Decryptage

Les Français consomment-ils « responsable » ?

Par Amélia Blanchot | Etudiante en journalisme | 09/09/2008 | 09H17

Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).

Comment se comporter dans un supermarché face à quarante mille références de produits différents ? « On nous apprend à lire, à nager, à conduire, mais pas à consommer », constate Marie-France Corre, en introduction à son livre, « La Consommation responsable de A à Z ». Pour pallier cette lacune, l'auteur propose des alternatives au consumérisme conventionnel à travers 80 « fiches produits ».

Cette spécialiste de la consommation a dirigé pendant dix-sept ans les tests de produits de l'UFC-Que Choisir. Depuis 2006, elle conseille les entreprises sur les questions de consommation et de marketing responsable. Mais que veut dire « consommer responsable » ?

« C'est une consommation qui va répondre à nos besoins sans aller au-delà du raisonnable (…), qui ne va pas nuire à l'environnement au sens large, qui ne va pas nuire à sa propre santé ni à celle des autres (…, ne va pas non plus remettre en cause la dignité humaine (…) » (Ecouter le son)



Joindre « l'utile » au « responsable »

Tout ce qui constitue notre quotidien est passé au peigne fin : des fleurs aux yaourts en passant par les tapis ou les jeux vidéos. Quatre vingt « fiches produits », très documentées, expliquent comment notre façon de consommer va influer sur l'environnement, la santé et le budget. Son conseil de prédilection reste « d'acheter des choses utiles », à moduler en fonction de son mode de vie.

Elle invite, par exemple, à ne plus consommer d'eau en bouteille. Pour la santé, elle affirme que « dans nos pays développés, l'eau du robinet est généralement aussi saine qu'une eau en bouteilles, à de rares exceptions près ». Du point de vue environnemental, sur « sept milliards de bouteilles en plastiques vendues chaque année en France, la moitié n'est pas recyclée », laissant « 200 000 tonnes de déchets » derrière elle. Quant au budget, il serait largement divisé : 500 euros d'économies par an pour une famille de quatre personnes, à raison de 4,5 litres consommés quotidiennement.

Bio, équitable : la solution miracle ?

Au-delà de l'utilité, Marie-France Corre vante largement les mérites du bio et de l'équitable. Comme une ritournelle, ces deux mots reviennent au fil des pages, sorte de solution à tous les problèmes. Pour s'y retrouver, son décryptage minutieux des différents labels est à ce titre fort utile. Seulement ces produits coûtent cher et sont difficiles d'accès, comme a pu en témoigner notre journaliste Zineb Dryef après son mois d'août bio.

La consommation « responsable » serait-elle réservée à une certaine élite ? L'auteur s'en défend. En supprimant certains achats (comme l'eau en bouteille) l'intéressé va réaliser des économies et « aura donc de quoi acquérir des produits plus vertueux ». Et si elle admet que les tarifs sont supérieurs, elle soutient qu'avec « la diffusion en grande distribution, certains produits comme les détergents commencent à être à prix équivalent ».

Placer son argent autrement

Certains des « éco-gestes » évoqués dans le livre peuvent paraître évidents, ou du moins plus connus. Ne pas jeter ses piles à la poubelle, abandonner les sacs en plastique, etc. D'autres sont plus surprenants, encore réservé à un public averti. Par exemple, des placements qui contribuent au consumérisme citoyen.

Deux catégories de produits financiers sont proposées : l'Investissement socialement responsable (ISR), qui « intègre des critères sociaux et environnementaux dans le choix des projets et entreprises financées » et les placements solidaires, qui peuvent financer des projets d'économie solidaire ou des fonds de partage. Ces placements alternatifs sont en développement, mais restent marginaux. L'ISR représente seulement 1% des investissements des Français, et 6% ont déjà souscrit à un placement solidaire.

Marie-France Corre évoque également le « produit partage ». Lors d'un achat, une partie du prix de vente (entre 5 et 20%) est versé à une association. L'acheteur peut « consommer solidaire sans démarche spécifique » ; citons Brita qui a vendu des carafes filtrantes au profit d'Action contre la faim. Une bonne occasion pour l'entreprise de pouvoir « améliorer son image et même augmenter ses ventes », admet-elle dans ses écrits.

