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Pendant tout le mois d'août, je vois la vie en bio

Par Zineb Dryef | Rue89 | 24/08/2008 | 16H57

Au péril de mon portefeuille, je ne consomme que des produits bios. Plus qu'une alimentation différente, un nouveau mode de vie.

Au rayon boisson d'un supermarché classique, une section bio (Audrey Cerdan/Rue89).

Depuis le 1er août et jusqu'à la fin du mois, je consomme bio pour « comprendre » ce mode d'alimentation, de consommation et de vie. J'ai le profil parfait pour m'y coller : je n'y connais strictement rien, je ne cuisine pas beaucoup, je mange dehors et j'ai un emploi du temps chaotique.

J'ai un petit avantage : en plein mois d'août, à Paris, les copains sont en vacances et mon agenda de sorties est très, très léger, ce qui évite certains dilemmes -j'y reviendrai.

Premiers pas

Commencer à manger bio met tout de suite face à une évidence : on passe notre vie à manger (j'inclus la boisson) ou à s'organiser pour le faire. « On prend un verre ? “, ‘On passe à table’, ‘Je vais chercher du café, qui en veut ? , Vous (re)prendrez bien un peu de…’ OK. Comment fait-on quand on mange bio et que près de 99% des commerces, bars et restaus ne le sont pas ? On s'organise.

A commencer par les courses. Direction le supermarché bio. Une copine m'avait prévenu : ‘C'est comme les commerces en Norvège ; tu ne reconnais aucun produit.’ Bon, elle a un peu exagéré. On reconnaît des formes, mais le dépaysement est total. Les emballages sont globalement tristounes. Certains affichent d'ailleurs ostensiblement la mention ‘l'emballage ne compte pas’.

Pour la consumériste sans âme que je suis -société, tu m'as eue- un emballage blanc-vert, ça veut dire médicament ou régime. Je fais un effort, je remplis mon panier de promesses de goût et d'équilibre, en prenant garde à n'acheter que ceux sur lesquels je vois le fameux label vert pommme AB (Agriculture biologique) :

  • Deux épis de maïs sous vide : 2,90 euros
  • Quatre pêches : 3,37 euros
  • Cinq litres d'eau : 3,70 euros
  • Deux yaourts à l'abricot : 1,73 euros
  • 250g de beurre demi-sel : 2,90 euros
  • 250g de café moulu : 3,58 euros
  • Deux croque tofu : 2,35 euros
  • Six jus de raisin (20 cl) : 6,42 euros
  • Une boîte de cookies : 2,58 euros
  • 160g de taboulé : 2,85 euros

Pour 700 g de pain de mie, il faut débourser 4 euros en moyenne. Astuce : le pain de la veille est en promotion. Un internaute nous a fait parvenir un mail : ‘Chez Carrefour la boule bio de 500 grammes vient de passer de 1,10 euros à 1,80 euros, soit 63,64 % d'augmentation.’ Un copain, ex-bio et fort de son expérience, se montre critique : ‘T'as qu'à le fabriquer, ton pain.’ Evidemment. Pour ceux qui veulent se lancer, c'est par .

Au supermarché bio, on trouve aussi pizzas, frites et poisson pané surgelés. Pire, du foie gras, alors qu'il est impossible d'en produire de façon bio (mais les canards sont gavés au maïs bio, ce qui est un moindre mal, m'explique-t-on). Evidemment, ces produits ne sont pas tous certifiés AB mais sont ‘naturels’. On y reviendra.

Panier bio dans un supermarché classique (Audrey Cerdan/Rue89).

Direction un supermarché pas bio. Certaines grandes surfaces casent tout ce qui est bio dans un coin ‘santé/diététique’ et proposent une toute petite gamme de produits largement à base de soja. D'autres (E. Leclerc, Monoprix) développent leur propre gamme bio, dispersée un peu partout.

Au Monoprix justement, les produits bios sont supercolorés. Jaune ou bleu pétant, ils sautent aux yeux. Des petites affichettes ‘bio’ alertent les consommateurs peu attentifs. Nouveau passage en caisse :

  • Deux croque-tofu Monop : 2,65 euros

  • 500 g spaghettis Monop : 1,45 euros
  • Deux yaourts à la vanille : 1,89 euros
  • 250g de blé/quinoa/riz rouge : 2,45 euros
  • 150g de taboulé : 1,95 euros
  • 75 cl d'huile de colza : 3,21 euros
  • 125g de sel : 2,84 euros

Autour de moi, les critiques fusent :

‘Mais c'est n'importe quoi, ton mois bio ! Tu vis seule, et tu ne cuisines pas. Tu ne peux être représentative que de toi-même. Les gens vont au marché, achètent des légumes et de la viande.’

