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AFP via LesEchos.fr21/12/09 | 16h49 -
Coentreprise EDF et l'électricien chinois CGNPC
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HSBC : la France rend les fichiers bancaires à la Suisse
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Le Parlement a adopté définitivement le budget 2010
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La justice donne tort à Moulinex pour le licenciement de 562 salariés
AP via Challenges.fr18/12/09 | 18h02
Les entreprises, oubliées du plan Internet du gouvernement
Par Olivier_Ezratty | Conseil en stratégies de l'innovati... | 20/07/2008 | 13H52
Le président de la République a décidé de faire de la France une « grande puissance du numérique ». Le gouvernement s'est alors lancé dans une démarche participative pour créer un plan permettant d'atteindre cet objectif. Un premier plan constitué de 27 pistes, publié le 29 mai 2008 par le secrétariat à la Prospective et à l'Economie numérique d'Eric Besson, a été soumis au débat. Avec plus d'une centaine d'ateliers organisés plus ou moins spontanément dans toute la France et sur des thèmes très variés couvrant aussi bien la cybercriminalité, l'industrie du logiciel, le haut débit, que l'administration électronique, l'éducation ou la santé.
Mais autant dans ces ateliers que dans les 27 pistes proposées par le cabinet d'Eric Besson, le thème de l'entrepreneuriat et des start-ups high-tech a été étonnamment marginalisé. Les propositions sont très axées sur le marché intérieur français, les télécoms, les usages et les contenus. Pourtant, l'industrie des TIC est encore une industrie d'offre plus que de demande.
Le gouvernement se demande bien pourquoi nous n'avons pas d'entreprises type Google en France, pourquoi notre industrie des TIC représente une trop faible part de la richesse nationale et de son PIB, pourquoi nos industriels locaux n'atteignent pas la taille critique, sans même atteindre celle de Google, et pourquoi notre marché intérieur ne suffit pas à faire décoller nos start-ups et pourquoi il est si mou, particulièrement dans les entreprises.
C'est pourquoi j'ai coordonné la création d'un plan permettant de faire réussir nos PME innovantes françaises. Conçu avec le concours de plusieurs associations professionnelles (Cyber-Elles, l'Echangeur PME Paris, la CCIP, le Réseau Echangeur, l'IE-Club), ce plan propose six priorités et décline 29 propositions qui complètent les 27 pistes de l'équipe d'Eric Besson. D'abord publié sur mon blog, il a été complété par une vingtaine de contributeurs (entrepreneurs, investisseurs, enseignants, accompagnants).
Miser sur les jeunes
Les grands acteurs de l'Internet et du logiciel américains ont été créés par des jeunes à peine sortis de l'université. Il faut accepter que les jeunes sont la clé de notre futur et qu'il faut leur faire plus confiance pour créer de la richesse : ils acceptent plus facilement le risque car ils ont peu d'obligations familiales, ils sont créatifs et anticonformistes, savent aller vite, et ont pris l'habitude des nouveaux modes de travail collaboratifs d'aujourd'hui. Ils ont bien entendu besoin d'accompagnement de personnes expérimentées mais celles-ci sont assez largement disponibles.
Le plan se propose de développer la sensibilisation à l'entrepreneuriat dès les collèges et lycées. Il propose d'augmenter le flux de créations d'entreprises dès la sortie de l'enseignement supérieur. Des mesures pratiques devraient faciliter la réalisation d'un stage sous la forme de création d'entreprise, son financement par des aides publiques, là où l'investissement privé n'intervient pas encore, et d'encourager les jeunes à intégrer des start-ups.
Développer la culture du risque
La culture de l'entrepreneuriat commence là. Il nous faut développer une véritable culture du risque et de l'ambition en France et dans ce secteur, avec une plus grande exemplarité des élites et une communication plus soutenue.
Nous voulons un Google en France ? Pour ce faire, il faut des centaines de start-ups de l'Internet bien financées. Il faut accepter que la majorité ne réussiront pas et ne pas pénaliser systématiquement l'échec. Il faut aussi rêver un peu, avoir de l'ambition, et voir grand !
Restructurer le financement de l'innovation
Ce financement est actuellement trop public –il représente environ un tiers du total dans les TIC– et donc pas assez privé ni assez élevé en masse au regard des Etats-Unis. De plus, les aides publiques sont très centrées sur la R&D alors que les lacunes de nos start-ups sont plus souvent situées dans le marketing, la vente et le développement international. Sans compter sa grande complexité et le financement disproportionné de grandes entreprises, peu efficaces structurellement dans la production d'innovations.
Le plan se propose de restructurer le financement de l'innovation en créant un vrai SBA (Small business act) à la française qui reprendrait les dispositions existantes aux Etats-Unis depuis 1958 qui créent une fiscalité très favorable à l'investissement privé dans le capital-risque, en consolidant les aides publiques, en simplifiant leur accès et en mettant au même niveau la R&D et le développement des ventes, du marketing et de l'international.
