L'edito

Bons côtés de « la plus grande crise bancaire de l'histoire »

Par Pascal Riché | Rue89 | 20/09/2008 | 12H42

Un trader à la Bourse de Francfort (Alex Grimm/Reuters).

« Subprimes », « hedges funds », produits dérivés, « investment banks » (en faillite), fonds souverains, CDOs, « credit crunch »… Depuis une dizaine de jours, la crise bancaire nous assomme de ses mots aussi abscons qu'anxiogènes. Nous sommes « dans l'œil du cyclone » de la « plus grande crise bancaire de l'histoire de l'humanité », nous dit-on.

Il faudra « des années » pour remettre le système sur ses pieds et effacer l'impact de cette crise sur l'économie. Tout cela est vrai, mais je vois aussi deux éléments qui aident à prendre les choses du bon côté.

Fini les cadavres dans les placards

D'abord, ce que nous avons vécu cette semaine vaut bien mieux que la situation qui prévalait juste auparavant : un système bancaire où l'on camouflait les pertes sous les tapis, où l'on ouvrait les parapluies, où l'on niait ses erreurs, où l'on cachait les cadavres dans les placards, où l'on mendiait de l'aide aux pouvoirs publics…

Un tel système, s'il s'était perpétué, aurait conduit à faire apurer les milliards de pertes des banques, pendant des années, au compte-goutte, par les contribuables. C'est ce que le Japon a vécu dans les années 1990, et il en est résulté pour ce pays quinze ans de croissance nulle. Il valait mieux crever l'abcès, c'est ce que les autorités américaines ont commencé à faire.

C'est aux banques et à leurs actionnaires -tous ceux qui ont « >commis l'erreur de spéculer de façon irresponsable sur l'immobilier- de supporter ces dizaines de milliards pertes, pas au contribuable.

Lorsque le Trésor Américain a laissé tomber Lehman Brothers, il a fait comprendre aux autres banques qu'il n'y aurait pas forcément de filet de sécurité sous leur pieds. Merril Lynch l'a d'ailleurs très bien pigé : elle s'est aussitôt jetée dans les bras de Bank of America.

Le rachat de l'assureur AIG n'est pas un “sauvetage”, c'est une simple nationalisation : je prends 80% de ton capital, tu n'as rien en retour. En se débrouillant bien, la banque centrale américaine pourra même faire une plus-value sur cette opération. Quand au “fond de défaisance” géant que le Trésor américain prépare, c'est de l'oxygène pour les banques, mais elles afficheront des pertes au passage : car c'est à bas prix que ce fonds rachètera les actifs “toxiques” qui lui seront apportées.

Certes, il y aura encore probablement dans les mois qui viennent dans l'affaire quelques banques écrasées, quelques nouvelles faillites. Mais ce n'est pas, en soi, le pire drame de nos sociétés.

Le plus inquiétant, parce qu'imprévisible dans son ampleur, c'est l'impact de ce choc sur l'économie. Le système de financement de l'économie est affecté, cela ne peut être sans conséquences. Les autorités monétaires disposent certes d'un bon antidote à court terme -l'injection de liquidités- mais cette médication ne peut se substituer à la création d'un système bancaire aux fonds propres solides et doté d'une règlementation digne de ce nom.

Vers une économie plus solide, moins dépendante des excès de la finance

Tout l'enjeu actuel est donc à la fois de terminer la “purge” (cela peut prendre plus d'un an, et cela n'ira pas sans heurts) et de reconstituer un système financier recapitalisé le plus rapidement possible (cela peut prendre plusieurs années).

Ce qui nous amène au deuxième élément qui peut aider à ne pas voir que les mauvais côtés de cette période étrange. De cette crise historique peut sortir une économie plus solide, moins dépendante de la finance et de ses excès. C'est maintenant aux politiques de jouer : à eux de bâtir une règlementation bancaire plus simple, plus transparente, et à veiller qu'on ne puisse pas la contourner par des tours de passe-passe comptables.

L'idée que le marché peut se contrôler lui même (via les agences de notation, par exemple), a vécu. Si la finance folle est mise au pas, si l'intérêt de l'action publique est redécouvert, cela ne peut pas être une mauvaise nouvelle. Tout dépendra évidemment de la capacité des politiques à réagir sans craindre de chiffonner les anciens credos ; mais sur ce point, je dois dire que mon effort du jour pour trouver des motifs d'optimisme trouve sa limite.