Ca fait du bien d'avoir des amis. Je vais aussi au marché, et j'essaie de savoir combien ça coûte d'acheter des légumes.

A Paris, il y a plusieurs marchés bios. On y trouve des fruits et légumes de saison, produits le plus souvent en France. Les prix :

  • 1 kg de tomates : 2,95 euros
  • 1 kg de carottes : 2,20 euros
  • 1 kg de pommes de terre : 2,50 euros
  • 1 gros melon : 2,70 euros
  • 1 kg de pêches jaunes : 7,30 euros

Au marché bio d'Auchan :

  • 1 kg de carottes : 3,95 euros
  • 1 kg de pommes de terre : 4,05 euros
  • 1 kg d'oranges : 4,05 euros
  • 1 kg de pêches jaunes : 9,80 euros
Premiers obstacles

Il y a peu de restaurants et de bars bios (une quinzaine à Paris), et aucune réglementation n'impose aux restaurateurs d'être certifiés pour proposer une carte bio. Mais Ecocert, un organismes certificateur, a mis au point un système de contrôle de la restauration, de la carte et des plats. Selon le ‘Guide La Plage des restaurants bio’, un plat dit bio ‘doit contenir au minimum 70% d'ingrédients issus de l'agriculture biologique.’

Dans ma nouvelle vie bio, il me faut préparer mon pique-nique la veille. Autour de la rédaction de Rue89, il n'y a guère de restaurant ou de supérette bio. Tous les jours, j'ai mon pique-nique glissé dans un écolobag en plastique maïs (0,60 euros/pièce), lui-même glissé dans mon nouveau cabas en coton bio (5 euros). Cinq fois par semaine, je débourse environ 10 euros pour déjeuner bio :

  • 1 jus de myrtille ou de raisin (2,55 euros le pack de trois)
  • Petite salade à l'ananas, aux carottes ou au quinoa (de 3,05 à 3,60 euros)
  • Tarte salée aux champignons ou courgettes ou carottes (de 3,20 à 3,60 euros)

Dix euros pour déjeuner bio, c'est dans la moyenne. Les ticket-restaurants atteignent, le plus souvent, de 6 à 8 euros et les salariés peuvent en utiliser jusqu'à deux pour un seul repas. Certains me font à nouveau observer que les prix pour de ‘si petites portions’ leur semblent élevés : ‘T'as qu'à râper tes carottes toi-même.’ Les petites portions sont meilleures que leurs sandwiches pas bio et sont nourrissantes [oui, mais moi, ça me fait même pas une entrée, tes mini-gamelles, note du webmaster].

Mon quotidien se complique. La machine à café ne propose pas de café bio. Motivée, je vais acheter du café soluble bio (125g, 5,45 euros). La boite ronde est jolie, il y a même une petite tasse. Las. C'est une fois que j'ai préparé ma boisson chaude que je me rends compte de mon erreur : c'est de l'orge. Et je n'aime pas ça du tout.

Une main de webmaster au pot bio de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89).

J'organise une dégustation bio à Rue89. J'achète exactement la même chose que pour un pot pas bio et je sors une bouteille de rosé bio qui traine dans le frigo :

  • 1 bouteille de champagne : 35 euros
  • 1 bière : 1,70 euros
  • 150g de bretzels d'épeautre : 1,55 euros
  • 150g de chips : 1,76 euros
  • 200g de biscottes : 3,40 euros
  • 200g de fromage de chèvre : 6,10 euros
  • 125 g de tofu à tartiner : 3,30 euros

S'en est suivi un débat passionné : ‘Les bretzels bio, c'est vraiment dégueulasse’, ‘mais non, ça a le même goût’, ‘non, c'est dégueulasse’, ‘et ton champagne bio, à ce prix là, c'est pas sérieux’. Succès pour le chèvre et le tofu à tartiner. Et l'unique buveur de bière est ravi : ‘Elle est excellente’ [je confirme, c'était vraiment de la bonne gueuze, note du webmaster].

