-
Le 25 décembre, Amazon a vendu plus de livres numériques qu'en papier
Liberation.fr27/12/09 | 00h33 -
RER A : fin de la grève et retour à la normale lundi
AFP via LesEchos.fr27/12/09 | 00h16 -
Le père de la cosmétique végétale, Yves Rocher, est mort
Ouest-France.fr26/12/09 | 17h03 -
Lagardère arrête « Jeune et Jolie »
AFP via Google25/12/09 | 12h32 -
La SNCF va augmenter ses tarifs à la rentrée
LeFigaro.fr24/12/09 | 16h55
Pendant tout le mois d'août, je vois la vie en bio
Par Zineb Dryef | Rue89 | 24/08/2008 | 16H57
Au péril de mon portefeuille, je ne consomme que des produits bios. Plus qu'une alimentation différente, un nouveau mode de vie.

Depuis le 1er août et jusqu'à la fin du mois, je consomme bio pour « comprendre » ce mode d'alimentation, de consommation et de vie. J'ai le profil parfait pour m'y coller : je n'y connais strictement rien, je ne cuisine pas beaucoup, je mange dehors et j'ai un emploi du temps chaotique.
J'ai un petit avantage : en plein mois d'août, à Paris, les copains sont en vacances et mon agenda de sorties est très, très léger, ce qui évite certains dilemmes -j'y reviendrai.
Commencer à manger bio met tout de suite face à une évidence : on passe notre vie à manger (j'inclus la boisson) ou à s'organiser pour le faire. « On prend un verre ? “, ‘On passe à table’, ‘Je vais chercher du café, qui en veut ? , Vous (re)prendrez bien un peu de…’ OK. Comment fait-on quand on mange bio et que près de 99% des commerces, bars et restaus ne le sont pas ? On s'organise.
A commencer par les courses. Direction le supermarché bio. Une copine m'avait prévenu : ‘C'est comme les commerces en Norvège ; tu ne reconnais aucun produit.’ Bon, elle a un peu exagéré. On reconnaît des formes, mais le dépaysement est total. Les emballages sont globalement tristounes. Certains affichent d'ailleurs ostensiblement la mention ‘l'emballage ne compte pas’.
Pour la consumériste sans âme que je suis -société, tu m'as eue- un emballage blanc-vert, ça veut dire médicament ou régime. Je fais un effort, je remplis mon panier de promesses de goût et d'équilibre, en prenant garde à n'acheter que ceux sur lesquels je vois le fameux label vert pommme AB (Agriculture biologique) :
- Deux épis de maïs sous vide : 2,90 euros
- Quatre pêches : 3,37 euros
- Cinq litres d'eau : 3,70 euros
- Deux yaourts à l'abricot : 1,73 euros
- 250g de beurre demi-sel : 2,90 euros
- 250g de café moulu : 3,58 euros
- Deux croque tofu : 2,35 euros
- Six jus de raisin (20 cl) : 6,42 euros
- Une boîte de cookies : 2,58 euros
- 160g de taboulé : 2,85 euros
Pour 700 g de pain de mie, il faut débourser 4 euros en moyenne. Astuce : le pain de la veille est en promotion. Un internaute nous a fait parvenir un mail : ‘Chez Carrefour la boule bio de 500 grammes vient de passer de 1,10 euros à 1,80 euros, soit 63,64 % d'augmentation.’ Un copain, ex-bio et fort de son expérience, se montre critique : ‘T'as qu'à le fabriquer, ton pain.’ Evidemment. Pour ceux qui veulent se lancer, c'est par là.
Au supermarché bio, on trouve aussi pizzas, frites et poisson pané surgelés. Pire, du foie gras, alors qu'il est impossible d'en produire de façon bio (mais les canards sont gavés au maïs bio, ce qui est un moindre mal, m'explique-t-on). Evidemment, ces produits ne sont pas tous certifiés AB mais sont ‘naturels’. On y reviendra.

Direction un supermarché pas bio. Certaines grandes surfaces casent tout ce qui est bio dans un coin ‘santé/diététique’ et proposent une toute petite gamme de produits largement à base de soja. D'autres (E. Leclerc, Monoprix) développent leur propre gamme bio, dispersée un peu partout.
