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La poste allemande : la face cachée de la privatisation
Par Stéphanie Pichon | Journaliste | 04/09/2008 | 16H18

Douze ans après le lancement de sa privatisation, les bénéfices de la Deutsche Post, leader mondial de la logistique, se comptent en milliards. Malgré l'ouverture à la concurrence, 90% de la distribution de courrier en Allemagne passe encore par ses services. Non sans des diminutions drastiques d'effectifs et l'abandon des activités peu rentables.
En Allemagne, à l'heure de la tournée, les facteurs à vélo se déclinent en jaune, vert ou orange, selon qu'ils appartiennent à la Deutsche Post, l'historique, à PIN-Group ou à TNT-Post. Quant aux vieux bureaux de poste jaunes, ils sont appelés à disparaître définitivement d'ici 2011. Trop coûteux en personnel. Le supermarché discount Aldi, l'épicier ou le boulanger du coin feront aussi bien l'affaire.
Qu'il semble loin le temps du service public postal. Outre-Rhin, la poste n'a plus le monopole sur le marché du courrier et du colis depuis 1998. Le dernier bastion protégé, le secteur des lettres de moins de cinquante grammes a cédé le janvier 2008.
Anticipant cette ouverture à la concurrence, la Deutsche Post World Net (le groupe) a été l'une des premières en Europe à s'engager sur la voie d'une privatisation, toujours pas finalisée.
Investissement sur la logistique au détriment du courrier
En 1996, la Deutsche Post devenait société et cotait ses premières actions en bourse en 2000. Jackpot. Douze ans plus tard, le groupe compte ses bénéfices en milliards (4,2 en 2008), affiche un capital de 63,5 milliards d'euros avec un demi million de salariés dans le monde. C'est le leader mondial de la logistique. Plus de la moitié de son chiffre d'affaires (59%) est réalisé hors d'Allemagne.
Son succès économique s'est construit à coups de rachats, de diversification et de liquidation des activités les moins lucratives, comme l'analyse Isabelle Bourgeois, chargée de recherches » au CIRAC (centre d'information et de recherche sur l''Allemagne contemporaine), rédactrice en chef de Regards sur l'économie allemande :
« Ils ont mené une politique de diversification : ils savaient qu'ils allaient être ouverts au marché. Ils ont réagi tôt et pris le temps de se préparer en profitant de leur situation de monopole. »
En quelques années le groupe a avalé successivement Danzas, groupe de logistique suisse, Air Express International, le français Ducros, le suédois ASG et surtout DHL, le géant américain, dopant son département logistique au détriment de son activité courrier : moins intéressante financièrement, cette dernière ne représente plus que 20% de son chiffre d'affaires et son l'effectif a été divisé par deux en dix ans !
Même régime drastique pour les bureaux de poste. 26 000 avant la privatisation, 13 000 aujourd'hui dont beaucoup sont de simples point de vente « filialisés ».
Un salaire minimum, l'exception allemande
Malgré ce désintérêt pour sa mission d'origine, la Deutsche Post continue d'occuper 90% des parts du marché du courrier allemand. Le reste se partage entre sept cents petites PME et deux grosses entreprises venues se positionner : la poste néerlandaise TNT et le groupe PIN, fondé en 2005 par trois entreprises des médias dont Axel Springer (propriétaire de Bild et Die Welt).
L'ouverture à la concurrence aurait ainsi généré 46 000 nouveaux emplois, selon la Bundesnetzagentur qui délivre les licences de distributeur. PIN-Group finit cependant l'année exsangue. La moitié de ses employés ont été licenciés et il cherche de toute urgence un repreneur.
En cause, l'accord sur un salaire minimum dans les entreprises postales, conclu entre le syndicat Ver.di et le patronat, et voté par le Parlement en décembre dernier. 9,80 euros de l'heure à l'Ouest, 9 euros à l'Est, presque un miracle pour un pays où le SMIC n'existe pas. C'était encore trop pour ces nouveaux arrivants sur le marché, décidés à se construire sur de l'emploi précaire, très mal payé, quand ce ne sont pas des mini-jobs à quatre cents euros par mois.
