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ABCBourse.com24/11/09 | 18h51 -
Pour Que Choisir, l'indexation du gaz sur le pétrole est injustifiée
QueChoisir.org24/11/09 | 17h50 -
L'usine Continental de Clairoix fermera officiellement début 2010
AFP via LePoint.fr24/11/09 | 15h32 -
Pinault veut céder la Fnac et Conforama
Wall Street Journal via LExpansion.com24/11/09 | 15h10 -
Le coût de la santé pour les ménages en hausse de 50% depuis 2001
LeMonde.fr24/11/09 | 14h59
Les Français consomment-ils « responsable » ?
Par Amélia Blanchot | Etudiante en journalisme | 09/09/2008 | 09H17

Comment se comporter dans un supermarché face à quarante mille références de produits différents ? « On nous apprend à lire, à nager, à conduire, mais pas à consommer », constate Marie-France Corre, en introduction à son livre, « La Consommation responsable de A à Z ». Pour pallier cette lacune, l'auteur propose des alternatives au consumérisme conventionnel à travers 80 « fiches produits ».
Cette spécialiste de la consommation a dirigé pendant dix-sept ans les tests de produits de l'UFC-Que Choisir. Depuis 2006, elle conseille les entreprises sur les questions de consommation et de marketing responsable. Mais que veut dire « consommer responsable » ?
« C'est une consommation qui va répondre à nos besoins sans aller au-delà du raisonnable (…), qui ne va pas nuire à l'environnement au sens large, qui ne va pas nuire à sa propre santé ni à celle des autres (…, ne va pas non plus remettre en cause la dignité humaine (…) » (Ecouter le son)
Joindre « l'utile » au « responsable »
Tout ce qui constitue notre quotidien est passé au peigne fin : des fleurs aux yaourts en passant par les tapis ou les jeux vidéos. Quatre vingt « fiches produits », très documentées, expliquent comment notre façon de consommer va influer sur l'environnement, la santé et le budget. Son conseil de prédilection reste « d'acheter des choses utiles », à moduler en fonction de son mode de vie.
Elle invite, par exemple, à ne plus consommer d'eau en bouteille. Pour la santé, elle affirme que « dans nos pays développés, l'eau du robinet est généralement aussi saine qu'une eau en bouteilles, à de rares exceptions près ». Du point de vue environnemental, sur « sept milliards de bouteilles en plastiques vendues chaque année en France, la moitié n'est pas recyclée », laissant « 200 000 tonnes de déchets » derrière elle. Quant au budget, il serait largement divisé : 500 euros d'économies par an pour une famille de quatre personnes, à raison de 4,5 litres consommés quotidiennement.
Bio, équitable : la solution miracle ?
Au-delà de l'utilité, Marie-France Corre vante largement les mérites du bio et de l'équitable. Comme une ritournelle, ces deux mots reviennent au fil des pages, sorte de solution à tous les problèmes. Pour s'y retrouver, son décryptage minutieux des différents labels est à ce titre fort utile. Seulement ces produits coûtent cher et sont difficiles d'accès, comme a pu en témoigner notre journaliste Zineb Dryef après son mois d'août bio.
La consommation « responsable » serait-elle réservée à une certaine élite ? L'auteur s'en défend. En supprimant certains achats (comme l'eau en bouteille) l'intéressé va réaliser des économies et « aura donc de quoi acquérir des produits plus vertueux ». Et si elle admet que les tarifs sont supérieurs, elle soutient qu'avec « la diffusion en grande distribution, certains produits comme les détergents commencent à être à prix équivalent ».
Placer son argent autrement
Certains des « éco-gestes » évoqués dans le livre peuvent paraître évidents, ou du moins plus connus. Ne pas jeter ses piles à la poubelle, abandonner les sacs en plastique, etc. D'autres sont plus surprenants, encore réservé à un public averti. Par exemple, des placements qui contribuent au consumérisme citoyen.
Deux catégories de produits financiers sont proposées : l'Investissement socialement responsable (ISR), qui « intègre des critères sociaux et environnementaux dans le choix des projets et entreprises financées » et les placements solidaires, qui peuvent financer des projets d'économie solidaire ou des fonds de partage. Ces placements alternatifs sont en développement, mais restent marginaux. L'ISR représente seulement 1% des investissements des Français, et 6% ont déjà souscrit à un placement solidaire.