Au Monoprix justement, les produits bios sont supercolorés. Jaune ou bleu pétant, ils sautent aux yeux. Des petites affichettes ‘bio’ alertent les consommateurs peu attentifs. Nouveau passage en caisse :
- Deux croque-tofu Monop : 2,65 euros
- 500 g spaghettis Monop : 1,45 euros
- Deux yaourts à la vanille : 1,89 euros
- 250g de blé/quinoa/riz rouge : 2,45 euros
- 150g de taboulé : 1,95 euros
- 75 cl d'huile de colza : 3,21 euros
- 125g de sel : 2,84 euros
Autour de moi, les critiques fusent :
‘Mais c'est n'importe quoi, ton mois bio ! Tu vis seule, et tu ne cuisines pas. Tu ne peux être représentative que de toi-même. Les gens vont au marché, achètent des légumes et de la viande.’
Ca fait du bien d'avoir des amis. Je vais aussi au marché, et j'essaie de savoir combien ça coûte d'acheter des légumes.
A Paris, il y a plusieurs marchés bios. On y trouve des fruits et légumes de saison, produits le plus souvent en France. Les prix :
- 1 kg de tomates : 2,95 euros
- 1 kg de carottes : 2,20 euros
- 1 kg de pommes de terre : 2,50 euros
- 1 gros melon : 2,70 euros
- 1 kg de pêches jaunes : 7,30 euros
Au marché bio d'Auchan :
- 1 kg de carottes : 3,95 euros
- 1 kg de pommes de terre : 4,05 euros
- 1 kg d'oranges : 4,05 euros
- 1 kg de pêches jaunes : 9,80 euros
Il y a peu de restaurants et de bars bios (une quinzaine à Paris), et aucune réglementation n'impose aux restaurateurs d'être certifiés pour proposer une carte bio. Mais Ecocert, un organismes certificateur, a mis au point un système de contrôle de la restauration, de la carte et des plats. Selon le ‘Guide La Plage des restaurants bio’, un plat dit bio ‘doit contenir au minimum 70% d'ingrédients issus de l'agriculture biologique.’
Dans ma nouvelle vie bio, il me faut préparer mon pique-nique la veille. Autour de la rédaction de Rue89, il n'y a guère de restaurant ou de supérette bio. Tous les jours, j'ai mon pique-nique glissé dans un écolobag en plastique maïs (0,60 euros/pièce), lui-même glissé dans mon nouveau cabas en coton bio (5 euros). Cinq fois par semaine, je débourse environ 10 euros pour déjeuner bio :
- 1 jus de myrtille ou de raisin (2,55 euros le pack de trois)
- Petite salade à l'ananas, aux carottes ou au quinoa (de 3,05 à 3,60 euros)
- Tarte salée aux champignons ou courgettes ou carottes (de 3,20 à 3,60 euros)
Dix euros pour déjeuner bio, c'est dans la moyenne. Les ticket-restaurants atteignent, le plus souvent, de 6 à 8 euros et les salariés peuvent en utiliser jusqu'à deux pour un seul repas. Certains me font à nouveau observer que les prix pour de ‘si petites portions’ leur semblent élevés : ‘T'as qu'à râper tes carottes toi-même.’ Les petites portions sont meilleures que leurs sandwiches pas bio et sont nourrissantes [oui, mais moi, ça me fait même pas une entrée, tes mini-gamelles, note du webmaster].
Mon quotidien se complique. La machine à café ne propose pas de café bio. Motivée, je vais acheter du café soluble bio (125g, 5,45 euros). La boite ronde est jolie, il y a même une petite tasse. Las. C'est une fois que j'ai préparé ma boisson chaude que je me rends compte de mon erreur : c'est de l'orge. Et je n'aime pas ça du tout.