L'exception française

Certes, la consommation « responsable » tend à se développer, accélérée à la fois par une prise de conscience et un effet de mode. Mais elle reste, spécifiquement dans notre pays, timidement présente :

« Je pense que les Français n'ont pas encore en tête la mutualisation de la responsabilité. On va simplement considérer les conséquences de nos actes individuels et on a du mal à imaginer ce qui se passe quand soixante millions de consommateurs le font. On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu'on nous l'a mal expliqué ou parce qu'on y croit pas forcément assez. » (Ecouter le son)

En comparant à d'autres pays européens, la spécialiste constate que les Français « ont une vision retardée. Ils consomment de façon très fonctionnelle, et rejettent la faute sur le fabriquant ». Pour mieux sensibiliser ses lecteurs, Marie-France Corre a donc insisté sur le volet santé : « c'est un bon moyen pédagogique. Certains, parce qu'ils pensent que c'est meilleur pour leur santé, vont acheter du bio ». A défaut d'un véritable engagement, c'est une première initiation à la consommation « responsable ».

Photo : Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).

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De jide

jide.romandie.com | 09H34 | 09/09/2008 | Permalien

« Les français » (que cette généralisation est laide) consommeraient mieux si le matraquage publicitaire etait remplacé par des explications géopolitiques et écologiques simples.
Le temps de cerveau disponible étant fini, plus de place pour l'intelligence.
Vive la consommation compulsive ! ! !

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ingénieur | 09H59 | 09/09/2008 | Permalien

J'irais même plus loin en préconisant la suppression du dit matraquage publicitaire.

Portrait de jide

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jide.romandie.com | 10H05 | 09/09/2008 | Permalien

Bien sur ! Mais -tu t'en doute- le climat n'est pas vraiment propice ces jours. C'est dur d'être d'avant-garde !

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10H40 | 09/09/2008 | Permalien

on n'y comprend plus rien, d'un côté on nous dit que notre croissance est due majoritairement à notre consommation, donc pour que la croissance génère des richesses il faut consommer, même sur-consommer quitte à s'endetter, pour être un bon citoyen.
Et d'un autre côté, on nous dit de faire attention, d'économiser, de consommer parcimonieusement, avec intelligence.

il y a de quoi se poser des questions, d'être toujours dans l'expectative. Mettons nous d'accord…avec les ordres et les contres ordres, les conseils contradictoires.
(paradoxe quotidien)

Portrait de Houvaton nouveau compte

à pablico Portrait de pablico De Houvaton nouveau compte

12H16 | 09/09/2008 | Permalien

Consommes deux fois moins et tu :
- travailleras deux fois moins
- te déplaceras deux fois moins
- pollueras deux fois moins

et seras deux fois plus heureux (ou deux fois moins con-sot-mateur).

La croissance ? Encore une grande manip internationale pour bien contrôler et parker tous les moutons pendant que les Bilderbergers se frottent les mains et s'engraissent comme des gros porcs.

(Une approche du groupe Bilderberg pour ceux qui connaissent pas, tels Yves Calvi et ses prestigieux invités dans C dans l'air … http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberger )

Portrait de pablico

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12H24 | 09/09/2008 | Permalien

il y a les gros porcs qui s'engraissent, et les moutons…que nous sommes…

mais les bêtes à bons sens, intelligentes, sociables, où sont-elles dans ce bestiaire ? ; -)

Portrait de Houvaton nouveau compte

à pablico Portrait de pablico De Houvaton nouveau compte

13H59 | 09/09/2008 | Permalien

Admettre être un mouton c'est déjà ne plus l'être.
Mais j'interviens surtout pour ça :
« Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez des nations entières ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations. »
Henry Kissinger (Bilderberger)

Portrait de Michael A.

