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Fruits et légumes : les paysans déballent, le public s'emballe
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 21/08/2008 | 19H40
Ils ont roulé toute la nuit pour être à Paris au petit matin. Une vingtaine de paysans du Lot-et-Garonne, membres du syndicat Modef, proche du parti communiste, ont pris d'assaut la place de la Bastille pour une vente-manifestation.
Objectif : protester contre les marges abusives de la grande distribution, qui ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production, tout en proposant un prix élevé pour le consommateur. Raymond Girardi, président du Modef départemental, martèle :
« Si la grande distribution vendait à ce prix-là, le consommateur trouverait des fruits et légumes frais moins chers qu'actuellement et nous on serait rémunérés suffisamment pour couvrir nos coûts. »
Une longue file d'attente sur le trottoir, dès 6 heures du matin
Au surlendemain de la publication par Familles rurales d'une étude révélant que les prix des fruits ont crû de 15.1% sur un an et ceux des légumes de 10.4%, l'opération, médiatisée, connaît un vif succès.
Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du Parti communiste, fraîchement descendue d'un avion en provenance de Pékin, est elle-même venue soutenir les paysans et épingler la politique du gouvernement dont « toutes les réformes vont à l'encontre du pouvoir d'achat », selon elle. (Voir la vidéo.)
Dès 6 heures du matin, une longue file d'attente s'est formée sur le trottoir : retraités, « consommacteurs », militants… Armés de cabas à roulettes, des centaines de clients ont fait en moyenne une heure trente de queue.
Ceux qui étaient déjà venus l'an dernier connaissaient la marche à suivre : se procurer une « feuille de commande », cocher en face des produits et de leurs prix les quantités désirées, puis prendre sa place dans la file, avant de se faire servir… dans une certaine confusion.
L'heure tournant, les déceptions s'accumulent face à la pénurie : « On a attendu pour des prunes », lance un client venu acheter du raisin ou des melons. (Voir la vidéo.)
Les 60 tonnes de marchandises sont écoulées avant midi. A raison de mille euros la tonne, la vente directe aura permis de mettre un peu d'argent frais dans la poche des producteurs (60 000 euros de chiffre d'affaires). Pour une fois, ils ont en effet gardé la marge des centrales d'achat de la grande distribution.
Aux clients curieux, les producteurs détaillent le contenu du prix final. Claude Griso, cultivateur à Sainte-Marthe, près de Marmande explique :
« La salade achetée 1 euro environ à Paris me coûte 35 centimes à produire. Malheureusement, la centrale d'achat, auprès de laquelle j'écoule 80% de ma production, me la prend à 22 centimes en moyenne annuelle. Résultat, je vais arrêter la production.“Les grossistes et les supermarchés encaissent près de 80% du prix, et moi je n'ai pas le choix : je vends au prix proposé ou je détruis ma production. C'est tout simplement la loi de l'offre et de la demande : il y a un grand nombre d'agriculteurs et peu de grossistes.”
Nouveaux venus : les melons marocains et les pommes de terre polonaises
Solidor, le grossiste avec qui traite Claude Griso, donne une autre version de leur relation commerciale. Philippe Cordazzo directeur du site de Marmande, déclare au téléphone à Rue89 :
“Nous sommes tributaires du marché dont le cours est national et lisible chaque jour au Service des nouvelles des marchés. S'il y a une baisse de la consommation, le cours baisse, on n'y peut rien. Mais tant qu'on a de la production française on n'ira pas acheter de la salade belge, notre priorité c'est les producteurs français.”
Pourtant, les producteurs du Sud-Ouest s'inquiètent de la concurrence grandissante des voisins européens, Hollande, Belgique, Espagne, mais aussi des nouveaux venus comme la Pologne pour les pommes de terre, ou le Maroc pour les melons. Gilbert Dufour, producteur de pommes de terres, ne parvient pas à vivre de son exploitation. (Voir la vidéo.)
Interrogés sur les effets attendus de la loi Sarkozy de modernisation de l'économie votée le mois dernier et qui prévoit une plus grande liberté d'implantation pour les supermarchés de moins de 1 000 m2 (afin d'encourager la concurrence et donc la baisse des prix, selon la ministre de l'Economie, Christine Lagarde), les paysans n'ont que peu d'espoir. “Ça va renforcer la force des centrales d'achat, et donc ne changera rien pour nous, au contraire”, estime Raymond Girardi.
