-
Accidents du travail : l'Assemblée adopte la fiscalisation des indemnités
AFP via LeFigaro.fr13/11/09 | 18h15 -
Grande distribution : prix stables, selon l'Insee
AFP via LeFigaro.fr13/11/09 | 15h29 -
Casino seul actionnaire de Franprix et Leader Price
LesEchos.fr13/11/09 | 11h47 -
Croissance à 0,3% : un « exploit » selon Lagarde
LeMonde.fr13/11/09 | 11h40 -
PSA va supprimer 6 000 postes en France
Reuters via France24.com13/11/09 | 09h58
Les déboires des banques US, ce sont aussi les nôtres
Par Pascal Riché | Rue89 | 15/09/2008 | 07H45
Un triple tremblement de terre a eu lieu cette nuit dans la banque américaine. En allumant leur radio ce lundi matin, les Français apprenaient 1) que la quatrième banque d'investissement Lehman Brothers avait fait faillite et allait probablement être liquidée, les autorités bancaires n'ayant pas trouvé de repreneur ; 2) que la banque Merril Lynch, en désespoir de cause, avait accepté de se vendre à la première banque du pays, Bank of America, pour 50 milliards de dollars ; et 3) qu'une dizaine de banques s'étaient liguées pour se protéger mutuellement, via une ligne de crédit commune de 71 milliards de dollars.
On attend ce lundi encore une quatrième annonce, en provenance de l'assureur AIG qui s'est lui aussi fourvoyé sur le marché des titres adossés au crédit immobilier.
Pour spectaculaires qu'ils soient, tous ces chocs semblent lointains : de l'autre côté de l'Atlantique, de l'autre côté de l'économie « réelle ». Pourtant, ils ne manqueront pas d'avoir des conséquences sur l'économie européenne et sur nos vies quotidiennes. Ceux qui affirment le contraire sont les même qui annonçaient, il y a quelques mois, que la crise des subprimes n'aurait aucune conséquence sur l'immobilier en France, qu'elle le contournerait tel le « nuage de Tchernobyl ». On sait ce qu'il en est advenu.
Les banques se prêtent énormément d'argent, entre elles : que l'une vienne à défaillir, et c'est tout le système qui se crispe. Et ce système ne s'arrête pas aux frontières des Etats-Unis. Le risque d'un « credit crunch » -une contraction du crédit- est plus lourd que jamais.
L'affaire des subprimes n'est pas un choc passager. C'est une crise systémique, comparable à la crise financière qui a englué le Japon pendant toutes les années 1990. Au moins, les Etats-Unis semblent-ils en prendre la mesure : à la différence des autorités japonaises, qui avaient toléré l'existence de « banques zombies », elles semblent désireuses de crever les abcès dès maintenant, en nationalisant certains établissements (Fannie Mae et Freddie Mac), et sacrifiant les autres.
« La crise financière et ses manifestations ne sont pas terminées », a admis lundi matin sur Europe 1 la ministre de l'économie et des finances Christine Lagarde, tout en cherchant à rassurer les français : La faillite de Lehman Brothers, « c'est aussi un signe d'équilibre »… « Le marché américain a coutume de ces coups de torchon. »
Mais lorsqu'on lui demande quelles seront les conséquences pour nous, Christine Lagarde refuse de répondre : « L'ensemble des autorités se concertent depuis quelques jours (…) y'a pas panique à bord. » Puis elle appelle les banques françaises à « continuer à soutenir les petites et moyennes entreprises ». Que le seul levier possible de la politique économique française soit la supplique aux banques n'est pas du tout rassurant.
21537 visites | 222 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque





























222
(Pour réagir, connectez-vous)
à BrunoC
De parti
punishment park | 13H20 | 15/09/2008 |
ouais…mais désormais ils ont des parachutes dorés pour éviter de s'écraser la gueule sur le trottoir des pauvres…
De tranber
09H04 | 15/09/2008 |
Quelle crise ? Il y a une crise ?
Ah oui, c'est vrai, en France on instaure une taxe « pique nique »…
Sinon, tout va bien.
à tranber
De tonton nano
enfin retraité | 10H28 | 15/09/2008 |
même le pape avec ses soupapes vient s'y promener mais pas en faisant du camping !