S'extraire du seul marché français
Les TIC ont ceci de particulier qu'en général, le succès économique est grandissant avec le volume des ventes. Les économies d'échelle sont en effet très grandes dans ce secteur d'activité (logiciels, Internet, composants) car les coûts élevés de R&D sont amortis avec le volume et les coûts variables sont relativement faibles. Le marché des technologies de l'information est mondial et pour y réussir, il faut absolument s'extraire du marché français qui est à la fois trop petit (environ 3% du marché mondial) et trop timoré. Dans de nombreux secteurs, le marché américain est incontournable pour faire une percée à l'échelle mondiale.
Il nous faut donc accélérer le développement international des PME innovantes dans ce secteur. En intensifiant l'octroi des aides au développement international, en encourageant aussi chercheurs et ingénieurs à contribuer aux travaux de normalisation et de standardisation du secteur. Et au passage, un coup de pouce de plus sur les échanges internationaux et sur la formation et l'usage de l'anglais seraient du meilleur effet.
Améliorer la chaîne alimentaire des start-ups
Bien au-delà du SBA à la française encourageant de manière timide la puissance publique à passer des commandes aux PME innovantes (intégré dans la Loi de modernisation de l'économie), il nous faut poursuivre les efforts de mise en réseau de ces dernières avec les grands groupes. Des approches sectorielles peuvent avoir un sens lorsque l'Etat peut les encourager : dans la santé, le tourisme, le haut débit, les contenus, comme dans l'administration électronique.
Tout ceci nécessite une dernière condition : la création d'un climat médiatique favorable à l'entrepreneuriat qui en met en évidence les valeurs positives tant humaines que pour l'économie du pays. C'est peut-être le défi le plus délicat à relever à l'heure des affaires portant sur la rémunération des dirigeants du CAC40 et d'un climat assez délétère autour de l'économique et des entreprises. Mais les pouvoirs politiques comme économiques de ce pays peuvent certainement prendre cela en main en développant une exemplarité inspiratrice pour le pays et notamment pour ses jeunes.
C'est qu'une question de volonté et d'ambition pour tirer le pays vers le haut.
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à Olivier_Ezratty
De el Chiquito
en promenade | 09H39 | 21/07/2008 |
Y a-t-il des projets au niveau de l'Europe ? il me semble que c'est plutôt à ce niveau que devraient se prendre les initiatives.
De kdb
16H27 | 20/07/2008 |
les plans internet du GOUVERNEMENT ? perso ? … comme pas mal je m'en FOU ! ! ! ! la tentative du gouvernement est simplement de s'infiltrer dans le WEB pour le contrôler ! ! !
pour preuve Bollorer a tâter le terrain en faisant une proposition d'D'ACHAT a FREE ! ! manque de bol FREE a REFUSE !
De kdb
16H38 | 20/07/2008 |
*un Google à la française dans un paradis fiscal ? Voilà encore du défaitisme. Il est clair que l'on n'est pas prêt d'avoir une société de la taille de Google en France. D'ailleurs, quand on parle de créer un « Google en France », il ne s'agit pas d'imiter Google*
*******
Ben tien le commique du gouvernement trop lourd ! (avec comme ca un on filtrage a la francaise) et la collecte IP directement sur le bureau du nain
trop drole : )
De nana pas l'air
chef d'entreprise | 17H00 | 20/07/2008 |
la culture du risque ?
Ce n'est certainement pas à gauche que vous la trouverez ils aiment trop leur petite sécurité .
Et puis quand je lis le commentaire du dessus ou tout de suite cela donne une vision de super communiste nous sommes en droit finalement de se demander qui r^ve réellement d'une telle utilisation !
à nana pas l'air
De France_d_en_Bas
Chercheur de Bon Sens | 17H18 | 20/07/2008 |
Il suffit de demander aux copains de Sarkosy, les Boloré, Lagardère, Bouygues,.. s'ils crachent sur les subventions directes ou déguisées..
Chef d'entreprise comique, il faut arrêter au lieu de dire n'importe quoi. Des subventions, je n'en demande pas.. ce n'est pas que je n'ai pas essayé, par exemple en tentant par 2 fois le concours sur les entreprises innovantes ! Intéressant, on n'y perd largement plus que ce qu'on y gagne (en temps, en énergie donc en ressources financières)…
Maintenant, mon équipe et moi faisons notre chemin sans rien demander ! C'est beaucoup plus efficace !
Ma seule requête.. c'est que quand les salaires sont difficiles à sortir, qu'on nous allège temporairement les charges au lieu de nous placer un couteau sous la gorge ! Cela serait simple et permettrait d'assurer la pérennité de milliers de petites et moyennes entreprises… Bien sûr, beaucoup trop communiste !
