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Pourquoi l'Inde s'est opposée à un accord agricole à l'OMC
Par Tony Rajkumar | Aujourd'hui l'Inde | 29/07/2008 | 23H49
(De Dehli) Il n'y a pas que la France qui a misé sur l'échec de la réunion de Genève de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). L'Inde est aussi au centre des critiques, car, depuis dimanche, elle mènait un front constitué de plusieurs pays émergents s'opposant à une réduction des tarifs douaniers et des subventions agricoles, au cycle de négociations de Doha sur la libéralisation des échanges.
Après une semaine de discussions ardues, les 153 pays membres de l'OMC semblaient se diriger –lentement- vers un consensus, autour du « paquet de propositions » mis en place par le directeur général de l'organisation, Pascal Lamy, vendredi dernier. Mais les négociations sur la libéralisation des échanges entre pays développés et pays émergents, relancées le 21 juillet dernier, sont retombées, dimanche, sur leur éternelle pomme de discorde : l'agriculture.
Proposant de réduire leurs subventions dans le secteur de 70% et 80% respectivement, les Etats-Unis et l'Union Européenne exigeaient en retour l'adoption d'un « mécanisme spécial de garantie », en anglais Special Safeguard mechanism (SSM) par les pays émergents.
Celui-ci permettrait à ces derniers d'augmenter les tarifs douaniers de 15% sur les produits agricoles, dès lors que leurs importations dépasseraient les 40%. Un taux jugé beaucoup trop élevé pour les représentants indiens qui ont exigé qu'il soit ramené à 10% afin que leurs petits agriculteurs puissent survivre. En adoptant cette position, l'Inde a entraîné avec elle de nombreux pays –dont la Chine- ce qui lui a attiré les foudres de plusieurs pays développés de l'OMC, dont les Etats-Unis. Le ministre indien du Commerce Kamal Nath a cependant assuré que s'il ne souhaitait pas « bloquer l'accord », il était hors de question de « négocier la survie d'agriculteurs pauvres ».
A lire aussi
Retrouvez « Madmundo », une enquête au long cours sur Rue89, consacrée à la question alimentaire dans le monde.
Le secteur agricole indien, qui concerne 60% de la population active, est en effet constitué à 80% d'agriculteurs possédant moins d'un hectare de terre. Encore largement traditionnelle, l'agriculture indienne souffre d'un retard cruel en matière de mécanisation et reste peu productive par rapport aux autres pays.
A titre de comparaison, l'Inde ne produit que 2,9 tonnes de riz par hectare, alors que la Chine et la Corée du sud en produisent 6,3 tonnes et 6,8 tonnes respectivement. Plusieurs problèmes majeurs subsistent. La plupart des canaux d'irrigations du pays sont bouchés et 60% du territoire cultivable est à la merci de la mousson. L'offre alimentaire stagnante ne subvient désormais plus à une demande qui augmente.
Selon le gouvernement indien, la production agricole indienne croît de 1,2% par an, alors que la population, elle, a atteint un taux annuel de 1,9%. Ce décalage a entraîné une inflation des prix de près de 6%. L'endettement touche un agriculteur indien sur deux et en aurait poussé plus de 85 000 au suicide entre 2001 et 2005.
Si l'Inde venait à favoriser les importations et abaisser ses barrières douanières sur les produits agricoles, il y a fort à parier que la vaste majorité de ses agriculteurs verrait ses revenus chuter. Il est en effet douteux que l'Inde puisse rattraper son retard et concurrencer des pays bénéficiant d'économie d'échelle, d'une agriculture mécanisée, de subventions d'Etat plus importantes et d'un climat plus clément.
La fin subite du protectionnisme aurait donc certainement des conséquences désastreuses pour les petits agriculteurs indiens qui, à court et moyen terme tout du moins, ne pourront être absorbés dans d'autres secteurs de l'économie.
Dans ce contexte, il est plus facile de comprendre l'intransigeance de l'Inde et d'autres pays émergents sur l'agriculture, devenue la clé de voûte de ce cycle de négociations de Doha, qui stagne depuis maintenant sept ans.
