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Accidents du travail : l'Assemblée adopte la fiscalisation des indemnités
AFP via LeFigaro.fr13/11/09 | 18h15 -
Grande distribution : prix stables, selon l'Insee
AFP via LeFigaro.fr13/11/09 | 15h29 -
Casino seul actionnaire de Franprix et Leader Price
LesEchos.fr13/11/09 | 11h47 -
Croissance à 0,3% : un « exploit » selon Lagarde
LeMonde.fr13/11/09 | 11h40 -
PSA va supprimer 6 000 postes en France
Reuters via France24.com13/11/09 | 09h58
Fruits et légumes : les paysans déballent, le public s'emballe
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 21/08/2008 | 19H40
Ils ont roulé toute la nuit pour être à Paris au petit matin. Une vingtaine de paysans du Lot-et-Garonne, membres du syndicat Modef, proche du parti communiste, ont pris d'assaut la place de la Bastille pour une vente-manifestation.
Objectif : protester contre les marges abusives de la grande distribution, qui ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production, tout en proposant un prix élevé pour le consommateur. Raymond Girardi, président du Modef départemental, martèle :
« Si la grande distribution vendait à ce prix-là, le consommateur trouverait des fruits et légumes frais moins chers qu'actuellement et nous on serait rémunérés suffisamment pour couvrir nos coûts. »
Une longue file d'attente sur le trottoir, dès 6 heures du matin
Au surlendemain de la publication par Familles rurales d'une étude révélant que les prix des fruits ont crû de 15.1% sur un an et ceux des légumes de 10.4%, l'opération, médiatisée, connaît un vif succès.
Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du Parti communiste, fraîchement descendue d'un avion en provenance de Pékin, est elle-même venue soutenir les paysans et épingler la politique du gouvernement dont « toutes les réformes vont à l'encontre du pouvoir d'achat », selon elle. (Voir la vidéo.)
Dès 6 heures du matin, une longue file d'attente s'est formée sur le trottoir : retraités, « consommacteurs », militants… Armés de cabas à roulettes, des centaines de clients ont fait en moyenne une heure trente de queue.
Ceux qui étaient déjà venus l'an dernier connaissaient la marche à suivre : se procurer une « feuille de commande », cocher en face des produits et de leurs prix les quantités désirées, puis prendre sa place dans la file, avant de se faire servir… dans une certaine confusion.
L'heure tournant, les déceptions s'accumulent face à la pénurie : « On a attendu pour des prunes », lance un client venu acheter du raisin ou des melons. (Voir la vidéo.)
Les 60 tonnes de marchandises sont écoulées avant midi. A raison de mille euros la tonne, la vente directe aura permis de mettre un peu d'argent frais dans la poche des producteurs (60 000 euros de chiffre d'affaires). Pour une fois, ils ont en effet gardé la marge des centrales d'achat de la grande distribution.
Aux clients curieux, les producteurs détaillent le contenu du prix final. Claude Griso, cultivateur à Sainte-Marthe, près de Marmande explique :
« La salade achetée 1 euro environ à Paris me coûte 35 centimes à produire. Malheureusement, la centrale d'achat, auprès de laquelle j'écoule 80% de ma production, me la prend à 22 centimes en moyenne annuelle. Résultat, je vais arrêter la production.“Les grossistes et les supermarchés encaissent près de 80% du prix, et moi je n'ai pas le choix : je vends au prix proposé ou je détruis ma production. C'est tout simplement la loi de l'offre et de la demande : il y a un grand nombre d'agriculteurs et peu de grossistes.”
Nouveaux venus : les melons marocains et les pommes de terre polonaises
Solidor, le grossiste avec qui traite Claude Griso, donne une autre version de leur relation commerciale. Philippe Cordazzo directeur du site de Marmande, déclare au téléphone à Rue89 :
“Nous sommes tributaires du marché dont le cours est national et lisible chaque jour au Service des nouvelles des marchés. S'il y a une baisse de la consommation, le cours baisse, on n'y peut rien. Mais tant qu'on a de la production française on n'ira pas acheter de la salade belge, notre priorité c'est les producteurs français.”