Au fait, le patron, j'espère que vous travaillez à l'export car sinon -une fois la paupérisation bien en place- les débouchés seront plutôt limités ; il suffit de se promener dans les villes pour voir de plus en plus de magasins fermés ! Ce pourrait être un signe..
Allez, je vais continuer à bosser !
à France_d_en_Bas
De nana pas l'air
chef d'entreprise | 21H05 | 21/07/2008 |
entièrement d'accord avec toi france d'en bas dont je fais partie les charges sont trop importantes et les subventions difficiles à obtenir ou avec des contraintes parfois insurmontables
mais à l'arrivée de mittérand + 20% d'un coup d'augmentation des charges et pour les subventions un fonctionnariat plus éfficace dans la gestion des dossiers ne serait pas inutile
à nana pas l'air
De el Chiquito
en promenade | 09H51 | 21/07/2008 |
@nana pas l'air
C'est votre vision de la gauche et de la droite :
- la gauche : un tas de parasytes archaïques qui ne pensent qu'à leur protection et à la conservation de leurs petits avantages, qui veulent surtout que rien ne change
- la droite courageuse, entreprenante, qui a le gout du risque, qui est moderne, qui bouscule les lignes …
Si c'est cela alors on peut dire que la révolution conservatrice marque des points, et je n'en serais pas étonné.
à el Chiquito
De nana pas l'air
chef d'entreprise | 16H12 | 21/07/2008 |
tu enlèves parasite et c'est effectivement ma vision de la gauche qui est justifiée puisque celle ci n'a jamais cherché à prouver le contraire .C'est effectivement l'image qu'elle dégage celle qui ne rêve qu'à « bouffer du patron “
De Olivier_Ezratty (auteur)
Conseil en stratégies de l'innovati... | 17H26 | 20/07/2008 |
Cf page 4 de la contribution de Delanoe au congrès du PS :
« Le problème numéro 1 de la France est celui de la compétitivité internationale des entreprises en raison de la faiblesse de la spécialisation industrielle et de l'insuffisante présence des PME sur les marchés mondiaux. La France est très présente dans certains secteurs d'activités au travers de quelques grandes entreprises. Mais c'est l'ensemble de l'industrie qui est aux prises avec la concurrence des pays émergents et nos emplois ne peuvent reposer sur quelques secteurs seulement. La réponse n'est pas dans le protectionnisme mais dans l'innovation et la recherche qui doivent irriguer plus largement l'ensemble du tissu économique pour conquérir des créneaux à forte valeur ajoutée. C'est par les petites et moyennes entreprises, plus que par celles du CAC 40, que la France retrouvera le dynamisme de sa croissance et c'est par le soutien de l'Etat et des collectivités qu'elles se développeront. » (http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/05/contribution-delanoe-…).
L'enjeu industriel me semble en tout cas bien compris à droite comme à gauche !
Sur le CAC 40, le plan des 29 propositions ne dit pas autre chose : les aides favorisent trop les grandes entreprises (en général, et en particulier dans le secteur des TICs). La focalisation des efforts publics sur les jeunes et sur les TPE/PME dans les TICs vise à renouveler le tissu économique qui est ankylosé. Et ce n'est pas vraiment la politique actuelle du gouvernement…
à Olivier_Ezratty
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H34 | 20/07/2008 |
Allez, juste pour le plaisir de vous asticoter…
Cf page 4 de la contribution de Delanoe au congrès du PS [….] L'enjeu industriel me semble en tout cas bien compris à droite comme à gauche !
Je corrige : l'enjeu industriel me semble en tout cas bien compris à droite comme à droite.
(Je suis resté gamin, que voulez-vous…)
De Olivier_Ezratty (auteur)
Conseil en stratégies de l'innovati... | 17H49 | 20/07/2008 |
En politique aussi, tout est relatif… : )
à Olivier_Ezratty
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 17H56 | 20/07/2008 |
Ce qui devrait nous inciter à plus de précaution dans les références : -)
De Humain
18H08 | 20/07/2008 |
L'enjeu industriel ?
La droite s'en moque bien…
A l'heure où l'on cherche à nous faire croire que le résultat économique est calqué sur celui du CAC40 !
L'important est l'industrie, certes, mais le problème est que le gouvernement s'en moque.
Les industriels ont besoins de rien, sinon qu'on les laisse (tout en étant conforme au code du travail) faire leur boulot.
Point n'est besoin de subventions aliénantes.
Une société industrielle est là pourquoi ?
Pour faire du fric, ou pour « créer » des emplois ?
Sachons que pour une PME « créer » un emploi est la conséquence du fonctionnement de la boite, pas son objectif.
C'est comme cela ! !
Quand on aura compris que le CAC40 n'est pas un indicateur économique mais un simple thermomêtre financier, nous aurons fait un grand pas en avant.