Photo : un trader à la Bourse de Francfort (Alex Grimm/Reuters).

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Portrait de levraidebat

De levraidebat

17H10 | 20/09/2008 | Permalien

Enfin un outil sur Internet pour partager et relayer nos indignations devant la partialité et le manque de déontologie des médias !

C'est ici, les « alertes médias » :
http://www.levraidebat.com/article-22977886.html

C'est simple, court et utile. Suffit d'écouter sa radio ou sa télé comme avant, et de réagir quand on constate une dérive !

Si tout le monde participe, on fera pression.

A relayer !

Portrait de Servais-Jean

à levraidebat Portrait de levraidebat De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 22H01 | 20/09/2008 | Permalien

Rue 89 me prend déjà beaucoup de temps et bien qu'étant retraité mon jardin et ma soif de savoir ce que demain sera suffit amplement à remplir mes journées.

C'est l'histoire de courir aprés deux lapins à la fois

Merci tout de même pour le conseil.

Portrait de parousnik

De parousnik

17H17 | 20/09/2008 | Permalien

Les bourses sont devenues des instituts du « racket » digne des pratiques mafieuses… Entre chantages a l'emploi, menaces de pauvreté et menace de guerre nous avons le choix… Plusieurs centaines de milliards de dollars virtuels au départ injecté dans sur les comptes d'entreprises parasites ne deviendront réels que lorsqu'ils sortiront de nos poches…Tout comme les immenses dettes disparues dans les cendres du WTC de new York le 11 septembre 2001… qui les paie ? Qui a payé les dettes d'ENRON… La crise des subprimes est une magouille inventée pour masquer la réalité…de la faillite de l'économie occidentale… Tout comme les événements du 11 septembre 2001… il leur fallait créer un événement pour masquer leurs décisions de partir piller les réserves énergétiques du Moyen Orient… car le « libéralisme » n'est pas viable…c'est une plan basé sur le pillage des recettes du travail réel et le recel des butins de guerres comme du trafic de drogue… Libéralisme = Parasitisme…. La royauté sa cour et les notables serviteurs vivaient ainsi souvenez vous… et quand les caisses étaient vides ils leurs suffisaient d'envoyer la soldatesque piller nos campagnes en violant aux passages nos femmes et nos filles. Aujourd'hui ils ont envoyé la soldatesque en campagne pour leur permettre de piller le Moyen Orient et tentent de renflouer les caisses, mais leurs calculs criminels n'est pas bon, car non seulement nos soldats rencontre une véritable et légitime résistance…mais cette mondialisation qui a permis d'appauvrir les populations occidentales tout en s'enrichissant ses ploutocrates a outrance, montre ses revers… la Chine est sortie de l'ombre, la Russie montre ses dents et pire peut-être une majorité de notre population n'est absolument pas d'accord pour que nos armées barbarisées assassinent, des femmes et des enfants, juste pour permettre aux nantis « propriétaire-actionnaire » des compagnies pétrolières de voler du pétrole…du gaz et qu'ils vont après ensuite nous revendre à un prix usuraire…

Portrait de actimem

De actimem

17H54 | 20/09/2008 | Permalien

Article dans le style thèse-antithèse-synthèse. Cette méthode est très limitée lorsqu'on est en face de problèmes complexes et systémiques.

J'espère que l'auteur a raison mais j'ai du mal à voir la bouteille à moitié pleine lorsque celle-ci est cassée.

Mon avis : tant que le capitalisme est ce qu'il est, les crises à venir seront encore plus innovantes( ! ) c'est à dire plus destructrices. Il s'agit du dogme des « fous de Dieu Argent » : destruction créatrice de Joseph Schumpeter.

Portrait de Pierrrrre

à actimem Portrait de actimem De Pierrrrre

20H23 | 20/09/2008 | Permalien

 »…tant que le capitalisme est ce qu'il est…. »

► et que voudriez vous qu'il soit ?
Un système soviétique ?
Le capitalisme a fait ses preuves,
et il perdurera.

Portrait de Numerosix

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 21H37 | 20/09/2008 | Permalien

Un Reich pour mille ans ..