Pourtant, les producteurs du Sud-Ouest s'inquiètent de la concurrence grandissante des voisins européens, Hollande, Belgique, Espagne, mais aussi des nouveaux venus comme la Pologne pour les pommes de terre, ou le Maroc pour les melons. Gilbert Dufour, producteur de pommes de terres, ne parvient pas à vivre de son exploitation. (Voir la vidéo.)
Interrogés sur les effets attendus de la loi Sarkozy de modernisation de l'économie votée le mois dernier et qui prévoit une plus grande liberté d'implantation pour les supermarchés de moins de 1 000 m2 (afin d'encourager la concurrence et donc la baisse des prix, selon la ministre de l'Economie, Christine Lagarde), les paysans n'ont que peu d'espoir. “Ça va renforcer la force des centrales d'achat, et donc ne changera rien pour nous, au contraire”, estime Raymond Girardi.
Un pessimisme que partage le député UMP Michel Raison, spécialiste du sujet, interrogé par Rue89 en juin.
Vidéo : Zineb Dryef
► Lire aussi : Michel Raison (UMP) : “La loi ne fera pas baisser les prix”
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à jpp64
De Pierrrrre
10H16 | 22/08/2008 |
»…. dites-nous quel lobby vous anime, la discution sera plus franche…. »
► la CIA, ils me versent 10000 dollards par mois sur un compte au Lichtenstein ; mais c'est secret.
---------------
»…N'ayez craintes le communisme que vous dénoncez est mort…. »
► et généré avant sa mort des millions de victimes…
le problème, ce n'est plus la maladie, c'est la persistance des virus…
à Pierrrrre
De jpp64
11H34 | 22/08/2008 |
Je suppose que vous proposez d'éradiquer définitivement le virus.
Ils sont trop pénibles ces empecheurs de faire des profits à tout va.
Bien sûr que le communisme a fait plus de mort que Hitler, mais là vous utilisez l'histoire pour agiter de vielles rancunes alors qu'on est censé parler de grande distribution.
Je veux bien que l'on sorte les références historiques à tout va mais il y a des limites.
à jpp64
De jeffouletofou
cddiste | 11H51 | 22/08/2008 |
« Même le consommateurs n'y retrouvent plus son compte. »
je suis quasiment sur que vous etes parmis ces connards de clients qui gueulent des qu'ils sont oblige dattendre 5 min en caisse.
moi sa me gonfle lattente en caisse mais je ne rale pas apres la caissiere car je connais leur boulot.
en meme temps vous en connaissez beaucoup des caissieres souriante et agreable ? ? ?
moi mis à part les ptites etudiantes bien souvent tres souriante, jen vois rarement.
et ne vous inquietez pas, les caisses auto ne sont que le debut, il y a deja les bipbip pour que le clients se scanne tout seul ces produits lorsqu'il fait ces courses.
et encore mieux, le jours ou le systeme coutera moins cher, tout les produits dans leur emballage contiendront « une puce » qui lorsque le client passera en caisse fera le total sans que le client n'est à sortir un produit de son chariot formidable non ? ? ?
gain de temps pour le client et cest ce qu'il souhaite.
ne pas passer 2 plombes pour faire ces courses.
cest le resultats de beaucoup d'etudes.
pas qu'une question de gain dargent.
quand a pierre il ne dit pas que des conneries notamment quand il parle de la rentabilite …. mais vous preferez vous voilez la face plutot que d'ouvrir les yeux. pour la suite de ces commentaires la par contre je ne suis pas daccord lol
à jeffouletofou
De jpp64
13H14 | 22/08/2008 |
Merci pour les amabilités par procuration, vous aussi vous faites dans les propos mésurés.