Les Allemands et même les Italiens, (qui ont eux-aussi leur thermomêtre) l'ont compris.
Pourquoi pas nous ?
De barbara44
rédactrice | 18H25 | 20/07/2008 |
Bon, c'est un manifeste écrit par un membre du Sarko Big Band ?
Personnellement, je me demande plutôt pourquoi on ne développe pas au-dessus de notre planète un réseau de satellites internet,et dans les ordinateurs portables des antennes ou capteurs intégrés pour s'y connecter, à la manière intéressante, mais trop « locale » du wi-fi ?
Ceci donnerait effectivement les mêmes chances d'accès à internet à tous …Techniquement c'est possible, cela existe déjà, mais l'abonnement est réservé à des gens disposant de revenus plus que confortables. Pourquoi ne démocratise-t-on jamais ce genre de chose ?
Y'en a marre dela guéguerre des fournisseurs d'accès, d'autant que le dégroupage n'arrivera jamais en zones rurales. La diffusion TV est donc également concernée.
Qu'on paye une redevance, c'est normal, mais quelle part doit aller à l'entreprise créatrice de service et quelle taxe, en %, serait la redevance d'Etat. Pas plus de 5 %, en tous cas.
Ce que je constate, c'est que le développement d'internet ne va pas vers plus performant, mais sur comment nous saoûler de pub jusqu'à plus soif, au point qu'on quitte sa recherche par dégoût…
à barbara44
De Madiran
(Business Analyst) | 19H06 | 20/07/2008 |
Ha bon ! !
Payer une redevance est normal ?
Pourquoi ?
Faut-il payer aussi pour Carrefour, ou pour France 2 ! !
On vous inculque que payer est normal. Ben voyons !
Mais on vous dit aussi que le privé est mieux, plus libéral etc…
Si on est cohérent : en quoi une redevance est-elle normale ?
Pour la sécu certainement, mais on nomme ceci un service public.
Mais pour la TV surement pas !
Mais on nomme ceci quand même un service public, alors que c'est un service d'état !
De vol19
awash | 18H58 | 20/07/2008 |
Une thèse rémanente dans les échanges « il faut un tissus de PME »… manque de pot « il faut », un tissus de PME, çà ne se décrète pas…
Il y a vingt cinq ans, en comparaison à l'Allemagne, on faisait déjà les mêmes constats. Peu de grandes PME en France, manque de fonds propres, manque de culture industrielle spécialisée. Pour avoir corrigé des rapports de stages d'étudiants pendant dix ans dans ma jeunesse… il est bien aisé de confirmer ce que l'on dit depuis longtemps… ce qui rejoint les thèses de Max Webber d'ailleurs. En Allemagne, Suisse, nombreuses sont les PME très pointues sur la technique, dans le secteur des biens industriels et médicaux qui se vendent bien, connus dans le monde entier car sur des marchés de niches et avec une image de « made in » sérieuse. En France, pour des raisons qui tiennent, à la centralisation, l'urbanisme, l'éducation, le rapport au capital, nous n'avons pas ce tissus industriel et économique. Le capitalisme Français fût pour une large part, un capitalisme d'Etat… manque de pôt on a tout vendu… reste une myriade de PME qui survivent et qui n'ont pas de « stratégie » pour la plupart et n'en auraont jamais et qui sont certaines sur des marchés cycliques.
Les PMEs high tech, il y en a pas beaucoup, quand elles ne se font pas racheter par des LBOs, des entreprises américaines qui piquent les brevets,le fichier client et après ferment la boîte… De toute façon, entreprendre en France, il faut être maso, joueur ou requin. Le problème ce n'est pas avec une mesure que vous résolverez le problème, c'est un ensemble de dimensions tissées ensemble : urbanisme, formation, régulations, mentalités…
Les PMEs internet lancées par des très jeunes…il y a eu de grandes déconvenues dans les années 2000, manager une équipe, celà demande un tout petit peu de maturité que l'on pas forcément en sortant de l'école… surtout avec les comportements bordelines actuels.
Désolé mais le développement d'un grand tissus de PME hight tech en France est probablement plié, à quelques exceptions…çà ne compensera jamais, à moins d'un miracle l'emploi et la puissance économique (tout comme les emplois à la personne) des grandes entreprises publiques des années 70/80, que nous n'avons plus… le problème est profond et çà ne s'est pas arrangé les dernières dizaines d'années…
« Il faut re-apprendre à oser » discours d'un conférencier de l'institut de l'entreprise, qui date de quand ? quelques jours ? Non ! entendu çà en juin 1987…L'innovation…
à vol19
De Olivier_Ezratty
(auteur)
Conseil en stratégies de l'innovati... | 07H08 | 21/07/2008 |
D'accord avec une grande partie de cette analyse. Pour changer la donne, il faudrait modifier énormément de paramètres et simultanément (structure de l'enseignement supérieur, fiscalité, … et état d'esprit). On en est effectivement loin. Les français de l'étranger (est-ce votre cas ? ) considèrent souvent qu'il n'y a rien à faire et que c'est plié, que le pays ne changera jamais. Les politiques font ou de la comm, ou du court terme, ou les deux. Comment donc sortir de cette déprime ?
