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Pourquoi le chômage baisse-t-il dans l'indifférence générale ?
Par Antoine Rebiscoul | Forum d’action modernités | 15/09/2008 | 14H10
Il y a encore quelques années, la variation à la baisse des chiffres du chômage était considérée comme l'objectif ultime de toutes les politiques publiques. Leur publication régulière était perçue comme le seul véritable événement, le seul résultat véritablement sérieux, sanctionnant en un indice unique, lisible et compréhensible par tous, la pertinence ou l'insuffisance des actions menées.
Le raisonnement implicite portant sur la popularité des gouvernants était d'une grande simplicité : « celui » qui réussirait à faire baisser durablement le chômage pourrait légitimement prendre l'opinion publique à témoin de la réussite de son action. Les années 80 et 90 furent ainsi celles de la hausse apparemment inexorable du taux de chômage, avec à la clé une forme de déclassement de l'image et de la perception des marges de manœuvre de toute action publique. On se souvient du cynisme tout mitterrandien de la formule « contre le chômage, on a tout essayé ».
L'échec cuisant de Lionel Jospin aux élections malgré, pour la première fois depuis la fin des 30 glorieuses, une baisse significative du chômage, a été trop peu analysé de ce point de vue. Il marque l'entrée dans une nouvelle époque, un lent retournement de nos perceptions et de notre consensus social concernant la question de l'emploi.
La grande inversion du marché de l'emploi
Les chiffres actuels du chômage, plus proches de 7% que de 12%, sont relégués en pages intérieures des grands journaux. Ils ne semblent plus en prise sur l'actualité et ne pas pouvoir soutenir la concurrence d'autres indices, ceux du pouvoir d'achat et du coût de la vie. On pourrait bien s'acheminer dans une totale indifférence vers la fin réelle du chômage de masse, à l'instar des évolutions actuelles de l'emploi des cadres ou de certains secteurs davantage marqués par la pénurie de main d'œuvre.
Que s'est-il passé ? Comment se fait-il qu'un événement autrefois aussi fort, aussi attendu, la baisse réelle du chômage, ait pu se trouver à ce point marginalisé dans sa signification et dans ses impacts ? Pourquoi ne semble-t-il plus donner le tempo de l'époque ?
Les raisons en sont sans doute extrêmement profondes, et devraient être reliées à la mutation actuelle de nos économies, de nos systèmes productifs, et, finalement, de ce que signifie être au travail. Dans une économie industrielle et fordiste, nous vivions largement dans un système d'oppositions tranchées, immédiatement repérables par chacun. Soit vous aviez un emploi, soit vous n'en aviez pas. Soit vous aviez acquis une qualification et des diplômes, soit vous étiez peu qualifié. Soit vous étiez du côté du capital, soit vous étiez du côté du travail. En somme, vous étiez à l'intérieur ou à l'extérieur du marché de l'emploi. Passer de l'un à l'autre marquait une vraie différence de nature.
Mais, que savons-nous intimement de nos jours ? Nous connaissons tous des situations de personnes qui sont bien en emploi, mais dont cet emploi ne garantit aucun capital d »employabilité. Nombre de situations pourtant effectives de travail sont vécues sur un arrière-plan de précarité. Les nouveaux cols bleus des emplois de services, les employés de call centers, les coursiers, les caissières, peuvent difficilement accéder à l'idée de parcours ou de trajectoire professionnelle, dont chaque étape serait une valorisation nouvelle.
A l'inverse, les plus employables connaissent un nombre croissant de « périodes transitoires », impliquant souvent de passer à un moment ou à un autre par la case chômage. Mais cette inactivité temporaire n'entame que peu leur capital d'employabilité. L'investissement permis, pendant ce temps, dans de nouveaux types d'activités associatives, relationnelles, peut même le renforcer.
L'employabilité, le maître mot (barbare)
La valeur de chacun, sur le marché de l'emploi, est de moins en moins sanctionnée par l'entrée dans un contrat à durée indéterminée. Le problème n'est plus tant d'acquérir le statut de salarié que de redémontrer sans cesse la progression de son niveau d'employabilité : mise à jour permanente des connaissances et des compétences, insertion dans un « réseau » professionnel qu'il s'agit de faire fructifier, capacité à passer rapidement d'une mission à une autre.
