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Quotidien sur les chantiers : un sociologue clandestin témoigne
Par Lise Barcellini | Journaliste | 26/07/2008 | 17H18
Ethnicisation des tâches, précarité, transgression des règles : la réalité crue du BTP racontée par un chercheur « infiltré ».
Pendant douze mois, Nicolas Jounin a mené une double vie : intérimaire du bâtiment le jour, sociologue la nuit. Sans qualification, il sera tour à tour manœuvre (tout en bas de l'échelle sociale), aide-coffreur et ferrailleur.
Hiérarchisation des tâches, entre classe et race
Il commence son enquête sans véritable hypothèse de départ, mais avec une piste de réflexion : « articuler les relations inter-ethniques aux relations de travail ».
Au-delà de ce qu'il appelle » l'humour ethnicisant » , il constate une construction ethnicisée des postes :
« A chaque origine on assigne une place et on présume un comportement. »
Les Africains subsahariens sont manœuvres, les Maghrébins ferrailleurs ou coffreurs, les Portugais chefs d'équipe, les « Blancs » (nés en France, de nationalité française et parlant sans accent) sont tout en haut de la pyramide.
Illustration troublante : lors d'une pause déjeuner, des manœuvres chassent deux ouvriers qualifiés blancs venus s'attabler à leurs côtés. Pourtant, un gardien, que les convives ne connaissent pas, et qui lui aussi est noir, est accueilli à bras ouverts. Le chercheur s'interroge :
« Faut-il l'interpréter comme une recherche d'un entre soi-ethnique, ou plutôt racial (le gardien n'est pas malien) ? Non, si l'on se souvient que c'est moi qui rapporte la scène, que je suis blanc, et que, bien qu'ayant intrigué les autres manœuvres au début, ma présence dans ce vestiaire n'a jamais été remise en cause dès qu'on a su mon niveau de qualification. Il s'agit donc plutôt d'un entre-soi hiérarchique, qui ne prend forme que parce que, en amont, les logiques du bâtiment ont conduit à confondre origine et poste. »
Sous-traitance et intérim : « l'externalisation des illégalités »
Thèse centrale du livre : le recours à la sous-traitance et à l'intérim constitue le pivot de l'organisation des chantiers. Pour faire des économies, les entreprises font appel aux sous-traitants. Lesquels, pour être plus compétitifs, ont recours à l'intérim (cette « fourniture non temporaire mais durable d'une main d'œuvre précaire »).
Jusque-là, rien de très nouveau. Mais le sociologue démontre que ces employeurs intermédiaires jouent un autre rôle : ils permettent aux entreprises de transgresser les règles (sans-papiers, licenciements, sécurité) sans être responsables : c'est « externalisation des illégalités ».
Cette grille de lecture permet au sociologue de donner un nouvel éclairage à plusieurs dossiers chauds du BTP. Notamment les sans-papiers :
« Dans le ferraillage, les agences d'intérim endossent un rôle de fourniture de sans-papiers. Par conséquent, les utilisateurs n'ont pas à se soucier de qui ils utilisent. Même si elles voulaient veiller à ne pas utiliser de sans-papiers sur leurs chantiers, les entreprises de ferraillage ne le pourraient peut-être pas. En tout cas, pas dans le cadre décentralisé de gestion des intérimaires qu'elles ont institué. Ce sont les chefs de chantier qui s'occupent de commander et de renvoyer les intérimaires, au jour le jour. L'intérim n'est rentable qu'à ce prix, celui d'une gestion au plus juste et au plus court que seul un cadre présent sur le chantier peut assurer. Or ces chefs acceptent difficilement qu'on exige d'eux de contrôler les papiers de leurs ouvriers. »
Le chercheur décrit la précarité non pas seulement comme une « instabilité », mais aussi comme une « incertitude », clé de la docilité des intérimaires. Certains travaillent depuis plusieurs années pour la même boîte de sous-traitance ou la même agence d'intérim avec, en permanence, la crainte d'être viré du jour au lendemain.
