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Eurostar : trafic limité dès mardi, les voyageurs indemnisés
AFP via LesEchos.fr21/12/09 | 16h49 -
Coentreprise EDF et l'électricien chinois CGNPC
Le Figaro.fr ( avec agences)21/12/09 | 15h02 -
HSBC : la France rend les fichiers bancaires à la Suisse
Reuters.com21/12/09 | 13h23 -
Le Parlement a adopté définitivement le budget 2010
LeMonde.fr18/12/09 | 18h40 -
La justice donne tort à Moulinex pour le licenciement de 562 salariés
AP via Challenges.fr18/12/09 | 18h02
Les Français consomment-ils « responsable » ?
Par Amélia Blanchot | Etudiante en journalisme | 09/09/2008 | 09H17

Comment se comporter dans un supermarché face à quarante mille références de produits différents ? « On nous apprend à lire, à nager, à conduire, mais pas à consommer », constate Marie-France Corre, en introduction à son livre, « La Consommation responsable de A à Z ». Pour pallier cette lacune, l'auteur propose des alternatives au consumérisme conventionnel à travers 80 « fiches produits ».
Cette spécialiste de la consommation a dirigé pendant dix-sept ans les tests de produits de l'UFC-Que Choisir. Depuis 2006, elle conseille les entreprises sur les questions de consommation et de marketing responsable. Mais que veut dire « consommer responsable » ?
« C'est une consommation qui va répondre à nos besoins sans aller au-delà du raisonnable (…), qui ne va pas nuire à l'environnement au sens large, qui ne va pas nuire à sa propre santé ni à celle des autres (…, ne va pas non plus remettre en cause la dignité humaine (…) » (Ecouter le son)
Joindre « l'utile » au « responsable »
Tout ce qui constitue notre quotidien est passé au peigne fin : des fleurs aux yaourts en passant par les tapis ou les jeux vidéos. Quatre vingt « fiches produits », très documentées, expliquent comment notre façon de consommer va influer sur l'environnement, la santé et le budget. Son conseil de prédilection reste « d'acheter des choses utiles », à moduler en fonction de son mode de vie.
Elle invite, par exemple, à ne plus consommer d'eau en bouteille. Pour la santé, elle affirme que « dans nos pays développés, l'eau du robinet est généralement aussi saine qu'une eau en bouteilles, à de rares exceptions près ». Du point de vue environnemental, sur « sept milliards de bouteilles en plastiques vendues chaque année en France, la moitié n'est pas recyclée », laissant « 200 000 tonnes de déchets » derrière elle. Quant au budget, il serait largement divisé : 500 euros d'économies par an pour une famille de quatre personnes, à raison de 4,5 litres consommés quotidiennement.
Bio, équitable : la solution miracle ?
Au-delà de l'utilité, Marie-France Corre vante largement les mérites du bio et de l'équitable. Comme une ritournelle, ces deux mots reviennent au fil des pages, sorte de solution à tous les problèmes. Pour s'y retrouver, son décryptage minutieux des différents labels est à ce titre fort utile. Seulement ces produits coûtent cher et sont difficiles d'accès, comme a pu en témoigner notre journaliste Zineb Dryef après son mois d'août bio.
La consommation « responsable » serait-elle réservée à une certaine élite ? L'auteur s'en défend. En supprimant certains achats (comme l'eau en bouteille) l'intéressé va réaliser des économies et « aura donc de quoi acquérir des produits plus vertueux ». Et si elle admet que les tarifs sont supérieurs, elle soutient qu'avec « la diffusion en grande distribution, certains produits comme les détergents commencent à être à prix équivalent ».
Placer son argent autrement
Certains des « éco-gestes » évoqués dans le livre peuvent paraître évidents, ou du moins plus connus. Ne pas jeter ses piles à la poubelle, abandonner les sacs en plastique, etc. D'autres sont plus surprenants, encore réservé à un public averti. Par exemple, des placements qui contribuent au consumérisme citoyen.
Deux catégories de produits financiers sont proposées : l'Investissement socialement responsable (ISR), qui « intègre des critères sociaux et environnementaux dans le choix des projets et entreprises financées » et les placements solidaires, qui peuvent financer des projets d'économie solidaire ou des fonds de partage. Ces placements alternatifs sont en développement, mais restent marginaux. L'ISR représente seulement 1% des investissements des Français, et 6% ont déjà souscrit à un placement solidaire.