Ce mot barbare d'employabilité doit être compris au fond et pris tout à fait au sérieux. Il n'est que le reflet, la conséquence, dans le marché de l'emploi, de la dématérialisation généralisée de nos économies. Dans une économie industrielle, c'est la fonction, le poste de travail, qui est l'élément structurant : le titulaire de ce poste, la main d'œuvre, est par elle-même relativement substituable. Dans notre économie de savoir, de connectique, et d'interfaces, dans laquelle la réactivité est devenue un facteur compétitif beaucoup plus décisif que la seule productivité interne, c'est exactement l'inverse qui se produit : c'est l'individu qui incorpore sur sa propre tête, pour son propre bénéfice comme pour ses propres risques, la continuité de son expérience et la comptabilisation de sa valeur de marché.
C'est dire combien les enjeux associés à la formation permanente et à la validation des acquis de l'expérience deviennent décisifs. Nous n'avons pas de chance : dans notre pays, ces questions ne sont absolument pas prises au sérieux. Seuls les diplômes de début de vie, qui sont davantage l'expression d'un capital symbolique hérité que le résultat d'une expérience vive, sont considérés. La formation professionnelle est souvent perçue comme un temps mort davantage que comme une activité cruciale de montée en compétence. Les acquis de l'expérience ne font l'objet d'aucun consensus social de valorisation et sont largement illisibles.
► A lire aussi : le site Forum d'action modernités
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De zphilou
15H08 | 15/09/2008 |
« Pourquoi le chômage baisse-t-il dans l'indifférence générale ? »
Parceque peut-être, (je dis bien « peut-être)..à un moment donné,…eh ben p'tet qu'y en a marre de prendre les français pour des cons…. ! ! !
Mais…Bon….J'ai bien précisé…“Peut-être”… ! ! !
Par contre…ASSUREMENT….Il existe une pyramide des âges…..et ainsi donc….Le nombre des retraités augmente, leurs pensions diminuent…l'ANPE truque les chiffres..(parfois même à l'insu de son plein gré..), et les shootés des statistiques n'ont pas voix au chapitre… ! ! !
Salutations…..Qunquagénairement caniveau… ! !
à zphilou
De PauLo anarcho-patriote
12H56 | 16/09/2008 |
Oui ZPHILOU… ce n'est que…
Mensonge et Vantardise…
« Menterie & Vanterie » telle est la devise… fondatrice et toujours actuelle… du socialogaullisme !
Depuis le début et encore à l'oeuvre, cette devise est même l'unique « principe d'action » du socialogaullisme.
> Dès l'origine, mythes et légendes : le 18 juin 1940… la résistance…
> Depuis 1958, à l'instar du comportement personnel bien connu de ses « compères fondateurs », ce régime fonctionne sur le mensonge et la vantardise.
Mensonge et vantardise à tous les niveaux : politique, économique, social, culturel, etc. et à tout moment…
C'est malheureusement la caractéristique d'un régime totalitaire que d'utiliser ces deux vices dans sa « propagande » pour s'établir et… se maintenir !
à zphilou
De nemo3637
Déchoukeur | 22H26 | 16/09/2008 |
« Pourquoi le chômage baisse-t-il dans l'indifférence générale ? »
Parce qu'on en chie tous, tiens pardi !
Quelle question à la con !
à zphilou
De Lechat
esprit critique | 10H47 | 17/09/2008 |
Derrière le miracle de la baisse du chômage
http://www.jobetic.net/Polemique-sur-le-taux-de-chomage-en-France-Royal-…
L'Insee escamote la révision du taux de chômage : Bravo l'artiste !
lire lien en bas de la page courbe en page 4
http://www.france.attac.org/spip.php ? article7909
Laurence Parisot tire la sonnette d'alarme
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/laurence-parisot-dresse-un-tab…
De JIEM 92
15H19 | 15/09/2008 |
Il faudrait préciser… les chiffres… du chômage baissent.
On fait dire ce que l'on veut aux chiffres alors à quoi sert de protester qu'on y croit pas ! ! !
Au quotidien, autour de moi, je n'ai pas eu connaissance que des personnes en recherche de travail en aient trouvé mais à part ça on nous dit que le le chômage diminue.
Laissons les illusionnistes croire à leurs illusions.
à JIEM 92
De duff
15H25 | 15/09/2008 |
« Au quotidien, autour de moi, je n'ai pas eu connaissance que des personnes en recherche de travail en aient trouvé mais à part ça on nous dit que le le chômage diminue. »
Peut-être que votre nombril n'est pas assez grand pour y accueillir des ex-chômeurs.
Il se pourrait même qu'il existe des personnes françaises ne fassant pas partie de votre entourage…
à duff
De JIEM 92
17H16 | 15/09/2008 |
Vraiment plongé dans les chiffres.
Le second degré, vous n'avez pas l'air de connaître.