Figurez-vous que j'en connais des caissières, que j'en fréquente et que j'en compte deux parmi mes proches.
Et elles ne sont pas si malheureuses que ça à leur poste (à plein temps). En plus aprés les caisses elles ne vont pas savoir ou elles vont pouvoir se caser. Vous savez il existe des gens modestes et réalistes qui savent se contenter de ce qu'ils ont.
Peut-être qu'on va pouvoir recycler les caissières en puce avec vos système futuristes que je connais mieux que vous le croyez.
Je peux vous affirmer que je ne suis pas du genre à gueuler quand il faut attendre 5 minutes et au contraire quand on peut faire un brin de causette on ne se gène pas, cela est une question de mentalité voire d'éducation …
à jpp64
De jeffouletofou
cddiste | 13H51 | 22/08/2008 |
ha vous les connaissez mieux que moi tant mieux pour vous, vous etes commercial dans cette branche huhu…..
pour les amabilites par procuration, parfois jaime bien dire des trucs comme ça sans connaitre les gens.
certains se reconnaitront et changeront peut etre leur facon dagir.
ces meme personnes qui ralent parce qu'ils attendent trop en caisse et que jentend dire quand on leur propose de passer par les caisses automatique
« ah non on va finir par virer toutes les caissieres si sa continue »
il y aura toujours besoin de caissiere pour la simple et bonne raison qu'il faut une personne pour gerer ces caisses auto (une pour quatre caisses en general)
et bien souvent, ces caisses sont reserves pour des clients passant moins de 10 articles.
cela concerne donc une certaine clientele.
la disparition des caissieres nest donc pas pour aujourdhui et ne sera pas pour demain.
cest une evidence.
rectification erreur de pseudo desole : )
à jeffouletofou
De jpp64
15H11 | 22/08/2008 |
Avec les puces dans les produits on n'a plus besoin de caissière du tout.
Et donc leur disparition est plus proche que vous le croyez.
à jpp64
De jeffouletofou
cddiste | 16H51 | 22/08/2008 |
j'avoue, parfois je me prend à legerement deformer la realite.
jespere que vous ne men voudrez pas, a force de lire les commentaires sur ce sujet je me lache : ) dautres ne se lachent pas mais crois dure comme fer en ce qu'ils disent, meme si ce qu'ils disent est bien loin de la realite.
mais sincerement sa ne me derange absolument pas.
vous en connaissez beaucoup qui, plus jeune ont reve de devenir caissiere ? ? moi pas ………
d'ici quelques annees, on ne les appelera plus caissieres mais agent d'accueil sa sonne mieux nan et cest plus gratifiant ne trouvez vous pas ? ? ?
beaucoup arrivent en retraite, elles ne seront simplement pas remplace. ou est le probleme ? ? ? ? ? ? ?
allez vous voulez vous informez cest rien que pour vous
http://www.editionsduboisbaudry.fr/li/article.php ? action=pa&id=41270
et je vous conseil egalement si vous ne voulez pas le lire ou si vous avez la fleme comme moi (sa fait deja quelques annees que le possede et je nai toujours pas lu plus d'une 40 ene de pages) d'au moins parcourir le livre de Jeremy Rifkin LA FIN DU TRAVAIL edition la decouverte/poche categorie essais.
le travail est voue a disparaitre cest comme ça il faudrai si faire depuis le temps que sa a commence.
à jeffouletofou
De jpp64
20H47 | 22/08/2008 |
Non ce n'est pas le rêve quand on est gosse (sauf pour la fille d'amis qui voulait faire ce métier car elle croyait que les caissières gardaient l'argent pour elles ; -) ) mais aprés des études (trop) courtes beaucoup de filles n'ont pas d'autres choix.
N'empêche que ce sont des postes qui disparaissent et donc des emplois ; que vont faire ces filles à la place ?
Vivre du RMI ?