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apprenti-chercheur (futur chômeur) | 10H42 | 09/09/2008 | Permalien

Bonjour à tous et toutes. Je voulais faire une remarque importante.
Bio- et éco- ne sont que rarement compatibles. En fait ces deux critères (l'un écologique et donc en rapport avec l'impact environnemental et l'autre en rapport à la qualité intrinsèque du produit) ne sont recoupés qu'à travers le système de distribution alimentaire AMAP, qui intègre le souci du moindre transport des marchandises.
Consommer du bio qui vient d'Allemagne, du Pérou ou d'Inde provoque un impact environnemental quasi identique à la consommation classique (because gaz à effet de serre dû aux transport).
SVP tous et toutes, prenez conscience que ces deux « étiquettes » sont très différentes l'une de l'autre, même si les publicitaires et la TV ont compris déjà depuis longtemps que cela pouvait être relié (et même avec l'étiquette équitable) pour devenir vendeur.

Je me sens « éco » mais je me refuse à manger bio, et cela sans tenir compte du facteur argent. Certes manger bio peut-être un plus, mais quand les produits viennent de loin je suis désolé ce n'est que pure croyance que de relier cet acte à qqch de respectueux de l'environnement (à moins que l'on considère l'environnement comme n'étant que le corps physique du consommateur).

Merci de votre attention.

Portrait de marc b

à jide Portrait de jide De marc b

anarchiste communautaire | 21H03 | 09/09/2008 | Permalien

C'est effectivement un concept douteux. Consommer responsable, consommer écologique, consommer intelligent etc.… C'est fous le nombre de livres ou d'émissions qui nous prennent par la main pour nous aider à faire des économies, de bonnes affaires, de bonnes actions et qui en plus veillent à nous défendre contre les vilaines pratiques commerciales. Cela me fait un peu penser à cette définition humoristique de la fonction ministériel : « Faite moi part de vos besoins, je vous expliquerait comment vous en passer ». En définitive, il me semble que cette profusion de bons conseils a pour seul but de masquer l'essentiel : l'augmentation des disparités sociales qui conduit à l'appauvrissement de la grande majorité de la populations.

Portrait de BrunoC

De BrunoC

( ° ) ( ° ) | 09H43 | 09/09/2008 | Permalien

Très intéressant, il faut souhaiter qu'un distributeur rentre dans cette logique et mette en place des magasins qui suivent ses principes.

Question liée :
Pourquoi les labels de commerce équitable ne s'appliquent qu'aux produits issues des pays en voie de développement ?
On voit de plus en plus que les producteurs sont aussi dans un rapport de force défavorable y compris en France (laitiers normands, maraichers,…), n'y a-t-il pas une nécessité d'élargir ce concept à l'ensemble des produits ?

Portrait de Numerosix

à BrunoC Portrait de BrunoC De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 10H15 | 09/09/2008 | Permalien

Pourquoi les labels de commerce équitable ne s'appliquent qu'aux produits issues des pays en voie de développement ?

Alors la , trop fort comme remarque, encore une fois , Brunoc ..

Examinons la grille des salaires à Sochaux et Sandouville , déja , pour savoir si j » achete une Peugeot ou une Renault qui sont pareilles , tiens ..

Et le revenu des caissieres , c'est le meme a Carrefour ou a Auchan ou a Leclerc ? Et la photo de la gueule des petits chefs qui les font trimer ? Et des PDG ? et leurs feuilles d » impositions ? Et est ce qu » ils habitent en France ou en Belgique ? « faites voir , avant que je me decide

Pourquoi ils ne le font pas, ça ?

Ce serait simple , à mettre en place , non ?

Portrait de Xham

De Xham

Etudiant | 09H51 | 09/09/2008 | Permalien

Le fait de rejeter la faute sur le fabriquant, ou le commerçant me parait assez normal. Tout est fait pour brouiller les pistes avec différentes étiquettes (Bio, commerce équitable,…)
On joue a fond sur la volonté « écolo » d'une partie des consommateurs pour leur faire encore une fois cracher du pognon.

Portrait de Hippopotable

à Xham Portrait de Xham De Hippopotable

Honnête homme | 23H03 | 09/09/2008 | Permalien

Ce ne sont pas les fabricants ni les commerçants qui peuvent décider tout seul des principaux labels, AB ou Max Havelaar. Il s'agit d'organismes indépendants qui contrôlent la conformité du produit avec des critères précis.