Un pessimisme que partage le député UMP Michel Raison, spécialiste du sujet, interrogé par Rue89 en juin.
Vidéo : Zineb Dryef
► Lire aussi : Michel Raison (UMP) : “La loi ne fera pas baisser les prix”
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De groscontre64
20H00 | 21/08/2008 |
il faut s'approvisionner au marché ou être adhérent d'une AMAP. Celà permet de satisfaire 2 critères essentiels : 1) écologie, puisque la vente de proximité nécessite peu de transport donc moins d'énergie et de pollution ; 2) ethique, puisque l'argent va directement au producteur. Si en plus la production est bio (3ème critère), c'est tout bon (c'est souvent le cas dans les AMAP.
J'oubliais : moins d'emballages aussi.
à groscontre64
De jpp64
21H13 | 21/08/2008 |
Tout à fait d'accord avec vous et cela rentre dans une logique de relocalisation à laquelle on ne pourra échapper d'ici peu n'en déplaise à tout les faiseurs de frics et autres barons locaux des CCI.
Précisons aussi que les AMAP rencontrent un grand succés sur tout le territoire.
à groscontre64
De mass0
athée et citoyen du monde | 17H28 | 22/08/2008 |
On ne peut qu'être d'accord avec vous, arrêtons de manger des produits hors saison, arrêtons de nourrir la grand distribution. Il est aussi rentable de faire marcher le petit paysan du coin, et en plus cela met de la variété dans les plats à réaliser.
à groscontre64
De orties
18H18 | 22/08/2008 |
Vous avez raison, mais malheureusement, ce n'est pas facile si on habite près de Paris.
De all
20H01 | 21/08/2008 |
L'heure tournant, les déceptions s'accumulent face à la pénurie : « On a attendu pour des prunes »
C'est le problème de la vente directe : le consommateur va vers le produit et non l'inverse, avec un risque de pénurie. Trouver du frais en hypermarché près de chez vous, à quelqu'heure de la journée, a un prix. Expéditeurs, grossistes, transporteurs, centrales d'achats et détaillants sont là pour lisser l'offre.
à all
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 00H50 | 22/08/2008 |
Je crois qu'il y a aussi un travail à faire, par exemple par l'Education Nationale, c'est d'apprendre aux gens à ne manger que des fruits et légumes de saison. Ca évitera d'importer de l'autre bout de la planète des denrées alimentaires.
Et puis, ça permettra peut-être le retour de certains fruits et légumes plus « rustiques » qu'on ne consomme plus parce que finalement on peut avoir le même produit standardisé tout au long de l'année. Or une plus grande diversité de cultures permet une préservation de la diversité de la nature.
Mais bon, depuis la naissance des supermarchés, on a « éduqué » le consommateur en lui faisant croire que comme le monde est mondial, on peut tout exiger et tout le temps. On commence juste à découvrir le prix qu'il faut payer pour cela…
Petit exemple concret : au Japon où je vis, la capacité d'auto-suffisance alimentaire n'est plus que de 35-40%, d'où des importations massives notamment en provenance de la Chine, avec tous les problèmes que les médias ont rapporté. Du coup, le gouvernement japonais commence à réfléchir à une méthode pour inciter les jeunes japonais à s'établir comme agriculteurs pour augmenter cette part d'auto-suffisance.
à Xa_chan
De Neris
Précaire | 13H51 | 22/08/2008 |
L'Education Nationale ? ?
Qu'elle commence par offrir des cantines digne de ce nom et à bannir les distributeurs à gourmandise ! ! !
Parce que la malbouffe, elle est aussi passé par là, désolée.
De Charles Bukowski
20H29 | 21/08/2008 |
Vive le Modef ! A ne pas confondre avec son opposé, celui qui veut que le CONsommateur casque pour qu'une caste de privilégiés oisifs se paie des vacances d'une semaine au prix de siècles de SMIC sur le dos des CONSsommateurs. Vous savez, les salariés qui produisent à bas prix les merdes qu'ils doivent acheter ensuite à des tarifs que même le pire des escrocs n'oserait pas appliquer. Ceux à qui on dit que l'autogestion c'est mal et qu'il faut débourser un maximum pour bouffer des produits de merde.
Avec cette action du Modef, on passe du producteur au citoyen qui achète les produits pour se nourrir. Et on dégage le maquereau oisif qui ne sert à rien.
Moins trivialement, je pense qu'il s'agit d'une action qui parle mille fois plus que le discours opportuniste d'un bourgeois du PS en pleine ascension carrièriste.