Marie-France Corre évoque également le « produit partage ». Lors d'un achat, une partie du prix de vente (entre 5 et 20%) est versé à une association. L'acheteur peut « consommer solidaire sans démarche spécifique » ; citons Brita qui a vendu des carafes filtrantes au profit d'Action contre la faim. Une bonne occasion pour l'entreprise de pouvoir « améliorer son image et même augmenter ses ventes », admet-elle dans ses écrits.
L'exception française
Certes, la consommation « responsable » tend à se développer, accélérée à la fois par une prise de conscience et un effet de mode. Mais elle reste, spécifiquement dans notre pays, timidement présente :
« Je pense que les Français n'ont pas encore en tête la mutualisation de la responsabilité. On va simplement considérer les conséquences de nos actes individuels et on a du mal à imaginer ce qui se passe quand soixante millions de consommateurs le font. On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu'on nous l'a mal expliqué ou parce qu'on y croit pas forcément assez. » (Ecouter le son)
En comparant à d'autres pays européens, la spécialiste constate que les Français « ont une vision retardée. Ils consomment de façon très fonctionnelle, et rejettent la faute sur le fabriquant ». Pour mieux sensibiliser ses lecteurs, Marie-France Corre a donc insisté sur le volet santé : « c'est un bon moyen pédagogique. Certains, parce qu'ils pensent que c'est meilleur pour leur santé, vont acheter du bio ». A défaut d'un véritable engagement, c'est une première initiation à la consommation « responsable ».
Photo : Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).
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à Moundy
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H32 | 09/09/2008 |
Une preuve.Les maraîchers utilisent du benzoricithanol pour activer la pousse des melons(voir : « De la croissance des cucurbitacés en zone tempérée », écrit par le professeur Jean Kroipa-Mézieu.)
à lesuperdidou
De Moundy
12H33 | 09/09/2008 |
vous venez de citer un exemple, non une preuve.
à Moundy
De lesuperdidou
Saltimbanque | 13H42 | 09/09/2008 |
Plutôt un exemple de preuve !
à Moundy
De romi45
découvre l'information | 08H58 | 10/09/2008 |
vive les nuggets de poulet ! ! !
à lesuperdidou
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 14H17 | 09/09/2008 |
en Suisse aussi : (preuve ou exemple ? )
http://www.tsr.ch/tsr/index.html ? siteSect=200002&sid=9675240&cKey=122088…
à argiope
De lesuperdidou
Saltimbanque | 14H56 | 09/09/2008 |
Moundy nous dit travailler dans l'industrie AA.Cela nous est présenté comme caution de son témoignage.Mais à aucun moment nous ne pouvons vérifier,bien que l'on ait envie de le croire,tout ce qui est avancé dans ses propos.
Alors, je continue à demander des preuves !
à lesuperdidou
De Moundy
15H21 | 09/09/2008 |
Comment vous prouver ce qui est généralement tenu secret. Je suis incapable de vous fournir une procédure de fabrication mentionnant les différentes quantités incorporées pour une fabrication donnée. Cependant mon expérience me permet d'affirmer ce que j'avance. Une piste pour vous éclairer. Regardez la législation sur le jambon cuit pour reprendre l'exemple initial. Il y a différent niveau d'indice feder (humidité/protéine) selon la catégorie de jambon. Pour un jambon type pic-nic (le pire) le feder est limité à 4. C'est à dire eau/protéine=4 ou 400% si vous préférez. Tenant compte de l'eau initiale dans la viande, tout le reste est de l'ajout. Si la législation autorise et fixe un critère, c'est bien pour des produits mis sur le marché. non ?
J'apporte ici mon témoignage, croyez-le ou non, mais il ne faut pas systématiquement remettre en cause la bonne foi des gens. Vous avez bien élu un menteur à 53%. (Lol)
à Moundy
De lesuperdidou
Saltimbanque | 15H33 | 09/09/2008 |
Je ne mets pas en cause votre bonne foi : j'ai écris que on a envie de vous croire.Je vous remercie de vos explications,n'ayez pas peur d'en donner vous n'en serez que plus crédible.Pensez que nous sommes néophytes dans votre spécialité,soyez patient et pédagogique.Grâce aux pistes que vous proposez maintenant nous pouvons commencer à nous renseigner.Merci.
à Moundy
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 16H59 | 09/09/2008 |
»…C'est à dire eau/protéine=4 ou 400%… »
Est-ce que ça veut dire que si on fait sécher au four une tranche de jambon de 100 g, il en reste 25 ? Ce serait aussi simple que cela de comparer la qualité des jambons ?