Portrait de lesuperdidou

De lesuperdidou

Saltimbanque | 09H54 | 09/09/2008 | Permalien

Pourquoi le bio est-il hors de prix ?
(économie sur les produits chimiques,sur l'arrosage,sur le transport,ETC…)
Bouffer bio : un état d'esprit ? Demande à mon RMI s'il en fait de l'esprit !
Et qu'en est-il de l'état d'esprit du producteur bio ?
Le commerce bio c'est D'ABORD du commerce !

Portrait de jide

à lesuperdidou Portrait de lesuperdidou De jide

jide.romandie.com | 10H08 | 09/09/2008 | Permalien

Le commerce bio, c'est d'abord du commerce, bien sur ! Mais il y a une différence entre consommer bio-chic des petits plats préparés sur-emballés en portions minuscules et acheter des fruits, des légumes et des céréales et de faire ta popote. Le vrai gain il est là, dans une logique décroissante…

http://jide.romandie.com

Portrait de la panthère verte

De la panthère verte

10H15 | 09/09/2008 | Permalien

Désolé mais le bio n'est pas forcément hors de prix, une tomate bio, ça ne pousse pas toute l'année, ça nécessite des soins particuliers, et une quantité d'eau indispensable à sa production. Si le bio est plus cher c'est avant tout parce qu'il est nettement moins productif en terme de volume.
Dire que le bio est hors de prix vis-à-vis de l'industriel est prendre le problème à l'envers, ce n'est pas parce qu'on s'est habitué à payer la merde industrielle moins chère que l'on doit considérer les produits issus d'une agriculture traditionnelle comme hors de prix. Dans la plupart des cas le prix du bio est le VRAI prix !
Pour échapper à cet aspect « commercial » rien ne vous empêche de faire pousser vous même vos légumes et vous verrez si cela ne demande pas beaucoup d'investissement personnel.
Pour info, dans les années cinquante, l'alimentation représentait 50% du budget des ménages contre moins de 20% aujourd'hui.

Portrait de lesuperdidou

à la panthère verte Portrait de la panthère verte De lesuperdidou

Saltimbanque | 10H22 | 09/09/2008 | Permalien

Mauvais exemples :
- la tomate ne nécessite que peu d'eau ;
- dans les années cinquante qui avait une voiture ? Une télé ? un téléphone ?

Portrait de la panthère verte

à lesuperdidou Portrait de lesuperdidou De la panthère verte

10H38 | 09/09/2008 | Permalien

-d'accord pour la tomate, cet exemple délicieusement inapproprié m'est venu à l'esprit car nous sommes dans la saison de la tomate, et au moment où j'ai posté, j'en mangeais une délicieuse… ; )
-en ce qui concerne la bagnole, la télé et le téléphone, ce ne sont pas des choses aussi indispensables qu'une nourriture saine.

Portrait de lesuperdidou

à la panthère verte Portrait de la panthère verte De lesuperdidou

Saltimbanque | 10H54 | 09/09/2008 | Permalien

bonap !
bagnole,etc,ne grévaient pas les budget de cette époque.

Portrait de Homer555

à la panthère verte Portrait de la panthère verte De Homer555

travailleur plus qui à gagné moins | 11H44 | 09/09/2008 | Permalien

Pas d'accord pour la voiture, c'est un objet indispensable.

La recherche effrénée des consommateurs des prix bas, qui leurs font délaisser tous les produits à valeur ajoutées (bios, équitables, labialisés divers…) est surtout due à la hausse des prix immobilier, de l'énergie ou justement du transport. Ces postes sont indispensables et incompressibles.