J'organise une dégustation bio à Rue89. J'achète exactement la même chose que pour un pot pas bio et je sors une bouteille de rosé bio qui traine dans le frigo :
- 1 bouteille de champagne : 35 euros
- 1 bière : 1,70 euros
- 150g de bretzels d'épeautre : 1,55 euros
- 150g de chips : 1,76 euros
- 200g de biscottes : 3,40 euros
- 200g de fromage de chèvre : 6,10 euros
- 125 g de tofu à tartiner : 3,30 euros
S'en est suivi un débat passionné : ‘Les bretzels bio, c'est vraiment dégueulasse’, ‘mais non, ça a le même goût’, ‘non, c'est dégueulasse’, ‘et ton champagne bio, à ce prix là, c'est pas sérieux’. Succès pour le chèvre et le tofu à tartiner. Et l'unique buveur de bière est ravi : ‘Elle est excellente’ [je confirme, c'était vraiment de la bonne gueuze, note du webmaster].
Manger bio n'est pas particulièrement contraignant. Les aliments sont même meilleurs. Mais il n'y a pas de Coca light bio. Ca n'existe pas et ça me rend malade. Pour me soutenir, Claire me rapporte une bouteille d'un litre de Cola bio (2,25 euros) trouvé dans une épicerie bio du Vigan (Gard). C'est dégueulasse.
Et l'alcool ? Les bio-mangeurs ne boivent pas de la vodka au réveil. Manger bio, ce n'est pas que manger, c'est aussi adopter un mode de vie plutôt sain. Il existe donc un large choix de bières, vins et champagnes, mais pas d'alcools forts. La vodka bio existe ; les Etats-Unis innovent.
Au chapitre des boissons, il y a l'eau. Et c'est quoi l'‘eau bio’ ? J'ai d'abord acheté les bouteilles d'eau vendue dans les magasins bios -elles sont très peu minéralisées. Puis j'ai arrêté. Le mieux, c'est de boire l'eau de son robinet. C'est simple et écolo. Les méfiants peuvent acheter pour pas très cher un purificateur.
Après ces semaines de consommation bio, voici quelques erreurs à ne reproduire.
- Manger bio ce n'est pas simplement consommer des aliments labellisés. Il ne s'agit pas d'un régime alimentaire mais d'un mode de vie. Les surgelés bios existent, certes mais il vaut mieux cuisiner davantage, en évitant micro-ondes et congélation. Sans aller jusqu'à fabriquer son pain, on s'intéresse à ce qu'il y a dans son assiette.
- Eviter de reproduire son alimentation dite classique. Acheter des chips et des bretzels pour un apéro revient à dépenser plus qu'en se creusant un peu les méninges. On peut redécouvrir des produits. Plus ludique et moins cher.
- Ne pas être intégriste, sinon vous ne fréquenterez plus grand monde. Par exemple, en Suisse où les produits bios sont plus courants, les restaurants servant bio servent aussi du coca.
- Etre conscient que manger bio, c'est manger des produits de saison. Hors saison, ne pas se scandaliser de l'absence de melon.
- Alterner les achats en supérette bio et achats en grande distribution (on trouve des produits bon marché).
- Pour les fruits/légumes, privilégier les coopératives de consommateurs. Moins coûteuse, la démarche est plus conforme aux principes du ‘developpement durable’.
La semaine prochaine, nous vous proposons une visite guidée dans une ferme bio et un éclairage sur la distribution et la certification des produits bio. Avec Camille, du blog Rue69, nous essaierons de savoir si l'érotisme peut être bio.
27689 visites | 234 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque
































234
(Pour réagir, connectez-vous)
à Agatigha quien vive no sur da frança
De orties
15H02 | 25/08/2008 |
« les bananes vendues non bio sont traitées une fois par semaine soit 52 traitements sur l'année »
C'est bon à savoir !
à Di
De hogan
actif | 19H21 | 24/08/2008 |
1. Non il n'existe aucun aliment bio OGM (sauf arnaque bien sûr).
2. Le bio existe depuis plus de 100 ans, ce n'est donc pas une mode, sauf pour ceux que ça emm…. de manger bio.
3. La culture de la banane est une des plus gourmandes en pesticides et fongicides, donc oui, il existe beaucoup de bananes non bio, c'est même la majorité.