Manger bio n'est pas particulièrement contraignant. Les aliments sont même meilleurs. Mais il n'y a pas de Coca light bio. Ca n'existe pas et ça me rend malade. Pour me soutenir, Claire me rapporte une bouteille d'un litre de Cola bio (2,25 euros) trouvé dans une épicerie bio du Vigan (Gard). C'est dégueulasse.

Et l'alcool ? Les bio-mangeurs ne boivent pas de la vodka au réveil. Manger bio, ce n'est pas que manger, c'est aussi adopter un mode de vie plutôt sain. Il existe donc un large choix de bières, vins et champagnes, mais pas d'alcools forts. La vodka bio existe ; les Etats-Unis innovent.

Au chapitre des boissons, il y a l'eau. Et c'est quoi l'‘eau bio’ ? J'ai d'abord acheté les bouteilles d'eau vendue dans les magasins bios -elles sont très peu minéralisées. Puis j'ai arrêté. Le mieux, c'est de boire l'eau de son robinet. C'est simple et écolo. Les méfiants peuvent acheter pour pas très cher un purificateur.

Premiers conseils

Après ces semaines de consommation bio, voici quelques erreurs à ne reproduire.

  1. Manger bio ce n'est pas simplement consommer des aliments labellisés. Il ne s'agit pas d'un régime alimentaire mais d'un mode de vie. Les surgelés bios existent, certes mais il vaut mieux cuisiner davantage, en évitant micro-ondes et congélation. Sans aller jusqu'à fabriquer son pain, on s'intéresse à ce qu'il y a dans son assiette.
  2. Eviter de reproduire son alimentation dite classique. Acheter des chips et des bretzels pour un apéro revient à dépenser plus qu'en se creusant un peu les méninges. On peut redécouvrir des produits. Plus ludique et moins cher.
  3. Ne pas être intégriste, sinon vous ne fréquenterez plus grand monde. Par exemple, en Suisse où les produits bios sont plus courants, les restaurants servant bio servent aussi du coca.
  4. Etre conscient que manger bio, c'est manger des produits de saison. Hors saison, ne pas se scandaliser de l'absence de melon.
  5. Alterner les achats en supérette bio et achats en grande distribution (on trouve des produits bon marché).
  6. Pour les fruits/légumes, privilégier les coopératives de consommateurs. Moins coûteuse, la démarche est plus conforme aux principes du ‘developpement durable’.

La semaine prochaine, nous vous proposons une visite guidée dans une ferme bio et un éclairage sur la distribution et la certification des produits bio. Avec Camille, du blog Rue69, nous essaierons de savoir si l'érotisme peut être bio.

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Portrait de Dany-de-montreuil

De Dany-de-montreuil

13H23 | 25/08/2008 | Permalien

Bon, je viens d'aller dans un magasin bio réputé à Montreuil, espérant y trouver des fruits « mangeables ». Las, las ! ici comme ailleurs, les fruits (melon, pêche, abricot, poire, prune…) sont durs comme du bois !
Quel intérêt de payer plus cher pour avoir le même produit flotteux insipide et qui va se mettre à pourrir après 24 ou 48 heures à la maison ?
Je n'ai donc pris que de l'épicerie, comme je fais à Monoprix ou Carrefour ou n'importe quel autre magasin alimentaire…

Portrait de Red-Sky

De Red-Sky

Battant abattu | 13H52 | 25/08/2008 | Permalien

Longue liste de commentaires passionnants, avec des liens très intéressants.
1- La bio c'est à la fois bon pour soi et bon pour la planète, il n'y a pas de raison d'opposer les deux (quand je me douche, c'est pour moi ET pour les autres ! ).
2- l'économie de la bio est en train de changer. Réservée à un élite d'initiés pendant plusieurs années, son expansion va permettre des économies d'échelle et les prix vont continuer à baisser ; en restauration collective, la différence entre bio et non-bio est minime, certaines cantines scolaires produisent des repas bio pour des prix très étonnants.
3 - L'expansion de la bio permettra en sus la diminution de certaines externalités négatives, comme le coût de « fabrication » de l'eau potable, diminution des frais médicaux etc…
4 - chacun doit évoluer à son rythme, et il ne faut pas être dogmatique. Personnellement, il m'a fallu plusieurs années pour passer au « tout bio », ça se fait petit à petit, on commence par les œufs, puis un autre produit etc… Financièrement, ça me reviens moins cher , bien qu'habitant à Paris : j'achète les légumes sur le marché bio Raspail le dimanche matin (un p'tit coup de Vélib'), je n« achète plus de truc tout faits genre pizzas, salade javellisée en sachet et autres horreurs qui m'ont rendu malade et maintenant je fais mon pain avec ma machine (prix de reviens avec des farines multi-céréales bio : 1.38 € le kilo)… Je vais mieux et c'est super bon ! (mon médecin n'est pas content, la sécu si…).
5- tuyaux : j'ai lu plus haut que le dentifrice bio est hors de prix. Je vous recommande le dentifrice en poudre bio VS (vecteur Santé) chez Naturalia. Pour quelques euros, il vous fera 5 ou 6 mois pour une personne.). Même remarque pour les crèmes à raser bio : retour au blaireau avec un savon à barbe bio vendu chez consomacteur 15 € = 1 an ou plus ou alors utiliser du savon d'Alep (avec blaireau, le rasage au blaireau est un truc vraiment extra, je me demande pourquoi on l'a abandonné… la publicité probablement…).
http://www.consomacteurs.com/