Marie-France Corre évoque également le « produit partage ». Lors d'un achat, une partie du prix de vente (entre 5 et 20%) est versé à une association. L'acheteur peut « consommer solidaire sans démarche spécifique » ; citons Brita qui a vendu des carafes filtrantes au profit d'Action contre la faim. Une bonne occasion pour l'entreprise de pouvoir « améliorer son image et même augmenter ses ventes », admet-elle dans ses écrits.
L'exception française
Certes, la consommation « responsable » tend à se développer, accélérée à la fois par une prise de conscience et un effet de mode. Mais elle reste, spécifiquement dans notre pays, timidement présente :
« Je pense que les Français n'ont pas encore en tête la mutualisation de la responsabilité. On va simplement considérer les conséquences de nos actes individuels et on a du mal à imaginer ce qui se passe quand soixante millions de consommateurs le font. On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu'on nous l'a mal expliqué ou parce qu'on y croit pas forcément assez. » (Ecouter le son)
En comparant à d'autres pays européens, la spécialiste constate que les Français « ont une vision retardée. Ils consomment de façon très fonctionnelle, et rejettent la faute sur le fabriquant ». Pour mieux sensibiliser ses lecteurs, Marie-France Corre a donc insisté sur le volet santé : « c'est un bon moyen pédagogique. Certains, parce qu'ils pensent que c'est meilleur pour leur santé, vont acheter du bio ». A défaut d'un véritable engagement, c'est une première initiation à la consommation « responsable ».
Photo : Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).
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De jide
jide.romandie.com | 10H11 | 09/09/2008 |
Consommer « responsable », c'est aussi une manière d'être responsable vis a vis de sa famille et de soi-même : les seuils autorisés de pesticides dans les aliments viennent d'être relevés vers des niveaux dangereux, harmonisation européenne (des profits) oblige !
Lire ici : http://jide.romandie.com/post/12008/128123
De ecor1
sur le fil | 10H16 | 09/09/2008 |
Ce monde est schizophrène, on comprend tous (je crois) la nécessité à consommer « responsable », alors que, d'autre part, les politiques sociales et économiques tendent à submerger le marché de produits fabriqués par des ch'tites chinoises (travaillant dans des conditions dégradantes pour la dignité humaine) dans des usines salopant, air, rivières et terres.
M'sieur l'président not » pouvoir d'achat s'éfrite !
qu'a cela ne tienne, dérégulons la grande distrib et faisons jouer la concurence, vous allez le récupérer votre pouvoir d'achat mon bon monsieur.
Simplement à chaque fois que Mammouth ou Carrefour écrase les prix, c'est aussi les conditions et salaires de millions de travailleurs de l'autre coté du globe qu'on écrase (et aussi par chez nous). Et l'environnement dans tout ca, bin ca coute cher de le respecter alors bon…On va dire que les droits de l'homme et l'environnement sont les victimes collatérales de la guerre pour le pouvoir d'achat.
Tout ca pour dire que c'est bien de consommer responsable (si si j'insiste), mais ce serait bien qu'on vote responsable, aussi, sinon ca risque de servir à rien.
à ecor1
De Jenrage
Consent manufacturer | 12H06 | 09/09/2008 |
Notre cher président comme tu dis, n'a foutre rien à voir la dedans, il faut arrêter de se débattre avec lui …
Ce n'est pas « la politique » au sens des états qui peut faire quoi que ce soit.
Il faut cesser de réduire le discours à la « politique » « nationale » étant donné que ces deux idées ont disparues de la gestion économique.
Comme vous le savez surement, nous avons maintenant à faire avec des organismes multinationales, qui mettent des moyens énorme pour pérenniser leur croissance.
D'ailleurs pour cela, ces derniers ont sus s'organiser contrairement à nous.
Croyez vous qu'une entreprise pense qu'il est important que la démocratie existe, croyez vous que c'est son rôle de la renforcer ?
Non, elle cherche simplement à faire ce pourquoi elle est faite : faire des bénéfices.