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De AdamPollo
"out of disorder" | 02H09 | 30/07/2008 |
Article très intéressant.
On se demande pourquoi Rue 89 nous propose une dizaine d'articles sur Siné et cet article-ci tout seul, qui certes évoque un sujet bien moins important que les mésaventures professionnelles d'un caricaturiste sur le déclin : l'alimentation des humains.
Concernant les rendements en Inde, il y a certes les problèmes de l'irrigation, mais également le problème crucial de la pollution des fleuves (problème d'ailleurs encore plus crucial au Bangladesh où les eaux sont empoisonnées à l'arsenic.
à AdamPollo
De zorbek
06H21 | 30/07/2008 |
Si vous cherchez un peu, vous trouverez d'autres articles sur le même sujet. Notamment quelques uns qui donnent le point de vue d'agriculteurs du tiers-monde (via un exemple africain) qui expliquent leur étouffement par les milliards de subventions US et Européennes (PAC) à leurs propre agriculture industrielle : face à la concurrence et aux subsides des pays riches, les pauvres n'ont pas d'autres solutions que d'abandonner leurs propres cultures traditionnelles et rejoindre les megalopoles du tiers-monde, survivant dans une misère crasse des miettes qu'on leur octroie…
Je vous aurais bien donné les titres des articles pour faciliter votre recherche mais l'historique des posts s'arrête à 5 (ce qui n'etait pas le cas il y quelques semaines), ce qui veut dire que je ne peux plus les retrouver facilement…
à zorbek
De pene-r
07H25 | 30/07/2008 |
En utilisant les tags en bas de chaque article (Ici : * agriculture * Inde * OMC )
on retrouve plus facilement les articles « anciens ».
C'est vrai qu'on en redemande des éclairages de ce style.
à pene-r
De vieux grincheux
libre penseur | 04H24 | 31/07/2008 |
Decroissance au Nord, et simplicité volontaire, croissance au Sud, c'est la bonne solution.
C'est exactement la même problématique que la pollution..
pourquoi les pays emergents devraient-ils enrayer leur progression pour ce qu » ils n » ont pas commis… ? ?
Pourquoi devraient-ils souffrir de faim alors que le gros cerealier se gave de subventions PAC qu » il va ensuite re injecter dans la pompe à phynance mondiale… ?
Votre dévoué Vieux Grincheux
à zorbek
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H45 | 30/07/2008 |
Ruiner son agriculture a été l'arme de destruction massive de l'Occident pour asservir le tiers-mode. C'est encore la plus efficace. Il faudrait cesser…
http://nouvellesociete.org/414.html
http://nouvellesociete.org/5061.html
http://nouvellesociete.org/5169.html
Pierre JC Allard
à AdamPollo
De Sylap
Citoyen | 06H53 | 30/07/2008 |
hum il y a aussi le fait que pour accroitre leur rendement beaucoup d'agriculteurs indiens se sont rués sur les OGM qui leur promettait monts et merveilles. Maintenant ils sont totalement tributaires de la (seule) firme qui les fournit et qui (étrangement) augmente ses prix. Je crois que c'était évoqué dans un Evoyé spécial ( ? ). Ca plus la pollution phénoménale des sols et vous avez un taux de suicide chez les agriculteurs indiens incroyables, pris à la gorge de tous les côtés.
Finalement c'est toujours le même problème : la mondialisation du profit financier.
(Je sais on dirait du G. Marchais mais bon ! )
à Sylap
De HellSea
Ingénieur en MdR | 08H40 | 30/07/2008 |
cet exemple est montré également dans « Le monde selon Monsanto », documentaire diffusé récemment sur Arte. D'une part, il montrait la montée des prix des produits transgéniques, d'autres part il montrait l'ensemble de la chaine de l'arnaque : vendre un produit miracle (des OGM), deux ans après la faune s'y est adapté et il faut un nouveau produit miracle ou des solutions palliatives (engrais…). Un cercle vicieux qui augmentent les coûts de production sans augmenter radicalement la rentabilité de la parcelle. Le cercle se retrouve borné par l'endettement et la fluctuation du marché de l'agriculture. Pour s'en sortir, il faut acheter le nouveau produit miracle de la firme qui vient de sortir…
à Sylap
De adrak
15H17 | 30/07/2008 |
Peut-être que les rendements indiens ne sont pas compétitifs, mais le problème de fond c'est quand même que les Indiens ont fait le choix d'une agriculture industrielle, largement tributaire de l'industrie chimique et des semenciers : engrais, pesticides, VHR (Variétés à Hauts Rendements), OGM…
Dans le cas des VHR et des OGM, les produits de la récolte ne peuvent alors être replantés, le fermier doit racheter chaque année les semences. Ces semences sont plus fragiles et plus consammtrices d'eau : la dépendance envers les semenciers et les chimistes n'est donc pas une simple question de marketing, mais un véritable cercle vicieux qui conduit à la spirale de l'endettement.