4. Quand un agriculteur bio est contaminé par un agriculteur voisin pas bio, il perd le label pour plusieurs années avant de pouvoir, éventuellement, le récupérer.
à hogan
De Rvicier
Con-Trôleur | 19H35 | 24/08/2008 |
Nous sommes tout à fait d'accord :
Il n'existe pas d'OGM bio destiné pour l'agriculture.
Par principe, un OGM agricole est une plante qui, soit produit elle même son insecticide pour détruire un insecte ( pirale ), soit est capable de résister à un herbicide : ex. le sojà rundup ready qui resiste au rundup alors que les autres plantes sont détruites.
Dans les deux cas, bonjour les dégats !
Petites vidéo informatives :
http://video.google.fr/videoplay ? docid=2728390780950241633
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/Le-monde-selon-Monsanto/Le…
à hogan
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 20H48 | 24/08/2008 |
Vous avez l'air de bien connaître la question :
Est-ce que ces pesticides arrivent à traverser la peau épaisse de la banane ? De l'orange, aussi ?
à Di
De Rvicier
Con-Trôleur | 21H52 | 24/08/2008 |
Je vous sents un tantinet inquiète !
Une banane, une orange, une pomme de terre, une salade, … sont des organismes vivants ( comme nous mêmes ) et donc qui respirent.
Nous avons des poumons pour respirer, mais aussi de la peau avec des pores qui respirent.
Les plantes n'ont pas de poumons ( autant ça viendra avec les OGM ? ) mais une peau qui respire.
Si vous mettez un produit toxique sur un fruit, à votre avis ?
Mais plus fort encore !
Une plante respire, mais il y a aussi de la sève.
Le produit toxique respiré par le fruit sera véhiculé par la sève jusqu'au racine, et potentiellement polluera le sol.
ex : si vous sulfatez la plante de pomme de terre, vous retrouverez ( potentiellent ) le produit dans les bulbes ( P.de T. )
La sève descend, mais elle monte aussi.
Si vous polluez le sol avec trop d'engrais chimiques, vous polluez ( potentiellement) le fruit sur une branche !
Mais pas trop d'intégrisme.
La pollution est partout !
Il faut rester mesuré .
Mais c'est sûr, si la Bio vous pouvez, …
à Rvicier
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 22H54 | 24/08/2008 |
Merci pour les infos. Je m'en vais faire des cauchemars, maintenant… (j'ai depuis toujours ingurgité plein de fruits, c'est le seul « sucre » que j'aime. En plus, je les achète n'importe où, au marché, au supermarché, sans jamais me soucier s'ils sont bio - je suis donc pour ainsi dire déjà « mourante »… : ((()
à Di
De Rvicier
Con-Trôleur | 16H48 | 25/08/2008 |
J'espère que vous avez quand même passé une bonne nuit.
Je m'en vendrais, si !
Je vous conseille de voir le film « we feed the world “.
Edifiant et vraiement éducatif.
J'ai mis le lien plus haut, mais c'est en allemand sous titré en anglais. Pas simple.
Acheté le DVD et faites le tourner.
Lorsque vous achetez fruits et légumes regardez toujours la provenance. Préférez ceux produits en France, s'ils viennent d'Espagne ( malheureusement la majorité ) fuyez !
Idem pour les tomates de Belgique ou de Hollande ( pourquoi pas des dattes de Suède ), elles viennent d'Espagne. Je vous dis pas le nombre de Km avant d'arriver dans votre assiette !
Laver toujours vos fruits et légumes.
Si pas Bio enlevez la peau, si Bio, mangez tout !
à Di
De hogan
actif | 19H22 | 25/08/2008 |
A voir aussi le désormais légendaire « Le Monde Selon Monsanto », existe aussi en bouquin, en papier recyclé ? ? ?
à Di
De Libertad
citoyenne et altermondialiste | 08H51 | 25/08/2008 |
Votre méconnaissance du sujet est regrettable. Vous porriez consacrer un peu de temps à la question et cela vous aiderait.
