Sur le terrain

Quotidien sur les chantiers : un sociologue clandestin témoigne

Par Lise Barcellini | Journaliste | 26/07/2008 | 17H18

Ethnicisation des tâches, précarité, transgression des règles : la réalité crue du BTP racontée par un chercheur « infiltré ».


Maçons à Bruxelles (Philippe Lopparelli).

Pendant douze mois, Nicolas Jounin a mené une double vie : intérimaire du bâtiment le jour, sociologue la nuit. Sans qualification, il sera tour à tour manœuvre (tout en bas de l'échelle sociale), aide-coffreur et ferrailleur.

Hiérarchisation des tâches, entre classe et race

Jacquette de 'Chantier interdit au public' (DR).Il commence son enquête sans véritable hypothèse de départ, mais avec une piste de réflexion : « articuler les relations inter-ethniques aux relations de travail ».

Au-delà de ce qu'il appelle » l'humour ethnicisant » , il constate une construction ethnicisée des postes :

« A chaque origine on assigne une place et on présume un comportement. »

Les Africains subsahariens sont manœuvres, les Maghrébins ferrailleurs ou coffreurs, les Portugais chefs d'équipe, les « Blancs » (nés en France, de nationalité française et parlant sans accent) sont tout en haut de la pyramide.

Illustration troublante : lors d'une pause déjeuner, des manœuvres chassent deux ouvriers qualifiés blancs venus s'attabler à leurs côtés. Pourtant, un gardien, que les convives ne connaissent pas, et qui lui aussi est noir, est accueilli à bras ouverts. Le chercheur s'interroge :

« Faut-il l'interpréter comme une recherche d'un entre soi-ethnique, ou plutôt racial (le gardien n'est pas malien) ? Non, si l'on se souvient que c'est moi qui rapporte la scène, que je suis blanc, et que, bien qu'ayant intrigué les autres manœuvres au début, ma présence dans ce vestiaire n'a jamais été remise en cause dès qu'on a su mon niveau de qualification. Il s'agit donc plutôt d'un entre-soi hiérarchique, qui ne prend forme que parce que, en amont, les logiques du bâtiment ont conduit à confondre origine et poste. »

Sous-traitance et intérim : « l'externalisation des illégalités »

Thèse centrale du livre : le recours à la sous-traitance et à l'intérim constitue le pivot de l'organisation des chantiers. Pour faire des économies, les entreprises font appel aux sous-traitants. Lesquels, pour être plus compétitifs, ont recours à l'intérim (cette « fourniture non temporaire mais durable d'une main d'œuvre précaire »).

Jusque-là, rien de très nouveau. Mais le sociologue démontre que ces employeurs intermédiaires jouent un autre rôle : ils permettent aux entreprises de transgresser les règles (sans-papiers, licenciements, sécurité) sans être responsables : c'est « externalisation des illégalités ».

Cette grille de lecture permet au sociologue de donner un nouvel éclairage à plusieurs dossiers chauds du BTP. Notamment les sans-papiers :

« Dans le ferraillage, les agences d'intérim endossent un rôle de fourniture de sans-papiers. Par conséquent, les utilisateurs n'ont pas à se soucier de qui ils utilisent. Même si elles voulaient veiller à ne pas utiliser de sans-papiers sur leurs chantiers, les entreprises de ferraillage ne le pourraient peut-être pas. En tout cas, pas dans le cadre décentralisé de gestion des intérimaires qu'elles ont institué. Ce sont les chefs de chantier qui s'occupent de commander et de renvoyer les intérimaires, au jour le jour. L'intérim n'est rentable qu'à ce prix, celui d'une gestion au plus juste et au plus court que seul un cadre présent sur le chantier peut assurer. Or ces chefs acceptent difficilement qu'on exige d'eux de contrôler les papiers de leurs ouvriers. »

Le chercheur décrit la précarité non pas seulement comme une « instabilité », mais aussi comme une « incertitude », clé de la docilité des intérimaires. Certains travaillent depuis plusieurs années pour la même boîte de sous-traitance ou la même agence d'intérim avec, en permanence, la crainte d'être viré du jour au lendemain.