Avec ce salaire plancher, le géant allemand tenait aussi un moyen d'affaiblir la concurrence avant la levée du dernier monopole le 1er janvier 2008. La même Deutsche Post a visiblement moins de scrupule à pratiquer en Hollande « des salaires inférieurs de 66% à ceux de la poste hollandaise », selon l'un des dirigeants de Ver.di, Rolf Büttner. Et à sous-traiter en Allemagne à des sociétés de taxi bien en dessous du tarif négocié de neuf euros.
Monopole et tarifs abusifs
L'arrivée de la concurrence n'a pas fait baisser les prix. Le timbre allemand est depuis longtemps le plus cher d'Europe. Profitant de son monopole lors de ses premières années de privatisation, la Deutsche Post a pratiqué de très hauts tarifs, qui lui ont permis d'engranger des liquidités. Elle a même dû les rabaisser en 2003, rappelée à l'ordre par l'autorité des postes allemandes. C'est 45 centimes la carte postale, 55 centimes la lettre de moins de 20g, 90 centimes celle de moins de 50g. Des tarifs proches de ceux pratiqués en France aujourd'hui.
Vente de la banque postale
Au printemps, il a encore fallu des grèves de Ver.di pour que la clause de non-licenciement, dernière survivance du temps de l'entreprise étatique, soit maintenue et que la semaine de 38,5 heures soit encore la norme. Une manière de lisser la condition des salariés de Deutsche Post qui sont logés à deux enseignes. Ceux recrutés après la privatisation et sous régime privé, moins avantageux. Ceux d'avant, encore aujourd'hui soixante mille, qui bénéficient toujours de leur statut de fonctionnaire.
Pour l'heure c'est le volet bancaire, la Post Bank, qui préoccupe les dirigeants de Deutsche Post AG. Le conseil de surveillance se réunit le 12 septembre pour discuter de sa vente éventuelle. Il en espéraient une somme juteuse de dix milliards d'euros. Mais dans un contexte de crise bancaire et de dégringolade du cours de son action cet été, les marchés l'estiment autour de sept milliards.
Dans ces conditions, la cession pourrait être retardée. L'Etat allemand, encore actionnaire, ne compte pas brader la plus grande banque de particuliers du pays.
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De compte supprimé 22 janvier
16H23 | 04/09/2008 |
et tout à fait impressionnant : plus d'un tiers des boites aux lettres de la poste allemande ont disparu.
Dramatique pour les personnes âgées.
De kirikou33
Tiers-mondiste révolutionnaire... | 16H44 | 04/09/2008 |
Les personnes âgées n'ont qu'à se mettre aux mails. (je rigole ! ! )
Plus sérieusement, si les épiciers, boulangers, buralistes… du coin peuvent se charger de la collecte du courrier pourquoi pas ? ça leur fait du chiffre d'affaire en plus, et ça crée le rapprochement avec les habitants du quartiers. Comme ça, tout le monde est content ! que demander de plus ?
à kirikou33
De pablico
17H54 | 04/09/2008 |
quand on est âgé, et dans un petit village, comment faire pour aller chercher sa lettre recommandée aisément , retirer de l'argent, recevoir son courrier etc etc , en un mot se sentir encore moins seul, et moins dépendant ?
faisons un référendum comme le préconise libé. C'est un changement de société qui se pointe avec la privatisation de la poste.
ne serait-ce que pour voir si cet appendice à la constitution marche et est viable. Et non pas du pipeau.
à pablico
De jimmyb
21H03 | 04/09/2008 |
C'est déjà le cas en France pour l'argent, on ne peut plus demander au facteur de ramener de l'argent. La banque postale et le service du courrier sont séparés, et suite aux clauses de libre concurrence, les facteurs n'ont plus le droit d'apporter ce service aux personnes. Ce serait considéré comme un abus de position dominante. Le seul hic, c'est que plus personne n'apporte ce service.
à pablico
De DBL8
Retraité | 05H34 | 05/09/2008 |
« quand on est âgé… »
Entre parenthèse il est écrit « JE RIGOLE »
Quant au référendum… il ne faut pas rêver, il n'en feront jamais puisqu'ils connaissent le résultat qui ne leurs ait pas favorable ; ils n'en font qu'à la condition que le résultat leurs conviennent.