à argiope
De Moundy
17H59 | 09/09/2008 |
Ce n'est pas le seul critère de qualité. cependant l'eau ajoutée est le critère principal. Séchez complètement une tranche de jambon bon marché et vous serez surpris. Vous avez tout compris. Vous verrez qu'au final vous bouffer de l'eau et souvent du collagène ajouté (le collagène est indigeste). Alors vaut mieux payer plus cher, manger moins mais en réalité vous apporterez bien plus à votre corps. Ce n'est pas la quantité qui fait la qualité d'un régime alimentaire, c'est l'équilibre.
à Moundy
De lesuperdidou
Saltimbanque | 11H18 | 09/09/2008 |
Avoir le temps,l'envie,la force de cuisiner.
Manger de la viande tous les jours.
Le bio n'est qu'un luxe de bobo.
à lesuperdidou
De jide
jide.romandie.com | 12H27 | 09/09/2008 |
et bien mange donc tous les jours du poulet a la dioxine, du veau aux hormones, du bœuf aux antibio, du porc reconstitué… bobo ou pas n'a rien a voir. C'est une question de choix personnel et d'hygiène.
http://jide.romandie.com
à jide
De lesuperdidou
Saltimbanque | 14H25 | 09/09/2008 |
…mais sûrement pas une question de fric, de temps,et même parfois d'éducation.J'ajouterai de situation géographique(ex : la première boutique bio est à 25km de chez moi).
Il y a plus de personnes qui agissent en terme de survie qu'en terme de bien-être.
le bio est un luxe bobo, je persiste !
à lesuperdidou
De jide
jide.romandie.com | 18H52 | 09/09/2008 |
Le bio n'est pas du bien-être, c'est de la survie ! ! !
Par contre je suis d'accord, le fait de cuisiner soi-même est une question de temps et d'éducation : 30 minutes par jour pour des plats simples (combien de temps devant la téloche ? ) et un livre de cuisine pour apprendre (20 euros par an pour la carte de bibliothèque, une quinzaine d'euros pour 2-3 livres d'occaze, ou -soyons fous- 25 euros pour un beau bouquin chez la FNAC…).
Après, je le redis, c'est une question de CHOIX.
http://jide.romandie.com
à jide
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 13H33 | 10/09/2008 |
30 minutes ? ! ? ! ?
Dans ta bibliothèque, je suis sur qu'il y a un livre sur la cuisine des flemmards où l'on enseigne à se faire à correctement à manger en 10 minutes, avec moins de deux minutes d'intervention humaine : D
à lesuperdidou
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 10H45 | 09/09/2008 |
Ben ouais, le commerce bio, c'est du commerce.
En même temps, tout le monde n'a pas de jardin, donc certains sont bien obligés d'acheter ou voler les légumes.
On peut aussi revenir à des modèles plus tribaux… mais je sais pas si c'est vraiment plus souhaitable que le commerce.
à BrunoC
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H08 | 09/09/2008 |
Oui , mais avec des os bio dans le nez et des sacrifices humains équitables, quand meme ..
à lesuperdidou
De matheus
11H08 | 09/09/2008 |
De plus, le label « bio » garantit-il la qualité « non pollué » du produit vendu ? Ce label garanti que l'exploitant s'engage à ne pas utiliser de phytosanitaires chimiques. Mais, à ma connaissance, ne garanti pas le contrôle contre les pollutions des industries avoisinantes. Par exemple, il y a des vignobles « bio » dans la zone Tricastin. Etc.
à matheus
De El Niño
12H41 | 09/09/2008 |
Et alors ? Le nucléaire est moins dangereux que les pesticides, c'est prouvé, le nombre de cancers causé par l'un est sans commune mesure par rapport à l'autre…
à El Niño
De matheus
15H31 | 09/09/2008 |
Ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres, il existe bien d'autres risques environnementaux (dioxine, pollution des eaux d'arrosage, pcb …).
De Ano-Nyme
delateur privé | 09H54 | 09/09/2008 |
La consommation responsable est un concept douteux …
On pourrais se demander si consommer est vraiment responsable …
Placement solidaire ? ? ?
J ai jamais entendu parler d une personne qui placait des fonds sans en espérer une plus value ….
Quelle merveilleuse solidarité quand on y pense
sinon on appelle ça un prêt ….
Effectivement ne plus acheter d eau en bouteille est économique et plutôt sain comme réaction ….
Ainsi que ne plus acheter de produits transformés, de plats cuisinés ou enjolivés …
La consommation responsable ?