Le risque corporel plutôt que celui de perdre son emploi

Autre trouvaille : si les règles de sécurité ne sont pas respectées, c'est parce que les ouvriers intérimaires sont pris entre deux exigences contradictoires (les prescriptions de sécurité et la cadence imposée). Ils en viennent à frauder les règles de sécurité dans le dos de leur chef :

Pour les intérimaires, la précarité de l'emploi incite à prendre des risques qu'ils éviteraient autrement : se trouve mis en balance un risque contre un autre, le risque corporel contre le risque de perdre son emploi. »

Plus troublant encore : ne pas suivre les règles de sécurité devient une forme de résistance. Bemba, ouvrier intérimaire :

« Tu vois, s'il y a un inspecteur qui vient, ils donnent des masques à tout le monde. Moi, l'autre jour, j'ai refusé de prendre le masque. J'ai dit : “Moi non, je prends pas. Parce que l'autre jour, j'en ai demandé et vous m'avez dit qu'il y avait plus de masques'.” (Voir la vidéo)



Conclusion du chercheur :

“Illégalement et par le biais des agences d'intérim, les entreprises du bâtiment ont déjà fait en sorte de pouvoir se séparer à tout moment de leurs salariés, du moins de certains d'entre eux. (…) Laboratoire semi-clandestin des nouvelles relations de travail, le bâtiment révèle certaines de ses implications. (…) Les agences d'intérim du bâtiment [ont] anticipé sur le CPE et le CPE, en ne faisant signer de contrat qu'en fin de mission afin de pouvoir renvoyer leurs salariés du jour au lendemain.”

Français sur un chantier, » on est pris soit pour un chef soit pour un con »

Pour sa thèse, le jeune chercheur aurait pu se contenter de mener des entretiens avec les différents acteurs du BTP. Il a préféré s'impliquer, découvrir la pénibilité et les dangers des métiers du bâtiment, pour en comprendre les mécanismes. Un moyen pour lui d'être au plus près de la réalité :

« Une fois sur le chantier, l'on en vient à comprendre et éprouver des choses inimaginables auparavant. Cependant, on ne peut pas avoir la prétention de ressentir et décrire les émotions, le vécu subjectif » du » travailleur en bâtiment (qui lui-même n'existe pas). »

Outre la contradiction entre la posture du sociologue et celle de l'ouvrier, le chercheur est confronté à une difficulté supplémentaire : il est « blanc » et de nationalité française. (Voir la vidéo)



 » Le livre est lu sur les chantiers »

Etonnamment, depuis la sortie du livre, Nicolas Jounin n'a eu que peu de retours de la profession, mais tous plutôt positifs. « Parce que les gens s'y retrouvent », dit-il. Sans doute aussi parce que « ceux à qui le livre a déplu ne le [lui] disent pas ». (Voir la vidéo)



Chantier interdit au public : enquête parmi les travailleurs du bâtiment par Nicolas Jounin - 274 p., 23€.

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Portrait de free-man

De free-man

21H59 | 26/07/2008 | Permalien

Merci pour cet article, honnête et sincère… d'ailleurs, on dit que l'esclavage a été aboli depuis… Hélas, il est toujours la ! mais il a juste changé de forme.

Portrait de re-belle

à free-man Portrait de free-man De re-belle

mère au foyer | 11H30 | 28/07/2008 | Permalien

cela s'appelle l'esclavagisme légalisé ! ! ! …

Portrait de Courageux anonyme

De stangrof

22H02 | 26/07/2008 | Permalien

Bonsoir, ça m'a fait pensé a elie et dieudoné il y a longtemps

bye

Portrait de magaliesimon

De magaliesimon

célibataire | 23H04 | 26/07/2008 | Permalien

Le BTP est un des domaines les plus ingrats, un cousin y a travaillé, et tout blanc qu'il était, il a été traité comme de la merde.
http://www.jesuisencolere.com

Portrait de Perjovem

à magaliesimon Portrait de magaliesimon De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 01H25 | 27/07/2008 | Permalien

Ben, oui !
Mais tant qu'il y aura des médias et des « experts-socialoguos-politicos » dits de gauches, qui continueront à nous bassiner avec l'Africain subsaharien, sous le Maghrébin, sous le Portugais, sous le blanc… Ben, rien ne changera dans l'exploitation du manoeuvre et de l'intérimaire dans le BTP.
Ils sont tous dans la même merde, la même précarité, mais les guignols fans de Mermet et Bourdieu arriveront toujours à faire une différence entre ces différents smicards, va comprendre Charles !