Il y a longtemps que la société à changé, celle d'après guerre n'est plus depuis plusieurs décennies ; presque 3.
à DBL8
De george.B
10H28 | 05/09/2008 |
je n'ose plus voter « top » car au lieu d'améliorer le score du post , ça le diminue une boule disparait ! ! !
RUE89 que se passe-t-il ?
mon vote a-il un pouvoir négatif ,
suis-je sur une liste noire ?
donc je suis obligé de poster ce message à chaque fois que le commentaire me parait « top » donc mon vote n'est plus anonyme ! ! !
à george.B
De DBL8
Retraité | 12H34 | 05/09/2008 |
Il m'arrive d'avoir le même phénomène.
Je ne pense pas que « RUE 89 » ait une liste noir ; du moins je l'espère.
à DBL8
De george.B
10H34 | 06/09/2008 |
c'était de l'humour !
à kirikou33
De Yifu66
18H28 | 04/09/2008 |
Et quand l'épicier sera en vacances ?
à kirikou33
De michel 13
| 20H51 | 04/09/2008 |
que demander de plus. Comme le dit l'article cette privatisation a entrainé des diminutions drastiques d'effectifs. Les usagers n'ont rien gagné, mais la DP fait 4 milliards d'euros de bénéfices.
Que signifie pour toi tiers-mondiste et révolutionnaire ? ? ? Si c'est se faire du fric sur le dos des autres, je crois que tu as tout faux.
à kirikou33
De GREVE GENERALE
commerce | 02H25 | 05/09/2008 |
Pour répondre à Kirikou 33, qui ne semble pas s'émouvoir de la fermeture des bureaux de Poste, (ajoutons-y les hopitaux, les gares, etc..) rappelons un des principes phares de la notion de « Services Publics » :
(à peu-près)..la République à le devoir d'accorder à chacun de ses citoyens des sevices équivalents, et ce quel que soit le lieu ou il demeure (au fin fond de la campagne,isolé, ou au coeur de la ville).
Le but démagogique de la « délocalisation » des bureaux de Poste chez les petits commerçants locaux n'a d'autres fins que la suppression de ces services auprès des citoyens, pour les livrer au privé (qui aura tôt fait de les fermer parce que pas rentables dans la ruralité).
Il est aisé d'imaginer un chef d'une petite entreprise, un artisan, qui expédie régulièrement du courrier (des devis pour ses propres clients, par exemple) s'amenenant à 11 h 45 chez le restaurateur du coin « relai poste », dont le « patron » occupé derrière ses fourneaux, qu'il devra abandonner pour venir affranchir le courrier…bonjour l'ambiance ! ! ! !
Plus de postes, plus de gares, plus d'hopitaux, plus de perceptions, plus d'EDF, des routes à la charge des petites communes (Idem pour amener l'électricité vers des maisons isolées : si vous pouvez pas payer les poteaux, achetez des bougies ! ), comment inciter des gens à venir s'insatller en zones rurales ? ?
Non, en fait nous assistons à la désertification programmée des territoires de notre pays. (peut-être serviront-ils d'immenses espaces destinés à des safaris pour traders venus de la city ? )
Sarko et ses sbires du MEDEF et autres socialos-centristes ne font qu'appliquer les règles qui prévalent au sein de l'Europe libérale, constitutionnalisée en tant que telle : LA CONCURENCE LIBRE ET NON FAUSSEE.
Ne soyons pas dupes, cette concurence ne l'est que dans les termes : c'est ainsi que l'on voit de grands groupes se constituer par l'absobtion de plus petits et gloup ! ! devenus monopoles, pour la plus grande joie des actionnaires…finie la concurence…Vous dites régulation des prix ? Vous rigolez !
SOUVENEZ-VOUS du temps (ou un certain P. Mauroy) parlait D'ECONOMIE MIXTE ?
à GREVE GENERALE
De kirikou33
Tiers-mondiste révolutionnaire... | 08H45 | 05/09/2008 |
Le problème du modèle occidental c'est que tout le monde vit au dessus de ses moyens. y compris l'Etat ! ET le déficit budgétaire se creuse d'années en années.
