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Reuters via France24.com13/11/09 | 09h58
Les déboires des banques US, ce sont aussi les nôtres
Par Pascal Riché | Rue89 | 15/09/2008 | 07H45
Un triple tremblement de terre a eu lieu cette nuit dans la banque américaine. En allumant leur radio ce lundi matin, les Français apprenaient 1) que la quatrième banque d'investissement Lehman Brothers avait fait faillite et allait probablement être liquidée, les autorités bancaires n'ayant pas trouvé de repreneur ; 2) que la banque Merril Lynch, en désespoir de cause, avait accepté de se vendre à la première banque du pays, Bank of America, pour 50 milliards de dollars ; et 3) qu'une dizaine de banques s'étaient liguées pour se protéger mutuellement, via une ligne de crédit commune de 71 milliards de dollars.
On attend ce lundi encore une quatrième annonce, en provenance de l'assureur AIG qui s'est lui aussi fourvoyé sur le marché des titres adossés au crédit immobilier.
Pour spectaculaires qu'ils soient, tous ces chocs semblent lointains : de l'autre côté de l'Atlantique, de l'autre côté de l'économie « réelle ». Pourtant, ils ne manqueront pas d'avoir des conséquences sur l'économie européenne et sur nos vies quotidiennes. Ceux qui affirment le contraire sont les même qui annonçaient, il y a quelques mois, que la crise des subprimes n'aurait aucune conséquence sur l'immobilier en France, qu'elle le contournerait tel le « nuage de Tchernobyl ». On sait ce qu'il en est advenu.
Les banques se prêtent énormément d'argent, entre elles : que l'une vienne à défaillir, et c'est tout le système qui se crispe. Et ce système ne s'arrête pas aux frontières des Etats-Unis. Le risque d'un « credit crunch » -une contraction du crédit- est plus lourd que jamais.
L'affaire des subprimes n'est pas un choc passager. C'est une crise systémique, comparable à la crise financière qui a englué le Japon pendant toutes les années 1990. Au moins, les Etats-Unis semblent-ils en prendre la mesure : à la différence des autorités japonaises, qui avaient toléré l'existence de « banques zombies », elles semblent désireuses de crever les abcès dès maintenant, en nationalisant certains établissements (Fannie Mae et Freddie Mac), et sacrifiant les autres.
« La crise financière et ses manifestations ne sont pas terminées », a admis lundi matin sur Europe 1 la ministre de l'économie et des finances Christine Lagarde, tout en cherchant à rassurer les français : La faillite de Lehman Brothers, « c'est aussi un signe d'équilibre »… « Le marché américain a coutume de ces coups de torchon. »
Mais lorsqu'on lui demande quelles seront les conséquences pour nous, Christine Lagarde refuse de répondre : « L'ensemble des autorités se concertent depuis quelques jours (…) y'a pas panique à bord. » Puis elle appelle les banques françaises à « continuer à soutenir les petites et moyennes entreprises ». Que le seul levier possible de la politique économique française soit la supplique aux banques n'est pas du tout rassurant.
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De clive
08H28 | 15/09/2008 |
Comment se fait-il que moi, simple internaute, ayant lu les papiers de certains économistes annonçant se qui se passe aujourd'hui, j'ai pu retirer mes (petites) billes il y a plus d'un an (au plus haut, merci) pour les enterrer bien cachées ?
Je pense que CLEARSTREAM a du voir passer (s'enfuir) beaucoup de très grosses billes vers les paradis fiscaux…
à clive
De Rihen
| 08H29 | 15/09/2008 |
Ah ? Et ça va vous rapporter quoi ?
à Rihen
De bonbon rose
à croquer | 09H23 | 15/09/2008 |
Même si ça ne lui rapporte rien au moins il n'a pas perdu …
à Rihen
De Eliphas n°9
Les livres peuvent te sauver Adso..... | 14H37 | 15/09/2008 |
dsl, commentaire effacé puisque faisant un doublon parfait du précédent.
à Eliphas n°9
De sûrderien
paresseux | 15H24 | 15/09/2008 |
Eliphas Ave
Cet Adso serait-il le même que celui qui accompagne
Baskerville ?
Je subodore que oui . Quel livre fantastique ! quel film !
Eco est vraiment un type énorme .
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 08H30 | 15/09/2008 |
J'ajoute ce commentaire ahurissant d'Allan Greenspan entendu ce matin sur France Inter : en gros, ça disait :
C'est la crise économique la plus grave de l'histoire [des USA] sans doute beaucoup plus grave que celle de 1929.