Perjo

Portrait de vieux grincheux

à Perjovem Portrait de Perjovem De vieux grincheux

libre penseur | 08H10 | 28/07/2008 | Permalien

une recherche/action telle que celle-là est une recherche scientifique et, à ce titre, critiquable, elle s » appuie sur les recherches anterieures de la communauté scientifique et doit être soutenue par le chercheur…

Voilà, c'est toute la difference avec la discussion de fin de repas de famille ou du café du commerce…

et nous en avons besoin pour nous faire une idée et exercer notre esprit critique citoyen…

Maintenant, les quidams qui ne sont pas d » accord, doivent avancer des arguments infirmant la thèse soutenue ci-dessus….

La methode hypotetico-inductive a encore de beaux jours, heureusement pour nous, citoyens ! ! !

On se doutait bien que ça se passait ainsi, encore fallait-il le démontrer.

Ce chercheur l » a fait,en payant de sa personne, ce n » est déjà pas si courant merci à lui ! !

merci à toi citoyen chercheur !

Votre dévoué Vieux Grincheux

Portrait de vieux grincheux

à Perjovem Portrait de Perjovem De vieux grincheux

libre penseur | 08H11 | 28/07/2008 | Permalien

une recherche/action telle que celle-là est une recherche scientifique et, à ce titre, critiquable, elle s » appuie sur les recherches anterieures de la communauté scientifique et doit être soutenue par le chercheur…

Voilà, c'est toute la difference avec la discussion de fin de repas de famille ou du café du commerce…

et nous en avons besoin pour nous faire une idée et exercer notre esprit critique citoyen…

Maintenant, les quidams qui ne sont pas d » accord, doivent avancer des arguments infirmant la thèse soutenue ci-dessus….

La methode hypotetico-deductive a encore de beaux jours, heureusement pour nous, citoyens ! ! !

On se doutait bien que ça se passait ainsi, encore fallait-il le démontrer.

Ce chercheur l » a fait,en payant de sa personne, ce n » est déjà pas si courant merci à lui ! !

merci à toi citoyen chercheur !

Votre dévoué Vieux Grincheux

Portrait de Ellington

à Perjovem Portrait de Perjovem De Ellington

08H18 | 28/07/2008 | Permalien

Pour autant que je sache, les Portugais sont très majoritairement blancs… Et la plupart des entreprises de batiment, petites et moyennes ont été créées et sont dirigées par des Portugais.

Portrait de Nadja.R

De Nadja.R

Clown lyrique | 23H39 | 26/07/2008 | Permalien

Cet article me rappelle un petit souvenir du temps où je travaillais en intérim en restauration pour une grosse boite où « on aime travailler avec eux ».
Comme sur les chantiers certaines tâches sont réservées à certaines origines…allez savoir pourquoi, les plongeurs sont toujours noirs, la plupart du temps africains (je précise pour ceux qui croient qu'il n'y a pas de noirs français).
Un vendredi je faisais la queue pour déposer mes relevés d'heures. Devant moi, un homme (un africain, justement) se plaignait des conditions de travail du restaurant où on l'avait envoyé. La réponse fut « Au fait, tu ne m'as pas ramené tes papiers l'autre fois…tu penseras à me les ramener ». Une façon aimable de lui faire comprendre les choses. D'ailleurs le travailleur n'a rien pu répondre.
C'était il y a 7 ans à Paris.

L'intérim fournisseur d'esclaves, dans les autres secteurs aussi j'imagine.

Portrait de Perjovem

De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 02H47 | 27/07/2008 | Permalien

Au fait, y'a combien d'Africains subsahariens, Maghrébins, noirs, gris etc… A Rue89, Libération, Le Monde, Marianne, Nouvel Obs etc… ?

Perjo

Portrait de désiré

De désiré

04H18 | 27/07/2008 | Permalien

Perjovem, vous vous voyez demander aussi combien il y a de juifs ? Ah c'est pas pareil, je sors…

Portrait de Perjovem

à désiré Portrait de désiré De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 04H32 | 27/07/2008 | Permalien

Ben ouais, si sur Rue89 et autres médias que je cite, Juifs cotoyait Africains subsahariens, Maghrébins, Portugais… Ou si Obama était juif et que ces médias posaient cette même question : Pourquoi n'existe-t-il pas d'Obama français ?