Merci pour les références.
On s'accroche gentiment sur ce sujet alors que je crois que l'on a des positions assez proches.
à jpp64
De jeffouletofou
cddiste | 21H34 | 22/08/2008 |
allez jvous met une reco pour le fun : )
à jpp64
De Pierrrrre
21H23 | 22/08/2008 |
« Avec les puces dans les produits on n'a plus besoin de caissière du tout. »
Avec les puces, on pourra sauter une étape.
Caisse qu'on va en gagner comme temps.
Caisse'hier sera remplacée par caisse d'aujourd'hui,
mais on pratique déja :
« reprenez votre carte.. reprenez votre carte..allez vous servir en jus d'orange qualité super.. maximum autorisé 80 litres… »
à jpp64
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 14H20 | 22/08/2008 |
Justement, si on pouvais débattre de la GD et non des expressions et clichés que colporte Capital/Zone interdite pour faire de l'audimat…
Évidement, vous faite un reportage sur le commerce, ça n'intéresse personne, par contre quand vous annoncez que tous les rayons boucherie font de la remballe, que tous les employés sont à temps partiel, que la GD à tuée tous les producteurs… là il y a 65 millions de gus devant la télé la bave à la bouche…
De karlM 21378
10H41 | 22/08/2008 |
Si l'on veut se débarrasser des ennemis qui nous gouvernent, il nous faut être plus autonome et cela passe avant tout par l'autonomie alimentaire (ou l'achat à un paysan voisin).
Marx a reconnut son erreur de souhaitez l'avènement d'une dictature du prolétariat qui fait de chaque salariés une bête de somme.
La dissolution du capitalisme qui se fera « dans une crise qui finira par son élimination, par un retour des sociétés modernes à une forme supérieure d'un type “archaïque” de la propriété et de la production collective (7). » Ce qui n'est qu'un démarquage de Morgan qui écrivait : « Ce sera une reviviscence - mais sous une forme supérieure - de la liberté, de l'égalité et de la fraternité des antiques gents. » Marx
Tous au jardin, les mairies doivent mettre des terres à disposition.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 12H24 | 22/08/2008 |
sacré pierrre faut lacher linux et azerti ça vous rends encore plus différent
à patrick du 14
De Pierrrrre
13H36 | 22/08/2008 |
devenir l'unique linux de ce monde,
homme azerty qui en vaut deux,
et qui tire la QouWERTure à soi, Yuiop là !
De Jaùsep
| 12H59 | 22/08/2008 |
Les opérations « coup de poing » réalisées par les producteurs ont surtout un but démonstratif.
La réalité de l'agriculture française est bien plus complexe :
Cet été, j'ai fait un séjour en montagne (Pyrénées) au milieu d'une zone pastorale dans un but de randonnée.
J'y ai rencontré des éleveurs et parlé avec eux.
La plupart d'entre eux sont installés dans des bergeries bénéficiant d'installations modernes : lieux de vie, parcs de traite, etc.
Ces aménagements étant pris en charge par les collectivités locales : conseils régionaux, communes, en vue de développer le pastoralisme…
De plus, les éleveurs bénéficient d'aides européennes considérables, leur réservant des budgets pour accroître les moyens de production : Hangars à fourrage, bâtiments d'hivernage dotés de stations de traite du bétail, de locaux ultramodernes pour la réalisation du fromage, etc. etc.
Tous ces budgets émanent des impôts prélevés sur la collectivité.
Lors de mon séjour, j'ai été acheter aux producteurs du fromage de brebis a même les bergeries. Quelle n'a pas été ma surprise de voir le prix du kg entre 13 et 15 euros ! Un tarif sensiblement identique aux supermarchés de la vallée, pour un produit qui n'est parfois même pas à la hauteur de celui qui est vendu dans le commerce (on m'a débité du fromage avec du lait qui avait subit la pollution d'une mammite, méfait indésirable des trayeuses, et que j'ai évidemment refusé).