De plus, acheter « bio » de façon éclairée est un geste consumériste responsable qui peut changer la suite.
Car, qui ne dit mot conscent et cautione…
De Crisse
Val-de-Marne | 18H35 | 24/08/2008 |
Les conseils prodigués sont de bon sens. Prenons l'exemple du vin : il y énormément de vignerons qui travaillent bien, sans produits phytosanitaires, en biodynamie, sans pour autant être labellisés Bio. Alors, courrez chez vos cavistes, fuyez Nicolas ou les rayons de Carrefour, et vous trouverez des merveilles, au même prix que des vins de négociants peu scrupuleux du respect du terroir (notre spécificité) ou tout simplement pas bons.
à Crisse
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 20H40 | 24/08/2008 |
Oui m'enfin là ça frise la désinformation pure et dure.
Les cavistes utilisent aussi le réseau de négociants certain vignerons d'ailleurs ayant des exclusivités chez un négociant.
Dans la GD on trouve de très bon vins de négociants, de caves coopératives ou de producteurs locaux, bio ou pas.
Pas de bol, je m'occupe d'un rayon vin en GD. Je goute la moitié environ de se que je vend (donc merci pour les vins pas bons). Je travaille avec des producteurs locaux (dans une région viticole, comment faire autrement ? ) je connais leurs façon de bosser puisque je leur rend visite de temps en temps sur mon temps libre. Enfin, je viens de monter une partie de mon rayon en bio puisque, comme tous le monde visiblement, j'ai constaté la hausse des ventes. Je suis actuellement en négo avec mes fournisseurs pour étoffer un peu cette gamme (2% d'un rayon de 1000 références).
La GD c'est comme les cavistes et comme tout le reste, il y a ceux qui s'en foutent et les autres. Je pense faire partis des autres en constatant que le nombre de clients « vins » chez moi à doublé en 5 ans, j'espère y être pour quelque chose en ayant partagé ma passion et en étant resté correct avec tous le monde.
à Crisse
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 15H26 | 25/08/2008 |
Cha ché vrais, le vin bio y fait pas mal, hips !
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 18H39 | 24/08/2008 |
------« Au péril de mon portefeuille, je ne consomme que des produits bios »
Bonjour à toutes et tous,
Il serait juste d'écrire :
-------« Pour sauver ma vie, je mange Bio ! » « que pendant un mois ? ? ? ? »
Pourquoi ? ? ?
Cancers et alimentation : « 21 pesticides par assiette »
http://monmulhouse.canalblog.com/archives/2008/08/07/10164900.html
Il n'y a pas photo !
Bésitos
Eric Bloggeur au BIO & à l'AMAP
PS : Un sujet sur l'AMAP serait bienvenue !
http://monmulhouse.canalblog.com/
De Gina Grimont
19H23 | 24/08/2008 |
Heureusement qu'il n'y a pas le coca-cola américain bio, là, on marcherait sur la tête ! bio ou pas le coca-cola des amerloques, je le boycotte. Il y des cola bio très bon à base de sucre de canne et non de sucre blanc comme le Beuk Cola fabriqué en Bretagne mais que malheureusement son concurrent le Breiz Cola a fait volontairement disparaitre. Il est triste de constater que même le commerce bio emploie les mêmes méthodes de concurrence que le commerce normal.
Ceci dit les marques bio avec label AB de Monoprix ou Casino sont excellents ( café, thé, yaourts ect…). Il est à noter que s'installe déjà la lutte des classes dans le bio, en effet le bio de supermarchés est considéré pour les pauvres et méprisé par les bobos qui vont dans les boutiques bio uniquement où les marques y sont trois fois plus chères ! Quand l'Histoire tourne en rond…
Et pour les fruits et légumes bio, je vais au petit marché à côté de chez moi le dimanche matin qui a toute une allée réservée au bio, voilà une petite part du bonheur de ne plus habiter à Paris !
