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Peyrelevade : « Les solutions de Sarkozy n'ont pas de cohérence »

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 02/09/2008 | 15H00

Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Ancien président du Crédit Lyonnais, il vient de publier « Sarkozy, l'erreur historique », essai qui s'en prend à la politique économique du président, « champion de la résolution des problèmes simples », mais qui « ignore la complexité ». Jean Peyrelevade a répondu ce mardi aux questions des internautes de Rue89.

Le tchat avec Jean Peyrelevade


Rue89 : Nicolas Sarkozy va piocher dans la poche des épargnants pour financer le RSA, cela signifie-t-il qu'il n'y a vraiment plus de marges de manoeuvres pour financer de nouvelles politiques ?

Jean Peyrelevade : Exact. Le budget est exsangue. On aura beaucoup de mal à respecter la limite de 3% du déicit budgétaire en 2008 et donc il est impossible d'engager de nouvelles dépenses sans ressources affectées, ce qui est détestable.

Thierry Reboud : Ne réduisez-vous pas l'action politique à la question de la maîtrise des comptes publics ? Et, considérant le financement annoncé du RSA (une taxe sur les revenus financiers), jugez-vous qu'il s'agit de l'amorce d'un changement de cap de la part de Sarkozy en matière de politique économique et sociale ?

Jean Peyrelevade : A la première question : je ne le crois pas. Si vous lisez mon livre, vous verrez que ma préoccupation principale est l'absence de compétitivité de l'appareil productif français. Le déficit public en est l'une des raisons. A la deuxième question : je ne crois pas, puisqu'il procède suivant sa méthode habituelle. Chaque problème doit avoir une solution immédiate, mais ces différentes solutions n'ont pas de cohérence entre elles.

Taner : Vous estimez que la compétitivité française est insuffisante alors que la main d'œuvre française est une des plus productives au monde et est globalement assez qualifiée pour faire face à ses concurrentes européennes, de plus la main d'œuvre industrielle française est loin d'être la plus chère d'Europe, contrairement à certaines idées reçues. Bref, quelles sont vos idées pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises ?

Jean Peyrelevade : Il y a plusieurs inexactitudes dans la question, si vous me permettez. La main d'oeuvre française a une productivité horaire très élevée, mais comme nous travaillons beaucoup moins d'heures que la plupart de nos concurrents, la productivité par tête est sensiblement plus basse. Enfin, depuis 2000, et contrairement à une idée reçue, les salaires réels en France ont progressé davantage que dans le reste de l'Europe, ce qui fait que le coût salarial unitaire en France est aujourd'hui parmi les plus élevés en Europe. Je pense que seule la suède et la Belgique et peut-être la Norvège nous dépassent. Mais, je ne milite pas pour une amélioration de la compétitivité par la baisse des salaires. Je pense qu'il faut surtout investir davantage afin de rendre notre économie beaucoup plus capitalistique, c'est-à-dire dans laquelle la productivité de la main d'oeuvre est fortement accrue par les équipements matériels (machines) et immatériels (informatique) mis à sa disposition. L'un de nos défauts principaux est que nous n'investissons pas assez.

Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)Carmagnole : Les richesses produites (la valeur ajoutée) ont augmenté de 3,3% en 2007 et le salaire brut a seulement progressé de 1,4% ? Est-ce ce résultat, Monsieur, que vous qualifiez de « demander trop aux entreprise et pas assez aux ménages » ?

Jean Peyrelevade : Je suis désolé d'avoir des statistiques différentes des vôtres. L'Insee nous dit que la croissance 2007 a été de l'ordre de 2% et le pouvoir d'achat 2007 a encore progressé en moyenne de 3,3%. La part des ménages dans le revenu national a donc augmenté. Si on remonte plus loin, la marge brute des entreprises en proportion de leur valeur ajoutée a atteint en France un record absolu de 33% en 1989. Elle recule progressivement depuis, et est tombée en 2007 légèrement au-dessus de 30%. La moyenne européenne est à 38%. Le chiffre allemand est de 41%. Il n'y a aucun pays en Europe de l'Ouest où les marges des entreprises soient plus faibles qu'en France. C'est parce que nos entreprises ont des marges insuffisantes qu'elles investissent peu, qu'elles font peu de recherches, qu'elles n'innovent pas assez en termes de nouveaux produits, et qu'elles exportent de moins en moins. C'est pour cela que notre taux de croissance diminue.