De hagalma
15H24 | 15/09/2008 |
Parce que le monde du travail actuel est largement indifférent aux sujets employés : précarisation, non validation des acquis de l'expérience, dévaluation des diplômes du fait de leur grand nombre sur le marché, etc. Ce sont autant de facteurs qui désarriment les sujets de leur histoire dans le travail, les livrant sans protection aux discours d'un management avilissant, de politiques démagogues. Paradoxalement, les plus anxieux peuvent y réussir très bien : un monde du travail sans histoire, sans passé, mais offrant parfois la griserie, les sensations fortes, l'adrénaline, bref, de l'addiction. Mais pour beaucoup, le travail n'est désormais plus le signe d'un ancrage durable à un rôle, un sens.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 15H30 | 15/09/2008 |
A force de raconter des conneries il ne faut pas s'étonner que les gens ne réagissent plus aux élucubrations des porte parôles de l'UMP.
Leurs mensonges ne font plus rire personne.
Depuis un an et demie on nous passe la chanson tout va trés bien madame la marquise, ils devraient changer de disque car bientôt c'est le peuple qui va chanter le « ça ira » de 1789.
De romeotan
4 juin 1989 : je n'oublie pas. | 15H33 | 15/09/2008 |
les rmistes font-ils parti des chomeurs ?
à romeotan
De Teez-teez
Back in the USSR | 15H38 | 15/09/2008 |
sans compter tous ceux qui se font rayer des listes de l'anpe en douce (voir l'article là dessus sur ce même site) ?
à Teez-teez
De juliettelucie
Agitée du bocal | 17H45 | 15/09/2008 |
Et c'est pour cette raison que je refuse d'accorder la moindre attention à la baisse du chomage. Il s'agit d'une baisse des chiffres manipulée avec la radiation de ceux qui ont oublié de renvoyer un énième papier inutile dont le seul but était d'être oublié.
Juliette
http://beaucoup-d-imagination.blogspot.com
De Lucien_de_Rubempré
Splendeur et misère des court-disan... | 15H41 | 15/09/2008 |
« Pourquoi le chômage baisse-t-il dans l'indifférence générale ? »
Ben parce que les chiffres sont truqués pardi, et parfois insidieusement. Parler par exemple d'un taux de chômage de 4 ou 5% aux US, c'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles pour qui a mis un tant soit peu les pieds aux US et a vu le nombre d'emplois précaires payés à 1$ de l'heure, et tous ces américains qui sont obligés d'enchaîner 2 ou 3 jobs différents dans la journée pour pouvoir survivre, sans compter les travailleurs pauvres qui n'ont même pas de quoi se payer un loyer. On est entré dans l'aire de la grande manipulation, à tous les niveaux. Pas étonnant dés lors que chaque « information » que l'on donne soit (devrait être) examinée avec une extrême suspicion.
De macmich
15H47 | 15/09/2008 |
Faudrait déjà que les chiffres du chômage soit vrai, sans falsification de statistique par le biais des radiations et autres astuces rhétoriques….Bref, on nous prends pour des cons mais globalement on ne l'est pas tant que ça. Quoi que des fois, je m'demande. Bon, ce qui n'empêche pas d'analyser la chose sous un autre angle comme monsieur Rebiscoul
De nipivime
;- | 16H04 | 15/09/2008 |
@ A. Rebiscoul
Article intéressant, merci. Approche originale d'un sujet rebattu, quelques jolies questions.
Intéressant aussi en tant que révélateur de toute une nébuleuse de pensée et d'un fonctionnement, et c'est ce fonctionnement (de manière générale, je ne vous fais pas de procès d'intention) qui m'interroge et m'inquiète en ce qu'il est, peut être, associé à la dislocation sociale actuelle.
Je m'explique : il est signé au nom d'un groupe, que je ne connaissais pas, qui, au vu de ceux qui y participent, est pour le moins « oecuménique » (professeurs, chefs d'entreprises, avocats, hommes politiques, personnages plus ou moins médiatiques, plus ou moins agés, plus ou moins marqués plus ou moins à droiteou gauche,…). Ma question, lorsque je vois un aréopage aussi impressionnant, est dans le lien avec la réalité (je veux dire… la vraie réalité, celle que la plupart des gens vivent) de ceux qui composent ce groupe et, partant de ce groupe en lui même.
Entendons nous bien : ils s'y frottent, à la réalité, au vu de leurs titres et de leurs fonctions. Je ne doute pas, même, que, au moins pour nombre d'entre eux, cette réalité soit un vrai sujet d'intérêt, de passion, de travail. Ils la connaissent sans doute, cette réalité. Mais la vivent ils ?