Une action politique digne de ce nom.
à Charles Bukowski
De Emmanuel M
Commentateur | 20H38 | 21/08/2008 |
C'est vrai que Modef, ca sonne plus organisation patronale que émanation du PC
Mais pour une fois que le PC fait une action concrète pour améliorer la vie de tous, applaudissons
à Emmanuel M
De Strelok
Humain | 17H05 | 22/08/2008 |
Pour une fois que les agriculteurs font une action qui est agréable pour les consommatures, au lieu de betement déverser des produits devant la préfecture, ou bloquer des routes, ou autres bêtises, c'est plutôt bien.
De Stefi
terrienne | 20H34 | 21/08/2008 |
Pour contrer les hypermarchés, il y a toujours la solution d'aller faire son marché, afin de rencontrer les producteurs directement.
Je sais, on va me répondre que ça prend du temps, etc… mais comment faisait-on avant ?
ah c'est vrai j'oubliais, il n'y avait pas la télévision…
Si on veut vraiment acheter de bons légumes à un prix raisonnable, cela a un coût, c'est le temps !
Pour ma part, je me fais également livrer un panier de légumes bio, une fois par semaine, par une association qui emploie des gens en réinsertion.D'autre part ça permet d'acheter des produits locaux.
Il y en a sûrement un près de chez vous, renseignez-vous !
à Stefi
De Charles Bukowski
20H54 | 21/08/2008 |
Stefi, avant – faudrait-il encore définir ce qu'était avant, il y a 10, 20, 30 ans ? Plus ? – on avait encore le choix.
Actuellement, on a rarement le temps et encore moins le choix. Sauf si on touche un salaire correct sans trop en faire. Et c'est plutôt rare à l'heure actuelle, excepté pour une minorité.
De plus, les produits « bios » sont plus chers. Ils sont destinés d'ailleurs à cette même clientèle qui touche de l'argent sans trop se fatiguer.
Allez dire à une personne qui bosse sur un chantier ou bien dans le tertiaire abrutissant, téléphone soudé au crâne, à répondre à des questions débiles de clients encore plus débiles – à savoir une activité éreintante pour un salaire de merde – d'aller s'offrir des produits bios.
Elle va vous maudire. Parce qu'elle aimerait bien elle aussi avoir le temps et l'argent suffisants pour s'offrir son petit panier de légumes en lisant Télérama.
Vous n'êtes certainement pas responsable de la réalité, mais vous semblez en être bien protégé.
à Charles Bukowski
De Papa Vincent
Citoyen | 21H17 | 21/08/2008 |
Je ne comprend pas bien où vous voulez en venir avec votre commentaire. Vous voulez donc plus de pesticides dans les aliments, plus d'emplois aliénants, et moins d'enseignants trop payés à rien foutre c'est ça ?
C'est en tout cas ce qui ressort de votre réflexion.
à Papa Vincent
De Charles Bukowski
21H46 | 21/08/2008 |
Non, je veux plein d'enseignants qui vont apprendre à nos enfants à développer un esprit critique par le savoir.
Plus d'instits, plus de profs ! Plus de livres et de culture, plus d'espoir en l'humanité.
Mais par pitié, il y a des réalités que des charognards prônant l'obscurantisme nous imposent comme des fatalités. Dire qu'il est facile de se payer son petit panier bio quand on veut c'est omettre le fait qu'il y ait des personnes qui vivent un boulot abrutissant sous-payé leur prenant tout leur temps et ne leur offrant que le choix de survivre. Des profs comme ça, qu'ils soient précepteurs pour rentiers…
Il y a des médecins qui ont fait le serment d'Hypocrate et qui le respecte comme il y a des profs qui pensent qu'éduquer ne s'arrête pas à la lecture des classiques.
à Charles Bukowski
De brigadoon
ouf!!! | 10H09 | 22/08/2008 |
Vu les réformes en cours et la mollesse de réactions des partis et des syndicats ou des syndiqués on en prend pas le chemin d'avoir plus de profs et une meilleure éducation ! ! ! !
Quand aux gamins, la grande majorité rêve de ressembler à Zidane ou de passer à la Star « Ac et ils ne veulent certainement pas manger mieux, ce sont des bons gros consommateurs de Mac Do et de merguez…
Résultat des courses ?