Portrait de Pierrrrre

à Numerosix Portrait de Numerosix De Pierrrrre

10H52 | 21/09/2008 | Permalien

 »….Un Reich pour mille ans .. »

► Le Reich n'a pas duré plus d'un siècle, pas plus que le communisme auquel il ressemble tant, par nombre de morts, fils de fer barbelés, interdits en tous genre, contrôle de la presse et manipulation des foules.

Portrait de orties

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De orties

14H27 | 24/09/2008 | Permalien

Le capitalisme, à lui seul, a tué plus de gens que les autres systèmes réunis. Mais ça, Pierrrrrrrrrrre veut l'ignorer.

Portrait de TToon

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De TToon

les financiers à la lanterne | 13H45 | 22/09/2008 | Permalien

C'est comme tout, il y a capitalisme et capitalisme.

Les ultra-libéraux du même moule que le criminel contre l'humanité Milton Friedman prônent, disent-il le minarchisme, où sous couvert de concession l'anarcho-libéralisme, sont à pendre au même titre que les stalines, maos et autre pol pots.

Des imbéciles, ils y en a de tous les côtés. Les « gauchistes » (et autres crypto-communistes)dont je fais partie ont dans leur grande majorité (mis à part quelques tarés) fait leur coming-out de ces dictatures qui n'avait de communiste que le nom.

A quand votre coming-out sur les « ultra-libéraux » dont l'histoire les rangera à coup sûr dans la catégorie des grands génocidaires de ce siècle ?

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 18H57 | 20/09/2008 | Permalien

Où sont-elles, les liquidités que les banques centrales peuvent continuer à injecter ? Dans la poche des banques prêteuses, qui n'auront plus guère le sou, à part quelques-unes (surtout en Suisse), ou dans celle des contribuables (par l'intermédiaire des Etats fisco-dépendants ?

Je ne crois pas du tout à un rétablissement financier à court terme. Et s'il y en éventuellement un, il se fera à nos dépens, les cochons de payants de tous les pays. Car à partir du moment où il y aura à peu près mille milliards de dollars de pertes à compenser (rien qu'aux USA on en est déjà à 800 milliards, sans compter ce qui a déjà été « dépensé » dans les comptes), je ne vois pas les banques centrales recourant à la planche à billets, sauf à changer complètement de cap et à accepter l'hyperinflation comme… solution au problème !

Non, on va une fois encore faire un pari sur l'avenir. Il se trouvera bien, espère-t-on, des Etats et des fonds souverains pour prêter encore et toujours au Trésor américain (via les bons et autres titres de créance de l'Etat fédéral), mais qui paiera pour ces bons, etc., au bout du compte ? Nous, naturellement (nous étant entendu au sens large : les plus ou moins prolos de tous les pays). Les Trésors nationaux, c'est nous !

Chacun de ceux qui se réjouissent aujourd'hui de voir l'Etat fédéral américain se transformer en sauveur (via la nationalisation ou la détention « provisoire ») aura tôt fait de constater que les économies n'ont pas les moyens de « rebondir ». Où sont les investissements nécessaires à une telle reprise et au dégagement de plus-values suffisantes ? Chez les entreprises non bancaires ? Les fonds engloutis dans la déroute financière sont sans commune mesure avec les moyens de l'économie REELLE.

Et l'économie réelle, une nouvelle fois, c'est nous, notre labeur, nos retraites, nos services sociaux, etc. Et c'est se leurrer que de croire qu'une saine régulation de la finance internationale permettra d'éviter un affrontement direct entre les Etats et les épargnants ou les consommateurs.

Je m'attends donc à de longues années de répression brutale des travailleurs, où qu'ils se trouvent. On leur extorquera tout ce qu'il faut pour payer/rembourser. Comment y parvenir ? L'état policier que nous prépare Sarkozy et Cie est sans doute le meilleur moyen, à cette différence que l'état policier ne sera pas du tout une caractéristique spécifique à la France. Ce sera sans doute pire en Russie et en Chine.

Les conséquences politiques à plus long terme sont, pour le moment, imprévisibles. Mais le moment d'après, c'est demain !

Portrait de dcogez

De dcogez

Jeune ingénieur | 18H06 | 20/09/2008 | Permalien

Petit problème de lien dans le 5ème paragraphe de l'article.