Perjo

Portrait de aline

De aline

07H41 | 27/07/2008 | Permalien

Ce sociologue a travaillé pendant douze mois de façon stérile.
J'avais vingt ans dans les années soixante et c'était la même pièce de théâtre qui se jouait sur les chantiers sur lesquels je travaillais.
Dans cette pièce, chacun a un rôle et le respect de la mise en scène et du texte sont essentiels au succès.
Que veut-il ce sociologue ?
Que l'africain subsaharien sans papier soit embauché directement comme chef de chantier du viaduc de Millau ?
Que le Portugais qui avait des parpaings pilés dans son biberon ne soit pas embauché pour ce qu'il sait faire ? Un chantier est une ruche, et chacun joue.
A mon avis, ce sociologue a vu tout ce qu'il y avait à voir, mais sans comprendre. Il est sûrement socialiste.

Portrait de hans lefebvre

à aline Portrait de aline De hans lefebvre

11H07 | 27/07/2008 | Permalien

Vos propos me font penser à quelqu'un qui doit voter FN, non ?
Vous faites dans le sophisme, chère Aline, une mécanique de la pensée pratiquée allègrement par notre borgne national….
Enfin, vous n'êtes pas sans savoir qu'à qualification égale, les chances de trouver un emploi pour un français issu des quartiers populaires seront bien moins grandes ! Cela n'est qu'un exemple des discriminations. Bien évidemment, le travail réalisé ici ne fait que mettre en forme ce que chacun aura pu constater, l'ethnicisation des tâches et des emplois, mais n'est-il pas intéressant que des chercheurs puissent mettre en page de tels travaux grâce à une pensée objectivée ?
Lisez donc cet ouvrage, et après apportez votre point de vu critique si nécessaire, en étayant un peu plus vos affirmations quelques peu péremptoires.
cordialement.
http://jeboycotte.org

Portrait de mechante langue

à hans lefebvre Portrait de hans lefebvre De mechante langue

14H23 | 27/07/2008 | Permalien

« Enfin, vous n'êtes pas sans savoir qu'à qualification égale, les chances de trouver un emploi pour un français issu des quartiers populaires seront bien moins grandes ! Cela n'est qu'un exemple des discriminations »

Alors je ne vous pige pas . Il y a un truc qui cloche dans votre raisonnement
Pourquoi les memes patrons font venir de la main d'oeuvre étrangére quelquefois illégale , n'embauchent pas des frnaçais d'origine immigré (souvent non qualifiés alors qu'on atteint des taux de chomage supérieur a 20% dans les cités) ?

Portrait de Ellington

à mechante langue Portrait de mechante langue De Ellington

08H23 | 28/07/2008 | Permalien

Je ne crois pas que les patrons « fassent venir » de la main d'oeuvre étrangère, ils prennent ce qui se présente au chantier ou de qui vient de l'agence d'intérim.

Par ailleurs, au risque d'être provocateur et censuré, est-on bien sur que ces 20% de chômeurs soient réellement à la recherche de ces emplois pour lesquels il faut se lever tôt, travailler dur et transpirer, pour toucher moins que le RMI sans avoir le temps de faire son « bizness » dans la cité ?

Portrait de mechante langue

à Ellington Portrait de Ellington De mechante langue

11H57 | 28/07/2008 | Permalien

« Je ne crois pas que les patrons “ fassent venir ” de la main d'oeuvre étrangère, ils prennent ce qui se présente au chantier ou de qui vient de l'agence d'intérim. »

Mais les patron réclament l'ouverture des frontiéres . C'est donc pour faire venir des immigrés

« Par ailleurs, au risque d'être provocateur et censuré, est-on bien sur que ces 20% de chômeurs soient réellement à la recherche de ces emplois pour lesquels il faut se lever tôt, travailler dur et transpirer, pour toucher moins que le RMI sans avoir le temps de faire son “ bizness ” dans la cité ? »

En effet . Mais en disant cela vous mettez a mal le schéma qui met d'un coté les méchants français racistes et ingrats , face aux immigrés , image de la victime incarnée

Portrait de Ellington

à mechante langue Portrait de mechante langue De Ellington

15H54 | 28/07/2008 | Permalien

Le véritable « travailleur immigré » souvent encore clandestin, n'a pas d'autre choix que de travailler pour vivre. Il n'a pas encore accès aux prestations sociales.