Le choix a été de sacrifier les populations rurales pour nourrir la main d'oeuvre des villes indiennes, employée dans l'industrie.
Les agriculteurs se sont adaptés à cet objectif de nourrir les villes, conduisant à des productions standardisées, peu diversifiées et pas forcément adaptées aux conditions naturelles locales.
Le choix industriel de l'Inde, encouragé par Nehru lors de l'Indépendance, était pourtant redouté et décrié par Gandhi. Celui-ci, à la fois pour des raisons morales et pragmatiques (la pauvreté et le manque de dignité de millions d'Indiens) prônait de développer l'Inde non sur des bases pseudo-modernistes, mais sur son identité profonde : respect de la nature, mode de vie sobre et non matérialiste, développement local et équitable… Certaines des thèses gandhiennes semblent plus que jamais d'actualité dans le monde aujourd'hui.
Sur l'Inde rurale, on peut lire les textes de Frédéric Landy ou s'intéresser aux initiatives prometteuses de fermiers, d'ONG locales, de chercheurs… comme le MSSRF (www.mssrf.org) lancé par Swaminathan, père de la première revolution verte, qui prône aujourd'hui une révolution « doublement verte » (« evergreen revolution ») respectueuse de la nature et des besoins des populations rurales. L'Inde en effet a de nombreuses solutions à développer et proposer et ne se contentera pas d'attendre des solutions du monde extérieur.
Sur la crise actuelle de l'agriculture dans le monde, Sciences Humaines a consacré une série d'articles synthétiques et faciles à comprendre : http://www.scienceshumaines.com/le-retour-des-emeutes-de-la-faim_fr_2238… ou http://www.scienceshumaines.com/les-biocarburants-affament-ils-le-monde-….
à AdamPollo
De Pierre Haski
Rue89 | 07H50 | 30/07/2008 |
@AdamPollo : Je vous suggère de consulter le blog Madmundo sur Rue89, qui vous propose une enquête réactualisée de temps en temps sur la question alimentaire. C'est passionnant.
De Yawn
Chomiste | 06H07 | 30/07/2008 |
On peut comprendre la position de l'Inde. Cela dit, il faudra bien que l'Inde arrive à améliorer sa productivité agricole. Mais on en revient à un des problèmes fondamentaux de l'Inde qui est l'insuffisance notoire de ses infrastructures (c'est vrai pour l'agriculture mais pour d'autres secteurs également).
Par ailleurs, j'avoue ne pas comprendre la position de la France qui a une position complètement crispée dès qu'on parle de discuter les avantages ahurissants dont bénéficie son agriculture et qui ne respecte pas la solidarité européenne.
à Yawn
De DBL8
Retraité | 06H54 | 30/07/2008 |
»…j'avoue ne pas comprendre la position de la France… »
La monnaie, la monnaie, tout simplement !
Protection de ses industriels, agriculteurs, producteurs… comme les interlocuteurs.
Les mêmes tractations ont lieu avec l'Amérique du sud, entre autre.
De là à dire que c'est du marchandage de « marchants de tapis »…
à DBL8
De Ellington
15H35 | 31/07/2008 |
Il est intéressant de consulter la liste des plus gros bénéficiaires de subventions agricoles de Bruxelles.