Cela est sous-jacent dans beaucoup de débats, mais pas si souvent exprimer frontalement …
Certes nous avons des élections, cela fait couler beaucoup d'encre et tout le monde est fier de faire partie de cet communauté des « pays démocratiques », on est même d'ailleurs près à faire la morale aux autres … mais qui choisi les 2 candidats susceptibles d'accéder au poste « suprême » ?
Mais vous avez raison, continuons de batifoler dans nos débat franco-français, car à nous seul nous pouvons sauver le monde, on à bien fait la révolution française …
à Jenrage
De ecor1
sur le fil | 15H15 | 09/09/2008 |
Une économie ca s'encadre et les lois faites par les politiques sont là pour ca.
Par exemple, quand on a décidé, en 1996, que la viande bovine anglaise n'était plus désirable dans nos assiette, multinationales ou pas, les restaurants, abattoirs et autres producteurs de cosmétiques ont du se mettre au diapason.
La politiques nationale a des leviers, pour, au moins, infléchir une tendance. Il faut cesser de croire que seule les multinationales font la loi. Il conviendrait pour limiter leur pouvoir d'élire des représentant qui ne leur soient pas dévoués.
« c'est une multinationale ma bonne dame on ne peut rien y faire » c'est l'argument favori pour nous faire avaler couleuvres sur couleuvres.
Si, prenons l'exemple de MOnsanto, il n'y avait pas eu un lobby puissant qui a reussi a faire plier les parlementaires, ils n'auraient pas eu gain de cause dans l'affaire des OGM. Le « final cut » appartient donc aux politicens.
Si, donc, on a de la merde ultra pollué dans nos assiettes, c'est parce que il y a des cons qui de politiciens qui ont dit oui.
Alors des fois il voter pour des gens qui s'engagent à dire non a propos de certains sujets.
Sarko n'est pas responsable en particulier, mais il illustre bien la spirale infernale dans laquelle on est bloqué. Les politiques (en général) occidentales tendent a amplifier la catastrophe humaine et écologique la France y prend part. C'est tout.
à ecor1
De Jenrage
Consent manufacturer | 16H06 | 09/09/2008 |
Je suis d'accord avec cela, mais c'est voir les choses sous leur meilleurs jours … il me semble que la réalité est plus rude.
Prenez l'exemple des pesticides, l'Europe viens de multiplier les taux « acceptables », est ce que cela est le reflet d'une opinion publique quelconque ?
Y'a t'il eu référendum, ou ne serait-ce qu'un manifestation ou un sondage en Europe qui reflète ce besoin d'assouplir la limite ?
Je ne pense pas, pourtant cela est bien passé.
A force de décennies de travail au corps sur les parlementaires, qu'ils soient français ou européens, les multinationales finissent toujours pas avoir gain de cause.
« Si, donc, on a de la merde ultra pollué dans nos assiettes, c'est parce que il y a des cons qui de politiciens qui ont dit oui. “
C'est tout à fait vrai … mais comme vous le savez, les idées de nos politiciens (y compris ceux de gauche) ne sont pas bien loin de celle de leurs partenaires privés.
Aussi, le fait de dire que les états sont encore souverains et peuvent faire ce qu'il veulent est entièrement faut.
Ils sont par exemple tenus par l'OMC et l'Europe de ne pas entraver le libre échange.
Ce qui veux dire par exemple, qu'au vu des lois européennes, si l'Europe décide que tel ou tel produit est acceptable, au nom du libre échange, une entité national n'a pas le droit de refuser son importation…
Et encore je parle de la France, pays riche, qu'en est t'il des pays du tiers monde … enfin tout cela est un grand débat : p
à Jenrage
De Houvaton nouveau compte
21H23 | 09/09/2008 |
Le problème est qu'en France la démocratie est représentative. Autant faire rentrer tous les loups (lobby) dans la bergerie.
La Suisse a statué depuis longtemps sur les Ogm en les interdisant ou statué la TVA bloquée à 7,6% ou rejetté l'image du « mouton noir » des initiatives de l'UDC de Blocher (les merdias français ont bien insisté sur cette affiche pour bien l'imprimer dans tous les cerveaux disponibles en oubliant ensuite de dire que ces initiatives avaient été rejettées par le peuple suisse ! ! ! ) . Tout cela par votations populaires (ou referendums d'initiatives citoyennes si vous préférez inscrite dans leur Constitution). La Suisse est une démocratie directe. Voilà toute la différence.