Le risque corporel plutôt que celui de perdre son emploi
Autre trouvaille : si les règles de sécurité ne sont pas respectées, c'est parce que les ouvriers intérimaires sont pris entre deux exigences contradictoires (les prescriptions de sécurité et la cadence imposée). Ils en viennent à frauder les règles de sécurité dans le dos de leur chef :
Pour les intérimaires, la précarité de l'emploi incite à prendre des risques qu'ils éviteraient autrement : se trouve mis en balance un risque contre un autre, le risque corporel contre le risque de perdre son emploi. »
Plus troublant encore : ne pas suivre les règles de sécurité devient une forme de résistance. Bemba, ouvrier intérimaire :
« Tu vois, s'il y a un inspecteur qui vient, ils donnent des masques à tout le monde. Moi, l'autre jour, j'ai refusé de prendre le masque. J'ai dit : “Moi non, je prends pas. Parce que l'autre jour, j'en ai demandé et vous m'avez dit qu'il y avait plus de masques'.” (Voir la vidéo)
Conclusion du chercheur :
“Illégalement et par le biais des agences d'intérim, les entreprises du bâtiment ont déjà fait en sorte de pouvoir se séparer à tout moment de leurs salariés, du moins de certains d'entre eux. (…) Laboratoire semi-clandestin des nouvelles relations de travail, le bâtiment révèle certaines de ses implications. (…) Les agences d'intérim du bâtiment [ont] anticipé sur le CPE et le CPE, en ne faisant signer de contrat qu'en fin de mission afin de pouvoir renvoyer leurs salariés du jour au lendemain.”
Français sur un chantier, » on est pris soit pour un chef soit pour un con »
Pour sa thèse, le jeune chercheur aurait pu se contenter de mener des entretiens avec les différents acteurs du BTP. Il a préféré s'impliquer, découvrir la pénibilité et les dangers des métiers du bâtiment, pour en comprendre les mécanismes. Un moyen pour lui d'être au plus près de la réalité :
« Une fois sur le chantier, l'on en vient à comprendre et éprouver des choses inimaginables auparavant. Cependant, on ne peut pas avoir la prétention de ressentir et décrire les émotions, le vécu subjectif » du » travailleur en bâtiment (qui lui-même n'existe pas). »
Outre la contradiction entre la posture du sociologue et celle de l'ouvrier, le chercheur est confronté à une difficulté supplémentaire : il est « blanc » et de nationalité française. (Voir la vidéo)
» Le livre est lu sur les chantiers »
Etonnamment, depuis la sortie du livre, Nicolas Jounin n'a eu que peu de retours de la profession, mais tous plutôt positifs. « Parce que les gens s'y retrouvent », dit-il. Sans doute aussi parce que « ceux à qui le livre a déplu ne le [lui] disent pas ». (Voir la vidéo)
► Chantier interdit au public : enquête parmi les travailleurs du bâtiment par Nicolas Jounin - 274 p., 23€.
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De pablico
18H00 | 26/07/2008 |
bel article.
une sorte d'esclavage, dans le respect des lois (ce que l'on montre), de l'irrespect des lois (ce que l'on cache), et surtout de l'irrespect de l'ouvrier, qui se trouve au cœur d'un chantage cornélien -se taire, prendre des risques ou être viré-.
quel mécanisme..pour arriver à construire soit-disant pas cher.
le respect doit être hors de prix en ce bas monde.
a contrario ,la complicité de ce genre de pratique doit bien se payer.
à pablico
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 22H21 | 26/07/2008 |
On traite mal nos travailleurs immigré. Est-ce qu'on peut en faire le constat sans être assimilé à un partisan de l'immigration sauvage ?
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5127.html
http://nouvellesociete.org/5170.html
à pierrejcallard
De manju35
13H37 | 27/07/2008 |
Petit lexique pour travailleurs….
« Des un temps pourri » : période de travail chômée,sur les chantiers en raison d'une météo à ne pas mettre un pékin dehors…
« Le SKOUBIKO » : marteau-piqueur à l'usage du travailleur d'Afrique du Nord.
à pablico
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 22H24 | 26/07/2008 |
« pour arriver à construire soit-disant pas cher. »
Qui tire les prix vers le bas, l'acheteur lambda, vous, moi et tous les autres qui ne peuvent pas se payer du haut de gamme et qui tirent sur les prix .
Il ne faut pas être hypocrites .
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 22H36 | 26/07/2008 |
Ne vous imaginez surtout pas que dans le « haut-de-gamme, il n'y ait pas d'exploitation !
Les jeunes filles séquestrées dans le 15ème comme exclave, c'est bien dans les milieux nantis, les p'tes vendeuses multi-linguistes payées le SMIC, avec des horaires de fou, c'est bien sur les Champs Elysées !
De toute façon, avec le nouveau marché de l'emploi, via la sous-traitance à outrance, les intérimaires, forcément, quand vous achetez un produit industrialisé, vous exploitez quelqun dans des conditions réprouvables.
Quand un immeuble quelque soit sa gamme, se construit dans Paris, je vous défis d'être capable d'identifier de manière exaustive, les personnes qui ont participé de près ou de loin à cette constructions, les entreprises qui ont trempé, le montage financier, les dirigeants et enfin le proprio final !
Ceci pour échaper aux assurances obligatoires, aux cotisations diverses et variées, aux taxes, aux impots, pour pouvoir entuber Paul, rouler Jacques dans la farine et voler Pierre.