Bien sûr, le fromage qui est vendu dans les bergeries d'altitude en été ne peut pas être du produit fait sur place puisqu'il faut 3 à 4 mois d'affinage. C'est donc des fromages réalisés l'hiver avec du lait des pâturages de la vallée mais présentés aux touristes comme un produit des alpages d'altitude.
Voilà aussi la triste réalité des faits (c'est du vécu) et comportements. Les agriculteurs doivent aussi réfléchir sur leur avenir et le sens fondamental qu'ils doivent redonner à leur profession. Il faut qu'ils arrêtent de ne viser que le profit personnel excluant parfois la qualité et l'éthique.
Ils doivent retrouver l'importance que leur engagement a toujours donnée, en matière de partenariat à l'écologie, et à la qualité de leur production.
Il faut quand même montrer du doigt la responsabilité des décideurs européens et des sociétés privées de l'agroalimentaire, qui sont les principaux responsables de ces dérives.
Je reste persuadé, au vu de son histoire, que l'agriculture française est en capacité de répondre avec force à de nouveaux enjeux, si la politique lui en fixe les lignes.
à Jaùsep
De jpp64
13H24 | 22/08/2008 |
Cher ami vous vous êtes fait avoir comme un bleu (d'auvergne bien sûr ).
Mais je me demande comment ça vous est arrivé en connaissant la vérité.
Vous l'avez apprise aprés coup certainement.
Chez les paysans il y a des brebis galeuses (comme partout) le mieux à faire pour entamer une démarche d'achat direct est de se renseigner par le bouche à oreille, par des amis c'est le mieux.
Les politiques européennes et françaises n'encourage que l'intensif depuis des lustres, et un jour on se reveille avec des produits de qualité moyenne et plus que 400 000 agriculteurs.
Bravo M. les politiques et autres décideurs.
à Jaùsep
De Pierrrrre
13H40 | 22/08/2008 |
« Cet été, j'ai fait un séjour en montagne “
Joli témoignage qui sent plus vrai que le fromage dont il nous parle.
De D.Tremblais
ex-enseignant | 13H56 | 22/08/2008 |
« Allez dire à une personne qui bosse sur un chantier ou bien dans le tertiaire abrutissant, téléphone soudé au crâne, à répondre à des questions débiles de clients encore plus débiles – à savoir une activité éreintante pour un salaire de merde – d'aller s'offrir des produits bios. »
Je bosse dans le tertiaire abrutissant. Je passe ma journée le casque téléphonique soudé à l'oreille à répondre à ces fameuses questions débiles.
Je ne mange pas bio tous les jours, mais je m'efforce de manger sainement. Je cultive mon jardin aussi. Evidemment, tout cela a un prix : du temps principalement. Il faut dire, je n'ai pas de télé. Donc, pas d'abonnement prohibitif à un bouquet quelconque (fut-il satellitaire). Je n'ai pas de téléphone portable non plus.
L'air de rien, en n'ayant pas la télé : je ne suis pas abruti de publicité. Donc je consomme moins de superficiel. Du coup, même avec mon salaire de m****, j'arrive à manger bien.
Mais bon, c'est un choix.
à D.Tremblais
De Stefi
terrienne | 14H47 | 22/08/2008 |
Bravo D.Tremblais, ça me rassure, je ne suis pas la seule à prêcher ce genre de comportement (voir mes commentaires précédents)
Bonne continuation, en espérant que ça fera des émules à Rue89 !
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 15H29 | 22/08/2008 |
Le MODEF : Mouvement de Défence des Explotants Familaux exite depuis le sortir de la dernière guerre. Il n'a jamais été reconnu comme syndicat agricole par aucun gouvernements, même socialiste.