Je m'énerve quand je vois les appels des français à signer des pétitions qui iront finalement aux oubliettes alors qu'en Suisse et même en Allemagne, depuis les années 1990, elles débouchent automatiquement sur des referendums locaux ou nationaux. Voilà ce qui nous manque en France et ne comptons sur r89 pour en informer le public français.
De Dave Feng
10H18 | 09/09/2008 |
Une remarque sur les « consommacteurs » :
Plusieurs riverains critiquent la notion de « consommacteurs ». Se penser « consommacteur » est problèmatique sur deux points relevés par les riverains. (1) Si on pense que l'on ne peut agir politiquement que par sa consommation, c'est une contre-finalité - on se dépolitise en fait. (2) Une consommation responsable, c'est toujours de la consommation, alors que le temps est peut-être venu de déconsommer. Répondons à ses points : (1) ce n'est pas parce que, quand on consomme, on consomme responsable, que l'on doit céder à l'illusion que nous menons là une grande action politique. On peut consommer de manière moins sotte, tout en essayant d'avoir d'autres actions politiques, plus importantes. (2) Quant à la déconsommation - il me semble que c'est un effet connexe de la consommation « responsable » - la consommation réfléchie amène à s'interroger sur ces besoins et à se dire que nombre des besoins que nous avons ne sont pas nécessaires.
Cela dit, un risque demeure, suggéré par l'article, c'est que cette consommation « responsable » devienne un simple atout publicitaire recoupant des produits qui, souvent, ne sont en rien responsables.
De Dave Feng
10H26 | 09/09/2008 |
Il me semble qu'il y a une petite confusion dans l'air que l'article ne corrige pas assez.
Parler de « bio », c'est parler de propriétés du produit, propriétés liées à son mode de production.
Parler d'« équitable », c'est insister sur les conditions de travail et de rémunération des producteurs.
Un produit peut être équitable sans être bio - et un produit peut être bio sans être équitable. Il s'avère que les deux choses sont souvent réunies, car produire bio et équitable peuvent être l'effet d'une même philosophie de la consommation. Mais rien n'implique que les deux aspects soient systématiquement réunis. Surtout que l'équitable a fini par désigner, à tort, des produits importés - tandis que les produits bios sont, en grande partie, des produits de l'agriculture européenne.
à Dave Feng
De Dave Feng
10H37 | 09/09/2008 |
Cela dit, j'ai l'impression que le livre fait bien la distinction, si j'en crois la fiche vers laquelle l'article renvoie.
à Dave Feng
De Sophie Verney-Caillat
Rue89 | 10H40 | 09/09/2008 |
C'est exact, merci de votre précision. Il se trouve que les deux termes et les deux modes de production sont regroupés sous le vocable « responsable » par l'auteur du livre, et dans l'esprit des clients aussi souvent.
De cacadoie
hum. | 11H05 | 09/09/2008 |
La plupart des produits industriels sont moins chers ? deux exemples d'arnaques :
1 - les cereales.
Etudiant J'achetais les cereales les moins cher a laideurprice. 25% moins cher. jusqu'a ce que je mesure qu'elle coniennent 40% de sucres. Payer du sucre au prix des cereales. L'arnaque.
2 - Le yaourt
Achetez le yaourt le moins cher, videz l'eau et sechez le. achetez un yaourt fermier, ou au moins artisanal (on en trouve difficilement en supermarché), videz l'eau et sechez le. mesurez le moins cher : il n'y a rien dedans quasi que de l'eau. et pour le rest au gout et a la couleur, on voit pas pourquoi il faudrait que ça porte le meme nom.
Allez, la liste est infinie.
