentée, donc plus efficace… Allons, encore un effort ! Je sais que vous le pouvez, vos pages d'anthologie restent dans les mémoires comme la culture reste quand on a tout oublié (croit-on).

Portrait de marie 75

à Gotch Portrait de Gotch De marie 75

13H02 | 23/06/2008 | Permalien

On nous inonde de oui-ouistes…
pourQUOI répondre ? ? ?
Europe, flop-flop ! ! ! !
Pas de temps à perdre !

Portrait de Daniel R

à marie 75 Portrait de marie 75 De Daniel R

Visiteur d'entreprise | 18H05 | 23/06/2008 | Permalien

M'auriez-vous pas compris ?

En relisant le texte, il existe effectivement un risque de confusion.

Je serai donc plus direct :

Les forces anti-démocratiques sont les actionnaires des groupes média-militaro-industriels qui actionnent les ficelles des centres de décisions réels, Bruxelles, OMC, FMI, Banque Mondiale, etc..

Les masques sont tombés car ils ne cachent plus leur volonté de passer outre au refus des peuples du modèle économique qui enrichit quelques uns aux dépends de l'intérêt général.

Ils suppriment les référendums, les élections nationales sont encadrées et détournées, les intellectuels dissidents disqualifiés.

Le terme de dictature est tabou et fortement connotés « meurtres politiques » mais les faits sont là. Il existe désormais d'autres moyens de faire taire les opposants, en les rendant inaudibles tout simplement.

Portrait de Pascha

De Pascha

Expert en fiscalité | 18H10 | 22/06/2008 | Permalien

La vraie démocratie est la démocratie directe, l'Europe est dirigée par des fonctionnaires qui manifestement dirigent tour à tour, qu'ils soient de gauche ou de droite. Si les « énarques » avaient dû soumettre aux peuples leur projet comme l'ont fait certains, on n'en serait pas là dans une Europe Technocratique qui ne respecte plus les peuples au nom de l'intérêt politique de quelques-uns.
Le seul pays qui respecte les différences et la volonté populaires, c'est la Suisse, vous vous ne demandez jamais pourquoi cela marche t-il bien mieux chez notre voisin qu'en France ?
Malheureusement quel choix les Européens ont ? subir le dictat sous peine d'êtres marginalisés.
Bravo aux Irlandais qui ont bien senti le danger.

Portrait de yamato

à Pascha Portrait de Pascha De yamato

21H29 | 22/06/2008 | Permalien

Toute l'europe fonctionnant comme la suisse ! Mon dieu

Cela serait la plus grande zone de non-droit financier du monde.

Que de perspectives !

Portrait de Pascha

à yamato Portrait de yamato De Pascha

Expert en fiscalité | 21H50 | 22/06/2008 | Permalien

Cela vous ferait du bien de savoir comment fonctionne le système financier Suisse ; sûrement avec moins de lacunes que celui que l'ont observe en Europe et en France en particulier. En France on surveille la population de manière qui va à l'encontre des droits de l'homme et je pèse mes mots. En plus vous n'avez rien compris au message que j'ai tenté de faire passer ; quelle ignorance, vous rendez-vous compte de votre inculture vous qui surfez sur un site libre, vous êtes complètement inhibé par les médias ou le cinéma… il faut vous réveiller, vous préférez les « paradis fiscaux » des iles Anglo-normandes, du Luxembourg, de Singapour, etc. Au moins les Suisses sont vos meilleurs clients et qui font vivre des centaines de milliers de frontaliers Français et Européens.
Ce n'est pas parce que le bordel sévit en France que les Suisses sont obligés de les imiter. D'ailleurs, les entreprises françaises sont heureuses de pouvoir bénéficier d'un espace de liberté qui leurs permet de survivre à la concurrence internationale et par là-même de sauver des millions d'emplois en France.
Les Suisses, eux, respectent et appliquent à la lettre les accords qu'ils signent, pouvez-vous en dire autant ?
Réfléchissez un peu avant de raconter n'importe quoi ! ! !

Portrait de LB

à Pascha Portrait de Pascha De LB

22H20 | 22/06/2008 | Permalien

Coucou…
« Les Suisses, eux, respectent et appliquent à la lettre les accords qu'ils signent, pouvez-vous en dire autant ? »

C'est sur, ça… Même quant il s'agit de paradis fiscaux pour les comptes en banque des nazis… Que la Suisse continue à protéger…

Vive la Suisse, mangeant à tous les râteliers (pourvu que ça rapporte de l'oseille)…

LB

Portrait de aliend

De aliend

citoyen à Aix-en-Provence | 18H27 | 22/06/2008 | Permalien

Considérer que le « non » irlandais est un épiphénomène me scandalise. Une voix irlandaise vaut une voix française ou hollandaise.
Les pouvoirs en place respectent les règles du jeu tant qu'elles leur sont favorables, et s'en dispensent dès quelles contrarient leurs projets.
Notre gouvernement dans son hypocrisie, qui est sa marque de fabrique, s'est bien gardé de faire ratifier Lisbonne par un référendum.
On ne fera pas l'Europe contre le peuple. Ce dernier constate au quotidien que l'Europe qui se construit est celle du profit à tout prix, celle des actionnaires des multinationales, et non l'Europe dont l'enjeu est plus de progrès de justice et de sécurité, en particulier sociale, pour les citoyens.

Portrait de Laurent-Weppe

à aliend Portrait de aliend De Laurent-Weppe

19H10 | 22/06/2008 | Permalien

L'europe est le reflet de sa majorité politique, et avec une majorité conservatrice au Parlement, au conseil des ministres et au conseil européen, on voit se définir une politique… conservatrice, et il se trouve que les assemblées dirigeantes de l'Union étant toutes élues, l'Europe qui est en place à l'heure actuelle est la manifestation de la volonté de ses peuples.

Parfois, le peuple vote en majorité pour des dirigeants qui se révélent mauvais, et à moins que ceux-ci ne se mettent à truquer ou à abolir les élections, il vaut mieux essayer de convaincre les électeurs de la majorité en place de changer de candidat aux élections suivantes plutôt que d'accuser l'institution en elle même.

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