Là, non seulement il ne faut pas être hypocrite, mais pas naïf aussi !
à virginie78
De PB2N
07H12 | 27/07/2008 |
Vous avez tout à fait raison.
C'est ainsi que l'on pointe du doigt le trou de la sécu, que l'on dé-rembourse les médicaments et que l'on augmente les cotisations.
Toute entreprise qui gagne de l'argent sur les clandestins gagne deux fois. La première en les sous payant sachant qu'ils n'iront pas se plaindre et la seconde en évitant toutes les cotisations diverses.
Et ces grosses sociétés sont des « sponsors » de députés et autres hommes et femmes politiques. Ils ont la construction, une partie des médias, des télécommunications et tout ce qu'ils ont pu acheter « légalement » avec leur argent si bien gagné !
On glisse vers le système mafieux !
à PB2N
De vieux grincheux
libre penseur | 08H00 | 28/07/2008 |
on n'y glisse pas ,PB2N, on y est et depuis un bon moment
Votre dévoué Vieux Grincheux
à virginie78
De existe
10H09 | 27/07/2008 |
Où l'on comprend que la Princesse de Clèves n'a rien à faire en ce monde !
Résistez, lisez Mme de La Fayette :
http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/2008/07/16/madame-de-lafayett…
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H58 | 27/07/2008 |
laquelle princesse ? celle qui vient de devenir française ?
à FabiendeMénilmontant
De existe
21H33 | 27/07/2008 |
Il n'y en a qu'une, voyons !
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H51 | 27/07/2008 |
Donc la demi-soeur de l'actrice-cinéaste qui déclare voir Marina Petrella ?
à FabiendeMénilmontant
De existe
11H02 | 28/07/2008 |
Tu veux dire, parce que l'autre, la seule, la vraie, l'unique, a tendance à lui faire de l'ombre ?
De cooboolt
Country people lost | 17H50 | 26/07/2008 |
C'est avec les larmes aux yeux que je dit merci à cet homme dont l'intelligence le différencie de moi. Qui se souviendra ? Et ce qu'il a fait servira t-il à quelque chose ? Depuis des sicles cela ne change pas…
à cooboolt
De el Chiquito
en promenade | 10H54 | 27/07/2008 |
C'est grace a des gens comme lui qu'on peut connaître ce qui se passe, et ce sont les outils scientifiques utilisés par le sociologue qui lui donne toute sa crédibilité. Bien sûr que cela sert à quelque chose, combien parmi ceux qui réagissent ici connaissaient cette vérité ? Même si on n'a l'impression que les choses ne changent pas, grace a de telle enquêtes on sait contre quoi on lutte.
à el Chiquito
De mechante langue
11H21 | 27/07/2008 |
« C'est grace a des gens comme lui qu'on peut connaître ce qui se passe, et ce sont les outils scientifiques utilisés par le sociologue qui lui donne toute sa crédibilité. “
C'est une blague j'espére . Je ne sais pas de quel milieu social vous sortez ?
‘Bien sûr que cela sert à quelque chose, combien parmi ceux qui réagissent ici connaissaient cette vérité ? ’
Vous parlez des bourgeois ?
à mechante langue
De cooboolt
Country people lost | 12H20 | 27/07/2008 |
Alors, a-t-on le choix ?
Soit on communique et on fait comprendre aux bourgeois.
Soit on les extermine.
Mais n'oublions pas ce proverbe chinois ; quant on commence à se battre (en faisant la guerre), il est déjà trop tard.
Personnellement, je ne tiens pas à tout détruire pour tout reconstruire.
Je me sentirais bien seul, face à une tache bien trop grande et dans un monstrueux bordel.
Et puis ceux qui s'en sentent capable me font peur… dsl !
De Citoyenne_lambda
17H52 | 26/07/2008 |
C'est quasiment l'expérience du journaliste Günter Wallraff relatée dans « Tête de turc » en 1986.
Toujours nécessaire de dénoncer largement ces pratiques d'un autre âge et qui perdurent, qui perdurent…
à Citoyenne_lambda
De otto didakt
citoyen en colère | 19H11 | 26/07/2008 |
excellent document que « Tête de turc »
aujourd'hui, tout a changé,
mais en pire !
à Citoyenne_lambda
De mioumiou
19H15 | 26/07/2008 |
C'est exactement à ça que j'ai pensé ! Oui terriblement efficace et révélateur ce livre …
à Citoyenne_lambda
De Ferdinand.Bardamu
19H59 | 26/07/2008 |
Moi cela me fait penser au magasine « Actuel », aujourd'hui disparu, qui faisait ce genre d'enquête. Une fois un blanc s'était grimé en noir, pour « sentir » de « l'intérieur » la ségrégation, puis avait écrit un article bilan. Il n'y a plus de journaux comme cela. On peut également penser à « Le peuple de ténèbres » de Jack London, pour lequel il avait passé plusieurs mois dans les bas-fonds du Londres du début du XXeme siècle, exactement dans les mêmes conditions qu'un « vrai » pauvre.