à Olivier_Ezratty
De vol19
awash | 14H53 | 21/07/2008 |
Non, je ne suis pas un Français de l'étranger.. mais bien un étranger à ce monde actuel. Dans ma première jeunesse, ce qui m » influencé, j'ai fréquenté les milieux prospective-innovation, bien qu'il ne s'agisse pas de mon domaine principal. Pendant vingt ans en temps qu'enseignant, chercheur et petit entrepreneur, j'ai bien observé à des niveaux très divers les problèmes qui se posent, de plus ai animé des modules sur l'innovation dans de sgrandes écoles et instituts. Vers 2000/2001 en dehors de la bulle internet à laquelle, je n'ai pas cru, j'ai vu des choses bouger dans des endroits différents et patatras, tout s'est dégonflé et tout est reparti en arrière. Les structures se sont rigidifiées, chacun se protège, la confiance dans les organisations est a son niveau le plus bas.
La confiance, l'envie de faire ensemble, bref la pulsion de vie est nécessaire dans l'innovation, au contraire le système bascule davantage du côté de la pulsion de mort, du cynisme, de la rigidité,des corporations, des jeux des statuts, de la défiance.
Que faire ? Nombreux incubateurs se sont trouvés en difficultés, ces années. Peut-être dans des zones accessibles géographiquement, ni trop excentrées tisser des incubateurs avec des centres de recherche, enseignement avec un véritable cadre de soutient et des moyens à long terme, une animation du dispositif intelligente et vivante avec des moyens, (j'ai vu des personnes très impliquées beaucoup se fatiguer)également soutenus par des acteurs motivés dans les institutions partenaires (ce qui est loin d'être évident) et ce qui suppose une reconnaissance institutionnelle. Je le répète le lien social au travail est malade en France. Prendre des risques, dans cette société violente nécessite en contrepartie des « protections ». Il est impossible de gérer de la précarité de partout pour quelqu'un, surtout en ce moment.
Pour ma part, je crois plutôt à des formules de « coopératives »,il y a une part d'utopie, mais quand un groupe de personnes dans des relations plutôt égalitaires est bien coordonné, régulé, des synergies sont naturellement possibles plutôt que l'entrepreneur seul dans son coin, d'autant plus qu'il est difficile d'être à la fois créatif et gestionnaire. Je pense aussi qu'un financement hors marché financier donne un sens sur le plan éthique. Je souhaite encore essayer d'espérer que le développement d'une économie sociale ccopérative peut améliorer les relations pathologiques au travail aujourd'hui. Ce que j'ai vu en vingt ans ne me mêne pas à l'optimisme, des moments on a l'impression que çà repart et un ans ou deux après le soufflé se dégonfle et au final…Bon, il y a toujours des nouveaux acteurs qui émergent, çà tourne un temps et laisse l'opportunité de rebondir sur autrechose. Mais çà laisse la triste impression d'un énorme gachis, sans doute le prix pour maintenir un certain ordre social qui lui ne change pas beaucoup. Bonne chance.
à vol19
De haiker
02H11 | 22/07/2008 |
Je partage totalement ce sentiment de pulsion de mort.
Notre pays est vieillissant, et cela rejailli sur sa confiance en l'avenir. Ce vieillissement ne devrait être que temporaire, compte tenu de la bonne natalité depuis des années. Mais à condition de retenir cette jeunesse dans le pays. Hors on fait tout le contraire : on précarise encore plus son entrée dans la vie active, on lui promet plus de travail pour maintenir des niveaux retraites dont eux-même ne bénéficieront jamais, on juge mature le jeune de 16 ans récidiviste mais immature l'autre qui lui se comporte bien, on le condamne à de la prison pour outrage ou vol alors que l'exemple d'en haut (casse'toi'pov'con, 138000 euros pour une coupe de chmp') reste impuni, on le contraint à accepter des baisses de salaires conséquentes au bout de 4 mois sans emploi, on le traite de fainéant, de sous-employé (pas compté pour les élections de CE).
Cette France a peur de vieillir, de mourrir mais, chose assez inédite venant d'une génération de ba/papy-boomers, peur de ses jeunes.
Le hic, c'est que ces jeunes n'ont - eux - pas peur de bouger, y compris en quittant le pays. Et ils sont de plus en plus nombreux.
Je suis moi aussi sceptique que l'actuel modèle économique et social soit capable de redonner cette confiance (le fameux choc de confiance, mais le bon ! ). Bien contraire, car ce que l'on nous propose c'est le modèle de Tatcher, de Reagan, celui du passé, pas l'avenir.