Pierrrrre : Je sais que vous n'êtes venu à la tête du Credit Lyonnais qu'après le départ du sympathique Yves Haberer, mais je suis quand même étonné que vous puissiez vous permettre de donner des leçons de gouvernance, ayant été à la direction d'une banque, le Credit Lyonnais ,forte en magouilles, détournements, pertes abyssales pour le pays, et condamnations judiciaires et incendie aux origines douteuses. Monsieur Peyrelevade, cette affaire du Crédit Lyonnais a fait perdre à la France 15 milliards d'euros, soit mille euros par famille française, où est passé cet argent ?

Jean Peyrelevade : Premièrement, vous confondez les incendiaires et le pompiers. Ayant été appelé à la tête du Crédit Lyonnais pour le redresser, ce que j'ai fait, je ne vois pas pourquoi cette tâche honorable m'interdirait aujourd'hui de parler. Demandez ce qu'ils en pensent aux anciens salariés du Crédit Lyonnais. L'argent a disparu pour la plus large part dans des pertes pures et simples, c'est-à-dire qu'il a été détruit. Pour une part, sans doute minoritaire, il a enrichi des acteurs variés, certains parfaitement honnêtes, d'autres qui le furent moins. Reportez-vous aux chroniques judiciaires.

JCF88 : Enfin, concernant l'affaire du Lyonnais, Jean Peyrelevade, vous avez dénoncé le fait de ne pas avoir été entendu dans le cadre de la procédure qui oppose la banque à l'ancien homme d'affaires Bernard Tapie. Etes-vous toujours aussi révolté ? Pourquoi ne pas écrire un livre sur ce sujet ?

Jean Peyrelevade : J'ai déjà écrit un livre sur l'affaire Executive Life et ne voudrais pas consacrer tous mes loisirs à parler de ma vie passée. En outre, je n'ai pas très envie d'une fréquentation prolongée du personnage de Bernard Tapie, fut-ce par l'écriture d'un bouquin.

Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)Madmax : Pourriez-vous, en tant que banquier, expliquer ce qu'est le droit de seigneuriage ? Une fois ce terme expliqué, pourquoi, par la loi du 4 août 1993, l'Assemblée nationale, garante de l'intérêt générale, a accordée l'exclusivité de ce droit aux banques privées ? Cette décision n'empêche-t-elle pas l'Etat de s'accorder les fonds nécessaires à une relance économique, comme ce fut le cas lors de la crise des années 30 ?

Jean Peyrelevade : Le droit de seigneuriage est lié à l'alimentation de l'économie en ce qu'on appelle la monnaie centrale, constituée des billets et des avances consenties par la banque centrale aux banques ordinaires. La monnaie centrale a pour la banque centrale un prix de revient à peu près nul et elle la fait payer en taux d'intérêts par les banques commerciales. D'où un bénéfice structurel. Cela n'empêche en rien une relance économique, dès lors que la banque centrale est décidée à la favoriser. Mais la décision de politique monétaire, plus ou moins favorable à la relance, est entre ses mains. D'où les critiques aujourd'hui adressées à Monsieur Trichet par beaucoup d'hommes politiques français. Je pense que la banque centrale européenne et Monsieur Trichet ne méritent ni cet excès d'honneur ni cette indignité. J'ai sur la question une vue une peu subversive : dans l'état actuel de l'économie française, un quart de point de plus ou de moins sur les taux d'intérêts aurait assez peu d'influence macroéconomique.

Lili Buzette : Pourriez-vous me donner votre avis concernant la dépénalisation des crimes financiers mise en place par Nicolas Sarkozy ? Assisterons-nous à une sorte de Berlusconnerie à la Française ?