C'est joli d'avoir plein d'hôpitaux, plein d'écoles, plein de bureaux de postes, avec tout plein de gentils profs, médecins, etc… Mais y a t'il de l'argent pour les payer suffisamment ? Alors que faire ? Le problème est le même que ce soit pour la sécu, l'éducation nationale, ou la poste.
---> augmenter les impôts et taxes ? les français vont râler pour leur pouvoir d'achat !
---> tailler dans les effectifs ? idem !
---> privatiser ? …
S'agissant de la consolidation, elle n'est pas nocive en soit tant que l'Etat fait bien son travail (c'est à dire appliquer des lois sur l'abus de position dominante).
à kirikou33
De noroît
autre | 09H51 | 05/09/2008 |
kirikou, l'éducation coûte cher ? Essayez donc l'ignorance pour voir !
à kirikou33
De jimmyb
14H13 | 05/09/2008 |
Quelle loi contre l'abus de position dominante ? L'Etat n'y est pour rien, il ne fait que suivre les idioties de Bruxelles, c'est l'Europe qui aujourd'hui décide à notre place de ce qui est « le mieux pour nous ». Ce n'est pas du déficit budgétaire dont il s'agit, car pour exemple, La Poste n'est pas déficitaire, mais cela ne rapporte presque rien, mais un service public n'est pas là pour gagner de l'argent. On met tellement d'argent dans des imbécilités comme la guerre en Afghanistan ou ailleurs, que l'on pourrait aisément maintenir les services publics avec tous ce qui est dépensé en pure perte.
Et puis vous savez, un président qui ma parle de déficit public et qu'il s'augmente de 200%, ça me laisse plus que perplexe, je crois même que l'on se fout complètement de nous. Au lieu de réduire les effectifs dans les services publics, on pourrait commencer par réduire les personnels affectés aux services de l'Etat justement, comme les hauts fonctionnaires qui nous sont totalement inutiles et dont les salaires défrayent la chronique. Parce que pendant que les français tirent la langue, en haut, on ne se refuse rien.
Le monopole permettait aux services publics de tenir le coup, mais ce ne sera plus le cas demain, simplement parce que certains veulent s'en mettre plein les poches et que Bruxelles est à leurs bottes. Ceux qui paieront la note, ce sont les mêmes que d'habitude, les petits, les sans grades, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques.
Ne vous y trompez pas, de l'argent il y en a en France, mais pas pour les français, seulement pour engraisser les portefeuilles de certains grands patrons et de tous ceux qu'ils soudoient.
à kirikou33
De GREVE GENERALE
commerce | 00H24 | 08/09/2008 |
Le problème, KiriKou 33, c'est qu'on entend ce discours en boucle dans les médias qui en appellent à la résorption de LA DETTE (c à d par la « réforme » des administrations publiques avec la baisse des effectifs, tant dans dans les secteurs d ela santé de l'éducation nationale etc..). Bla bla bla. La machine à décerveler est tellement bien huilée que cette question paraît pleine de bon sens : pour réduire la dette (publique), réduisons « nos » dépenses. ET BIEN C'EST UNE TARTUFFERIE ! !
Il faut poser la question différemment : A QUI PROFITE LA DETTE ? http://www.m-pep.org/spip.php ? article933 ou
Michel Husson : http://hussonet.free.fr/detpub5b.pdf
La situation est-elle si grave ? Ainsi en 2006 les actifs financiers (les créances) et non financiers (pour l'essentiel les infrastructures) des administrations excèdent largement leur passif financier (les dettes) : la valeur nette de leur patrimoine est de 676,6 milliards d'euros (Insse 2007), soit l'équivalent du 1/3 du PIB.
Présenté du point de vue d'un comptable d'entreprise, mais cette fois avec rigueur, la dette publique apparaît soudain moins calamiteuse. L'Etat est une entité économqiue et financière différente des autres. IL NE MEURT PAS, IL NE FAIT PAS FAILLITE. On ne peut le comparer ni à un ménage ni à une entreprise.
C'est l'endettement des administrations publiques qui tend à favoriser la croissance, et c'est la croissance trop faible qui génère de l'endettement.