Portrait de otto didakt

à Homer555 Portrait de Homer555 De otto didakt

citoyen en colère | 16H51 | 09/09/2008 | Permalien

« Pas d'accord pour la voiture, c'est un objet indispensable. »

presque indispensable, car on maîtrise rarement à la fois son lieu d'habitation et son lieu de travail

pour le reste, c'est là qu'il faut faire un effort individuel

Portrait de Moundy

De Moundy

10H26 | 09/09/2008 | Permalien

Le Bio est plus cher car on utilise moins d'engrais et pesticides. Les rendements sont donc plus faibles et le prix à l'unité plus cher.
Il suffit de retirer les boissons sucrées, les eaux, les sucreries, les produits pré-cuisinés, les petites choses qu'on grignote, etc…
Il y a moyen de faire de grosses économies et de replacer le gain sur des aliments de base Bio. Il faut cependant prendre l'habitude de retourner aux fourneaux et de ne pas consommer du prêt à l'emploi. Manger moins de viande mais acheter une viande labelisée qui respecte mieux l'animal et le consommateur. Plutôt que de manger de la viande tout les jours (ce qui est malsain) autant en manger moins mais meilleure.
Cuisiner des PDT, des épinards, des haricots, faire des compotes, etc… est meilleur pour votre santé mais aussi pour l'avenir de nos cultures. LE Bio préserve les sols alors que l'industrie agricole le détruit. Et je vous parle même pas des désastres potentiels des OGM en monoculture intensive.
Retrousser les manches, consommer moins et mieux. Il en va de votre santé, de votre portefeuille et de l'avenir des générations suivantes.

Portrait de jide

à Moundy Portrait de Moundy De jide

jide.romandie.com | 10H35 | 09/09/2008 | Permalien

Ce n'est pas le bio qui est PLUS cher, c'est la bouffe « conventionnelle » (de merde, donc) qui est MOINS chère. Le bio devrait représenter la façon habituelle, normale, de produire de la nourriture, à un prix normal.

Bien entendu, des petits malins se sucrent au passage et rendent luxueux ce qui devrait être basique.

http://jide.romandie.com

Portrait de Moundy

à jide Portrait de jide De Moundy

10H40 | 09/09/2008 | Permalien

Vous avez 100% raison, c'est la merde qu'on nous vend à coup de pub qui est trop bon marché. Travaillant dans l'industrie AA, je peux vous dire que le produit fini est parfois moins cher que la matière première.

Portrait de lesuperdidou

à Moundy Portrait de Moundy De lesuperdidou

Saltimbanque | 10H58 | 09/09/2008 | Permalien

Je veux bien vous croire mais se serait plus rigolo si vous nous donniez des preuves.

Portrait de Moundy

à lesuperdidou Portrait de lesuperdidou De Moundy

11H01 | 09/09/2008 | Permalien

Petit exemple.
Dans certain cas, il est possible de faire 200kg de jambon cuit à partir de 100kg de viande. Je vous laisse cogiter…
(phosphates, collagènes, gélatines, etc… + EAU)
Voilà un des exemples.

Portrait de lesuperdidou

à Moundy Portrait de Moundy De lesuperdidou

Saltimbanque | 11H39 | 09/09/2008 | Permalien

Ce ne sont pas des exemples que je demande mais des preuves : photos,vidéos ,autres documents,etc.
Car c'est trop facile de balancer n'importe quoi.
Exemple : travailler plus pour gagner plus.

Portrait de Moundy

à lesuperdidou Portrait de lesuperdidou De Moundy

11H49 | 09/09/2008 | Permalien

vous voulez des exemples :
Regardez les listes d'ingrédients et demandez-vous pourquoi certains produits accumulent des additifs à n'en plus finir. Ce sont souvent les produits les moins cher.

Portrait de Moundy

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11H53 | 09/09/2008 | Permalien

Une preuve : Ce matin un train transportant 1400T de viande de poulet avarié congelée depuis 1999 (crise dioxine) vient d'être saisi en direction de l'Ukraine (origine France, Belgique , PB et Allemagne). Ces viandes étaient destinées à être transformées en fricadelles et autres merdes pour être réexpédiées vers nos pays. Vous les trouverez certainement à un prix alléchant.

Portrait de lesuperdidou

à Moundy Portrait de Moundy De lesuperdidou

Saltimbanque | 12H12 | 09/09/2008 | Permalien

Une preuve est un argument étayé visant à établir une conclusion.

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