Et je vois moi aussi, comme vous, un autre modèle, très fortement coopératif, tenter d'émerger, ça et là. C'est vrai de réseaux économiques alternatifs. Concernant Internet, et dans l'univers de la création logiciel, le développement open source collaboratif font figure de pionners. Ou de unieme utopies, va savoir.
Pourtant, je reste optimiste et je n'imagine pas que ce réseau bouillonnant ne génère pas à l'avenir des modèles d'économie numérique chanboulants tout. A commencer par les frontières des nations. Le monde numérique est dématérialisé, les frontières sont quasi sans effet sur lui, je vois mal comment ni pourquoi les nouveaux modèles économique qu'il engendrera intégrerait la moindre notion de nation, et donc de croissance « nationale ». Le patriotisme numérique est encore plus faible que « l'analgique »…
à haiker
De vol19
awash | 19H37 | 22/07/2008 |
Je me pique de répondre.Vous soulevez une question intéressante…le numérique boulerverse t-il fondamentalement les frontières au point d'interroger les frontières nationales voir même la notion de croissance ou d'économie nationale ?
La Chine montre que l'Etat peut encore contrôler, du moins pour le moment…
Le mythe de l'homme nomade, postmoderne, qui s'engendre lui-même et se connecte selon ses choix à des réseaux divers et variés, le temps que celà lui plaît. Séduisant sur le papier, hélàs, çà ne fonctionne pas vraiment comme çà. Dans toutes les sociétés, les individus sont le produit d'une longue histoire familiale. L'environnement local, la culture est toujours un peu imprégné dans la cellule familiale, de même comment celle-ci réagit à la grande histoire. C'est à dire que nous portons, outre la langue, l'éducation, les rapports sociaux, les guerres, les cycles économiques, les idéologies, les usages, des élements parfois très implicites qui nous ont été transmis par nos parents et grands-parents, dont chacun fait plus ou moins un droit d'inventaire jamias fini, quand il se construit. Il n'empêche que c'est présent et que celà influe, pour une part, sur notre manière de reprendre ce que nous vivons… même si par ailleurs des habitus de consommation mondiaux se développent. L'un ne remplace jamais complètement l'autre, les deux coexistent. C'est pourquoi l'Etat-nation et l'ordre des Lumières qui ont un peu plus de deux siècles sont certes en crise, mais il n'est pas sûr que celà disparaîtra aussi simplement. La langue est un « territoire mental », d'autant plus que des acteurs ont intérêt à maintenir cet espace, au fond pour beaucoup celà fonctionne comme un espace d'échange de base même si celui-ci est plus ou moins satisfaisant.
Ceci pour illustrer que je ne crois pas trop qu'une économie numérique mondiale se substiturait à une économie dite « nationale »…sauf pour une petite fraction de population, à chacun ses poupées russes.
De Chaussette ventriloque
19H18 | 20/07/2008 |
Mouais, je pense que la 1) devrait être :
1) Arrêter de vouloir taxer le net pour une télé inintéressante*, vieillissante et non-libre (et ce ne sont pas le pauvre médiateur et les rares appels à témoin qui me feront changer d'avis).
* oui, il y a des émissions intéressantes (Journal de la santé, les maternelles,..) mais les journaux d« infos » servent la soupe et le samedi soir c'est Patrick Sébastien : -/
2) Laisser tomber la loi « internet et création » (la loi Olivennes) et effacer DADVSI, qui sont deux freins à la création et au partage d'information.
3) Se calmer sur les « chartes de confiance » passer dans le dos du public entre le gouvernement et les fai.
4) Arrêter d'encourager les oligopoles (cf la difficulté d'entrée de Free à la 3G).
5) Mettre enfin en place de vrais cours d'informatique à partir du collège (à discuter, plus tôt, plus tard,.. peu importe, mais l'informatique touche maintenant suffisamment de secteurs pour qu'on l'intègre sérieusement à l'école*)
*au cours de ma scolarité, j'ai passé moins de 10h sur ordinateur,
à la fac j'ai eu un « vrai » cours d'info (2heures/semaine), où on apprenait à utiliser Word (oh un logiciel propriétaire).
Et la dernière fois que les élèves (de 6e-5e) ont eu une conférence sur l'informatique,c'était pour leur expliquer que télécharger c'est mal et qu'ils iront en prison si ils le font.
Oui, pour sûr notre gouvernement (et le précédent, mais Sarko était déjà largement aux commandes) est prêt à passer à l'ère numérique.
De N.MARECHAL
19H44 | 20/07/2008 |
La démonstration est intéressante, le petit monde de la création d'entreprise en France se situe exactement au niveau du 3eme paragraphe de votre bon article.