Le principe est que produire de la nourriture reste cher. la recette numero un pour baisser le prix, est de mettre un truc pas cher et de mauvaise qualité en remplacement de l'ingrédient originel. C'est de l'eau, des gelifiants, du sucre, de l'huile de palme, etc… on rajoute des agents chimique de texture , couleur, goût pour que ca continue de ressembler a l'original. tu paie 20% moins cher pour 40% de produit en moins. (les grosses boites tiennent à leur marges)
Bon, allez, je vais finir mes chocopops (bin j'aime quand meme ça)
à cacadoie
De la panthère verte
11H26 | 09/09/2008 |
entièrement d'accord, et il faut d'ailleurs ajouter qu'en dehors d'une masse finale de produit, la différence est également énorme en valeur nutritive : le lait bio contient 50% de vitamines en plus que le lait industriel/ le miel d'apiculteur, 40% d'enzymes supplémentaires et un sucre nettement plus assimilable par l'organisme…là aussi la liste est infinie…
mais ce fameux organisme, il a des besoins et carences, et il nous le fait savoir ! du coup, avec une nourriture industrielle nous devons manger de plus grosses quantitées pour satisfaire nos besoins !
et après on vient nous parler de pouvoir d'achat sur un caddy de supermarché, où encore de montée de l'obésité.
à la panthère verte
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 20H10 | 15/09/2008 |
Conclusion, il faut se plonger un tant soit peu dans la liste des ingrédients de ce qu'on achète et chercher à comprendre aussi car certains noms font peur en étant inoffensif. Par exemple : E300 = acide ascorbique = vitamine C, un bête antioxydant même bon pour le corps.
Il y a des bons produits trouvables, mais si on jette tout dans le caddy sans regarder se qui les composent c'est idiot.
De lisabg
(rédactrice) | 11H08 | 09/09/2008 |
Pour les produits financiers « responsables », je vous conseille LA NEF, une banque vraiment pas comme les autres, allez visiter le site, ça change des SG, CA, LCL et compagnie … on sait où va l'argent …
De stpatrick
11H12 | 09/09/2008 |
» On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu'on nous l'a mal expliqué ou parce qu'on y croit pas forcément assez. «
C'est aussi peut être parce qu'on nous prend pour des cons… Parce que des éco-organismes préfèrent culpabiliser les ménages pour qu'ils fassent le tri à leur place, histoire de gagner de l'argent plus facilement, sans investir dans des machines de tri.
à stpatrick
De Oodini
13H26 | 09/09/2008 |
« pour qu'ils fassent le tri à leur place »
Pourquoi à leur place ? Qui a dit que c'était à eux de faire le tri ?
En gros, vous souhaitiez que tous les acteurs du cycle de vie d'un produit fassent des efforts, sauf vous, le consommateur ?
à Oodini
De stpatrick
15H31 | 09/09/2008 |
C'est à eux de faire le tri, car c'est eux qui regroupent les entreprises rémunérées pour le faire. Ce sont des industries, qui gagnent de l'argent en recyclant les déchets et en les revandant. Ce sont à ces entreprises d'investir dans la recherche et développement pour mettre au point des technologies de tri, avec l'argent qu'elles gagnet en recyclant ces déchets. Qui l'a dit ? La Commission européenne, et les pouvoirs publics, qui leur ont confié ce travail. Ils ne le font pas gratuitement… Comme toutes entreprises, s'il y avait une vraie concurrence, elles devraient se donner les moyens de faire leur travail… Au lieu de ça, elles culpabilisent tous ces méchants citoyens pour qu'ils installent 4 poubelles dans leur 14m², histoire d'avoir un peu moins de travail à faire en aval.
En gros, je souhaiterais, oui, que TOUS les acteurs du cycle de vie d'un produit fassent des efforts (y compris les concepteurs qui pourraient faire beaucoup mieux en terme d'éco-conception, particulièrement sur les emballages) pour que le consommateur ait la garantie qu'il achète un produit écologiquement inoffensif. Ou que ces sociétés de traitement de déchets ne me donnent des parts, ou rachètent mes déchets pour le travail de tri que j'aurai fait… Quant aux efforts du consommateur, il peut toujours faire attention aus produits qu'il achète et peser ainsi sur les fabricants pour les inciter à éco-concevoir.
J'ai du mal à croire qu'aucune machine n'arrive à trier du carton du plastique, lorsqu'on voit que certaines sont capables de distinguer des plastiques pourtant ressemblant…
à stpatrick
De Oodini
17H02 | 09/09/2008 |
Les entreprises sont rémunérées, mais elles demanderont encore plus d'argent si elles ont plus de boulot à faire. Et les industriels vendront leurs produits encore plus cher.