La dette est la contre-partie financière d'un actif réel et souvent utile. Si l'on en revient aux administrations, on constate que l'endettement contracté par les générations passées a pu donner lieu à de belles réalisations (infrastructures, amélioration de l'état de santé de la population, etc…) Au total, comme indiqué plus haut, la valeur du patrimoine est supérieure à l'endettement…..
Pour s'endetter, l'Etat émet sur les marchés financiers des obligations appelées bons du Trésor. Ces obligations qui rapportent chaque année à leur détenteur un intérêt versé par l'Etat et donc, par les contribuables. Le projet de loi de finances pour 2008 prévoit que soient versés environ 40 milliards d'€ d'intérêts au titre de la dette publique, ce qui représente environ 15 % du total des dépenses de l'Etat. Pour comparer : le budget de la défanse c'est 36, 7 milliards, celui de l'enseignement scolaire 59 milliards. Ces intérêts versés correspondent à peu-près au montant prévu du déficit budgétaire.
Que voit-on, sinon une redistribution à rebours en provenance de tous les contribuables, y compris les plus modestes (à travers la TVA) qu'ils paient dès le premier euro à destination des détenteurs de la dette publique esentiellement les plus fortunés : ceux qui ont placé leur épargne sur les marchés financiers, notamment sous forme de bons du Trésor : il s'agit bien d'une redistribution à rebours : le pauvre paie pour le riche qui lui fait croire que cela est dû à la dette publique.
Les épargnants réussissent tjs à prêter la partie de leur revenu qu'ils ne veulent pas consommer (ils sont gavés, eux).
Sachant que dans notre économie capitaliste la volonté d'épargner (bien sûr pour les plus aisés) est supérieure à la volonté d'investir (en gros parce que la spéculation rapporte bien plus que le travail), l'Etat s'endette pour financer des dépenses supplémentaires, à la place des entreprises qui n'envestissent pas assez pour dépenser cette épargne, utilement, dans la production de BIENS PUBLICS
En déplaçant la charge fiscale des foyers les plus cossus vers les revenus moyens et modestes, ces « réformes » ont favorisé les contribuables dont la « propension à épargner » est la plus forte.
EN BAISSANT LES IMPOTS DES RICHES, LES GOUVERNEMENTS ONT SIMULTANEMENT CONTRIBUE A DESTABILISER LES FINANCES PUBLIQUES ET OBLIGE L'ETAT A OFFRIR DES TITRES SUR LES MARCHES FINANCIERS.
LES RICHES BENEFICIENT ALORS D'UNE DOUBLE RECOMPENSE : LE CADEAU FISCAL D'UN COTE, ET LE PAIEMENT D'INTERETS DE L'AUTRE.
Le 1er kdo leur permet de dégager l'épargne qui financera la dette, laquelle a été créée par le kdo fiscal lui-même.
Et si on rétablissait :
1 l'impôt progressif.
2 l'impôt sur le capital.
(Ex. tirés de B. Tinel & F. Vandevelde dans le « diplo. » de juillet dernier)
De Stump
Etudiant | 16H31 | 04/09/2008 |
Ca fait peur, tout le monde est contre, mais ca ne reste qu'une projection de ce qui va se passer (comme une lettre a…) inevitablement en France, car personne ne fera rien contre…
De Bobland59
cadre Cial retraité | 16H44 | 04/09/2008 |
Hélas ! Voilà ce qui nous attend …. ceci n'est qu'un exemple . Les autres pays qui ont aussi privatisé sont dans la même mouise pour ne pas dire la même M….
J'ai signé la pétition émise par la CGT à ce sujet, J'ignore si cela fera bouger les choses, mais au moins j'ai dit mon désaccord ! ! !
De Humain
17H05 | 04/09/2008 |
Que la « Deutsche Post » soit rentable pour ses actionnaires qui en doute ?
Mais la question que je pose est la suivante :
Cette poste est-elle capable de distribuer le courrier aux particuliers ?
Qu'en est-il de celui qui habite dans les collines, qu'en est-il de celle qui habite dans un hameau… ? etc…
(Je ne parle pas d'un service public comme celui de France Télévision, qui est financé par la pub et la redevance)
La question n'est pas si oiseuse !