Je site : « Le gouvernement se demande bien pourquoi nous n'avons pas d'entreprises type Google en France, pourquoi notre industrie des TIC représente une trop faible part de la richesse nationale et de son PIB, pourquoi nos industriels locaux n'atteignent pas la taille critique, sans même atteindre celle de Google, et pourquoi notre marché intérieur ne suffit pas à faire décoller nos start-ups et pourquoi il est si mou, particulièrement dans les entreprises. »
Pour créer une entreprise innovante, il faut des idées, si si !
Soit le créateur est un gestionnaire et son travail consiste à gérer.
Soit le créateur est un créatif et son travail consiste à développer son idée.
Problème, il n'y a pas de créatif gestionnaire. Et personne n'a jamais vraiment envisagé de compléter les cases vides.
Pour créer une entreprise innovante, il faut intégrer des réseaux, si si !
Les réseaux d'entreprises sont des club très fermés… quasi inaccessible aux primo-créateurs.
Pour créer une entreprise innovante, il faut de l'argent, si si !
Les banques ne prêtent pas d'argent pour la création d'entreprise.
Pourquoi ? Parce que tout simplement ce n'est pas dans la culture de nos banques.
Mieux, vous voulez ouvrir un compte professionnel pour une création d'entreprise. Même en ne demandant aucune facilité de banque … on commencera par vous demander sèchement votre « business plan ». A ce stade, on ne peut même plus choisir sa banque, on prend celle qui daigne vous accueillir.
Pour créer une entreprise innovante, il faut passer à la CCI, si si !
Si vous avez de la chance, vous trouverez votre meilleur conseil, vous pouvez aussi tomber sur un imbécile de premier choix.
Pour créer une entreprise innovante, il faut créer son statut juridique, si si !
C'est tellement important, tellement officiel, tellement complexe en France qu'on finit par mieux connaître les statuts que le but réel de son entreprise.
Pour conclure, avec 20% de fonctionnaire, on imagine plus la réussite sociale dans la fonction public. Le créateur d'entreprise passe pour un patron et doit supporter l'image négative d'un modèle très décevant.
Et on se pose encore des questions dans les ministères ?
De TARPON
20H07 | 20/07/2008 |
On n'a pas attendu ça pour « innover » dans les differents secteurs qui se sont creeé depuis une soixantaine d'annees.Et si nous n'avions pas developpé une culture de services ,il ne resterait quasiment rien.
On ne cree pas une entreprise pour la partager avec ses employés ni pour nourrir des fonctionnaires ou des secteurs assistes comme l'edition ou la presse ,on cree une entreprise pour soi.Pas pour nourrir des inutiles.
Creer une entreprise en France aujourd'hui dans quelque domaine que ce soit releve de l'inconscience : on s'implante là où se trouvent reunies la meilleure fiscalité et la main d'oeuvre competente ,tout simplement pour avoir les meilleures chances de reussite.
Renault-Nissan est un holding de droit neerlandais dont l'etat français ne detient plus que 15%,Renault ne ceera plus en France,pourquoi voudriez vous le faire ? Pour rester pres de papa et maman ?
Le plan internet ? vous croyez que les entreprises ont attendu que l« 'etat se penche sur elles,vous nous prenez pour des buses ? Seulement on va le faire ailleurs .Prenez l'exemple de Vivendi ,encore .convalescent en bourse,mais le leader mondial des jeux ,Croyez vous qu'il se developpe en France,qu'il cree en France ? Pourquoi voulez vous qu'une Start up se sacrifie pour tous ces assistés ? C'est trop tard .
Les subventions ? mon pauvre ami ,il y a longtemps que ce terme recouvre une realité “virtuelle”.
De marcus olibrius
21H33 | 20/07/2008 |
Vous soulevez à juste titre le problème de l'image de l'entreprise notamment auprès des jeunes, mais je pense qu'il faut dissocier les grandes entreprises (du cac 40 ou pas) dont certains dirigeants ou actionnaires se comportent en prédateurs au détriment du développement de l'entreprise et de ses salariés, et les dirigeants de PME qui sont loin d'être les « pantouflards » qui squattent les directions des grands groupes et se battent en osmose avec leurs salariés pour créer et produire dans une logique citoyenne. Le problème réside aussi qu » en France on est encore dans des logiques Napoléoniennes, hors des ingénieurs grandes écoles ou des Enarques point de salut, même s'il s'avère à l'usage que beaucoup d'entre eux ne sont ni des managers ni des créatifs. Il en résulte un mépris du citoyen pour ces hiérarchies d'un autre âge, à fortiori lorsqu'un certain nombre de ces dirigeants se comportent comme des voyous au détriment de l'intérêt collectif. Pour revaloriser le métier l'entrepreneur il faut montrer les entreprises innovantes qui marchent, celles qui osent tout y compris la semaine de 4 jours, et arrêter de focaliser sur celles qui bénéficient d'une rente de situation, ou sur les héritiers qui n'ont bien souvent pas le talent de leurs pères. Passons donc du capitalisme pantouflard au capitalisme de la création.