Une vraie bonne société à deux vitesses :
- des super profs pour le haut du gratin et des jeunes profs inexpérimentés et en situation de précarité pour les patates,
- de la bonne bouffe et des lignes de rêve pour ceux qui peuvent payer et des erzatz de nourriture et l'obésité pour les autres,
- la fatigue mentale et physique pour cause de malnutrition chez les uns et la superpêche et la créativité du fils de cadre sup pour les autres…
et on peut continuer comme cela dans les comparaisons tant en matière de santé, d'éducation, de bien être, etc.
Alors oui d'accord plus de profs mais ce qui me chagrine à notre époque c'est que les profs eux-mêmes sont démissionnaires et ce sont les lycéens et les étudiants qui donnent le La dans les mouvments sociaux sans toujours être suivis par leurs ainés. Il faut croire qu'un seul jour de grève pèse plus aujourd'hui sur les budget des profs que leurs convictions et l'éducation de leurs enfants… Hé oui les profs sont pauvres et ne peuvent se permettre de perdre une journée d etravail, l'attitude serait davantage de l'ordre “Après tout si tout le monde s'en fout pourquoi moi j'irais au cass pipe et je perdrais une journée de fric ? ”
Pessimisme, individualisme des socétés modernes ; etc…
Donc plus de profs oui mais quand ? Encore quelques émeutes et peut être on y arrivera…
En tout cas cet article succint sur les prix des produits agricole lance bien le débat : prix, marché, consommation, consommateur, éducation, agriculture, etc.
à Charles Bukowski
De Stefi
terrienne | 21H35 | 21/08/2008 |
Sans parler de bio forcément on peut simplement prendre le temps le samedi matin par exemple pour des fruits et légumes bio ou pas.
Je voulais aussi soulever le problème de la télévision : souvent l'argument des gens c'est le temps, or ils passent du temps devant la télévision : temps de perdu, et visionnage de pubs qui incitent à consommer : je pense que là est le noeud du problème.
Pas de télévision, pas de besoin de trucs inutiles !
Allez voir les caddies qui sortent des supermarchés : par exemple une salade de carottes rapées toute faite est plus chère que des carottes qu'on fait soi-même.
C'est donc une question d'éducation, malheureusement il y a des gens qui n'ont pas eu la chance d'avoir une bonne éducation concernant la nourriture.
Je vous conseille aussi l'émission de Jean-Pierre Coffe le samedi 13h sur France Inter, qui est intéressante : « ça ne se bouffe pas, ça se mange »,où des producteurs, des consommateurs sont invités.
Et je ne lis pas Télérama, mais Rue89 !
à Stefi
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 07H51 | 22/08/2008 |
Moi je trouve très bien que les agriculteurs eux memes vendent leurs produits. C'est en effet moins cher et meilleurs. Donc pourquoi ne font ils pas tout le temps ça ? Peut etre que les grandes distributions comprendront le message et que finalement elles finiront pas faire un effort. C'est comme le problème de l'essence. Tout le monde disait que les gens n'ont pas le choix d'aller prendre de l'essence donc ça peut pas baisser. Moralité, l'essence ayant été tellement chere, les gens se sont organisés autrement, les stations d'essence se sont pris 10 % de baisse dans la tete, elles ne s'y attendaient pas, qu'ont elles fait ? Elles ont baissés leur prix. Quand on veut on peut ! ! ! ! ! ! ! !
à Stefi
De Neris
Précaire | 11H42 | 22/08/2008 |
Si c'était aussi simple qu'une simple question d'éducation !
J'ai eu une bonne éducation. Je faisais les marchés avec ma maman quand j'étais enfant, j'ai continué adulte, jusqu'à ce que… je trouve la même merde (pardonnez le mot grossier) au marché qu'au supermarché du coin !
Le maraîcher s'était transformé en acheteur du grossiste.
Education, certes, mais quand on vous retire les épiceries, les poissonneries, les bouchers, le marché pour les remplacer par des banques, caisse d'Epargne ou supermarché…
Le temps, bien sûr, sans voiture, traverser la ville de part en part, en bus, avec son caddie à roulette pour trouver la bonne boutique, le bon étal.
Y'a plus rien dans le quartier, y'a plus rien non plus dans le quartier où je travaille.
Ici, on concentre, en dehors de la ville, les zones commerciales style Leclerc ou Auchan, et dans la ville, le champ de foire avec son gigantesque marché à tout, où finalement vous ne trouvez rien à moins d'y passer la journée complète.
Alors, on se refile les bonnes adresses, et on marche des kilomètres ! ! tout ça, pour pouvoir manger un peu correctement.