En tête figurent ici comme ailleurs capitaines d'industrie et familles régnantes, mais l'information est sous embargo. Curieux non ?
http://www.gem.sciences-po.fr/content/research_topics/trade/pdf_pac/LeMo…
à Yawn
De pene-r
08H00 | 30/07/2008 |
Cela dit, il faudra bien que l'Inde arrive à améliorer sa productivité agricole
Deux choses, d'abord je ne vois pas comment un agriculteur Indien pourrait se développer quand il est en concurrence avec des produits subventionnés ! ! Le produit importé est vendu moins cher que celui produit par le petit paysan, comment il fait pour se mécaniser en vendant à perte (à cause de nous).
Ensuite pourquoi faut il qu'ils augmentent le rendement ? Ils faudrait qu'ils passent à une agriculture productiviste et ruiner un peu plus l'environnement, nos rendements à nous s'obtiennent par une catastrophe écologique (OGM, pesticides, appauvrissement des sols, destructions d'espèces (abeilles ou autre)). Commençons d'abord par leur laisser la possibilité de se développer, tranquillement et de vivre dignement, ne les mettons pas en situation de concurrence déloyale, si ils étaient dans une économie de marché plus équitable ça serait déjà pas mal (c'est ce qu'ils demandent si j'ai bien compris).
Pour les suicides autant que je me souvienne, l'achat de semences (OGM monsanto si je me souviens bien aussi) est en partie responsable de leur endettement.
ça semble une bonne nouvelle qu'il soit en accord avec la Chine par contre.
à pene-r
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 17H21 | 30/07/2008 |
tu as raison la phrase que tu cites peut se lire autrement
si l'Inde amélliore sa productivite agricole ce sera en se débarassant de ses paysans
direction les bidonvilles
L'Inde conserve un rapport tres fort aveec la nature et l'agriculture. La productivite agricole (comprendre l'industrialisation) est contraire a sa vision
peut etre un peu passeiste
mais pas forcement mauvaise
la France aussi a un rapport passionnel avec son agriculture.
On se plaint des subventions accorddées au paysans mais nous serions les premiers à nous plaindre d'une « productivité agricole » sans paysans.
et je signale que tous les pays qui se sont développés l'on fait een commençant par obtenir la suffisance alimentaire
à jyeden
De Jean-François@Carenton
19H01 | 30/07/2008 |
Évidemment que la France a les tripes rurales. Le problème, c'est que les subventions vont vers les gros céréaliers de la Beauce, de l'Aisne (200 à 400 hectares, ça met à l'abri du besoin), et de la Limagne, qui n'en n'ont vraiment pas besoin, vu la hausse du prix des céréales. OK je vois ça de loin, mais merci de me dire si je me suis gourré.
JFT_Charenton
à jyeden
De Ellington
15H37 | 31/07/2008 |
Le problème est que si les producteurs actuels, avec leurs méthodes, n'arrivent pas à nourrir l'ensemble de la population, il y a un soucis majeur non ?
De thejoker
citoyen | 07H17 | 30/07/2008 |
je suis surpris pas le ton de votre article qui sous entend que la globalisation (mecaniste) de l'economie ne s'occuppe pas de la vie ou la mort des gens :
« Si l'Inde venait à favoriser les importations et abaisser ses barrières douanières sur les produits agricoles, il y a fort à parier que la vaste majorité de ses agriculteurs verrait ses revenus chuter. »
il ne s'agit pas de baisse de revenus comme celle à souhaiter des patrons du cac 40 mais de SURVIE !
pourriez vous etre objectif et poser l'alternative
economie financiere / economie physique (celle de list hamilton leibniz) ?
De Pharisien
Pas bien situé | 07H47 | 30/07/2008 |
Les Indiens feraient mieux de déveloper une agriculture efficace pluôt que de maintenir leurs ruraux au niveau où étaient ceux d'Europe il y a 200 ans. L'argent ne leur manque pas tant que ça, vous n'avez pas entendu parler d'un certain Mittal ?
à Pharisien
De Agatigha quien vive no sur da frança
08H43 | 30/07/2008 |
heu depuis quand un mec riche partage avec la plèbe ? ? ? pas plus en Inde qu'ailleurs.