Quand je vais dans mon bureau de poste : je ne vois que des publicités pour le service bancaire, et les mandats internationnaux !
Le problème est que dans « la poste » il y a « poste » !
Qu'en est-il du service public et du service au public ?
Le problème est que dans « égalité » il y a « façon de traiter tous les usagers de la même façon ».
à Humain
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 09H48 | 05/09/2008 |
Pourtant lorsqu'il s'agit de payer les impôts sur le revenu et les taxes diverses, la TVA, etc., que l'on habite à Paris ou au dans un hameau en province, c'est bien le seul moment où « l'égalité » semble s'appliquer, mais les ruraux, qui ne bénéficient eux d'aucun « service » de l'Etat, devraient en être exemptés, ou au moins avoir une grosse ristourne, non ?
Bientôt, lorsque TOUT aura été privatisé, il n'y aura donc presque plus d'impôts ni taxes pour qui que ce soit ou est-ce que ces impôts et taxes resteront les mêmes et seront simplement réservés pour entretenir le train de vie à l'Elysée et dans les Ministères ?
à Humain
De george.B
10H29 | 05/09/2008 |
je n'ose plus voter « top » car au lieu d'améliorer le score du post , ça le diminue une boule disparait ! ! !
RUE89 que se passe-t-il ?
mon vote a-il un pouvoir négatif ,
suis-je sur une liste noire ?
donc je suis obligé de poster ce message à chaque fois que le commentaire me parait « top » donc mon vote n'est plus anonyme ! ! !
à george.B
De jimmyb
14H15 | 05/09/2008 |
Effectivement j'ai le même soucis sous firefox
à jimmyb
De george.B
10H37 | 06/09/2008 |
moi aussi je suis sous firefox et je viens d'installer la nouvelle version , vous croyez que ça vient de là ?
De Raminagrobis
17H16 | 04/09/2008 |
La poste française suit le même chemin.
Constitution d'un groupe tentaculaire, privatisation rampante branche par branche, augmentation du timbre, diminution de la masse salariale et de la présence territoriale avec la création de simples « points poste » en lieu et place des bureaux, bref on s'éloigne tranquillement mais sûrement de la mission de service publique car selon votre lieu de résidence vous serez plus ou moins bien loti, c'est-à-dire selon la rentabilité de votre coin.
Plus d'égalité face au service postal, plus de service publique.
Car le privée c'est ça : de la rentabilité et du bénéfice d'abord, les objectifs sont uniquement comptables, qu'on ne vienne pas nous dire le contraire. On s'installe là où ça rapporte.
D'ailleurs, La Poste, toujours en tant qu'établissement public, a réalisé en 2007 un bénéfice de 900 millions d'euros (en augmentation) et sa dette, qu'on brandit pour justifier le changment de statut, est moins importante que celle des postes allemandes et hollandaises. Les arguments avancés sont pures foutaises du début à la fin car La Poste va très bien.
Donc, une entreprise public en bonne santé va être livrée au marché et à l'actionnariat pour engraisser les dirigeants et actionnaires plutôt que de participer au renflouement du budget de l'Etat. C'est de la politique de courte vue alors qu'on dit toujours « gouverner c'est prévoir ». Un problème ?
Tiens, ça me rappelle vaguement France Télécom, EDF-GDF, le réseau autoroutier et sans doute bientôt la SNCF. Comment peut-on répéter les mêmes erreurs à l'infini ?
Il n'y a donc plus qu'à dire merci la libéralisation totale, merci l'Europe, merci la France et vive la loi de la jungle !
à Raminagrobis
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 05H04 | 05/09/2008 |
comment peut-on répéter les mêmes erreurs à l'infini ? C'est très simple ! C'est parce que ça rapporte toujours aux mêmes et qu'il y a bien longtemps que les décideurs ne voient plus que le court terme et leur profit personnel en lieu et place du long terme.