C est du foutage de gueule … de la poésie Hulot …
Pourquoi ne parle t on pas du moins consommer tout simplement …
Boycotter un magasin en entier … se faire violence ( à la façon des grévistes ) ….
Des fois ça paye même si cela ne se voit pas ( dixit un ministre tout en finesse )
Eplucher ses légumes ….
Une société de consolation …
à Ano-Nyme
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 09H58 | 09/09/2008 |
La consommation responsable ?
C est du foutage de gueule … de la poésie Hulot …
Donc acheter une voiture et un vélo, c'est pareil ? ? ?
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De vincelle
13H13 | 09/09/2008 |
Faudrait d'abord parler de la… « production responsable ».
Quand on voit tous les lobbies des producteurs faire, sans vergogne, du lobbying (c'est mieux que de dire : donner des pots de vin) aux élus « responsables » pour autoriser la mise de leur m….sur le marché…
Effectivement c'est du foutage de gueule.
Quant à Monsieur hulot, qui a refusé en son temps, d'accepter des responsabilités officielles, il fait son beurre dans le registre écolo…
à Ano-Nyme
De countryman
bushdoctor | 10H52 | 09/09/2008 |
Grande première pour vous, je place le peu d'argent que j'ai (essentiellement en attendant l'arrivée des impôts) sur des livrets qui ne me rapportent que très peu d'intérêt, ces fonds servant à aider de petits producteurs à lancer leur affaire. Et je n'ai aucun désir de gagner de l'argent avec mon argent, c'est grave ?
Donc il faut éviter de faire des généralités de ce qui ne reste qu'une expérience individuelle.
Sinon effectivement le bio en plats industriels… quelle hérésie, tout comme aller en grande surface, plutôt que de donner même à une entreprise qui fait sa com en reversant une part infime de ses bénéfices à une ONG ou l'autre, relocaliser l'économie ça c'est cool, et ça permet au petit paysan à côté de chez soi de vivre normalement de sa production, sans toutes les aides européennes qui plombent les agricultures vivrières des pays du sud.
La suite logique étant d'essayer de se passer au maximum de tous les produits industriels complètement inutiles.
Bref, il faut rentrer en décroissance, souple, chacun son rythme, essayer de se détacher du « consommer c'est exister ». A part être envieux, jaloux… et au bout du compte malheureux je ne vois pas ce que cela apporte.
Pour conclure on est d'accord le développement durable, le Grenelle de l'environnement et son parfait représentant l'hélicologiste bien vrai, on continue à construire des autoroutes, on explose les taux de pesticides autorisés…
Au fait, à bas la Pub, vive la rentrée sans marques, les journées sans consommation et sans télé, un bon début avant de passer à la semaine, le mois… une vie ?
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 09H56 | 09/09/2008 |
Si les produits non labellisés bio sont si nocifs pour l'environnement, pourquoi l'état n'intervient-t-il pas ? Pensons entre autre à l'eau en bouteille.
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 10H24 | 09/09/2008 |
Parcequ'il préfère toucher la TVA et les impots pro.
J'ai bon ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H02 | 09/09/2008 |
Mais oui , mais NON !
Comment voulez vous faire confiance à des Entreprises Privées , dont les fonctions principales , au dela de proposer des biens et des services parfois utiles, est de faire un profit maximum et de diffuser massivement le crétinisme globalement mondialisé ?
C'est ces horribles firmes qui vont faire des trucs equitables et durables et responsables ? Mais vous revez ? ? ?
Et c'est ces ignobles hyper marchés dans leurs zones commerciales immondes qui vont nous les vendre ?
Et c'est des consommateurs tatillons qui vont arranger les choses a coup de lectures de tableaux comparatifs dans « Gnieu queu Choisir ? “ ou ‘ Soixante millions de cons sommateurs’ ?
Non , non . C'est meme pas une revolution qu” il va falloir , c'est une Hyper-Revolution à la mesure de l » ennemi !
à Numerosix
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 10H51 | 09/09/2008 |
Soyons fou… réinventons les coopératives de distribution.
De Perez
ingé & zikos | 10H04 | 09/09/2008 |
a propos du recyclage, il est a noter que bon nombre de villes ne proposent pas (ou ne communiquent pas) leur solution (mise a disposition de poubelles specifiques par exemple, savoir ou jeter le verre)
donc je trouve ca vache de mettre ca sur le dos des « francais » (puisque l'on généralise)
De lesuperdidou
Saltimbanque | 10H04 | 09/09/2008 |
Le commerce équitable est toujours équitable…pour le commerçant.
Sinon il ferait un autre boulot !