Jean Peyrelevade : La question est complexe. De mon point de vue, aucun « crime financier » ne doit être dépénalisé. Cela étant, il y a dans la législation actuelle une qualification pénale à des erreurs ou même des fautes qui à mon avis devraient ne relever que du civil. Si vous me permettez un exemple personnel, et pour augmenter à vos yeux ma propre indignité, j'ai été en 1993, après cinq ans de procédure (un jugement de première instance, un jugement d'appel, un arrêt cassé par la Cour de cassation et un deuxième jugement d'appel), condamné à une amende pénale (6000 francs) pour un délit d'entrave parce que j'avais sur un projet d'entreprise informé le comité d'entreprise de l'UAP alors que j'aurais du le consulter. Je pense qu'on aurait pu économiser beaucoup d'énergie. Je pense que ce qui s'est passé à propos d'un arbitrage récent dont on a déjà parlé (le cas Tapie) donne un caractère relativement plausible à cette comparaison avec le système Berlusconi.

François Toulouse : Où en êtes-vous de votre carrière politique ? Pourquoi un homme tel que vous ne se présenterait pas à un poste comme président de l'Europe ? Votre modestie, votre humour, votre sagacité y ferait merveille, et, de plus, je vois que vous êtes un ancien socialiste, comme Monsieur Strauss-Kahn, qui n'a pourtant pas votre clairvoyance. (Ndlr : une question des fatals flatteurs ? )

Jean Peyrelevade : Je suis actuellement vice-président du MoDem, j'ai un modeste mandat de conseiller municipal dans le 16è arrondissement de Paris. J'ai décidé de m'engager en politique, non pas pour des raisons de carrière (la mienne est à la fois honorable et suffisante), mais parce que je suis inquiet pour mon pays. J'irai où François Bayrou me demandera d'aller. La prochaine échéance importante pour le MoDem sont les élections européennes de juin 2009. Je ne me rase pas le matin en pensant au type de destin que vous me suggérez. Je préfère réfléchir au vocabulaire le plus adapté pour exprimer ma pensée sur les problèmes de fond, sur lesquels j'estime avoir quelque chose à dire. Le MoDem est un parti jeune, en train de s'organiser, l'atmosphère y est très chaleureuse, sympathique, j'y suis responsable des questions économiques et j'ai monté sans difficulté une commission économique où je suis persuadé que j'aurais entre 100 et 200 militants venant régulièrement travailler sur les sujets qui le méritent.

Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)Hemlec : L'erreur de Sarkozy n'est-elle pas non plus, en période de crise, de ne pas anticiper voire faciliter la transition vers un autre système économique, qui soit une sorte de capitalisme « durable » ?

Jean Peyrelevade : Certes, vous avez raison, mais il faut bien voir que toute transition réelle vers une forme de développement durable va nécessiter un niveau encore accru d'investissement, puisqu'il va falloir revisiter tous nos processus productifs, rénover notre habitat, développer les transports collectifs, etc. Et, donc, on voit bien, une fois de plus, que face à ce défi, notre économie souffre d'un handicap très sérieux : investir oui, mais avec quel argent ?

Blaise11 : Vous sentez-vous proche de la doctrine de Muhammad Yunus, dit du « social business » ? Pensez-vous qu'elle soit applicable en France ?

Jean Peyrelevade : Elle est certainement applicable, je la trouve très sympathique, méritoire, nécessaire vis-à-vis des défavorisés, mais, et je vais probablement vous décevoir, je ne crois pas qu'elle puisse avoir une influence telle qu'elle devienne macroéconomiquement significative dans un pays tel que la France, probablement toujours pour la même raison : les projets financés par Muhammad Yunus sont des projets peu capitalistiques à destination d'une main d'oeuvre assez peu qualifiée. Ce n'est pas là-dessus qu'une économie développée peut asseoir sa croissance.

Rue89 : Ne pourrait-on pas retrouver des marges de manoeuvres en organisant un plan de relance au niveau européen, financé par l'emprunt ?

Jean Peyrelevade : Je suis assez favorable à un plan de soutien de la conjoncture au niveau européen, mais pas par l'emprunt. L'Europe tout entière n'investit pas assez. La vraie mesure politique serait de définir, au niveau européen, un budget d'investissement alimenté assez largement par l'impôt européen, et marginalement par l'emprunt, budget d'investissement dont l'utilisation pourrait être plus ou moins intense en fonction de la situation conjonturelle. Pourquoi je n'aime pas l'idée d'emprunt ? Parce qu'elle permet aux Etats membres de ne pas perdre leur pouvoir de décision. On va faire des économies au niveau de la PAC, on pourrait définir un budget d'investissement européen. Le banquier veut toujours des fonds propres face à un emprunt.