PS : Mitterrand en vacances à Latché allait à Soustons à la fête du MODEF
De zénon denon 84
Bonne | 15H50 | 22/08/2008 |
EN resumé ce vendredi,jour du poisson
à presque 17 heures :
« on » nous prend vraiment pour des cons,
ça c'est sur ,
De plus bcp pensent qu'on ne peut rien faire
Faux ,
IL faut commencer ,bien entendu
pas facile ,mais faut savoir se qu'on veut !
De plus ,il serait bien de savoir qu'on ne peut
pas tout avoir,comme cela
d'un claquement de doigts…
AH le beurre,
l'argenr du beurre
le sourire de la crémière ,
et ce qui va avec ! ! !
C'est fini, si tant est que ça existait.
REVENIR LA AUSSI AU FONDAMENTAUX .
TOUT CONNEMENT .
ET REFUSER DE TOUTE SES FORCES
CES NOUVELLES LOIS DU MARCHE…MONDIALISANT.
Pouir le reste exigeons avec force
autre chose ,dans bcp de domaines.
En particulier dans celui de la bouffe…
C'est tout essentiel, non ?
Je ne parlerai pas d'auto-suffisance
mais non d'un pipe la aussi
il y a un juste milieu ,pour le respect de chacun ! ! !
Et non pour la bourse de certains .
Suivez mon regard .
De Kassandr
16H49 | 22/08/2008 |
Les grandes surfaces n'ont aucun intérêt à payer le juste prix à un producteur ! et quand nous n'aurons plus de paysans et bien on nous vendra des fromages, tomates et des salades made in china !
On appelle cela le capitalisme !
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H49 | 22/08/2008 |
En fait, le réel problème de cette filière, ce sont les innombrables intermédiaires, dont je doute de l'intérêt de certains.
Pour commencer, le producteur (agricole ou industriel) doit négocier son référencement au niveau national (assez rare, seuls quelques enseignes et les grandes marques jouent à ce jeu), le plus souvent au niveau des centrales et parfois aussi au niveau du point de vente (surtout chez les franchisés et pour les produits locaux).
Même avec le concept du commerçant du coin ou le camelot du marché, il y aura baston pour placer son produit local, car soit la demande n'est pas suffisante et il y a perte d'espace et péremption, soit la demande est trop forte et du coup il faut négocier avec celui qui décide des places en rayon : vous pouvez coucher avec le boucher du coin, ou bien offrir des cadeaux au chef de rayon ou au directeur du magasin (je ne citerais pas de nom, mais un de mes anciens clients offre des places de cirque), soit négocier financièrement au niveau des centrales : ce sont les fameuses marges arrières.
Dans ce dernier cas, le producteur doit payer diverses choses (payer des prospectus, payer pour une tête de gondole, pour une pauvre étiquette du style « la fête des prix », etc.) ou se soumettre à diverses contraintes : installer le produit soi-même en rayon, fournir des animatrices qui serviront aussi de femme de ménage d'un jour, etc.
A propos du prix d'achat des produits par les enseignes, il faut savoir qu'il existe un tarif minimum : le seuil de revente à perte. Il est régit par les lois Galland et Dutreuil, mais c'est un tel fatras de chiffres et de mots que je n'ai jamais réussi à comprendre comment le calculer. La seule chose à savoir, c'est qu'il y a un plancher en dessous duquel la centrale d'achat ne peut descendre, raison pour laquelle elle impose ces conditions à ses fournisseurs : ces derniers payent mais cela respecte le SRP.
En plus, il faut considérer la logistique : le transport et le stockage des marchandises, ainsi que le retour ou la mise à la décharge. Parfois cela est à la charge du fournisseur, qui joue la simplicité ou possède les moyens pour le faire (flotte de transporteur intégré ou tiers), parfois c'est sous la responsabilité du distributeur qui bien sûr le fait payer au fournisseur.
Inversement, il arrive aussi que des grandes marques pratique une sorte de chantage : imaginez une grande marque de soda à base de cola qui impose que son nouveau produit soit placé en rayon, de manière attractive (le niveau des yeux de la ménagère), le tout pour une compensation financière minimum.