Les enfants de l'immigration du 20e siècle, c'est une autre affaire, mais il y a des profiteurs dans toutes les catégories sociales et ethniques.

Portrait de mechante langue

à Ellington Portrait de Ellington De mechante langue

17H50 | 28/07/2008 | Permalien

« Le véritable “ travailleur immigré ” souvent encore clandestin, n'a pas d'autre choix que de travailler pour vivre »

…comme 90% de la population !
Et oui on est obligé de travailler pour vivre !

Portrait de Utilisateur désinscrit 2

à hans lefebvre Portrait de hans lefebvre De Utilisateur désinscrit 2

nc | 14H52 | 27/07/2008 | Permalien

Oui Hans. Péremptoires et affligeantes… Aline avait 20 ans dans les année 60, sa capacité de réflexion a dû se bloquer à cette époque.

Portrait de La Grenouille

à hans lefebvre Portrait de hans lefebvre De La Grenouille

22H29 | 27/07/2008 | Permalien

Pourquoi je ne vois pas votre nom sur la couverture du livre ? Ca aurait été plus vite pour l'écrire…

Portrait de Florent Pommier

à aline Portrait de aline De Florent Pommier

Journaliste | 11H38 | 27/07/2008 | Permalien

votre jugement est bien rapide, lisez-donc le livre et confrontez donc vos a priori à l'étude faite pendant des mois par un professionnel.
vous avez un discours intolérant, haineux envers des populations que vous ne semblez pas connaître, des personnes qui peuvent en plus être autant françaises que vous… ouvrez votre esprit, apprenez à vous intéresser à autrui. sortez de ce discours tout fait qui ne vous honore pas.

Portrait de zorbek

à aline Portrait de aline De zorbek

12H23 | 27/07/2008 | Permalien

« Ce sociologue a travaillé pendant douze mois de façon stérile. »

Ah bon ? Il aurait synthétisé 3 tomes de sociologie marxiste, ca aurait été plus utile d'après vous ?

« Dans cette pièce, chacun a un rôle et le respect de la mise en scène et du texte sont essentiels au succès… »

Autrement dit, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Rien à voir, circulez ! Et vive la France à 2 vitesses : les emplois stables et bien protégés pour les uns, la galère pour les autres…

Portrait de V.B.

à aline Portrait de aline De V.B.

Doctorant | 08H41 | 29/07/2008 | Permalien

J'aimerais comprendre pourquoi un commentaire aussi stérile et stéréotypé est propulsé dans les commentaires affichés directement sous l'article…

Portrait de azerty69

à aline Portrait de aline De azerty69

ExecutieveBranleur | 14H20 | 02/08/2008 | Permalien

Aline vous êtes mal tombé pour faire des commentaires pragmatique sur un site noyauté par les gauchistes humano démago.
Ici dire qu'il est normal qu'un blanc polytechnicien soit mieux payé qu'un noir sans papier et sans qualification c'est du racisme.
Tous les braves gens ici trouvent normal d'acceuillir les sans papiers et de leur donner leurs boulots bien pepere en bureau chauffé où l'on se foule pas trop, parce que eux sont prêts a faire les boulots durs, mal payés et précaire.

Portrait de GGGG

De GGGG

(r) | 08H45 | 27/07/2008 | Permalien

Belle enquête !
Merci de ce livre.
Cela m'évoque un documentaire sur les chantiers dit de l'Atlantique concernant le Queen Mary. Le constat était vraiment accablant. Sans appel quant aux règles de sécurités (les ouvriers se volaient les postes à souder, les outils… ! ) tous sans papiers, tous en intérim.
Comme de bien entendu la passerelle, au jour J de l'inauguration s'éffondra.
Cette affaire de sous-traitance (mal- trairance ? ) me fait aussitôt penser aux techniques similaires de « gestions » du parc nucléaire français.

Portrait de rapatapoulos

De rapatapoulos

| 09H12 | 27/07/2008 | Permalien

On ne va pas remonter à l'histoire des colonisations par les pays possédant une armée et qui sont allé envahir l'Afrique pour le « bien » des autochtones.

Après la seconde guerre mondiale, les « troupes coloniales », cette chair à canons qui avait déjà été largement sollicitée lors du premier conflit mondial, une partie de ces troupes étaient cantonnées à Paris et aux alentours.