Demander à un pays de sauter 200 ans comme ça d'un claquement de doigt est un peu utopiste. Ce n'est pas parce que c'est différent et plus « productif » ailleurs que c'est mieux.
Je suis bien contente que des pays se rassemblent et fassent bloc contre ce foutu OMC qui a été mis en place par les pays occidentaux pour avoir un marché énorme pour les produits subventionnés.
Vendre sur les marchés indiens/africains/Asiatiques ou d'Amérique Latine des denrées agricoles à un prix moindre que ceux qui sont produit localement, c'est franchement monstrueux.
C'est avec l'argent des subventions de la PAC (donc nos sous) et des US que ces produits sont vendus moins chers (malgré le coût du transport ! ! ! ) que ceux produits localement par un petit producteur qui a planté dans son petit terrain de quoi acheter le minimum vital et les fournitures scolaires de ses gosses.
Pour que nos agriculteurs se goinfrent, on affame les petit paysans. C'est beau !
Et soit dit en passant, ce ne sont pas les petits agriculteurs de France qui empochent. Ceux qui produisent sur de petites surface ou les bio par exemple, n'ont pas de subventions. Trop petits.
Ceux qui empochent, ce sont ceux qui ont des centaines d'hectares de terre et produisent beaucoup, trop pour la consommation européenne. Comme ça ferait effondrer les prix, la production est payée quand même et on peut ensuite la vendre à perte ailleurs. Quand on a détruit une partie de l'agriculture dans un pays en développement, on peut ensuite augmenter un peu les prix, le consommateur n'est pas riche quand même mais il est captif comme il ne trouve plus de produit cultivé localement.
Si ces pays se révoltent, c'est simplement parce qu'ils ont un peu plus d'argent et de pouvoir et peuvent dire non à la domination du nord sur le sud. Avec les délocalisation, ils sont nos petites mains et ont donc maintenant un moyen de pression.
Je trouve cette réaction saine et bonne pour l'avenir. J'espère que commence une nouvelle aire, et que la résistance va continuer.
à Agatigha quien vive no sur da frança
De Bison
des prairies ... | 10H05 | 30/07/2008 |
Bon commentaire…
« Vendre sur les marchés indiens/africains/Asiatiques ou d'Amérique Latine des denrées agricoles à un prix moindre que ceux qui sont produit localement, c'est franchement monstrueux »
- en effet, ça s'appelle du dumping est c'est illégal selon l'OMC sur un ensemble de produits … sauf, entre autres, les denrées alimentaires. L'OMC voudrait bien le rendre illégal sur les marchés agricoles également ; mais la France s'y oppose… et quand j'entends Barnier dire qu'il voudrait des concessions des pays émergents (… c'est un peu bizarre non ? )
Bref, de mon point de vue je vois plutôt l'OMC comme faisant partie de la solution… Je pense plutôt que le problème vient plutôt de la PAC, du Farm Bill, du Canadian Wheat Board, etc…
à Bison
De tooms4444
p'tit con | 13H28 | 30/07/2008 |
Pas seulement : les services et le droit du travail sont aussi dans la ligne de mire de l'OMC ; cf. la(les) fameuse(s) directive(s) Bolkenstein qui sont la transcription de cette volonté…
à Agatigha quien vive no sur da frança
De jpp64
21H42 | 30/07/2008 |
Tout à fait d'accord avec vous.
J'espère aussi que ces pays vont tenir bon.
Chez nous la concentration des terres continue et s'amplifie sous la pression de toute la filière agricole. On ne parle plus de ferme mais de structure.
Je pense que c'est une débilité car je me demande bien qui pourra s'installer sur des fermes de 200,300 ou 500 hectares d'ici quelques années. Les terres vont finir dans les mains de l'industrie agro-alimentaire, et les agriculteurs seront ces salarié. BRAVO.
à Pharisien
De jma14
08H50 | 01/08/2008 |
Elle est génial votre idée. Dans le même style : ALACATEL ne va pas très bien on va prendre un peu d'argent à la SNCF (qui en a), à TOTAL (qui en a beaucoup, beaucoup, beaucoup). Vive le monde des bisounours.
à Pharisien
De Humain
00H49 | 02/08/2008 |
Vous lisez trop les Echos !