à tonton nano
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 16H23 | 15/09/2008 |
Il a déjà eu du mal à faire de l'avion : ça rassure, y'a pas que chez nous que ça craint
à tranber
De Pierrrrre
11H35 | 15/09/2008 |
»…une taxe « pique nique »…… »
► sur l'assiette financière de la fourchette de régulation monétaire.
..à ramasser à la petite cuillère.
à tranber
De Jaùsep
| 11H39 | 15/09/2008 |
La secte Verte va être ravie !
Enfin on va débarrasser nos rues, nos squares, nos forêts de ces tas d'immondices constitués pas ces gigantesques montagnes de couteaux, cuillères, fourchettes et assiettes en plastique laissés par ces sales gens qui ne pensent qu'à leurs soucis alimentaires : )
Les riches ont des couverts en or, qu'ils ne laissent pas traîner à l'issue de leurs garden parties. Ils sont propres sur eux. Les manants et déliquants alimentaires n'ont qu'à manger avec leurs doigts.
A l'heure où l'occident, mais aussi le monde, voient fléchir leurs économies, risquant un désastre sans précédent dans les jours qui viennent, il semble que les membres du gouvernement se soient réunis (finances, environnement) à l'Elysée pour examiner les produits concernés par la taxe pique nique.
On croit rêver…
L'intelligence humaine est parvenue à son apogée.
De PauLo anarcho-patriote
09H07 | 15/09/2008 |
Ils ont tous spéculé !
A preuve formelle, l'ultimatum lancé mi-avril 2008 aux sociétés financières par le FMI et le G8 : « vous avez 100 jours pour avouer vos pertes ! »
Et au total, mille milliards d'euros évaporés….
Voilà le résultat de la politique aventureuse (libéraliste) de nos financiers et de… leurs politiciens alliés : jouer nos avoirs à leur casino spéculatif ! et les perdre en un instant… Perdre le fruit du travail de milliers, de millions de leurs concitoyens en un mauvais coup de dé, quelle gabegie !
Et ces financiers de pacotille qui ruinent le peuple continuent de plastronner… soutenus par les politiciens socialogaullistes et les eurocrates mondialistes, ils continuent de s'enrichir sur le dos des travailleurs et des épargnants… qui, eux, doivent peiner - toujours davantage - pour avoir quelques sous devant eux.
L'€uro a fait pschitt… et ça va nous coûter cher… bien plus cher qu'on ne le dit aujourd'hui : les « vaches maigres » s'avancent, la disette est inéluctable. Pauvre France, dans quel état ces voyous t'ont-ils mise !
De ericj
09H25 | 15/09/2008 |
Dans beaucoup de commentaires ci-dessus j'ai l'impression d'entendre la longue plainte ahurie du petit porteur sodomisé (pléonasme)… C'est oublier un peu vite votre part de responsabilité dans la faillite du système !
Je ne pleurerais pas sur vous.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 09H26 | 15/09/2008 |
Toutes ces histoires sont finalement bien édifiantes : c'est à se demander si la sortie des années reagano-thatcheriennes ne va pas coûter plus cher que les dégâts directement occasionnés par les politiques de dérégulations.
La mauvaise nouvelle, c'est bien entendu que ce seront les mêmes qui devront payer l'addition ; la bonne nouvelle (à condition d'être optimiste), c'est peut-être la réhabilitation de la nécessité de l'intervention publique et la fin de la lubie du marché libre et non faussé.
Fausser le marché, pour peu qu'on y pense, ce devrait presque être la vocation première de l'action politique. Il était temps d'y repenser : reste à s'accommoder de la rage qu'on peut légitimement ressentir en pensant à tous ceux qui ont largement profité sur le dos des classes pauvres. (Eh bien oui, pourquoi on ne recommencerait pas à parler de classes tant qu'on y est ? )
à thierry reboud
De tangi
perplexe | 11H32 | 15/09/2008 |
Je dirai au contraire que le rôle de l'homme politique est de vérifier que le marché est libre et non faussé. C'est à dire que tout le monde respecte les mêmes règles et que le fort ne puisse pas écraser le faible.
à tangi
De Teez-teez
Back in the USSR | 15H07 | 15/09/2008 |
Le marché libre et non faussé, c'est au moins aussi utopique que le communisme…
à tangi
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 17H35 | 15/09/2008 |
Pour être exact, la formule « libre et non faussée » est celle de la constitution européenne et concerne la concurrence et non le marché financier.