Le temps est effecivement le noeud du problème.
Mais est-ce vraiment la faute du consommateur ?
à Charles Bukowski
De Gina Grimont
01H43 | 22/08/2008 |
@Charles Bukowski
Non, les légumes et fruits bio achetés à une AMAP ne sont pas plus chers. Ce sont les autres produits bio en boutique ( pates, café, beurre ect…) qui sont chers.
Même pour quelqu'un qui a un travail dur, des boutiques bio servent d'intermédiaires aux AMAP. Ça prend moins de temps d'aller chercher son panier une fois par semaine que d'aller faire les courses à Auchan le samedi aprés- midi. Je pense que c'est juste une question de culture alimentaire, que pour beaucoup manger sain ne leur parait pas vital, que la notion de bio leur parait même ridicule, voire éffèminé pour les gros durs des chantiers. Pour les gens qui ont un travail abrutissant, souvent la compensation est dans la bouffe : sucres, graisses, grosses quantités.
Et ce n'est pas être bobo que de manger bio. Je le fais et mon compte en banque n'est pas, loin de là, celui d'une bobo ( cf les crises de nerfs de mon banquier) ! Mais je n'ai pas de télé, pas de voiture mais un super vélo !
à Charles Bukowski
De bilqis
pr vivre heureux vivons caché | 08H24 | 22/08/2008 |
Je crois, cher Charles, que vous n'êtes pas rentrés dans un magasin Bio depuis un certain temps.
les prix ont bcp baissé.
Quant au type de clientèle, vous êtes dans le cliché le plus éculé qui soit.
Chômeuse fin 2007 jusqu'à il y a peu, je faisais quand même mes courses en magasin Bio.
bien sûr, on achète moins, mais mieux.
Au lieu de se précipiter sur les promos de supermarché du genre 2 paquets achetés le 3è gratuit, dont on va jeter un bonne partie, je n'achète que le strict nécessaire… et ne jette plus.
je me demande si vous, vous vivez dans la réalité.
le magasin bio est souvent près de chez soi et on a pas besoin de faire des km pour aller dans une zone commerciale où toutes les tentations sont présentes ;
En bref, il faut un petit peu de volonté et de prise d'initiative, mais ca, dans notre monde d'assistés perpétuel, c'est bien entendu trop de demander.
à Charles Bukowski
De la rousse de poche
08H30 | 22/08/2008 |
Faux ! La plupart des gens se sont habitués à l'insipide, et ne font même plus la différence entre un bon produit, c'est à dire gouteux et une merde..Je pense à la génération pizza-coca-saladeensachet mais aussi aux séniors qui ont connu la révolution des hypers et qui trouvent (c'est le cas de mon père) qu'un poulet fermier est beaucoup moins tendre qu'un poulet grande surface.
Le temps n'est pas un argument, mon grand père travaillait sur les chantiers , il prenait le temps de cultiver ses légumes dans son jardin ouvrier, d'élever quelques poules et quelques lapins, de faire son marché le dimanche matin (il ne lisait pas Télérama).
J'informais un gars qui cherchait les salades au rayon fruits et légumes du Monoprix l'autre samedi alors qu'en traversant la rue, sur le marché, un producteur vendait de magnifiques salades à 0,80cts.
« J'ai pas le temps m'a dit le gars »..
à Stefi
De jeffouletofou
cddiste | 20H56 | 21/08/2008 |
faire son marche ou sa ? ? direct chez le producteur ? ? ? ou sur le marche du mercredi matin place de leglise ? ? si vous parlez du deuxieme cas, faut pas rever, on trouve plus de merde sur les marches qu'en GD mais sa tout le monde pense le contraire laissez moi rire ….
en GD on ne trompe pas le client sur la marchandise car on est archi controle et sa peu couter tres cher alors que sur les marches, les provenances peuvent etre facilement falsifie souvenez vous du reportage sur m6 concernant les bon oeufs fermier trouve sur le marche. beaucoup de commercant les vendaient comme de loeuf qui sortait du cul d'un poule eleve dans la campagne ne se nourissant que de zolie ver de terre… il savairai en faite que cetait des oeufs de poules eleve en baterie.
mais sur les marches il y a toujours de beau parleur qui vous refourguent ceux qu'ils veulent.
je lai ete a un moment je sais de quoi je parle : )
à jeffouletofou
De C-dâv
10H15 | 22/08/2008 |
Etudiant j'ai travaillé chez un charcutier au marché de mon bled.