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De global

dirigeant | 14H53 | 25/08/2008 | Permalien

Desole mains en france lorsque l'on rentre dans un magasin bio on a l'impression d'etre malade et de rentrer dans une pharmacie ou chez une secte ! C'est etrique, mal presente, le personnel semble n'avoir aucune idee de ce que peut vouloir dire le mot SERVICE….bref assez desolant alors que c'est un secteur qui est en pleine croissance (donc, richesse collective, emplois….etc).
J'ai lu que la chaine principale vient d'etre rachete par un grand groupe…on peut esperer qu'ils introduise une peut de savoir faire pour rendre quelque peu agreable ces magasins !

Portrait de orties

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15H51 | 25/08/2008 | Permalien

C'est vrai que, quand on rentre dans CERTAINS magasins bio, on a l'impression d'être dans l'antichambre d'une secte : littérature plus ou moins sérieuse, objets divers garantissant la santé (comme les anciens bracelets de sinistre réputation), lampes au sel etc. A quoi cela sert-il d'acheter du sel de l'Himmalaya, par exemple ?

Pour ce qui est de l'aspect du magasin : il va falloir vous déshabituer du clinquant (très coûteux) des grandes surfaces. Ce n'est pas si difficile.
Le service est le même qu'ailleurs.

Dernière remarque concernant le côté « pharmacie » : certains compléments alimentaires sont identiques à des médicaments prescrits par un médecin (ex : chondroïtine sulfate). Le composé d'huiles essentielles « climarone » contient les mêmes substances que certains suppositoires contre la toux. Moi qui souffrais de rhinite chronique, je n'ai plus jamais de rhume ni le nez bouché depuis que, tous les soirs j'utilise un spray d'eau de mer et pulvérise du « climarome » sur mon oreiller (de plus, je ne chauffe pas mon appartement l'hiver, excepté la salle de bain, depuis 1995. Il fait 15° chez moi, en moyenne ; je met un pull de laine ou polaire. Je n'ai plus les muqueuses desséchées par le chauffage et …fais des économies d'énergie).

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dirigeant | 18H04 | 25/08/2008 | Permalien

Nous avons ici des magasins bio assez fabuleux come je le precisait dans un forum precedent. Whole Foods ou la qualite des produits et du service est optimale malgre que ce soit une chaine d'hypermarches. Le succes est tellement grand que les classiques supermarches ont ete obliges de mettre des rayons organic. D'ou l'interet de ne pas « sectariser » ou dogmatiser ce type de consommation. Par exemple a Union square vous avez le farmers market et le Whole foods a cote. Au dela selon les villes ou les etats d'autres type de chaine organic ont une offre produits et SERVICES superbes.
Il serait normal et logique qu'en france ce meme type de commerce soit proposes au lieu des horrible hypermarches (similaires aux affreux d'ici) ou des bio stores assez sordides.

Par exemple au dela des produits ces magasins offrent un sushi bar, un restaurant , un pizza counter, un salad bar et l'on peut consommer sur place, produits locaux , wi fi gratuit ( ce qui est pratique lorsque l'on fait un break ou pour lunch) , ouvert 7/7 jusqu'a 10pm……. why not en france ? ?

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19H54 | 25/08/2008 | Permalien

Pizza, wi-fi dans un magasin bio ? Waooohhh ! ! ! ! !
« Ils sont fous ces ricains » ! Incapables de se détacher de leurs dépendances.