Nous la devons à la mondialisation qui a été positive, mais a jeté des millions de personnes à la rue …]
être positive en jetant des millions de personnes à la rue… Positive pour qui ?
Ce n'est même plus de la foi religieuse, c'est de l'idolâtrie !
Continuons donc cette mondialisation positive. Peut-être que des millions à la rue, ce n'est pas suffisant ? En faudrait-il quelques milliards pour qu'enfin on accepte de reconsidérer le problème ?
à Thucydide
De Jérôme56
09H55 | 15/09/2008 |
Petit précision, la traduction était modeste en parlant de millions, car AG a dit « hundreds of millions », lui si mesuré d'habitude, là il s'est laché. Dire si tout cela fleure l'optimisme !
à Thucydide
De Emma Indoril
Nérévarine | 12H53 | 15/09/2008 |
Pour Geenspan, c'est positif du moment que les millions de personnes ne sont pas dans SA rue.
à Emma Indoril
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 15H54 | 15/09/2008 |
ça lui ficherait les jetons ? je comprends pourquoi personne ne nous dit ça ira !
Sauf Lagarde, mais elle c'est autre chose, elle n'a pas encore très bien compris le texte qu'on lui fait lire et qui change tout le temps, la pôvre
De Gandijyn
08H33 | 15/09/2008 |
Quelque soit le gouffre annoncé, et les centaines de milliers, voire de millions de particuliers qui auront eu la bonne idée de « placer » leur petites économies, ILS (les banquiers) s'en sortiront toujours…
le patriotisme, et la fraternité dans ces milieux sont permanents, utiles, et les relations calculées.
Nettement moins drôle pour ceux et celles qui avaient un train de vie, au-dessus de leurs moyens… et ils faudra bien quelques années pour remettre à niveau l'équilibre budgétaire, sans même parler de gagner quelque chose… Il y aura bien des chacals, loups et quelques hyènes qui trouveront le moyen de se faire du gras, sur les plus faibles, histoire de créer de nouvelles fables, version XXIème…
La France est comme l'aspirine… Elle cache la maladie, mais n'enlève en rien le virus qui continue son chemin. La seule chose, devant la catastrophe prévisible, est de « rester » optimiste devant les PME-PMI qui renflouent les caises de l'Etat, déjà en souffrance… des aspirines, faut en prendre deux, trois .. maximum 6 par jour, ensuite on pensera prendre quelque chose de plus assommant, hypno-narco-machin-chose !
De theuerb
paysan | 08H32 | 15/09/2008 |
Lagarde !
C'est la tete de gondole du rayon ( tres bien achalandé )des ministres incapables !
16 aout 2007 : « Je pense qu'on a le gros de la crise derrière nous », a déclaré la ministre
De zelectron
08H40 | 15/09/2008 |
7 milliards apportés = 25 milliards de crédits sans intérêts ad vitam aeternam ?
De Lapin Bleu
Journaliste n°89910 | 09H05 | 15/09/2008 |
Salut,
La vraie honte dans tout ceci, c'est l'application de l'adage « Privatiser les profits et nationaliser les pertes ».
Au nom du sacro-saint précepte « too big to fail » et du risque systémique, c'est l'argent du contribuable qui vient au secours de capitalistes endurcis, rémunérés des fortunes, qui n'ont eu de cesse pendant toute leur carrière de prôner moins d'Etat, de régulation et d'écraser les faibles.
Mais comme ce sont des incapables gavés au toujours plus de profits, ils n'ont eu aucun scrupule à continuer à s'engraisser au maximum en arrêtant de faire leur métier de banquier (porter le risque) : on titrise (transformer un passif, une perte, en produit revendable, en profit, c'est magique le privilège bancaire -je connais beaucoup de particuliers qui aimeraient faire pareil), et on refourgue à un petit copain qui n'est pas astreint par les mêmes contraintes réglementaires que soi (car il n'a pas le statut de banque).
Par contre, quand il y a le feu à cause de ces conneries et de cet insatiable envie de cash sans rien faire, on appelle les pompiers publics, et c'est le contribuable qui paie.
Mais au nom de quoi au fait ? Tous ces ultra-libéraux se contredisent sans vergogne.
---> On devrait laisser tous ces Fannie, Freddie et autres têtes de con exploser en plein vol, l'économie dévisser et l'argent se dévaluer. Si l'assainissement ne va pas jusqu'au bout, ils s'en tireront à trop bon compte.
