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Prime transports : mieux vaut prendre le bus ou le métro
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 16/09/2008 | 18H43
Eric Woerth a coupé l'herbe sous le pied de François Fillon. Le ministre du Budget a annoncé ce matin les arbitrages gouvernementaux sur la prime transports en faveur des salariés. L'idée retenue : la généralisation du système francilien, au risque de laisser de coté ceux qui sont forcés de prendre leur voiture.

Le sujet était monté ces derniers mois, en même temps que les prix du pétrole : les salariés, lassés de voir leur budget grevé par les aller-retour en voiture, avaient fait savoir leur mécontentement. Las, ce n'est pas à eux que s'adresse la nouvelle prime. « Prenez les transports en commun », leur dit en substance le gouvernement.
Une mesure qui peut se voir sous deux angles : une bonne nouvelle pour la planète à condition qu'elle incite à prendre bus ou métro, mais une mauvaise pour les personnes concernées, habitants de zones rurales ou de banlieues isolées.
Aide facultative de 200 euros
Le gouvernement a décidé de laisser aux entreprises la liberté d'aider, ou pas, les déplacements en voiture de leurs salariés. L'Etat leur demande de rembourser 200 euros par an au titre des trajets en voiture, une somme qui sera exonérée de charges sociales et fiscales. Mais la mesure a de grandes chances de ne jamais voir le jour, tout comme le « chèque-transport » lancé par le gouvernement Villepin en 2007 sur la base du volontariat des entreprises.
En effet, cette fois encore, le gouvernement fait confiance aux patrons pour décider d'aider, ou pas, leurs salariés automobilistes. Renvoyer au dialogue social interne à l'entreprise n'est pas forcément un bon présage. D'autant que Medef et CGPME ont déjà dit leur opposition à ce qu'ils considèrent comme « une taxe supplémentaire ».
La mesure a l'art de ne plaire à personne, puisque les syndicats trouvent la somme de 200 euros insuffisante. Il faut dire que 16,7 euros par salarié par mois, cela fait peu pour couvrir les frais. La CFE-CGC demande ainsi le double.
Particularismes franciliens
C'est en 1982 qu'a été instauré le remboursement de la moitié de la carte orange pour les salariés franciliens. Une vraie participation des entreprises au financement des transports publics, que personne n'a jamais songé à remettre en question.
Depuis cette loi, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont tenues d'opérer ce remboursement. Le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), autorité organisatrice de la région, estime que cela permet à 85 % des deux millions d'abonnés carte orange de voir la moitié de leur abonnement pris en charge par leur entreprise. Le coût total de la mesure est estimé à 630 millions d'euros par an.
En Ile-de-France, l'aide aux transports publics ne s'arrête pas au remboursement de la carte orange. Les entreprises paient aussi le « versement transports » qui est un pourcentage de la masse salariale, variable selon les départements : 2,6% à Paris et dans les Hauts-de-Seine, 1,7% de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, 1,4% pour les départements de la grande couronne censés faire une utilisation moindre des transports en commun.
Ce versement totalise 2,7 milliards d'euros, soit 40% du financement global des transports franciliens, fait savoir la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. « Tout le monde y gagne, sauf les entreprises qui doivent aussi payer cette taxe en plus de financer une navette pour leurs employés », remarque la CCIP.
Deux poids deux mesures
Reste une inconnue : les entreprises franciliennes seront-elles concernées par le remboursement facultatif de 200 euros ? La prime transport de Villepin épargnait la région-capitale, puisque les employeurs sont déjà mis à contribution sur les transports en commun.
« En Ile-de-France, déjà que les gens sont obligés de s'installer toujours plus loin de leur lieu de travail à cause de la cherté des logements, il serait injuste de ne pas aider ceux qui n'ont d'autre choix que de prendre leur voiture », souligne Laurence Laigo, secrétaire nationale de la CFDT. Le syndicat demande une aide « équivalente » pour ces derniers. On en est loin : 16,7 euros par mois si l'on est automobiliste contre 27,5 euros si l'on est en zone 2 de la carte orange.
Photo : A Paris en avril 2007 (Charles Platiau/Reuters)
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De foobar
nabalzr | 19H30 | 16/09/2008 |
C'est super cool cette aide, le seule problème c'est quand les transports en commun deviennent plus cher pour les étudiants que pour les salariés (d'ailleurs dans certaines villes il n'y a pas de réduction sur les abonnements pour les chomeurs).
Au final c'est surement plus simple de baisser directement le prix des transports en commun (et de le faire financer par les entreprises).
De layote
19H34 | 16/09/2008 |
Et pourquoi ne pas revoir le bareme des frais kilometriques ? ? ?
D'accord ça fait moins d'impots mais beaucoup moins que le manque à gagner du paquet fiscal .
Pendant que j'y suis , il parait que ça y est Sarko a son avion présidentiel un A330
http://celebrite.aol.fr/nicolas-sarkozy-nicolas-sarkozy-s-offre-un-nouve…
Le cout imputable aux finances publiques (cad nos impots)n'est pas en option lui pourtant les caisses sont vides.
Cherchez l'erreur……….
De Djékeul
ramage et plumage | 20H39 | 16/09/2008 |
Qaund t'habites à 45 bornes de Paris, et 35 bornes de ton taff », le vélo c'est bof !
Tant qu'ils n'auront pas crée un maillage digne de ce nom dans les transports interbanlieues, la voiture restera reine..
« 16,7 euros par mois si l'on est automobiliste contre 27,5 euros si l'on est en zone 2 de la carte orange. »
Vive la décentralisation !
Vive les ghettos !
Et vive la France !
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