Et pour être tout à fait complet, au début des années 80, j'ai vu une émission TV (la TV a bien changé) en deux parties au cours desquelles un entrepreneur (patron de PME) avait décidé de vivre pendant 15 jours comme un SDF (phénomène naissant à l'époque, répétant celui des homeless US déjà en vigueur là bas depuis 15-20 ans), avec 15F en poche.
A la première émission l'entrepreneur disait que les SDF étaient des fainéants qui ne voulaient rien faire. A la deuxième émission (à la fin de son expérience donc) il pleurait…..
à Ferdinand.Bardamu
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 21H44 | 26/07/2008 |
Ou encore, concernant les personnes SDF, « Les naufragés » de Patrick Declerck. Bouleversant. Au final, c'est en côtoyant au plus près leur sujet d'étude, en s'y plongeant totalement que les sociologues, ethnologues font le meilleur boulot. Sans doute parce qu'ils y mettent leurs tripes et leur coeur !
à Ferdinand.Bardamu
De Lise Barcellini
(auteur)
Journaliste | 15H32 | 27/07/2008 |
Ferdinand.Bardamu,
Si vous aimez ce genre d'enquête, effectuée par « infiltration », je vous recommande l'ouvrage « Bilal, sur la route des clandestins », de Fabrizio Gatti, sorti en avril. C'est un journaliste italien qui se glisse dans la peau d'un immigré clandestin du Sénégal à l'Italie. Un récit qui sonne terriblement vrai.
à Lise Barcellini
De Ferdinand.Bardamu
17H24 | 27/07/2008 |
Merci pour le tuyau, cela m'intéresse oui : -)
à Ferdinand.Bardamu
De zénon denon 84
Bonne | 09H05 | 28/07/2008 |
BEN ,c'est vrai cela ,
Rien ne change ,sous le soleil de satan !
RIEN NE CHANGE,
Jusqu'au jour ou…
Petite lueur devient grande,
d'un coup, comme ça
sans savoir pourquoi
à ce moment T .
Pourtant ,tout est la
Pour qu'un (une) un peu
meilleur que les autres ,
tout les autres : suiveurs ,
s'arrete une seconde
et PPPSSCCHIITT ! ! !
c'est parti…
Le basculement se produit
Comment dirait mon voisin ,
Simplement ,
Le moment était venu .
C'est aussi « con “que cela !
TOUT ARRIVE .
En attendant le malheur des uns
fait la richesse des autres (moins nombreux )
O combien !
De PB2N
17H53 | 26/07/2008 |
Excellent article. Merci.
J'ai entendu dire que les agences d'intérim utilisées par les BTP sont des filiales de ces groupes. Quelqu'un peut-il confirmer ?
Pour avoir a intervenir sur des chantiers d'opérations immobilières, je me suis trouvé un jour présent quelques heures avant la visite des grands patrons de Paris. Tout ce qui était en bois était repeint en rouge et blanc (couleurs du groupe de l'époque, fin années 80) et un balai de camions de gravillons venaient faire les allées permettant la visite. Autant dire que tout était bien rangé, nettoyé, … Bref, autre chose que la vie courante d'un chantier.
Il serait bon de temps en temps que l'on voit la vraie réalité comme celle décrite par l'auteur de cet article. J'apprécie aussi beaucoup les reportages de caméras cachées (type « branches de lunettes) en espérant que les journalistes donne la vérité sans la déformer.
à PB2N
De TARPON
18H42 | 26/07/2008 |
non,mais une societe de travaux publics peut soutenir la plus grosse partie de l'activité d'une societe d'interim ,societe qui peut deposer son bilan des la fin du chantier et se reconstruire aupres d'un autre chantier.les controles ne sont jamais faciles ,c'est pour cela que les controleurs du travail n'oublient jamais de mettre un casques.
Blanc et rouge ? je ne vois pas …
à PB2N
De PIT LE CHIEN
13H13 | 27/07/2008 |
ADEC INTERIM
Chantier en cours rue de Rivoli.
VOir mon post plus bas . Merci.
De Pierrrrre
17H56 | 26/07/2008 |
Très intéressant et respirant le vrai.
à Pierrrrre
De zorbek
12H14 | 27/07/2008 |
Tout à fait d'accord.
Et je m'étonne qu'on ait « nazé » votre commentaire.
à Pierrrrre
De vintage
13H46 | 27/07/2008 |
d'accord également.