Y'a intérêt qu'après ce scandale (du refinancement public des errements de la finance mondiale), on leur colle une régulation d'enfer. Plus aucun zozo de la finance ne devrait avoir le droit de se la ramener, de se pavaner, de jouer le grand seigneur, voire même de refuser un crédit aux pauvres.
-- lapinesquement,
De A.V.
tamagotchi89 | 10H11 | 15/09/2008 |
Il est loin le temps des « golden boys », des Jimmy Goldsmith et des OPA hostiles qui animaient Wall Street dans les années 80 et impliquaient, entre autres, Lehman Brothers. Dans la perspective évoquée par Pascal Riché, les conséquences sur l'immobilier français se font déjà sentir, d'autant plus que la crise bancaire agit aussi comme déclencheur d'une crise immobilière annoncée après des années de spéculation entre acteurs restreints du marché. Gageons que cet aspect des choses sera éludé par le gouvernement, qui se servira de la crise bancaire américaine comme d'un paravent pour expliquer le plongeon qui se prépare.
De bonbon rose
à croquer | 08H50 | 15/09/2008 |
Le problème des banques c'est que, AVEC NOS SOUS, elles ont acheté des produits financiers adossés aux subprimes pour se faire beaucoup d'argent en peu de temps.
Non seulement elles se sont plantées mais elles ont osé nous dire l'an dernier qu'elles n'étaient que « marginalement exposées » à ces fameux subprimes.
Et mon cul c'est du poulet ?
Premières pour se faire des bénéfices dans notre dos et premières aussi pour nous réclamer des agios quand on ose dépasser notre crédit.
à bonbon rose
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 16H16 | 15/09/2008 |
S'il n'y avait que des bénéfices, ça irait encore, les comptes courant seraient toujours crédités.
Mais là, ce sont des pertes, et des pertes considérables, qui sont faites dans notre dos ! Voir l'Argentine ou les USA d'avant le new deal : quand elle ne peut plus assumer ses conneries, la banque ferme ses guichets et toi… eh bien : tu attends en mettant des semelles au frigo
De newf
essaye de s'en sortir | 08H53 | 15/09/2008 |
La ministre demande aux banques de « continuer à soutenir les petites et moyennes entreprises ».
Traduction : on est en train de constater que les banques accordent de moins en moins de crédit à la création d'entreprise. Déjà qu'avant, elles mettaient la ceinture, les bretelles et le parachute avant de prêter de l'argent, maintenant elles demandent carrément la caution de l'arrière grand-père. Bref l'état demande aux français de prendre des risques alors que les banques n'en prennent plus. Et il en est de même pour les crédits immobiliers. Pendant ce temps là, des organismes spécialisés font des crédits consommation à tour de bras et le nombre de surendettés explose.
Voilà ce qu'elle nous dit Lagarde avec cette phrase qui semble anodine : on se dirige vers une paupérisation sociale de la même ampleur qu'aux Etats Unis et on ne sait pas quoi faire contre. On vous demande donc de prier avec le pape, çà ne mange pas de pain et pendant ce temps là, vous ne pensez pas qu'il vous faudra une ènième fois demander de l'argent à vos parents parce que votre banquier refuse.
à newf
De ankou
10H23 | 15/09/2008 |
Les banques sont qualifiées d'irresponsables lorsqu'elles prêtent à des gens ou des entreprises qui ne peuvent plus rembourser leurs crédits.
Et les mêmss banques sont inqualifiables (ou plutôt si ! ) lorsqu'elles ne prêtent pas, plus, à des gens ou des entreprises qui pourraient ne plus les rembourser.
Au fait, accorder un (du) crédit, c'est faire confiance (croire) quelqu'un.
à ankou
De newf
essaye de s'en sortir | 10H54 | 15/09/2008 |
Oui sauf qu'une banque est faite pour prendre des risques ! Risques qui, dans le cas des gens et des entreprises, sont largement rémunérés par les taux d'intérêt.
Mais elles préfèrent faire mumuse sur les marchés financiers où les risques sont bien plus grands. Et quand çà se passe mal, c'est aux gens et aux entreprises qu'elles disent qu'elles ne peuvent plus prendre de risques.