Majoritairement des tirailleurs algériens et marocains, ces hommes se sont rendu compte qu'ils pouvaient gagner un peu d'argent afin de faire vivre leur famille restée au douar, au bled, une région ou les ressources étaient nulles ou presque.

Il s'agissait de la première génération de maghrébins qui « s'installaient “ en France, après avoir combattu dans les zones les plus dangereuses, ils formaient les ‘troupes de chocs’ de la chair à canons, avec des pertes en vie humaines considérables.

Ces personnes se sont entassés à quatre ou six ou plus dans des piaules des quartiers ‘bon-marché’.

La France était à reconstruire, c'est ce que clamait haut et fort le général de Gaulle.

Les français de souche ne voulaient plus travailler dans le bâtiment, ils refusaient presque tous les métiers manuels, éboueur équivalait à un déshonneur, ils trouvaient ça trop sale, trop dur, presque déshonorant, les bureaux c'était plus chic.

Alors commença l'embauche et l'exploitation de cette main d'oeuvre corvéable à merci qui au début parlait à peine notre langue, ils ne connaissaient pas les lois, ils étaient vulnérables, ils ne savaient pas se défendre.

Les patrons des sociétés de construction, ont vite fait de comprendre que cette main d'oeuvre était une aubaine, pour eux, cette main d'oeuvre représentait le moyen de s'enrichir à bon compte, on pouvait les sous-payer, les brimer, les utiliser comme des esclaves, ils ne diraient rien.

A cette exploitation éhontée est venu s'ajouter, le mépris des français, ces pauvres gens étaient habillés de tous les défauts du monde, ils étaient le sujet des blagues graveleuses que les braves citoyens pouvaient inventer, ça faisait rire, le bicot par-ci, le bicot par la, les autochtones se sentaient supérieurs, ils ne cherchaient même pas à savoir si ces hommes avaient une culture, pas la peine.

Ces ‘immigrés’ de ces territoires français, ne pouvaient pas faire venir leur famille, interdit, on ne voulait pas multiplier les bicots, pensez-donc !

Alors pour eux, pas de vie de famille, pas d'affection, pas de sexe, pas besoin, ils sont la pour travailler c'est tout !

Aujourd'hui, certains se demandent pourquoi les fils et petits fils et même arrière petits-fils de ces ‘immigrés’ se réfugient ailleurs que dans la devise
‘travail famille patrie’.

C'est facile à comprendre, très facile.

Depuis ? Pas grand chose de changé, la roue tourne c'est tout, les immigrés ne sont plus les mêmes.

Portrait de mechante langue

à rapatapoulos Portrait de rapatapoulos De mechante langue

11H13 | 27/07/2008 | Permalien

« Il s'agissait de la première génération de maghrébins qui “ s'installaient ” en France, après avoir combattu dans les zones les plus dangereuses, ils formaient les “ troupes de chocs ” de la chair à canons, avec des pertes en vie humaines considérables. »

C'est faux . Pourquoi racontez vous des histoires ?
Le taux de mortalité a été inférieur a celui des autres combattants français

« La France était à reconstruire, c'est ce que clamait haut et fort le général de Gaulle.
Les français de souche ne voulaient plus travailler dans le bâtiment, ils refusaient presque tous les métiers manuels, éboueur équivalait à un déshonneur, ils trouvaient ça trop sale, trop dur, presque déshonorant, les bureaux c'était plus chic. »

Là aussi vous nous racontez une fable : il faut savoir que les immigrés representaient moins de 1% de la population active . Et aprés la guerre lors de la reconstruction tous les eboueurs et tous les maçons etaient français.

« Les patrons des sociétés de construction, ont vite fait de comprendre que cette main d'oeuvre était une aubaine, pour eux, cette main d'oeuvre représentait le moyen de s'enrichir à bon compte, on pouvait les sous-payer, les brimer, les utiliser comme des esclaves, ils ne diraient rien. »

La aussi vous trafiquez l'hstoire . Apres le reconstruction lors des trente glorieuses , on a fait venir massivement des immigrés parce qu'on a utilisé l'immigration comme variable d'ajustement pour faire baisser les couts .

« Aujourd'hui, certains se demandent pourquoi les fils et petits fils et même arrière petits-fils de ces “ immigrés ” se réfugient ailleurs que dans la devise
“ travail famille patrie ”. »

Mais quelle est leur devise ?