Cet individu ne voulait pas investir dans 1 véhicule réfrigéré,m'engueulait quand je nettoyais les plaque sur lesquelles reposaient les produits,achetait en grande surace andouilles et autres saussices qu'ilprésentait avec 1 parure d'oigons/carottes et vendait comme « fait maison »…
…fourgait des produits avariés en toute connaissance de cause,ne payait pas ses amendes aux services d'hygiène… !
Mais c'était la seule engeance de cet espèce sur ce marché,il ne participait jamais au casse-croute de 10 h organisé par les autres commerçant,pour cause aucun d'entre-eux n'aurait voulu manger ses produits ! ! !
Par contre l'autre charcutier était exemplaire,tout comme les maraîchers.
Depuis j'achéte fruits et légumes de saison chez les maraîchers et me méfie comme la peste des marchands de viande transformée…
à jeffouletofou
De Gina Grimont
14H11 | 22/08/2008 |
@jeffoultofou
Arrêtes les fautes d'orthographe ! Ça fait mal aux yeux ! ! !
à Gina Grimont
De jeffouletofou
cddiste | 15H09 | 22/08/2008 |
et le fond ne te convient pas non plus ? ? ?
jecris vite fait, je relis quand cest trop surligne mais sa s'arrete la.
donc de deux choses lune soit vous vous faites a lidee qu'en me lisant, il y aura des fautes et vous passez outre pour apprendres des choses sur la GD soit vous passez votre chemin.
je necris pas un roman (jen serai parfaitement incapable) ni une lettre de motivation (sa jy arrive et sans fautes mais il me faut du temps).
joubliai vous nen faites pas peut etre vous des fautes ? ? ? relisez vous…..
quand jecris le pseudo de quelqu'un la dessus au moins je ne fais pas de faute car je respecte mon interlocuteur (et pis de toute facon je fais un copier coller le plus souvent pas derreur possible comme sa).
à jeffouletofou
De Gina Grimont
20H11 | 23/08/2008 |
mé, tainerve pa ! sé ke tu fé telemant de fote kon copran rien à se ke tu écri !
De la rousse de poche
14H17 | 22/08/2008 |
Nous avons de la chance d'avoir encore dans certaines régions des mamies en tablier, les ongles noirs de terre qui déballent de leur C15, des vieux cageots en bois et vendent une toute petite production, je peux vous assurer que la forme et le gout des fruits et légumes n'ont rien des calibrés-congelés de la grande distribution.
Quand au prix c'est sensiblement pareil..
La plupart des gens autour de moi sont du même avis mais trouve ça tellement plus pratique de tout acheter au même endroit en voiture (parce que pour aller au marché le samedi matin faut pouvoir se garer en centre ville)..
à la rousse de poche
De jeffouletofou
cddiste | 16H56 | 22/08/2008 |
he he sauf que sauf que les legumes/fruits congeles sont de tres bonne qualite, avec du gout car recolte a maturite et congele rapidement.
alors que pour les produits frais ce nest pas le cas.
meme si je vous laccorde, certains petit producteurs font de tres bon produits.
néanmoins l'argument du congele/pas bon est totalement errone
renseignez vous avant de parler ! ! ! encore un bel ex d'une personne qui ne sait pas de quoi elle parle.
à jeffouletofou
De la rousse de poche
21H51 | 22/08/2008 |
ah oui ! ! vous parlez des légumes congelés en rondelles genre sac de 1KG de chez Picard ! ! avouez que c'est pratique mais ça n'a absolument pas le goût des bons légumes frais, nous n'avons pas certainement pas les mêmes papilles ..
achetez quelques carottes bien tendres, pas trop grosses, coupez les vous même en rondelles (c'est jouable pendant la pub), faites les suer dans un peu d'huile d'olive, arrosez d'un jus de citron, salez, poivrez, faites braiser pendant une demi heure à feu très doux et ajoutez un peu de cumin en fin de cuisson..mmmhhh délicieux avec un blanc de poulet (élevé en plein air) grillé.. coût < 3€ pour un célibataire.. c'est combien déjà le menu chicken de chez macdo ?
à la rousse de poche
De jeffouletofou
cddiste | 22H18 | 22/08/2008 |
desole de vous décevoir mais vous avez tort
quoique vous en pensiez cest un fait egalement.
pour ce qui est de la recette, je pourrai vous en fournir plethore mais on est pas ici pour ça.