Néanmoins, sur le fond je suis d'accord avec Thierry, ce sont tout de même bien certains des principes de base (des dogmes ? ) du libéralisme qui sont mis à mal.
Je repense à Emmanuelle Mignon, la formidable éminence grise de notre bon président, qui disait encore il y a un an : « je crois à la main invisible des marchés ».
En quelques mois et plus encore en quelques jours, la main en question vient tout de même de prendre une série de sacrées claques.
Et on peut soutenir que c'est bien de « fausser le marché » qu'il s'agit puisqu'il apparaît que la liberté du marché soit, à terme, catastrophique pour le marché lui même. Et comme le dit en substance Thierry, il est assez édifiant que l'on semble redécouvrir tout d'un coup que le rôle de la puissance publique est bien, entre autres, de contrarier les intérêts particuliers (qui souvent, même - voire surtout - dans la haute finance se résument in fine à cupidité et égoïsme) pour garantir l'intérêt général.
Dans le Monde aujourd'hui, on lit ceci :
« Sur les marchés certains n'hésitent plus à faire le parallèle avec la crise de 1929, évoquant une refonte profonde et douloureuse de tout le système financier occidental. »
Et Le Monde de citer Peter Kenny, à la tête du fonds d'investissement Knight capital : « C'est la tectonique des plaques. Un nouvel ordre financier mondial va émerger. »
Donc la question me semble être maintenant : quelles analyses, quelles conclusions, quelles décisions à la crise actuelle ?
Quand on parle de crise systémique, cela peut vouloir dire deux choses : soit que le système a des défauts (en gros il lui manque quelques contrôles mais on ne remet pas en cause l'essentiel. Ca c'est la sauce sociale-démocrate. Soit que c'est son principe même qui est vicié (ou vicieux). Et ça c'est une toute autre affaire.
à thierry reboud
De Mon-Al
roturière :-) | 11H45 | 15/09/2008 |
Politiquement, le marxisme repose sur l'analyse de l'Histoire et la participation au mouvement réel de la lutte des classes, pour l'abolition du capitalisme. Karl Marx considérait en effet que « l'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes
à thierry reboud
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 12H25 | 15/09/2008 |
« Eh bien oui, pourquoi on ne recommencerait pas à parler de classes tant qu'on y est ? »
Y'en a un en tout cas qui n'hésite pas à le faire et venant de lui, on est au moins sûr d'une chose, c'est que ce n'est pas par aigreur (et pas non plus faute d'avoir compris comment ça marche) puisque c'est Warren Buffet, qui n'est autre que l'homme le plus riche du monde selon Forbes :
« There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war, and we're winning. » (http://www.nytimes.com/2006/11/26/business/yourmoney/26every.html)
Approximativement : « ll y a bel et bien une lutte des classes,mais c'est ma classe, les riches, qui la mènent et ils sont en train de la gagner. »
à PonG
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 14H09 | 15/09/2008 |
Quand la classe des riches aura gagné on sera tous riches ?
PS : posez la question « il y a combien de classes dans la société », selon la réponse, vous saurez à qui vous avez affaire.
Pourtant tout est expliqué là
http://www.affichescinema.com/insc_b/bon_truand.jpg
Le monde se divise en deux catégories…
à BrunoC
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 21H14 | 15/09/2008 |
Variante qui marche bien aussi : le monde se divise en deux catégories, ceux qui peuvent pas manger, et ceux qui peuvent pas dormir.
à thierry reboud
De Fifidou
Thésard en Physique | 14H19 | 15/09/2008 |
Je ne dirais vraiment pas fausser le marcher. Vraiment pas. Ce serait plutôt contraindre tous les acteurs à agir de façon à ce que cela bénéficie au plus grand nombre sur le long terme. Alors, là, évidemment, c'est l'affrontement doctrine contre doctrine. Soit on mise sur le cheval pognon, qui doit faire des petits de façon exponentielle (en gros). Soit on mise sur le cheval moins de pauvreté, solidarité … …Malheuresement, le système pognon , ce qu'ils oublient toujours de dire, c'est qu'il est instable, et que le seul moyen de stabiliser c'est de répartir un peu également le pognon. Sinon, montagne de fric contre vide, un jour ça s'écroule, cest presque mécanique….
De 9911francis
09H31 | 15/09/2008 |
M'âme Lagarde va très rapidement venir à vélo nous rassurer : nous ne craignons rien.
Dans tous les pays ou presque, les politiciens tapent dans la caisse ou placent leurs copains.