Par exemple : parmi tous ceux cités sur le site, combien ont réellement fait l'expérience, disons, de l'ANPE. Pas à travers leur cousine, ou les personnes qu'ils ont interrogées pour une enquête ou une représentation politique, mais eux, vraiment ? Il y en a, sans doute. Mais dans une enceinte où ceux qui ont fait cette expérience sont à ce point minoritaires (impression de ma part au regard de la liste donnée), comment peut se transmettre, justement, cette expérience ?
Ce que je veux dire, c'est que votre contribution est assez intéressante à mon goût. Mais elle est signée au nom d'un groupe (qui doit donc partager peu ou prou vos idées). Ce questionnement (votre rapport à la réalité) est il présent, lorsque vous écrivez sur cette réalité ?
Merci de votre attention éventuelle…
à nipivime
De N A F
en territoire apache | 05H42 | 17/09/2008 |
@nipivisme
« qu en termes choisis ces choses la sont dites »
exellent vous ramenez au concret le contributeur
qui manifestement a pris trop de hauteur, un seul reproche votre trop grande courtoisie vous avouerais je
qu a vivre et travailler en ZUS depuis 11ans j ai epuisé mon stock de courtoisie et que la la lecture
et le discour de notre forumeur d elite ou des elites
provoque chez moi de furieuses envies de battes de baseball ! ! ! ! !
De michel 13
| 16H04 | 15/09/2008 |
Cet article me semble comporter une grande part de théorie et peu de choses en rapport avec la réalité de terrain. Effectivement, le chomage continuera de baisser tant que les chiffres seront manipulées pour « la bonne cause électorale ».
M. Rebiscoul ne devrait pas se contenter de regarder les statistiques élogieuses de la situation du marché de l'emploi directement pondues par le ministère. Il devrait aussi faire une enquête de terrain et interroger des personnes en recherche d'emploi. Ce serait beaucoup intéressant. Nos dirigeants, à force de mentir sur tous les sujets, n'ont plus aucun crédit. Et le contenu de cet article ne nous rassure pas beaucoup, car qui croit vraiment que le chômage baisse ?
De jcgrellety
16H10 | 15/09/2008 |
Comme l'a dit Lucien, mais comme l'ont dit des gens qui connaissent très bien le dossier, le chômage ne baisse pas, il concerne entre 4 et 6 millions de citoyens, rmistes, salariés à temps très partiel, et le tout additionné donne… Il est impressionnant de voir combien des gens qui vivent sur Paris et appartiennent à une petite « élite » (et encore, elle ne mérite pas ce nom, étant donné le peu d'intelligence qui en jaillit), peuvent se faire d'illusion sur le sujet, afin d'avoir bonne conscience, s'ils ne sont pas des menteurs, bien entendu.
De pegaze
ingé | 16H36 | 15/09/2008 |
Cela fait des années que le calcul du nombre de chomeurs en France est remanié. Pour avoir connu une brève période de chomage j'ai eu l'occasion de voir comment faire disparaitre des chiffres une partie des chomeurs. Pour ma part je n'ai absolument aucune confiance dans les chiffres officiels. D'ailleurs le chomage a augmenté en juillet, pourquoi écrire un article parlant d'une baisse ? Si cet article était publié par le Figaro je comprendrais mais sur Rue89 je trouve ça surprenant.
à pegaze
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 09H52 | 17/09/2008 |
Hé, Rue89, là vous êtes interpellés directement ! Selon les derniers chiffres le chômage remonte, alors pourquoi cette chronique ou tribune ? D'autant que déjà, ces chiffres ne signifient pas grand'chose….
De haiker
16H38 | 15/09/2008 |
La conclusion de cet article est le grand drame de ce pays, et l'aveuglement des directions des ressources humaines.
A force de jeter les travailleurs dès que leur niveau de rendement n'est plus jugé assez haut tout en le montant sans cesse plus fortement, on les jette mathématiquement de plus en plus tôt et violemment, et avec eux le savoir faire et la motivation due à la reconnaissance disparait du monde professionnel.
Et, avec également, leur pouvoir d'achat, leur pouvoir de consommer, d'alimenter le moteur de la croissance et donc des profits des dites entreprises.
Mais non, le monde économique fonce tête baissée, le regard fixé sur ses indicateurs trimestriels qu'il qualifie naïvement de résultats, sans jamais regarder ni devant (cela fait peur, ce mur) ni derrière (cela fait peur - aussi - tout ce qu'on a sacrifié sans pour autant aller mieux durablement).