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dirigeant | 00H41 | 26/08/2008 | Permalien

j'imagine que vous nous dites cela car vous vivez dans une grotte, vous ne travaillez pas et que de toute facon le travail c'est de l'exploitation non ? ? ? ? donc le wifi …. ! Vous avez raison …juste pensez y quand vous utilisez google, yahoo, un mac, ebay, microsoft ….ect A moins que le minitel soit votre alpha et omega de votre « culture » technologique !

Quand au pizza….on imagine aisement ce que vous devez « penser » des italiens !

Quand a vos propres dependances je n'ose y penser !

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11H20 | 26/08/2008 | Permalien

Les pizzas autres que les vraies, du type « pizzas italiennes » (le plat du pauvre) font partie de la « malbouffe ». Elles sont rarement équilibrées.
Je maintiens que le wifi n'est pas à sa place dans un magasin bio (ondes émises). Je connais même une supérette de la chaîne « la vie claire » dans laquelle les téléphones portables sont interdits (toujours à cause des ondes qu'ils sont censés émettre même hors communication).
En ce qui concerne mon travail, je précise : que j'ai beaucoup travaillé dans ma vie (jusqu'à 3 fois les 35 h par semaine) et maintenant je suis à la retraite. Pendant plus de 15 ans, j'ai travaillé chez moi, sur mon ordinateur (mais pas sur internet - de plus, on ne l'avait pas encore).
Mes dépendances ? bof ! pas grand chose, surtout pas l'internet. Dès que j'en vois une se profiler, je coupe court, je prends des mesures de « rupture » et de « désintoxication ».

Portrait de global

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dirigeant | 14H02 | 26/08/2008 | Permalien

vous « vivez » avec la peur au ventre cher ami….de plus une certaine ignorance vous amene a dire des petites betises bien franchouillarde… pour info l'internet comme vous dites ..c'est un outil sans plus !

Portrait de orties

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15H35 | 26/08/2008 | Permalien

La peur au ventre ? Vous rigolez ! ! ! !
Simplement, je ne fais pas partie des « cadres-dirigeants-dynamiques ». Ce n'est pas une tare.
Si vous êtes indifférent à ce qui pollue notre environnement (on parle beaucoup des ondes électromagnétiques en ce moment, mais ce n'est pas tout) je ne vois pas pourquoi vous faites l'éloge du bio.
Non, pardon, des magasins bio américains (dans lesquels le clinquant sert d'appât), les nôtres sont trop minables.

Sachez que la planète ne s'accorde pas bien du tout avec « l'american way of life » du moins pas tant que celle-ci ne sera pas devenue raisonnable et moins égoïste. Nous non plus, d'ailleurs, ni le reste de l'humanité.
Gardez donc vos leçons de peuple plus civilisé et plus audacieux pour vous : si on vous suit, on va droit dans le mur.

Portrait de superesistant

à global Portrait de global De superesistant

coinceur de bulles | 09H14 | 26/08/2008 | Permalien

why not in France ? ?

Peut être pour éviter de dériver vers le bio de jeunes cadres dynamiques qui voudront se la pèter en soirée en expliquant à tout le monde qu'ils mangent bio entre 2 avions qu'ils doivent absolument prendre pour leur business…

Le bio ce n'est pas que manger sainement, c'est aussi essayer de calmer le jeu pour préserver notre planète.. mais j'imagine bien qu'à Union square le profit passe avant la planète

Portrait de global

à superesistant Portrait de superesistant De global

dirigeant | 14H19 | 26/08/2008 | Permalien

l'etroitesse d'esprit est votre karma on dirait !
Le profit….caca….oui bien sur , deja que vous beuglez pour un rien sans parlez de votre medaille d'or des greves aux JO de la glande on imagine vos « reactions » si la france et ses entreprises devaient reduire leur recherche de profit ! Peut tout cela est a mettre en parallele avec votre propre situation…. !

Portrait de orties

à global Portrait de global De orties

17H03 | 26/08/2008 | Permalien

Quelle arrogance ! Vous vous prenez pour la race supérieure ou quoi ? Ne croyez pas que votre soi-disant supériorité va durer indéfiniment. Déjà que votre économie est au bord du gouffre - sans la Chine elle y serait déjà tombée. Et que serait-ce si tous vos créanciers réclamaient le remboursement de vos dettes ?