De parousnik
17H49 | 04/09/2008 |
Pourquoi que les parasites qui veulent se lancer sur ces marchés ne créent ils pas eux même leurs structures ? Pourquoi faut- il que la valetaille politicienne a l'aide de magouilles et de mensonges leur bradent ils nos patrimoines pour qu'ils s'y installent ? On parle concurrence mais où est-elle cette concurrence quand les services publiques deviennent les fonds de commerce de ceux qui n'ont alors plus de concurrence. Ces parasites ne créent rien ils pillent et détruisent les fondements de nos sociétés pour leurs seuls bénéfices. Il faut vraiment que chacun de nous boycotte au maximum tous ceux qui nous ont volé notre patrimoine… pour en faire leurs propres entreprises.
Faisons leur mordre la poussière quand ils auront faim…. Il n'y a pas de concurence seulement « des gabelles…
De Fuel_Injected
17H58 | 04/09/2008 |
En Allemagne, à l'heure de la tournée, les facteurs à vélo se déclinent en jaune, vert ou orange, selon qu'ils appartiennent à la Deutsche Post, l'historique, à PIN-Group « ou à TNT-Post ».
Ben voilà, vous nous donnez le nom du groupe qui va avaler la poste française à petit feu, « TNT ».
Une jolie structure hollandaise qui transporte déjà en France, tous les documents officiels du ministère de la défense ! Glup, Merci pour eux sarkopignouf !
Vous avez dit 0.50 € le timbre à ce jour, bien, on en reparlera d'ici la privatisation et si c'est comme pour les autoroutes, ça va faire mal au cul mon gars !
De pomponette75
=^..^= | 09H38 | 05/09/2008 |
Bonjour Fuel,
Je suis morte de rire lorsque j'entends les gens pester, dans la file d'attente, en souhaitant la privatisation
Ils vont bientôt comprendre leur douleur…
à pomponette75
De Humain
13H50 | 05/09/2008 |
D'accord avec vous…
Il est fou de d'entendre le nombre de personnes qui dans les files d'attentes souhaitent la privatisation ! !
C'est la même chose pour Air France (qui maintenant est une compagnie Hollandaire) ou Renault qui en fait une une société Japo-américaine…
Et demain c'est la Poste, puis la sécu !
Comme vous le soulignez pour le privé, le service aux particuliers est une calamité, car le service « au » public coute cher !
Il en est de même pour monsieur Toulemonde qui est accro au service publis, et met son argent en banque dans un fond de pension Anglo-saxon, (voire Français), et exige que cela lui rapporte un maximum !
Résultat, on ôte les gens du service public !
De zénon denon 84
Bonne | 18H12 | 04/09/2008 |
POURQUOI CELA ?
POURQUOI CELA ?
Toujours la même question de bon sens ;
Je crois que nous sommes devenus « cons »
Sans bien se rendre compte qu'on
n'est plus capable de …réagir
honnetement,simplement .On a tellement délégué
notre pouvoir de citoyen ,qu'on se
retrouve …sans voix ,sans courage d'agir .
Car ce qu'il faut dorénavant c'est AGIR .
On nous vole tout notre patrimoine payé 2 fois .
Par nos parents et gd parents puis nos luttes
actuelles (même mini )
Je crois aussi que le français à peur de tout
et ne crois plus en rien .TRISTE CONSTAT.
Terrible constat ,chacun se sent coincé,fiché
sans le sous prêt à dénoncer son voisin…
Ecoutez un peu dans les bars ce qui se dit
c'est à la limite de la catastophe .
Je pèse mes mots .
Le mari de la chanteuse hypnotise-t-il à se point ?
C'est à se demander .
La France ,ma France à peur ! ! !
De kaktus
binationale - fonction publique | 18H52 | 04/09/2008 |
Un exemple concret : un village de 1100 habitants en Allemagne : plus de bureau de poste depuis 2 ans. Pour envoyer un colis, il faut faire environ 10 km, en voiture ou en bus (5 bus par jour ! ! ! )au prochain bureau de poste. Et les autres services (épargne, mandat, recommandées….) ont disparus avec. Il n'y a pas que des personnes âgées qui sont concernées et pénalisées, mais toutes celles et ceux qui n'ont pas de voiture ou peu de temps. Déjà qu » envoyer un colis à l'intérieur de l'Europe (ou même de l'Allemagne)en tant que particulier est devenu un luxe ! ! ! On n'envoie pas des petits cadeux pour les petits enfants par mail !