Si le magasin refuse, alors l'industriel retire son produit phare du supermarché, ou participe plus activement à la promo d'une enseigne concurrente. Il perdra une part infime de son CA, mais le magasin perdra une grosse part de la clientèle, qui ira dans une autre GSA où elle pourra trouver son produit fétiche et aussi tout le reste.
Autre détail qui a son importance, la recette des ventes des produits est reversé au producteur après que le consommateur ait payé la facture, ce qui fait que le distributeur possède toujours une somme d'argent temporaire dans ses mains qu'il peut utiliser pour diverses choses, dont les principales sont les investissements, les crédits à la consommation et autre activités très lucratives mais qui nécessitent du cash.
Donc pour en revenir au référencement, c'est un véritable cauchemar de négociation auquel un producteur seul dans son coin ne peut prendre part : il doit donc soit passer par une centrale d'achat, soit par une coopérative (qui peut être pire qu'une centrale). Et si la taille de l'entreprise le permet, elle peut avoir une force de vente dédiée à cette tâche (souvent des esclaves qui triment comme des fous avec toute une hiérarchie plus ou moins compétente).
Inversement, les chefs de rayon ou les directeurs n'ont pas toujours le poids ou la marge de manœuvre nécessaire pour arbitrer ces négociations, surtout les petites surfaces, et doivent se soumettre aux décisions de leurs centrales d'achat (même si chaque enseigne à une politique différente sur ce point).
Et pour être tout à fait honnête, il existe encore une couche qui se greffe là-dessus et augmente encore la facture : les services qui permettent de gérer tout ce bazar. Ils se nomment ERP (gestion des ressources humaines), CRM (gestion de la clientèle), EDI (gestion des commandes et factures) ou encore ETMS (gestion territoriale de la FDV). Objectivement, je dirais que c'est un mal nécessaire pour que la gestion de l'équipe de vente ne soit pas un cauchemar, et surtout pour s'assurer que les distributeurs tiennent leur engagements, que les livraisons soit assurées et les chèques bien encaissés. Mais c'est aussi un véritable mouchard qui surveille le travaille des commerciaux et peut leur mettre une pression terrible. Subjectivement, je dirais que c'est essentiel, car c'est ce qui me fait manger : D
Je n'ai fait que survoler la complexité du système de la grande distribution, en me centrant sur le référencement et abordant légèrement le reste, histoire que vous compreniez de quoi il en retourne réellement.
Donc il ne faut pas rêver : les produits bio et issus du commerce équitable font aussi partie de ce système, cela ne change rien.
Le commerce de proximité n'est pas non plus une solution valable, car l'épicier du coin peut appliquer les mêmes méthodes que les enseignes de la GD, et surtout qu'ils peuvent se liguer pour imposer leur volonté.
Créer une enseigne qui change ses procédés et respecte ses fournisseurs, une sorte de hard discount inversé, est envisageable à condition d'avoir un gros capital de départ et un bon marketing pour tenir contre une concurrence violente.
Syndiquer les producteurs pour avoir plus de poids est peut être la meilleure solution, mais on retombe dans le principes existants des coopératives, et ce sont ces dernières qui impose leur volonté.
Quant à la législation, il faudrait qu'elle soit simple, radicale et sans faille qui permettrait de la contourner, ce qui me semble utopique.
En clair, bonne nouvelle pour vous, vous allez pouvoir continuer à déblatérer sur le sujet pendant des siècles, la situation est loin de s'arranger.
à Keldan
De jeffouletofou
cddiste | 17H23 | 22/08/2008 |
merci keldan ………..
sa meriterai de passer direct en premiere page entoure de ce jolie rouge pour les commentaires pertinents et en premiere place.
et ce bien sur sans meme avoir eu les nombreuses reco necessaire.