Vous-même êtes un pur échantillon de ce que l'on déteste chez les Américains : vous êtes méprisant et belliqueux. Vous ne comprenez rien à ce qui ne vous rapporte pas un paquet de dollars. La solidarité, c'est « caca » (pour parler comme vous) c'est « communiste », c'est dangereux et tout ce qui ne va pas dans votre sens vous fait peur. Alors les grèves … ! ! ! !
Quand on vous lit, on n'a vraiment pas envie d'aller vivre dans le pays le plus cynique et le plus égoïste du monde.
Même s'il a des magasins bio tape-à-l'oeil.

Portrait de orties

à global Portrait de global De orties

16H15 | 26/08/2008 | Permalien

à Global/dirigeant (de quoi ? )
Au fait : c'est pendant vos heures de travail que vous participez au forum ?

Portrait de JCF88

De JCF88

Ing.Commercial | 16H47 | 25/08/2008 | Permalien

Pour ma part, il y a bien longtemps que je consomme du bio, et cela n'a rien avoir avec l'écologie (je suis pro nucléaire), c'est pour moi simplement la garantie de manger un aliment sain.

Je suis pour autant bien conscient que beaucoup de produits que je consomme viennent de loin et ont probablement voyagé par avion et que donc ils ont un impact écologique non négligeable, mais entre bruler un peu de kérosène et empoisonner des agriculteurs et surtout mes enfants aux pesticides, le choix est vite fait .

Comme il est indiqué dans l'article, le bio c'est aussi un mode de vie et de consommation. Pour exemple,nous diminuons la quantité de produits achetés et améliorons la qualité de ce que nous consommons ; par exemple, je suis passé au pain complet bio , et ai diminué ma consommation de pain par 2 à 3.
Notre budget alimentaire n'a que peux évoluer par rapport à un mode de consommation classique, d'ailleurs quand je vois les poubelles de mes voisins qui gaspillent en pagaille, je me dis que finalement le prix n'est sans doute pas le plus grand obstacle,il faut simplement faire la différence entre manger pour vivre et vivre pour manger… et jeter les restes…

Le soucis c'est que le bio n'est pas compatible avec la politique de groupes agroalimentaire qui assoient leur politique industrielle et commerciale sur des volumes , pour eux le bio représente un danger concurrentiel non négligeable , car il éveille les consciences et modifie les comportement d'achat, il implique de consommer utile et surtout raisonnablement. Le bio bouleverse les politiques de croissance de ces groupes industriels qui s'inscrivent dans une logique de surconsommation créant pour cela des produits compliqués et sans intérêts gustatifs et nutritifs,ils sont même parfois dangereux pour la santé.

Enfin si je dois mal manger, simplement pour me payer des forfaits téléphoniques, changer ma télé au profit d'un écran plat, et porte des fringues de marque, alors considérant que ma santé et celle de ma famille passe par notre assiette, alors je préfère manger bien et sain…

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 17H44 | 25/08/2008 | Permalien

Arg ! C'est quoi ce régime ! Légume, tofu ! ! Y'a pas de viande ! ! ! Quelle horreur ! : D

Personnellement, quitte à payer deux fois plus cher, je privilégie l'AOC. Rien ne vaut un vrai steak d'Aubrac, une pure saucisse bretonne ou un magret du Sud Ouest.
Le bio c'est bien gentil, mais ce n'est pas un gage de qualité. La boite de tomate pelée bio a vite dégagée au profit de celle de tomates de Provence avec un vrai gout de tomate.
Mais ce n'est pas non plus un critère de non choix, puisque pour la moutarde ma préférée est estampillée bio.
Et le riz c'est du commerce équitable, parce qu'il est aussi bon que les autres (enfin c'est du riz, ça n'a pas vraiment de gout…), et que j'ai l'impression de faire un bon geste pour les petits enfants du Tiers Monde.

Et le choix ne se limite pas entre bio végétarien (arg) et la malbouffe microhondable (beurk), il existe aussi le régime alimentaire comme chez mémé : viande et cuisine au beurre ! De toutes façons mes artères ne me lâcheront pas avant mes poumons, et vu la qualité de l'air et de l'eau je peux bien manger des pesticides. Mais manger des choses qui n'ont pas un bon gout, jamais ! (enfin, pas volontairement : D)

Portrait de orties

à Keldan Portrait de Keldan De orties

19H57 | 25/08/2008 | Permalien

On peut très bien faire de la bonne cuisine qui n'est pas au beurre. C'est la différence culinaire essentielle entre le nord et le sud.
Mais en ce qui concerne le tofu, je suis d'accord, c'est infect.