Quant à « Qui l'a dit ? », je souhaiterais des sources disant que c'est aux entreprises de recyclage de faire la totalité du tri.
Si les consommateurs sont culpabilisés, c'est qu'ils sont en partie coupables. Ils ne sont pas obligés d'acheter des bouteilles d'eau, des assiettes/gobelets en carton, des lingettes, des biscuits avec emballages individuels, des plats cuisinés, etc.
Les machines savent faire le tri entre le carton et le plastique. D'ailleurs, pour la plupart des gens, il n'est pas demandé de faire le tri entre ces deux matériaux. Mais les machines coûtent cher, ce qui se répercutera sur la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Cela en gênera pas certains de payer ainsi leur déresponsabilisation.
De delalo
citoyen outragé | 11H13 | 09/09/2008 |
ce qui prend un ampleur considérable actuellement c'est le commerce equitable « par excellence » : la vente direct, du producteur au consommateur(exit l'intermediaire).l'intermediaire c'est ce qui nous coute le plus cher. En 2007, les supermarchés n'ont pas augmenté leurs parts de marché, chose qui n'etait pas arrivé depuis leurs creations. Pour la 1ère partie de l'année 2008, il semblerait que leurs parts de marchés stagnent encore et diminuent meme pour certain, exemple 2 à 3% pour super U(dixit le pdg de super u). Ce qui est plutot une bonne nouvelle pour : la nature,les emplois,les centre-ville,les petits producteurs et nous, voilà.
à delalo
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 18H37 | 09/09/2008 |
Comment sont comptés les hard discounters dans votre étude ?
Beaucoup d'organismes séparent hard discount et supermarché dans les études de part de marché.
Là où je veux en venir, c'est que ça m'étonnerais beaucoup de voir les parts de marché du hard discount baisser alors que les 2 plus grosses enseignes ouvrent un magasin tous les 15 jours en France.
Dans ce cas, j'aurais une toute autre idée du transfert de part de marché qui s'est opéré dans le commerce. Je penche plutôt pour un transfert supermarché => hard discount. Soit une consommation encore pire qu'avant.
De richelieu94
11H21 | 09/09/2008 |
grosse blague… les français consomment responsables chez carrefour… les français achêtent les actions durables de Total… Non, les français sont de grosses fainéasses qui se donnent bonne conscience mais qui adorent leur mode de vie … « la voiture c'est quand même bien pratique », « on a été en club au Sénégal mais on a aidé la population »… Pff… Qu'est ce que ça coûte de prendre lien avec une AMAP ? rien. Qu'est ce que ça coûte de refuser tout ce qui est hors saison ? rien, au contraire… de ne pas acheter ce qui vient pas avion (comeles roses d'équateur à 5 euros les 10 rien. De faire les friperies ? rien, au contraire. De ne pas acheter de putain de MP3 , de ne pas céder à toutes les modes (3G, nouveau ci nouveau ça) ? rien. De faire pousser en germoir du soja, des herbes sur son balcon (et ainsi éviter emballage, engrais, irrigation) ? De prendre le train pour les vacances ? de refuser les marques compromises dans les pires régimes du monde ? rien… De cuisiner plutôt que d'acheter leurs merdes congelés ? rien. De ne pas manger de la viande tous les jours ? rien. De ne favoriser que les marques responsables ? rien
alors on ne peut pas tout faire mais quand même, regarder Yann Arthus Bertrand ne fait pas avancer les choses… ne plus aller à carrefour oui…
à richelieu94
De Oodini
13H37 | 09/09/2008 |
> Qu'est ce que ça coûte de prendre lien avec une AMAP ? rien.
Encore faut-il avoir les moyens de s'y rendre.
> De ne pas acheter de putain de MP3,
Je suppose que tu n'as pas de téléviseur ?
> De prendre le train pour les vacances ?
Ça coûte le prix du billet, ce qui dans le cas d'une famille, peut s'avérer bien plus coûteux.
Sans compter le coût de la location de la voiture à l'arrivée.
Et encore faut-il que la destination soit effectivement accessible en train. Et le train te limite à la France et quelques destinations européennes. Ce qui revient bien plus cher que d'aller vers certaines autres destinations.