à Keldan
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 17H24 | 22/08/2008 |
Bordel… Un gars qui sait de quoi il parle. Permettez que je vous observe ? C'est si rare de nos jours…
Vous êtes très juste dans toute cette partie qui, il est vrai, est très en amont du client. Il s'agit des couts financiers. Ensuite interviennent les couts plus « terre à terre » de logistique et de mise en vente.
A savoir aussi que le référencement d'un fournisseur et la négociation des tarifs/remises intervient une fois dans l'année en janvier.
Par contre pour l'enseigne de hard discount inversé je n'y crois pas une seconde. Les méthodes du hard discount sont connue de tous et pourtant c'est le type de distribution qui enregistre la meilleure progression. Entendons nous bien, votre idée est louable mais, à mon avis, il lui manquerait le principal : des clients. Je reste persuadé que dans leur anonymat, les clients tueraient père et mère pour des prix super pas cher quel qu'en soit le prix humain.
De GL07
17H08 | 22/08/2008 |
Je produit du blé qui permet de produire du pain. Je l'ai vendu 170 €/T en 2007.
Vous acheter votre pain entre 2500 et 4500 €/T (0,60 à 0,85 € la baguette ) chez votre boulanger soit un multiplicateur de 15 à 25.
à GL07
De Strelok
Humain | 17H15 | 22/08/2008 |
En même temps, c'est du pain qu'on achète, pas du blé. Si on compare le prix d'une voiture, et celui de l'acier qui a servi à la fabriquer, forcément… Logique que ça coute plus cher, d'autant qu'il faut rajouter la marge du vendeur.
De Strelok
Humain | 17H09 | 22/08/2008 |
Alors je sais que je vais me faire incendier, parce que ce que je dis n'est pas politiquement correct. Mais j'ai une question qui me taraude depuis longtemps : pourquoi faire un métier, s'il ne permet pas de gagner sa vie ?
Je parle des agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, etc. Qui passent leur temps à hurler pour avoir plus de subventions. Si leur métier n'est pas rentable, pourquoi ne pas en changer ? Pourquoi c'est toujours au contribuable de remplir leurs caisses ? Dans tous les autres domaines, une entreprise qui est déficitaire, ferme, sans plus de sentiments, et c'est bien normal…
à Strelok
De sinclair
17H56 | 22/08/2008 |
Tout depend de la vision d'un pays que l'on a
Depuis le remembrement les campagnes se sont vidées. Parallèlement les pêcheurs sont de moins en moins nombreux et il n'y en aura bientôt plus du tout et pas dans un siècle, dans une dizaine d'années. Resteront les grands bateaux usines.
Actuellement 80% du territoire Français est occupé par 20% de la population. Nous assistons depuis quelques années a une deuxième vague de départ des campagnes. Resteront alors uniquement les très grand propriétaires producteur de blé mais ect. Pour les éleveurs la situation ressemble a celle des pécheurs en voie de disparition.
Voila ou nous allons, accessoirement le contenu de nos assiettes viendra d'ailleurs produit dans des conditions humainement catastrophique et avec une qualité sanitaire aléatoire accessoirement on ne se demandera même plus s'il y a des OGM ou si la viande contient des antibiotique poser la question est y répondre.
Voila votre réponse, c'est ce qui est en train de se passer si cela vous convient tant mieux pour vous. En ce qui me concerne je hais les barres d'immeuble ou le Français est élevé en batterie sous prétexte qu'il faut être compétitif et fournir en salarie flexible, corvéable et mal payé. Il est vrai que j'ai lu plus haut que les caissières étaient quasiment des nanties.
à sinclair
De Strelok
Humain | 18H19 | 22/08/2008 |
… et puis qu'il y ait moins de pêcheurs, est-ce que c'est un mal ? Quand on voit les ravages qu'ils font, on se dit que ça serait peut-être meilleur pour notre planète qu'ils fassent tous faillite…