De daniel
08H23 | 30/07/2008 |
Les Indiens ont raison.
Attendre le taux de 40% avant de relever les taxes est suicidaire dans un pays où la population est essentiellement rurale.
à daniel
De Jean-François@Carenton
19H33 | 30/07/2008 |
Oui, mais le problème de l'Inde, c'est un problème de priorité. En gros, ce sont les meilleurs informaticiens du monde (l'anglais courant ça aide, merci la colonisation, mais là je m'égare, mais c'est con pour les Chinois), une industrie spatiale au top, etc… Mittal n°1, et TATA qui va faire très très fort dans les années qui viennent. Je parie que dans 5 ans, tous les ateliers de maintenance des long-courriers seront là-bas : « Blagnac, beware ! ». Pour ne pas parler de nos bureaux d'études. Internet, c'est pas fait pour les chiens, et une console CATIA à Ahmedabad (ortograf ? ), c'est que dalle. Autant en prendre 100 et laisser tomber ALTRAN.
200 millions de cadres occidentalisés qui poussent sur le marché intérieur, ça va faire très très mal à très court terme. On n'a rien vu. Ils vont pas se faire chier à nous inonder avec des peluches ou des chaussettes en polyester : ils vont carrément nous sortir les Airbus 4xx. Le problème, c'est la misère des ruraux. Qui voudra financer le remembrement, les infrastructures, etc… Très très gros problème à l'horizon.
JFT_Charenton
De Martin D
08H30 | 30/07/2008 |
l'Inde a plusieurs pb qu'elle doit résoudre :
- une agriculture dependante du climat (mousson)
- mecanisation pauvre
- subvention pauvres
- culture ogm donc dependance totale envers monsanto
cependant les pays du sud (= pauvres) revendiquent le droit de se protéger contre les produits hyper subventionné des pays du nord (usa + europe).
ainsi, le mais us est moins cher que le mais mexicain ou que la banane guadeloupenne est mons chere que la banane camerounaise……
De richelieu94
08H37 | 30/07/2008 |
l'insoluble question de la relation Inde-développement-agriculture… Coment un pays peut il accepter des résolautions internationales qui aurait des conséquences terribles ? D'autant plus que l'Inde souffre de problèmes struicturels qu'elle ne peut que difficilement régler (poids des grands propriétaires, part de la petite paysannerie, développemnt du salariat agricole, différenciel de dévelopement important entre les espaces agricoles, perte de terres arables, etc).
Mais la marche récente de l'Inde vers une agriculture (plus) moderne et forte est passée par le développement du crédit (au profit des grands groupes d'assurance comme Reliance) et la création de grandes infrastructures hydrauliques soutenant les produits comme la canne. Mais aussi par un système de régulation interne ( http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2004/landy/article.htm)
ou des innovations intéressantes (http://en.wikipedia.org/wiki/Echoupal)…
Bref des enjeux suffisamment importants pour que les indiens prennent la tête de la fronde et finalement disent aux maitres du monde : « allez vous faire… ».
à richelieu94
De tooms4444
p'tit con | 13H26 | 30/07/2008 |
Bonjour,
Vous vous demandez « Coment un pays peut-il accepter des résolutions internationales qui auraient des conséquences terribles ? » ; lisez « L'AGCS : Quand les Etats abdiquent face aux multinationales » de Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatides (6 Euros), tout y est expliqué par le menu. Y compris les méthodes de « négociation » dans le « bureau vert » de Pascal Lamy… un socialiste français !
à tooms4444
De richelieu94
13H45 | 30/07/2008 |
merci de cette référence, j'en prendrai connaissance avec le plus grand intérêt. j'imagine assez bien le contenu de l'ouvrage ( et merde ! ! ! Lamy est socialiste, comme strauss khan = drole de gauche). La « chance » est peut être qu'elle a ses propres multinationales qui rêvent de plier d'autres pays… Moi tata ou danone, ce que j'en pense… Mais bon j'aimerai que le vent tourne, que l'oppression économique change vraiment de coté, je pense que l'on y réfléchirait à deux fois avant de mettre en place ces systèmes de m…(alimentés par nos modes de vie)