Tu peux effectivement prendre en compte d'autre considérations, mais comme tu parlais du coût…
> De cuisiner plutôt que d'acheter leurs merdes congelés ?
Du temps. Je suis parisien, et en passe une bonne partie dans les transports (en commun, où j'apprécie mon lecteur MP3).
Mais je suis d'accord avec vous sur le reste.
à Oodini
De richelieu94
14H44 | 09/09/2008 |
merci mais je suis aussi parisien..ce qui n'empêche pas de bosser beaucoup, de cuisiner, de conssommer pas trop idiot….
le train, le bus emmènnent partout (faut pas déconner)… après il y a le covoiturage, le vélo, la marche… pour aller loin mieux vaut prendre l'avion … 2% des émissions de CO2… une paille comparé au bateau qui transporte les merdes manufacturées, et rien comparé aux bagnoles….
ah, j'ai un téléviseur : un grundig de 1987, récupéré.
ps : les mp3 nous transforme en autiste
à richelieu94
De Oodini
17H08 | 09/09/2008 |
Je bosse beaucoup, rentre chez moi à 2h minimum, et je dois bien souvent encore travailler pour maintenir mes compétences vite périssables (je travaille dans l'informatique).
Pour ceux qui n'habitent pas Paris où le transport en commun est très développé, le train et le bus n'emmènent pas partout, loin de là.
PS : la télévision rend autiste (c'est ce que me disaient mes parents).
à Oodini
De richelieu94
19H08 | 09/09/2008 |
oui ça c'est possible… je l'accorde…
mais la consommation responsable ne sera possible tant qu'il n'y aura pas une réflexion, globale, profonde sur les rythmes, les espaces et les modes de vie… peut être que toutes les initiatives son bonnes en tant que telle (trie, vélo le dimanche, ne cahnger mémé qu'une fois par jour)… mais tant que l'on a pas redéfinie des notions comme bien être, propsérité, besoin, croissance c'est comme pisser dans un violon. d'ici là du poulet caoutchouc=mais ogm=engrais=pétrole=trus=actionnaire=agro-ali=poulet caoutchouc… en gros ça tremine en cancer ou co2…
à richelieu94
De Hippopotable
Honnête homme | 23H13 | 09/09/2008 |
Donc je dois attendre qu » « on » ait redéfini toutes ces notions pour me bouger ? Autrefois, c'était le « grand soir »…
Désolé, moi je n'attends pas.
à Hippopotable
De richelieu94
08H34 | 10/09/2008 |
On peut se bouger autant qu'on veut… mais vivant en société humaine, société un rien totalisante, société qui appuie un modèle dominant, t'as deux choix : agir sur le haut de la pyramide ou retirer la base pour faire chuter le haut et l'obliger à bouger (sous la contraint)…
je reste persuadé que les réunions bons enfants « le bio c'est beau », « la nature c'est super » ou « le commerce équitable c'est la vie » ne servent à rien… si ce n'est à donner bonne conscience. razzier les supermarchés serait plus utile mais demande une certaine acceptation de la subversion voir de la violence…
à Oodini
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 13H46 | 10/09/2008 |
« De faire pousser des herbes sur son balcon “
heu… Orientation plein Nord et gaz d'échappement, c'est une bonne raison pour pas faire pousser ?
Et être tellement un ami des plantes que même les cactus increvables rendent l'âme au bout de deux mois, c'est une bonne excuse ? : D
De cMoi69
Informaticien à Dardilly | 18H24 | 09/09/2008 |
….
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
12H17 | 09/09/2008 |
J'aimerais revenir sur l'article sur le bio, qui est la vision parisienne et ultra urbaine du bio. En effet, j'habite une « grande ville » (Strasbourg) où il est possible soit d'acheter de plus en plus de produits bio de base en supermarché (Norma, marché U…), soit sur les marché de petits producteurs pas toujours labellisés mais pratiquant une agriculture raisonnée, à des prix abordables, soit par les AMAP qui est sans doute la solution bon marché et la plus efficace, mais contraignante.
Bref, il existe une multitude de solutions pour ne pas se ruiner et manger « responsable ». Et bon surtout !