Dans beaucoup de pays, les spéculateurs ruinent nos entreprises .
En France, nos politiciens sont honnêtes et le Medef n'est pas archaïque.
En france on a de la chance : y'a un micro climat
à 9911francis
De stangrof
12H35 | 15/09/2008 |
Bonjour, lagarde est un agent neocon en jupon
http://www.voltairenet.org/article152247.html
Inutile de hurler , toutes les informations dans cet article sont vérifiables, encore faut il s'en donner la peine !
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De Renard
09H35 | 15/09/2008 |
Est-ce que bernard pourra toucher son argent, si injustement volé par le crédit lyonnais, et nous, pour préjudice moral, auprès de qui ! ! devons-nous déposer plainte ? !
Sinon, tout va bien en sarkosy, la grande duduche ! ! nous annonce que nous faisons moins mal que d'autres ! ! donc nous pouvons raisonnablement penser, que c'est moins pire que ce pourrait être ! ! !
Notre guide suprême lui ! ! éminence grise de la droite la plus bête du Monde, époux de qui vous savez ? ! ! ( rappel aux étourdis ) mari d'une chanteuse en quête de succès, dont les ventes de disque ne décollent pas ! ! s'en remet à Dieu pour apporter des solutions à l'aventure ! ! qu'il a proposer aux Français et dont le bilan catastrophique dénote bien le genre de compétence du personnage ! ! tous ceux l'ayant suivi doivent être taxés du même qualificatif ! !
C'est un type qui tombe du centième étage ….. à l'avant dernier … il dit jusque là tout va bien ……
à Renard
De Pierrrrre
11H33 | 15/09/2008 |
»…auprès de qui ! ! devons-nous déposer plainte ? ! … »
► mais auprés de l'Etat,
le Crédit Lyonnais étant à l'époque une entreprise nationalisée,
dirigée par des patrons nommés pas le pouvoir en place.
De Un compte supprime
nc | 09H43 | 15/09/2008 |
Bon, je file au super marche acheter des boites de raviolis, de chooucroutte, de cassoulet, du sucre, des pates etc…
Je passe a ma banque retirer mes ecoomies au passage et j'achete de l'or.
M'auront pas.
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 10H02 | 15/09/2008 |
Christine Lagarce a effectué l'essentiel de sa carrière aux USA, et c'est à ce titre et pour sa qualification d'avocate d'affaire qu'elle a été nommée à Bercy.
Lors de son installation ce n'était de sa part que :
« vous n'avez rien compris, les américains savent faire avec le pognon, moi je vais vous montrer comment on fait là-bas, et je ferais en France ce mes amis US font pour le monde, vous allez ravaler votre anti-américanisme primaire ! “
Et Sarko d'applaudir, et avec lui : J.-L.Hees, B.H.L., Attali, et tous les afficionnados du système Yankee …
De brazz
10H11 | 15/09/2008 |
C'est la théorie des dominos, ça va leur rappeler quelque chose aux USA …
à brazz
De Argos
11H51 | 15/09/2008 |
et ils vont déclarer la guerre à qui cette fois-ci pour détourner l'attention ?
à Argos
De Teez-teez
Back in the USSR | 15H11 | 15/09/2008 |
moi je verrais bien l'Iran, perso…
La Russie z'oseront pas, sont pas si cons quand même.
à Teez-teez
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 16H32 | 15/09/2008 |
L'Iran c'en serait une belle, de connerie : à côté, l'Afghanistan, c'est un jardin de banlieue chic.
à Thucydide
De Teez-teez
Back in the USSR | 14H17 | 17/09/2008 |
mais tu penses que ça les arrêterait ? : )
à Argos
De Pas lolo
fasciné | 15H15 | 15/09/2008 |
Il y a déjà des victimes collatérales au Pakistan, où ils sont entrés sans autorisations des autorités.
Certains observateurs doutent que l'armée pakistanaise conserve une bienveillante neutralité au delà d'un certain body-count de malheureuses mais inéluctables pertes civiles.
D'autres, plus optimistes, considèrent qu'avec l'évolution « défavorable » de la situation économique aux US mêmes, nos amis américanistes primaires n'en viennent à rapatrier d'urgence leurs troupes en opération extérieure pour pacifier les rapports sociaux internes aux US.
à Argos
De bjm
| 22H30 | 15/09/2008 |
L'Iran tient la corde, mais le Vénézuéla et la Bolivie reviennent fort.