Présentation du tchat

Jean Peyrelevade vient de publier « Sarkozy, l'erreur historique », essai qui s'en prend à la politique économique du président, « champion de la résolution des problèmes simples », mais qui « ignore la complexité ».

Tenant de la bonne gestion des comptes publics, l'ancien président du Crédit lyonnais détaille ce qu'il considère comme les faiblesses actuelles de la France : déficit public excessif, investissement insuffisant, temps de travail trop bas, comptes sociaux profondément déséquilibrés, compétitivité ridicule par rapport à nos voisins européens.

Sarkozy ou « la recherche du résultat immédiat »

L'auteur estime aussi que le partage de la valeur ajoutée n'est pas favorable au capital, contrairement à ce qu'affirme une partie de la gauche : « Ma thèse est que la France demande trop aux entreprises et pas assez aux ménages », résume-t-il.

Il reprend point par point toutes les décisions économiques de Nicolas Sarkozy, un modèle selon lui de court-termisme et de démagogie :

« Tout tient à la recherche du résultat immédiat. On ne dit pas aux Français : “Vous allez travailler plus parce que la machine économique en a besoin pour produire davantage de richesses” ou “vous allez travailler plus afin d'augmenter dans un premier temps le taux de croissance puis de gagner plus dans un ou deux ans'.

‘Non, on leur dit : Vous allez travailler plus pour aussitôt gagner plus’, ici et maintenant. Chacun doit trouver un avantage instantané à la réforme. Qui va payer pour ce miracle ? L'Etat, bien sûr.”

Ancien membre du cabinet de Mauroy, candidat MoDem à Paris

Ancien professeur à l'école Polytechnique, Jean Peyrelevade emmène son lecteur dans une promenade macroéconomique très didactique et éclairante, renvoyant largement gauche et droite à leurs vieilles lunes.

Jean Peyrelevade a également travaillé au cabinet de Pierre Mauroy lorsque celui-ci était Premier ministre de François Mitterrand, et a été candidat MoDem lors des dernières élections municipales à Paris (XVIe arrondissement). Il est aujourd'hui banquier d'affaires.

Sarkozy : l'erreur historique de Jean Peyrelevade - éd. Plon, coll. Tribune libre - 200p., 18€

Photos : Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

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Portrait de PhilFree

De PhilFree

| 23H01 | 02/09/2008 | Permalien

Les solutions de Sarkozy ne peuvent pas avoir de cohérence car il n'a pas de projet d'entreprise pour la France.
Il gère notre pays comme une start-up.
- il présente une idée qui résonne comme un slogan de Microsoft « Ensembles, tout devient possible »
- il se rebelle contre les anciens profs, comme les créateurs de Google.
- une fois les premières preuves de confiance données il embauche les meilleurs profils, quelque soient leurs horizons (PS, UDF, etc.), pour rassurer sur les capacités techniques,
- il maintient un rythme de travail élevé avec des promesses de bonus divers et variés.
Je laisse aux lecteurs le soin de trouver d'autres analogies.

Mais comme dans toutes les start-up, il n'a pas une idée précise du business model final.

Bien sur dans une startup tous les gens (ou presque) sont conscient du risque de faillite et l'acceptent. Risque en lui-même assez minime pour les gens brillants et ambitieux qui constituent ces sociétés. Mais la France ne peut pas se permettre une faillite de start-up.

Il est urgent que Sarkozy passe de l'activisme à la réflexion de fond et à la planification.
« Gouverner c'est prévoir »

Portrait de papy55

De papy55

prof. en province | 07H36 | 03/09/2008 | Permalien

Monsieur Peyrelevade se positionne contre les solutions de Sarko en matière d'économie, mais en fait si ses solutions ont des approches différentes, les résultats escomptés sont identiques : une « économie » au service de quelques uns au détriments de tous les autres !

Quand il ressort les chiffres de l'INSEE concernant l'augmentation du PA en 2007 de 3,3%, j'aimerais bien savoir quelle est la proportion de la population concernée par de tels chiffres, et si une « majorité » rentre dans ces chiffres il faut croire qu'en valeur absolue cette augmentation doit être dérisoire pour qu'elle passe inaperçue.