Portrait de Courageux anonyme

De stangrof

18H41 | 20/09/2008 | Permalien

Bonsoir, c'est au minimum 2 TRILLION de dollars ! un trillion est mille milliards de dollar

A bientôt

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 22H11 | 20/09/2008 | Permalien

Merci pour la vidéo, Stangrof, mais Ron Paul lui-même reconnaît durant l'interview qu'il n'a pas la moindre idée du montant total à « renflouer ». Rien que pour les « actifs » détenus par Fannie Mae et Freddie Mac, il avance un chiffre pouvant atteindre 4 ou 5 trillions de dollars ! Et c'est un Républicain conservateur qui parle !

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 18H50 | 20/09/2008 | Permalien

Le tour de passe-passe des Etats Unis consiste tout simplement à faire payer à la terre entière, avec l'excuse des subprimes, les guerres d'Irak et autres débordements politiques destinés à assurer leur hégémonie.

 » L'histoire du XXe siècle doit nous inciter à prendre
fait et cause pour la domination américaine. »
— Tiré de la déclaration fondatrice du Projet Américain

Lire au moins le préambule.

http://www.reopen911.info/dossiers/pdf/pnac-reconstruire-les-defenses-de…

Portrait de N.MARECHAL

De N.MARECHAL

08H07 | 21/09/2008 | Permalien

Selon votre juste expression… Nous sommes « dans l'œil du cyclone »

Un cyclone d'envergure mondial qui se déplace au rythme de la mondialisation des marchés financiers.

Demain nous mesurerons sa puissance dévastatrice dans notre pays aussi et nous en souffrirons également.

Il fallait peut-être cette démonstration pour comprendre que l'hyper libéralisme n'est pas une solution économique et que la spéculation n'apporte rien de bon à la société.

Mais que retiendra t'on vraiment de cette expérience ?
Probablement rien …

Portrait de ducatel

De ducatel

19H07 | 20/09/2008 | Permalien

je suis moins optimiste que l'auteur.
Le système s'est emballé du fait des agences de notation (voir la BD sur rue89 qui « vulgarise » ce sujet). Les agences vont faire leur mea culpa et être plus strictes, ça me rappelle les commissaires aux comptes après enron… Ok on s'est trompé on va être plus strict à l'avenir … désolé pour les millions de gens qui ne vont pas toucher leur retraite à cause de nous …
Néanmoins, le problème ne sera pas réglé tant que ceux qui contrôlent et qui apportent la confiance dont le système a besoin(agences de notation, commissaires aux comptes) seront payés par leurs clients.
Ce sont des fonctionnaires indépendants qui doivent faire ce travail (première et timide tentative avec le pilier 2 de bales 2, mais encore insuffisant)

Portrait de ababush

à ducatel Portrait de ducatel De ababush

00H50 | 21/09/2008 | Permalien

« Ce sont des fonctionnaires indépendants qui doivent faire ce travail ».

Et on les trouve ou, les fonctionnaires indépendants (voir le fonctionnement de l'attribution des marchés publics en France) ?
Par définition, les fonctionnaires sont aux ordres des élus qui ont en général plein d'intérêts communs avec les entreprises privées.

Le système est de toutes façons trop complexe, et on arrivera toujours difficilement à évaluer correctement les actifs (voire Enron etc..).

Ce qu'il faut, au moins pire, c'est un système (indépendant-obligatoire financé par les évalués) de notation des agences de notation/des commissaires aux compte, basé sur le retour d'expérience lequel est mesurable. On saura au moins qui se trompe le moins souvent.

Portrait de Mr_Quiconque

De Mr_Quiconque

19H12 | 20/09/2008 | Permalien

Ouais bon la voiture folle s'est emballé et a fait un tête à queue, on va faire une ou deux modifications pour éviter que ce type de manoeuvre ne recommence, on pourra toujours revenir sur ces modifications par la suite, à part ça on continu comme avant et au bout de la route il y a toujours un mûr.

Portrait de Carmagnole

De Carmagnole

retraité de l'Education Nationale | 19H21 | 20/09/2008 | Permalien

Le mythe ou la vieille Lune de« l'auto-régulation du capitalisme » qu'il soit financier ou industriel ne date pas d'aujourd'hui.
A.Smith (1723/1790) le glorifiait déjà pour défendre ce système…l'Histoire est passée et nous pouvons juger ! ! !