Portrait de Compté supprimé 2

à mechante langue Portrait de mechante langue De Compté supprimé 2

Compte supprimé 2 | 13H07 | 27/07/2008 | Permalien

bon je vais essayer de reprendre vos arguments :

*« le taux de mortalité a eté inferieurs à celui des autre combattants“dites vous.
je réponds :
vous oubliez les français issus d'Afrique dans la resistance et l'action de la MOI contre l'occupant allemand MOI=Main D'oeuvre Immigrés(cf le groupe Manouchian).
Dans ce groupe on ne compte que 3 français pour 20 étrangers arrétés par les autorités allemandes.

*‘il faut savoir que les immigrés représentaient moins de 1%de la population active’

Normal un français d'algérie n'était pas comptabilisé comme immigré ! ! ! Il était FRANCAIS.

Voici ce que dit NOIRIEL historien (GENS D ICI VENUS D AILLEURS /LA FRANCE DE LIMMIGRATION DE 1900 A NOS JOURS/ EDITION DU CHENE) :

‘la france est le premier grand pays industriel qui a batti son développement en faisant massivement appel à la main d'oeuvre étrangère’

je peux continuer mais je vous laisse le soin de vous documentez afin de ne pas oser dire que nous trafiquons l'histoire.

Au fait je suis curieuse : quelles sont les sources qui vous permettent d'écrire vos chiffres.

Il est toujours bienvenue de citer ses sources !

Une dernière chose : prendre les gens de haut en pensant ‘qu'on sait’ montre toujours qu'on a bien peu de connaissance !

Portrait de mechante langue

à Compté supprimé 2 Portrait de Compté supprimé 2 De mechante langue

18H51 | 27/07/2008 | Permalien

« je réponds :
vous oubliez les français issus d'Afrique dans la resistance et l'action de la MOI contre l'occupant allemand MOI=Main D'oeuvre Immigrés(cf le groupe Manouchian).
Dans ce groupe on ne compte que 3 français pour 20 étrangers arrétés par les autorités allemandes. “

C'est du n'importe quoi !
Vous affabulez !
Pire dans les débats qui ont suivi la sortie du film Indigénes, on a eu le droit a des stat trés précis et vérifiés . Non seulement ils n'ont pas servi de chair a canon mais le taux de mortalité a été beaucoup plus bas que ceux des troupes ordinaires (idem pour 14 18)
http://www.youtube.com/watch ? v=33c7Dm4fiaI
http://www.youtube.com/watch ? v=jdOqMh61CiQ&feature=related

‘Normal un français d'algérie n'était pas comptabilisé comme immigré ! ! ! Il était FRANCAIS.’

Ils representaient quel pourcentage de la population active ? 100 000 , 200 000 personnes ..sur une pop active de 25 millions ?
Je vous pari qu'on ne doit pas atteindre 0,5% de la pop

‘Voici ce que dit NOIRIEL historien (GENS D ICI VENUS D AILLEURS /LA FRANCE DE LIMMIGRATION DE 1900 A NOS JOURS/ EDITION DU CHENE) :
la france est le premier grand pays industriel qui a batti son développement en faisant massivement appel à la main d'oeuvre étrangère ’
je peux continuer mais je vous laisse le soin de vous documentez afin de ne pas oser dire que nous trafiquons l'histoire.”

Vous nous faites un argument d'autorité . Noriel a dit ..Noriel dit aussi des bétises
Je peux vous causer de l'immigration , je suis moi meme un enfant de l'immigration .
L'arrivée des de grandes masses d'immigration (quasiment exclusivement européenne )d » entre les deux guerre eu pour but de combler la saignée démographique du a la grande guerre .
Aprés la seconde guerre mondiale on eu jusqu'a 5% d'immigration , c'est a dire que 95% de la population active etait française : je veux bien que vous tentiez de nous faire croire qe l'on doit la prospérité de la France a 3% de la population dans sa quasi totalité non qualifiée , mais je vous previens vous aurez du mal a convaincre

« Au fait je suis curieuse : quelles sont les sources qui vous permettent d'écrire vos chiffres. »

Tiens j'allais justement vous le demander !

« Une dernière chose : prendre les gens de haut en pensant “ qu'on sait ” montre toujours qu'on a bien peu de connaissance ! »

Je suis désolé mais quand on raconte de tels enormités pemettez moi de penser qu'on a bien peu de connaissance

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