à Gina Grimont
De deecurl
| 12H00 | 25/08/2008 |
« Il est triste de constater que même le commerce bio emploie les mêmes méthodes de concurrence que le commerce normal. »
vous croyiez que ceux qui se mettent commercialiser le bio le faisaient uniquement par amour de l'écologie et de votre santé ?
comme toute entreprise, pour qu'elle puisse continuer à fonctionner il faut qu'elle soit rentable alors évidemment que dans ce secteur comme ailleurs ce soit la guerre marketing.
on peut se dire que c'est le résultat qui compte et si d'aucuns arrivent à s'enrichir avec le bio tant mieux pour eux.
à Gina Grimont
De global
dirigeant | 00H45 | 26/08/2008 |
je suis tres heureux de vous contredire pour vous dire que le coca bio existe et est tout a fait excellent….juste un peu plus sucre que votre merveilleux vin de supermarche qui ferait un excellent vinaigre !
à Gina Grimont
De global
dirigeant | 00H48 | 26/08/2008 |
« Il est triste de constater que même le commerce bio emploie les mêmes méthodes de concurrence que le commerce normal. »
…..vous vous avez tout compris ! au contraire cher gina de korea du nord…c'est la concurrence qui fait avancer les choses dans le commerce ! Voyez donc pourquoi a votre avis dans les supermarches ils se mettent a faire aussi du bio ….a votre avis ? ? ?
De ducatel
19H01 | 24/08/2008 |
l'histoire du pouvoir d'achar qui empechent les français de manger est une arnaque.
2 reportages entendus sur france info au mois de juille
t :
- le kilo d'abricot à 1,10 eur vendu sur les marchés en ardeche jugé trop cher par l'envoyé spécial. Question : que consomme les français à la place ? Réponse du journaliste : ils achètent des glaces à la place des fruits. Cherchez l'erreur : le kilo de glace n'a jamais coûté moins d'1,10 EUR
- il s'est vendu depuis le début de l'année 2008 près de 10 millions de tom tom. Le ménage français veut faire des éconmies ? Qu'il économise les 300 eur achat du tom tom et qu'il achète une carte routière…
à ducatel
De Laurent.D
Informaticien - Presta | 00H58 | 25/08/2008 |
Question de priorisation des budgets.. Peut-être que la nourriture même si elle est essentielle, n'a pas la place que certains pourraient croire. Les gens veulent s'amuser et profiter du moment, se faire plaisir, avoir des loisirs, etc. Peut-on les blamer ? Je ne crois pas.
De TARPON
19H06 | 24/08/2008 |
Vous devriez faire un reportage sur les jardins familiaux et en profiter pour faire votre marché .Vous constaterz que ce que vous avez ingurgité jusqu'ici aura été surtout bio pour votre portefeuille.
De Rvicier
Con-Trôleur | 19H07 | 24/08/2008 |
Passer à la bio est une action citoyenne.
Cependant, acheter son bio chez Auchan ou Carrefour est une hérésie. Les grandes chaines de distribution se sont mises au bio non pour le bien de la planète mais pour le bien du porte feuille des actionnaires.
Agriculte biologique signifie : sans insecticides, pesticides et engrais de synthèse ( chimie ).
AB ne signifie pas « produit bon ».
On peut acheter un vin issu de l'agriculture biologique et boire de la piquette.
Il existe une chaine de magasin bio : Biocoop.
Ce sont des superettes de 100 à 200 m2 le plus souvent.
Il existe une association :
www.bioconsomacteurs.org
Je vous recommande la lecture de l'exellent ouvrage du Dr Laurent Chevalier :
Imposture et vérités sur les aliments - Fayard- 20 €
Rue89 pourrait faire une enquête sur la future loi régressive sur l'agriculture biologique qui nous propose de l'alimentation bio pouvant potentiellement contenir des OGM à hauteur de 0,9%.