G.Soros,un des plus grand financier américain,à la question,le capitalisme est-il réformable a répondu : « Je ne crois pas trop à l'éthique des entreprises.ON NE PEUT PAS LEUR DEMANDER DE SE DENATURER . » Pour une fois un capitaliste n'a pas usé de la langue de bois.
Dans « Capitalism and Freedom “ Friedman,porte-étendard du capitalisme contemporain, écrit ;
” L'opinion de plus en plus répandue ( ? ? ? ) selon laquelle les dirigeants des compagnies auraient une responsabilité sociale autre que CELLE DE SERVIR LES INTERÊTS DES ACTIONNAIRES dénote une méprise fondamentale de LA NATURE et des CARACTERISTIQUES DE LA LIBRE ENTREPRISE ET DU LIBRE MARCHE. “

Cela a le mérite d'être clair et sans langue de bois.

Il en résulte que les frasques ( je considère que le concept de crise est inapproprié pour décrire la faillite du système ) du capitalisme financier seront facturées et payées par ceux là même qui en subissent les conséquences c'est à dire ‘les gens d'en bas’ comme dirait Raffarin ! ! !

Portrait de Carmagnole

à Carmagnole Portrait de Carmagnole De Carmagnole

retraité de l'Education Nationale | 20H19 | 20/09/2008 | Permalien

Je ne pensais que la conclusion de mon commentaire de 20h21 serait aussi vite confirmée.
G.Bush vient de déclarer :
« Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable de dollars du CONTRIBUABLE. »
Sans commentaire,ou plutôt si ; fini la langue de bois ! la terrible et dure réalité du capitalisme est clairement exprimé par le président des USA ! ! !

Portrait de Servais-Jean

à Carmagnole Portrait de Carmagnole De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 20H57 | 20/09/2008 | Permalien

Il semble que Friedman comme pas mal d'intellectuels ait été occulté par les capitalistes durs car il avait le tord d'avoir raison avant que la réalité le prouve.
Les marchés mondiaux sont en forte hausse et montrent qu'ils n'ont rien compris à ce qui se passe actuellement, ils sont en train de scier la perche qui leur est tendue pour les sauver, le problème c'est que ce sont toujours les plus faibles qui trinquent.

Quand les riches maigrissent les autres crèvent de faim.

Au lieu d'accepter humblement le répit ou le pardon qui leur est accordé, ils bombent le torse et se comportent comme les français au sortir de la guerre de 14-18 avec le traité de Versailles qui a méprisé les allemands avec les résultats que l'on sait.

Portrait de lioe

De lioe

berlin | 19H35 | 20/09/2008 | Permalien

Bonsoir Pascal Riche

Je ne comprend pas grand chose au boursicotage, ou plutôt si une chose, que cette économie parallèle ne repose sur rien de reel(a part l argent, quoi que), et d après vous cette crise aura eut pour effet de faire le ménage ! Soit ! mais qu ont ils prévus de changer dans ce système ? A ma connaissance rien !

Arrêteront ils par exemple cette possibilité de vendre des actions avant de les avoir achetées en spéculant a la baisse(chose que je trouve hallucinante)Pas sur.

Videz les placards de ses cadavres c est bien, mais si c est juste parce qu il y avait plus d place cela n a aucun intérêt

Portrait de Pierrrrre

à lioe Portrait de lioe De Pierrrrre

20H44 | 20/09/2008 | Permalien

 »….Arrêteront ils par exemple cette possibilité de vendre des actions avant de les avoir achetées… »

► sachez quand même que le fait d'arréter cette pratique qui permet de spéculer à la baisse, n'est en rien une remise en cause des principes du capitalisme, basé sur un équilibre naturel de l'offre et de la demande.

Le problème dépasse même largement ces mécanisme de vente et d'achat à terme (qui consitent à promettre à quelqu'un de lui vendre des titres à un prix convenu, et d'acheter ces titres un peu plus tard afin de tenir sa promesse de vente)

Il existe d'autres combinaisons plus obscures encore, notamment les achats par warrants, les puts, les calls, qui ne m'apparaissent pas indispensables à la bonne marche du marché.
Et aussi les ventes stop, c'est à dire les ordres de vente en catastrophe lorsque le titre baisse un peu trop, précipitant par mécanique automatique la chute des titres quand le nombre des ordre de ventes stop est important.
On se demande même si, connaissant à l'avance la quantité des ordres stop, certains boursicoteurs puissants, ne vendent pas à terme, jusqu'à faire baisser le titre assez bas afin de déclencher la mécanique des ordres stop, qui rajoute des titres en vente, et permet aux spéculateurs de racheter trés bas des titres vendus auparavent plus chers.