De Rihen
| 08H53 | 15/09/2008 |
Dans l'opération de sauvetage de Fannie et Freddie, qui représente un montant ahurissant : près de 200 milliards de dollars, soit la moitié du PIB suisse, il faut remarquer que le plan de sauvetage ne préserve pas les actionnaires mais les détenteurs d'obligations. Les détenteurs d'obligations sont majoritairement des pays étrangers. Impossible pour les Etats-Unis de les laisser tomber car Washington a désespérément besoin de l'argent des non-Américains. Si par malheur, les détenteurs étrangers des 14915 milliards de dollars de la dette américaine commençaient à craindre que le gouvernement fasse défaut, ils s'en débarrasseraient rapidement. Ce serait alors la fin du système monétaire actuel basé sur le dollar.
Et alors bonjour les dégâts… les raisins de la colère…
à Rihen
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 16H19 | 15/09/2008 |
Et bonjour la Chine
à Rihen
De Unstern
18H34 | 15/09/2008 |
@ Rihen
Sans parler de la confiance des créanciers étrangers, il y a aussi les agences de notation. Évidemment, on suppose qu'elles vont faire (qu'elles sont déjà) l'objet de lourdes pressions de la part de l'administration étatsunienne…
Mais supposons un instant que, la situation empirant encore, elles en viennent à retirer à la dette publique US la note AAA dont elle bénéficie encore…
…Alors là, ce serait tout simplement la fin du dollar comme monnaie de référence.
De azerty69
ExecutieveBranleur | 08H55 | 15/09/2008 |
Les gauchistes sont mis au courant des pertes des banques… C'est le temps, pour ces salauds de riche, d'investir en actions de banque.
De Fuel_Injected
08H57 | 15/09/2008 |
ETAT D'AMERIQUE…. A L'AIDE !
Et oui, nous « assistons » à la montée du capitalisme de désastre !
Où est-il sarko l'américain avec son modèle d'économie de marché !
A tous les Umpignoufs qui prônent les privatisations et notamment celle de la poste, voilà où ça mène ce grand délire américain dont on va raquer les pertes !
Mais attend, attend, y a Arnold « Mr Terminator » qui dit à ses administrés, J'AI BESOIN DE VOUS A PRESENT ; ben oui, il a besoin du peuple pour augmenter les impôts après les ravages de privatisation et bien aujourd'hui on pleure et on fait de l'assistanat !
Aller pleurer ailleurs bandes de larves avec les dividendes que vous avaient mis dans la fouille !
De Benoît Granger
Chercheur en microfinance | 09H00 | 15/09/2008 |
Cela dit, sur l'origine de la crise elle-même, nous n'avons pas eu en France d'excès aussi énormes, aussi scandaleux, que les « prêts NINJA », comme on disait à l'époque, avant 2007, faits par des courtiers pour le compte des banques aux Etats Unis. Donc le risque systémique reste moindre.
(prêts NINJA : prêts aux No income, No jobs, No assets…)
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 09H04 | 15/09/2008 |
Sur France Inter , ils disaient carrement que c'etait pire que la crise de 29 , je me suis demandé si ça valait encore le coup de me lever pour aller bosser ce matin ..
à Numerosix
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 09H14 | 15/09/2008 |
Moi je me suis levé pour voir des banquiers sauter par la fenêtre… et pour l'instant : toujours rien.
Vraiment tout se perd.
à BrunoC
De Gandijyn
09H48 | 15/09/2008 |
Les notions d'honneur disparaîssent…
Jadis, il y avait hara-kiri, … le fusil, et le cyanure … mais les lois interdisent de posséder tous ces petits instruments, et poudres magiques (réservé sans doute à l'élite, en cas de force majeure ? )
Mais là, les tours ne seraient jamais assez hautes, pour que tous les économistes, prévisionnistes, statitiscien, banquiers, assureurs, … enfin tous ceux qui savaient depuis 5 voire 6 as que ça allait « me……..er » maintenant, … car c'étaitprévisible, sinon « voulu » !
à Gandijyn
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H01 | 15/09/2008 |
car c'étaitprévisible, sinon « voulu » !
Oui , l » excellent site de triage gauchisant « rezo.net » ,avait selectionné la page internet d'un institut de conjoncture europeen tres serieux qui prouvait il y a trois mois par A+B qu » on allait vers la catastrophe economique , pour le deuxieme semestre 2008 ..
à BrunoC
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H55 | 15/09/2008 |
Oui , ils n » ont plus la dignité des temps jadis, les banquiers …
On est tombé bien bas, bien bas , comme chantait Georges ..