Ca aura la couleur du bio, ça aura le goût du bio mais, … ça ne sera plus du bio !
http://www.dailymotion.com/video/x4fhgh_we-feed-the-world-le-marche-de-l…
De malc
19H22 | 24/08/2008 |
Bien qu'adepte du bio, je me méfie de plus en plus des boutiques bio pour ce qui est des fruits et légumes ; ça frise le vol ; (les légumes bio ne sont pas forcément meilleurs) j'ai essayé les paniers bio du Campanier mais là aussi ce sont juste des intermédiaires et non des producteurs. La meilleure solution reste le marché du coin avec des producteurs locaux même s'ils ne sont pas bio, leurs produits sont souvent de bonne qualité. Autrement je cherche toujours à savoir d'où vient le produit. Mais ça devient de plus en plus compliqué de faire des courses, entre les composants de certains aliments (petits gateaux, glaces…) et la provenance.
à malc
De orties
15H09 | 25/08/2008 |
Vous devez habiter à la campagne. Dans les grandes villes, on ne trouve quasiment pas de petits producteurs sur les marchés.
Et dans les magasins bio, surtout ceux qui donnent la priorité à l'alimentation, on trouve souvent des légumes TRES frais et excellents.
à orties
De malc
12H15 | 26/08/2008 |
Non, j'habite à champigny sur marne. Il y a beaucoup de boutiques bio dans les villes alentour, mais inarbordables pour la plupart.
De Doremi
correctrice, Paris | 19H34 | 24/08/2008 |
Les Amap (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) vont dans ce sens…
à Doremi
De orties
15H11 | 25/08/2008 |
Oui, mais les conditions d'accès ne sont pas à la portée de tout le monde (il faut avancer pas mal d'argent avant de voir la couleur des produits).
De one.1.Taz
marcheur | 19H56 | 24/08/2008 |
Ce qu'il faudrait aborder aussi, ce sont les conditions sociales du « manger bio ». Ce nouveau mode de vie, comme vous le dites n'est pas offert à tout le monde.
Si comme « Eric citoyen » le dit, « pour sauver ma vie, je mange bio », certains sauvent la leur en faisant les poubelles des fermetures de supermarché.
Et tout le monde n'a pas la chance d'être inséré dans un réseau social proche d'une AMAP.
Le citoyen (urbain) lambda va dans une grande surface, prend son caddie, et selon ses moyens, mange à sa fin.
à one.1.Taz
De zaotitus
instit | 07H56 | 25/08/2008 |
D'accord mais le même citoyen n'est pas obligé d'acheter ce qu'on lui propose à longueur de pub : produits transformés, nouveaux emballages,goûts,etc.
Comme il a été déjà écrit, il faut faire le coix de passer un peu de temps (Ah, laver une salade avec de la vraie terre dessus ! )et de ne pas se sentir obligé de manger certains produits : par exemple j'achète rarement des céréales à petit déjeuner même si mes collègues me considèrent comme une mère indigne qui ne donne que du pain et du beurre à ses enfants, du jus d''orange, des goûters tout prêts et suremballés, yaourts aux ruits, crèmes desserts et tutti quanti.
Ce n'est pas qu'une question de sous, c'est surtout un choix
De affreuxjojo
20H42 | 24/08/2008 |
Beaucoup de commentaires parlent du prix élevé du bio. Objectivement le bio pourrait être produit dans bien des cas au même prix que le nom bio. Le problème vient du retard prix en France par cette filière. La FNSEA, les instituts de recherches, les ministères ont pensé que l'agriculture française était la meilleure du monde et devait être exportatrice. Cela a poussé à l'auto satisfaction, à la spécialisation et au productivisme. Si autant de subventions, d'hectares, de moyens de recherches avaient été consacrés au bio qu'au traditionnel, le bio serait concurrenciel.
Cultiver et consommer en respectant la terre, l'eau, l'air, la bio-diversité n'est pas une mode de bobos friqués. C'est une urgence.
L'article est assez limité, en ce sens qu'il n'aborde que le dernier maillon de la filière bio c'est à dire le consommateur. Ceci dit, il pose assez bien les problèmes auquel est confronté une personne qui désire passer au bio et qui manque de points de ventes et surtout d'informations. Les premiers conseils sont pertinents. Rue 89 doit continuer à informer sur ce sujet.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H48 | 24/08/2008 |
Et ça fait quel effet , le Bio ?
Ca défonce bien ?