Portrait de Keldan

à orties Portrait de orties De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 13H52 | 26/08/2008 | Permalien

J'avoue, je cuisine aussi à l'huile d'olive : D

Portrait de carwin

De carwin

17H55 | 25/08/2008 | Permalien

Manger uniquement bio dans ces conditions-là, c'est sensations de faim et chiasse assurées toutes les 2 heures. Et puis faut mettre de côté toute activité sportive sous peine de crise d'hypoglycémie sévère.

Portrait de Courageux anonyme

De Ghalem

19H43 | 25/08/2008 | Permalien

moi c'est Pizza-bière chaque matin sauf pendant le Ramadan et je garde malgré tout la ligne : j'aide ainsi le petit commerce de proximité et donc je préserve la planète. pour ma viande j'attends que le mouton ai bien dégorgé dans la baignoire. c'est plus sain. je garde la graisse pour faire des malfoufes : sorte de brochette d'abat qu'on entoure de gras de mouton. A le bio y a rien de tel finalement

Portrait de Wiecha

De Wiecha

20H03 | 25/08/2008 | Permalien

Avec mes très faibles revenus, je mange bio quand je peux. Notamment parce que je dispose loin de Paris d'un jardin qu'on essaie de faire en « bio “.

Et ce n'est pas simple. Or, pour faire plus simple, parce que le purin d'ortie, le savon noir qu'on doit tartiner sur chaque feuille de choux c'est moyennement distrayant à la longue, j'ai acheté l'an dernier un paquet de trus, engrais, insecticides le tout certifié ‘compatible avec l'agriculture biologique .Et puis comme je suis méfiante de nature, j'ai regardé les petites étiquettes
- la merde d'oiseau vient du Chili ( pire que le coup des cerises
- les insecticides et autres comportent un tas de trucs certes bio’ mais fabriqués en grande quantité dans le cadre de la bonne vieille industrie chimique , sans aucune assurance que ça ne pollue pas autant que la fabrication d'un produit pas bio.

Du coup, hormis le fait que je me résigne au purin d'ortie et au délicieux fumet du fumier de vaches ( appel aux bobos en manque de sensations fortes , j'ai besoin de bras …), je me suis définitivement résignée à l'idée que le bio me fait peut-être du bien mais doit contribuer modérément à la sauvegarde de la planète quand il est produit massivement et selon les mêmes chaines de production et de commercialisation que les autres produits. Ce qui le rend abordable, même pour une précaire en zone urbaine comme moi.

Et que le vrai ‘bio’ passera forcément par une modification profonde du mode de production, de consommation et de transport des marchandises. Si ce n'est pas par une rupture avec l'urbanisme actuel ,entassement dans les grandes métropoles d'une part et zones rurales désertées d'autre part.

Je sais c'est pas demain la veille, mais en attendant inutile de se faire trop d'illusions sur le bio version grande distribution. Et pas question pour les pauvres ou même les tout juste àla fin du mois de s'approvisionner avec les réseaux qui utilisent du purin d'ortie maison ou qui enduisent leurs feuilles de choux une à une, c'est bien trop cher