De Hatamoto
16H54 | 15/09/2008 |
C'est surtout la première fois que le chomage baisse considérablement, mais que les salaires régressent …
Un chomage élevé à toujours été une manne pour le patronat : salariés aux abois, appeurés de perdre leur emploi, ou alors prêt à tout pour en trouver un.
La réalité derrière les chiffres actuels est cependant trompeuse : plutôt que de voir qui est inscrit à l'anpe, il faudrai voir qui travaille à plein temps.
On aurai là une meilleure image de ce qui se trame.
Toutefois, notre économie va bien, comparativement au reste du monde, grâce en partie à l'Euro.
Saviez vous que la France était passée devant le Royaume Uni en termes de PIB ?
Forcément, on allait pas en parler sur TF1, imaginez ! comment auraient-ils pu faire leur reportage en nous montrant que chez les anglais c'est mieux que chez nous parcequ'on à pas d'impots et pas de salaires minimum parceque les gens ils gagnes plus !
à Hatamoto
De tooms4444
p'tit con | 17H04 | 16/09/2008 |
« Saviez vous que la France était passée devant le Royaume Uni en termes de PIB ? »
Je tiens à souligner ce point ! Les « modèles » comme les chiffres, on leur fait dire exactement ce que l'on veut leur faire dire.
De caro
délinquante avérée | 17H31 | 15/09/2008 |
Ah ! si l'auteur de l'article pouvait m'expliquer comment il se fait que plus on licencie, plus le chômage baisse ! Pourquoi les entreprises de travail temporaire, constatant qu'il y a moins de missions tirent la sonnette d'alarme sur la dégradation du marché de l'emploi ?
Je voudrais revenir sur la formation professionnelle : il y en a de 2 sortes,
- celle en interne sur le plan de formation, elle n'est pas assez utilisée pour permettre une remise à niveau ou un accroissement des connaissances des salariés et promouvoir les évolutions internes. Les employeurs préférant souvent (heureusement pas tout le temps) jeter un salarié et en embaucher un déjà formé
- celle en externe pour les demandeurs d'emploi, de plus en plus difficile à obtenir, sauf à avoir une promesse d'embauche et comme il y a de moins en moins d'emplois … il y a de moins en moins de formations agréées.
Moins on peut se former, moins on peut évoluer, moins on a de chances de retrouver un emploi. Chercher l'erreur …
De lesuperdidou
Saltimbanque | 17H52 | 15/09/2008 |
Parce qu'on est en mode « survie » et non-pas bien-être
De affreuxjojo
17H59 | 15/09/2008 |
Ce que constatent des millions de Français c'est que leur situation concrète par rapport au travail devient de plus en plus difficile : temps partiel, précarité de l'emploi, succession de stages, retraite retardée, cadences, baisse des salaires, peu de perspective d'évolution, chantage à l'emploi, harcèlement parfois. Le gouvernement peut raconter ce qu'il veut sur des chiffres auxquels personne ne croit. Cela ne change strictement rien à ce vécu négatif.
De papy55
prof. en province | 18H34 | 15/09/2008 |
La réponse tient en quelques mots : le taux de chômage baisse peut-être au profit d'emplois précaires mal payés, stages, emplois à temps partiel non souhaité, en résumé, les situations individuelles de ceux qui conservent ou retrouvent du travail ne permettent même plus une vie décente !
De parousnik
18H45 | 15/09/2008 |
La misère et la précarité grandit c'est donc que le chomage augmente mais parcontre les chiffres eux ont droit à toutes les attentions de la valtaille politicienne….Il y a chomeurs inscrits aux assedic chomeur inscrits au RSA chomeurs inscrit au RMI etc … C'est quoi au juste un chomeur ? Ce n'est pas de l'indifférence c'est le calme avant la révolution…
De JePise
retraité | 19H04 | 15/09/2008 |
On est arrivé au volant de chômage nécessaire pour que l'économie fonctionne.
Le chômage ne représente plus une calamité mais c'est plutôt le salariat appauvri.
On crée des emplois qui ne servent qu'à ne pas « crever » de faim.
Quelle économie !
De bonbon rose
à croquer | 19H29 | 15/09/2008 |
Peut être que le chômage est à 7 %, et alors ?
Qu'en est-il du développement des emplois précaires en particulier de l'intérim (dans l'agriculture et dans les grandes entreprises), les services à la personne (des domestiques comme au 19ème siècle, ni plus ni moins) ou bien des emplois payés à coup de lance-pierre ?
Ajoutons le pourcentage d'emplois aidés, puis les emplois à temps partiel, etc
Il s'agit bien d'emplois mais quels emplois !