Qu'il est difficile, quand on fait partie des hautes sphères, d'appréhender la réalité quotidienne des gens ordinaires !

Je n'ai pas trouvé sa démonstration sur la productivité, en réponse à Taner, très convaincante mais plutôt floue. C'est bien là le problème, les « politiques » se veulent spécialistes et adaptent en permanence l'interprétation des chiffres en fonction de leur but immédiat.

Au fait, les droits d'auteurs de son livre sont-ils destinés à une fondation ou association caritative ?

Portrait de Blaise11

De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 08H28 | 03/09/2008 | Permalien

Monsieur Peyrelevade,

vous dîtes : « Les projets financés par Muhammad Yunus sont des projets peu capitalistiques à destination d'une main d'oeuvre assez peu qualifiée. Je ne crois pas que cette politique puisse avoir une influence dans un pays tel que la France. »

Je n'ai que les chiffres de 2002, mais voici ce qu'ils disent : « En mars 2002, un peu moins de cinq millions de personnes exerçaient un emploi non qualifié : 2 760 000 comme employés et 2 035 000 comme ouvriers. »

Ma deuxième question : exprimez-vous la même envie que la mienne, celle de vous planter un compas dans l'oeil ?

Portrait de Esgalduin

De Esgalduin

tapoteur de clavier | 08H44 | 03/09/2008 | Permalien

Heu, à bon, on France on travaille sensiblement moins… Donc du coup on est moins rentable
En moyenne 41h et dans l'Europe, 41.7H…
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp ? reg_id=98&ref_id=CMPTEF03204

D'autre part, les 35h on majoritairement servi à recentrer son temps sur la famille et rappelons le aussi, la fécondité en France est la plus haute en Europe, ce qui a un effet très bénéfique sur notre économie, comme quoi, les choses sont parfois plus complexe…

Portrait de dzan

De dzan

08H58 | 03/09/2008 | Permalien

Elle vend quoi, maintenant la France, hormis des Airbus, dont , d'ailleurs, nous ne fabriquons qu'une partie, et l'assemblage.

La machine outil ? sacrifiée, les fonderies ? sacrifiées,l'électronique et l'électroménager ? sacrifés.

Et, malheureusement, la liste n'est pas exhaustive.

Les efforts sont demandés toujours aux mêmes, tandis que les riches, sont encore plus riches, grace à Sarkozy.

Gare à l'explosion un de ces jours.

Portrait de Teberli

à dzan Portrait de dzan De Teberli

Enseignant | 07H29 | 04/09/2008 | Permalien

Le problème, c'est que bien souvent ce que les politocards appellent « La France » c'est le gang des puissants.

Tout le monde doit se sacrifier pour « La France ».

Ce discours a été tenu en temps de guerre et en temps de paix.

C'est bien pratique pour ces manipulateurs qui exploitent même les mots pour leur profit.

Il est temps de penser et d'agir en tant qu'êtres humains exigeant la justice sociale absolue et le respect de la vraie démocratie. Se dépolluer l'esprit est une urgence.

Pour en revenir au message, cette « France » des puissants a investi dans les nouveux lieux de production des objets et là aussi, ils font leur beurre sur le dos des travailleurs locaux, même si ce n'est pas du beurre Normand

Portrait de Karg se

De Karg se

Ingénieur agronome en recherche d'e... | 10H58 | 03/09/2008 | Permalien

Manipulation ou confusion ? Il semble que M Peyrelevade ne comprend pas bien de quoi il parle ou essaye de nous manipuler sans trop de discrétion.

A la question de Carmagnole, il annonce que 3% de pouvoir d'achat ont été gagné par les ménages d'après l'INSEE et que cala signifie que les revenus réels des salariés ont augmentés de 3%.

C'est un énorme mensonge :

D'abord parce que les statistiques du pouvoir d'achat prennent en compte la qualité des produits (non monétaire) et ne prenne pas ou très mal le cout du logement et de l'énergie. Le pouvoir d'achat INSEE et revenu, même réel, ce n'est pas la même chose.

Ensuite parce que la question porté sur les revenus des salariés et non pas des ménages, aujourd'hui les ménages, notamment riche et âgés, on d'important revenu du capital qui boost leur pouvoir d'achat et expliquent (en partie) le glissement du PIB vers les revenus du capital.