Portrait de Gvidos67

De Gvidos67

Chef d'entreprise | 09H09 | 26/08/2008 | Permalien

Quelques remarques depuis Strasbourg…
Adepte du Bio invétéré depuis plus de 15 ans, je n'en ai pas moins quelques fortes critiques à son égard.
La première c'est que le label Bio n'est qu'un élément parmi bien d'autres. C'est un business comme les autres.
En revanche l'attitude, le comportement, les motivations et les convictions Bio sont bien différents. Il ne faut pas perdre son esprit critique de consommateur averti.
Comment reconnait-on un vrai esprit Bio ? Il ne prête plus aucune attention à la publicité et ne se fie plus qu'à son expérience, au bouche-oreille, à la lecture des ingrédients, il s'informe constamment, etc… Les publicités ne vous prennent que pour des imbéciles et des pigeons, elles vous prennent pour des consommateurs de base, des « Français » moyens. C'est déjà une grande victoire personnelle et une immense satisfaction morale.
Ici en Alsace, nous avons la chance de pouvois passer la frontière où les prix du bio sont de 30 à 60 % moins chers qu'en France. Eh oui, les producteurs bio en Allemagne sont très pauvres et malheureux. Je plaisante bien sûr mais cela montre qu'en France, c'est un business gratifiant. Je ne dis pas que cela est bien ou pas bien mais je vous confirme que beaucoup des prix pratiqués en France sont excessifs.
Les fruits/légumes venus d'Afrique du Sud ou du Chili, ou tout simplement hors saison, sont la plupart du temps fade et vraiment bien différents des produits de nos jardins. C'est du business. Il faut donc savoir composer.
Une chose m'horripile dans le comemrce bio, c'est le marketing à outrance type « soja » qui prend vraiment les clients pour des gogos comme dans la grande distribution.
Je m'explique : acheter 5 € le flacon de 400 mml jus de bouleau sous prétexte qu'on est dans une optique diétique et « précieuse », eh bien c'est du vol !
Dans une boutique russe vous avez des grandes conserves de très bon jus de bouleau importé, naturel et au goût excellent à 1,65 € les 2 litres. Et pas de label bien sûr.
15 fois plus cher cela laisse songeur non ?
Autre point noir et très important : la DLC (date limite de consommation), souvent de moins d'une semaine pour de nombreux produits frais, parfois en cours de dépassement et le fait de ne pas prendre cela au sérieux. Non dans le bio comme partout, le frais est quelque chose d'essentiel !
L'hygiène est encore plus important que l'alimentation en elle-même dans les progrès pour une vie plus saine.
Le fait que les produits bio soient moins propres, moins aseptisés est aussi une contrainte car si c'est pour passer d'une intoxication chimique à une intoxication alimentaire, votre santé n'aura rien gagné. On observe souvent des trucs aberrants comme « maintenant que tu es enfin revenu à des habitudes saines et naturelles, la vraie vie quoi, alors “plus besoin d'éplucher, même plus besoin de laver, c'est vieux ? - pas grave c'est bio, cela ne peut pas faire de mal ! , etc…”
De l'excès de conviction, on retombe alors sur l'aberrant… Dommage.
Dernière chose : utilisez votre congelateur.
Nous achetons un demi-veau, un mouton, un quart de boeuf au producteur bio (et cela se développe) au prix de la viande de boucherie pour une qualité exceptionnelle et en un seul transport, on a la viande pour l'année entière. Bien sûr il faut investir dans un excellent congélateur (descente ultra rapide de la température, congellation à -24 °C, etc.)
Mais bien congelée, la viande conserve presque toutes ses propriétés.

Bravo à vous tous qui avez fait le pas et bien cordialement.
Gvidos.

Portrait de Lardonfree

De Lardonfree

maraîcher bio dans la Double | 06H30 | 27/08/2008 | Permalien

madame Zineb Dryef vous nous dites << Alterner les achats en supérette bio et achats en grande distribution (on trouve des produits bon marché). Pour les fruits/légumes, privilégier les coopératives de consommateurs. Moins coûteuse, la démarche est plus conforme aux principes du developpement durable »

… et la vente directe alors ! ! ! Vous l'oubliez.
Allez faire vos courses en priorité sur les marchés, vous y trouverez des paysans, qui vendent là leurs productions. Les prix y sont certainement bien meilleurs marché que chez les revendeurs, les produits y sont -logiquement - plus frais et d'autre part cela fait quand même partie de la démarche de base que tout « consommateur bio » devrait avoir, à savoir, consommer en priorité ce qui est local (circuit court).Pour ce qui est de l'ananas, du quinoa, et des oranges, le transport est-il bio lui aussi ?

Portrait de orties

à Lardonfree Portrait de Lardonfree De orties

15H30 | 29/08/2008 | Permalien

Je rêverais qu'il en soit ainsi, et que l'on trouve des paysans sur TOUS les marchés. Ce n'est malheureusement pas le cas des marchés de la banlieue parisienne, et aussi, peut-être, d'autres grandes villes. Nous n'avons que des revendeurs qui ne vont même pas tous les jours s'approvisionner à Rungis.
Quant à la vente directe (en ligne) avec livraison à domicile, c'est la mêe chose : on ne peut pas en profiter si n'on habite pas dans les régions de production.
Par contre, l'épicerie bio de mon quartier ne distribue que des produits très frais (le patron va s'approvisionner tous les jours à Rungis) mais … ils sont chers.

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