De loiclemeur
Chef d'entreprise, Seesmic | 07H28 | 21/07/2008 |
à loiclemeur
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 08H34 | 21/07/2008 |
Venant de quelqu'un qui, d'une part, a créé une entreprise en plein dans le sujet et qui, d'autre part, a fait partie de l'équipe de campagne de Sarkozy, vous ne m'en voudrez pas si je trouve ce premier commentaire vidéo pas qu'un peu décevant.
à loiclemeur
De malau
Pub / Internet | 13H44 | 21/07/2008 |
Transcript de la vidéo pour ceux qui préfèrent les commentaires texte :
« Bonjour aux lecteurs de Rue89, je n'ai pas lu l'article et les commentaires qui précèdent le mien, par contre je suis super content de ma start-up alors si vous pouviez laisser plein de koms en vidéo mdrrrr ce serait trop cool, merci, bisous, loic. »
De Jacques BOLO
Auteur-Editeur-Libraire | 09H11 | 21/07/2008 |
Bon. Apparemment, ces solutions ne paraissent pas très convaincantes à voir les réactions. Et on le comprend, puisqu'elles et les critiques reprennent les débats qu'on connait depuis plus de trente ans.
Il me semble que c'est le diagnostic qui est faux. Le drame de la France est qu'elle n'est pas les États-unis, on le savait. C'est une puissance moyenne qui ne peut pas se permettre, comme les USA, de réussir dans tous les domaines, du simple fait de son marché limité (l'Europe aurait pu être une option, mais les Français veulent une Europe politique et non économique).
Et personne en France ne se contente d'avoir seulement certains points forts, comme le ferait un plus petit pays. Si chacun croit pouvoir développer son secteur « comme aux États-unis », c'est évidemment impossible - spécialement pour la rapidité de développement, du fait du marché limité.
Alors on peut toujours parler et faire des plans (de droite ou de gauche), mais cela revient au fond simplement à vouloir un avantage pour son petit secteur. Et comme les autres petits secteurs font pareil (c'est la qu'est la vraie concurrence) ce qui en résulte est la seule capacité de nuisance (d'où la morosité).
Car qu'on se le dise, « faire des choix d'investissement », c'est éliminer d'autres choix. c'est convaincre d'autres, avec d'autres projets, que son projet est le meilleur et le leur moins bon. Et les politiques sont obligés de saupoudrer parce qu'ils sont obligés de faire plaisir à tout le monde s'ils veulent être réélus. C'est pour ça qu'existe le privé : ne pas avoir de compte à rendre à tout le monde (seulement à certains, si on n'a pas d'argent soi-même).
De Olivier_Ezratty (auteur)
Conseil en stratégies de l'innovati... | 15H42 | 21/07/2008 |
Bien vu ! Surtout dans la mesure où cela rappelle que la France est excellente dans certains domaines. Comme dans l'agro-alimentaire, le luxe, la cosmétique, dans une certaine mesure dans l'automobile et son écosystème (Michelin, Valéo). Elle est malheureusement moyenne dans les TICs.
Est-ce anecdotique ? Pas tant que cela…
- Les TICs représentent environ 1/3 de la R&D mondiale des grandes entreprises. C'est un secteur stratégique dans la création de valeur mondiale.
- L'usage des TICs conditionne la compétitivité d'un pays. Et une partie des déficiences économiques françaises sont imputables à un retard dans certains pans d'usage des TICs, notamment dans les entreprises.
- L'immatériel joue un rôle croissant dans l'économie, tout comme les services.
En creusant le sujet, j'ai aussi constaté que les déficiences françaises dans l'innovation n'étaient généralement pas spécifiques aux TICs. Donc, bouger la France autour du thème de l'innovation, des PME de croissances, etc, est une nécessité qui dépasse le cadre des TICs. En cela, oui, c'est une priorité économique pour le pays.
à Olivier_Ezratty
De vol19
awash | 17H24 | 21/07/2008 |
Faîtes attention de ne pas basculer dans le « missionnaire de l'innovation » sinon vous serez forcément déçu dans ce « cher pays »…ce qui ne veut pas dire que le sujet n'est pas parfois amusant et utile, mais au final…
Ce que vous dites sur les Tic, c'est ce que l'on disait il y a dix ans, et sur l'immatériel, ce que l'on dit depuis vingt ans…
Ce n'est pas faux, mais assez paradoxal aujourd'hui, lorsque l'on observe combien des questions très primaires sont mal résolues : logement, énergie, alimentaire, médecine, éducation, transport, tech vertes.
Justement après la pub et la financiarisation, ces médias qui pompent notre libido…, l'immatériel porte le meilleur et le pire, il serait temps de revenir à du plus concret et plus éthique, correspondant à des besoins de base pour tous.