Une telle erreur est impardonnable quand on donne des « leçons » d'économies.

Portrait de Teberli

De Teberli

Enseignant | 13H13 | 03/09/2008 | Permalien

Peyrelevade : « Les solutions de Sarkozy n'ont pas de cohérence »

Celles de ce Monsieur Peyrelevade non plus si l'on veut bien chercher la cohérence entre ses positions de gestionnaire du capital, du libéralisme, du capitalisme et les besoins réels de populations réduites à la vie minimum par le système totalement injuste qu'il défend et veut encore « améliorer ».

Portrait de zhedjin

De zhedjin

Electro-technicien | 21H11 | 03/09/2008 | Permalien

Une association caricative, je suis MDR.
En tout cas, je suis totalement d'accord,avec vos commentaires,.Je pense que rien de bon ne peut sortir de la bouche de ce cher banquier, sa chemise me fait penser à celle de Sarko lol. Ce type fait surement parti des bilderbergers ,ça ne m'étonnerais même pas.Les seuls bon banquier sont ceux qui se battent contre des taux d'intérets trop élevé pour nos états et même pour tous.Le propre d'un banquier est de gagner de l'argent, pas de nous en faire gagner, encore moin de nous aider.

Portrait de zhedjin

De zhedjin

Electro-technicien | 21H33 | 03/09/2008 | Permalien

J'ai autre chose à dire sur ces petit banquiers, tout l'argent qu'ils ne remette pas sur le marché ,parceque coinçés dans des coffres forts toujours plus grands.Il serait temps de partager avec les états qui leurs on tout donner, on leurs a donnés leur argent fabriqué prêté mais en plus nos richesses (mains d'oeuvres et énergies) pour les rembourser de leurs prêt .Alors à nous de nous désolidariser de leurs systemes et alors il nous faudrait créer notre monnaie,c'est dur quand on connait les conséquences ? .La dettes, c'est une vulgaire farce ayant pour but de nous asservir, puisque c'est une dette qu'on doit à qui ? A des meurtriers milliardaires qui n'ont d'autres préoccupations que eux même.Personne ne peut dire le contraire sauf ceux concerné.Ceux là diront qu'ils font ce qu'ils veulent de leur argent, ben c'est cautionner un système de MEURTRIERS.

Portrait de JCVMinou

De JCVMinou

Salarié du privé | 11H10 | 04/09/2008 | Permalien

Bonjour,

Mr Peyrelevade n'a qu'une vision bancaire des entreprises et particulièrement des PME. Dans ma partie (Qualité), les nombreux consultants que j'ai pu rencontrer dans les années 90 disaient que le « trou » allait arriver à partir de la deuxième moitié des années 2000 (c'est bien connu, la qualité, c'est pour ces c… d'allemands, d'anglais…), bref, les investissements Qualité ont très peu été réalisés (il suffit de voir les produits français vendus à l'étranger pour s'en apercevoir). Et ne parlons pas des nouveaux produits, la plupart des patrons français ne prennent « aucun » risque, les PME françaises font dans leur ensemble (il ya des exceptions) des produits bas de gamme, de faible valeur technologique, chers (même quand fabriqué hors France)…et donc avec des marges riquiqui…et ne parlons pas des banques françaises qui rechignent à financer des projets porteurs des plus grandes entreprises françaises. Un exemple qui m'est arrivé : achat d'une poele à frire dans une boutique d'entreprise en province, garantie à vie ( ! ), 80 euros…Rayée après 6 mois. Comparaison juste après, une autre poele, achetée en supermarché, entreprise italienne, fabrication chine, garantie 1 an, 15 euros, comme neuve après un an d'utilisation intensive…Tout est dit…et désolé pour Mr Peyrelevade, j'achète de moins en moins Made in France.

Portrait de JCF88

à JCVMinou Portrait de JCVMinou De JCF88

Ing.Commercial | 18H37 | 07/09/2008 | Permalien

Vous avez raison, certes en dehors de l'incompétence de beaucoup de politiques,notre pays souffre également d'un trop plein de managers et de gestionnaires, et d'une terrible carence de véritables entrepreneurs.
Il suffit de regarder vers quelles formations et quelles postes s'orientent nos jeunes ingénieurs diplômés pour comprendre d'où vient notre malaise.

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