Ces magouilles vont à l'encontre du principe de transparence du marché et devraient être mieux combattues.

Portrait de lioe

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De lioe

berlin | 23H49 | 20/09/2008 | Permalien

Bonsoir P5r

J avais bien pris soin de preciser que je ne comprenais rien au boursicotage

Votre eclairage me conforte dans ce que je pensais, cette crise n aura servit a rien ! Puisqu ils ne changeront certainement pas des mecanismes(comme ceux que vous citez justement)qui leur ferraient gagne de l argent et encore moins de devenir transparent !

Bonsoir

Portrait de Pierrrrre

à lioe Portrait de lioe De Pierrrrre

08H44 | 21/09/2008 | Permalien

 »…ils ne changeront certainement pas des mecanismes… »
► Mais ces mécanismes sont ceux de la vie, ils sont d'une logique absolue, ne relèvent pas d'une volonté idéologique.
Vous les mettez vous même en pratique en faisant votre marché le matin, en cherchant au mieux disant ou en attendant la braderie de fin de marché pour acheter moins cher.
Le gamin aussi qui sait que le sac de bille de 5 euros sera en promo à 1 euro, et qui promet à ses copains de leur en procurer à 2 euros.
Il leur promet une vente à 2 euros, et file le lendemain en acheter à 1 euros.
Pas trés sympa pour les copains, je vous l'accorde.

Le problème de la bourse, c'est qu'ils ont rajouté d'autres produits dont la sophistication génère des mécanismes de courant imprévisibles parce que déclenchés trop rapidement, avec effets de levier et phénomenes psychologiques à effet amplificateur.

Portrait de léo solo

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De léo solo

11H45 | 21/09/2008 | Permalien

« chercher le mieux disant “
vaste programme

Portrait de chinchilla1967

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De chinchilla1967

plate | 14H58 | 21/09/2008 | Permalien

Un bon moyen de perdre tous les « copains » lorsqu'ils découvrent la duperie. Jusqu'au jour où ils vous cassent réellement la gueule.

Portrait de Pierrrrre

à chinchilla1967 Portrait de chinchilla1967 De Pierrrrre

18H11 | 21/09/2008 | Permalien

 »…la duperie… »
laissons tomber l'aspect copain,
il n'y a pas de duperie,
le prix d'un objet étant uniquement généré par un accord entre vendeur et acheteur.
En fait, ce n'est pas l'objet qui a un prix, mais la vente qui se fait par un échange entre l'objet et une somme d'argent.
On appelle cette somme le prix de l'objet, mais en fait, en économie de marché, un objet n'a pas de prix, celui-ci n'étant que la valeur d'un accord, ce prix pouvant varier en fonction de l'instant, de l'endroit ou du désir du vendeur et de celui de l'acheteur.

C'est pour cela que l'étiquetage d'un objet (par exemple celui des livres) relève plus d'un concept socialiste que d'un concept libéral.

Portrait de theodore-perier

De theodore-perier

fonctionnaire | 20H10 | 20/09/2008 | Permalien

L'histoire nous apprend des choses intéressantes à propos des banquiers et surtout de la relation entre l'Amérique et les banquiers de la City de Londres :

en 1750 Benjamin Franklin est envoyé comme ambassadeur de la colonie du Nord Est de l'Amérique en Grande Bretagne.
Arrivé à Londres, il s'étonne de voir des vagbonds qui jonchent les rues. Il s'en étonne, et les anglais s'étonne de son étonnement, « quoi ! il n'y a pas de vagabonds en Amérique ?
Réponse de Franklin : “Non, en Nouvelle Angleterre, on n'a pas un vagabond, pas un sans emploi. Au contraire, nous cherchons des bras pour travailler”
C'est alors que les anglais, cherchant à comprendre, apprennent que les états de la Nouvelle Angleterre communiquent entre eux avec une monnaie de papier, le “colonel strip”, monnaie sans interêt, pour faciliter le travail.
Un an plus tard, les anglais font voter au parlement une loi donnant obligation aux états d'Amérique de n'utiliser que la monnaie britannique, celle qui était donnée avec interêt aux gouvernements locaux.

Un an après, raconte Franklin dans ses mémoires, la nouvelle Angleterre n'avait plus rien à envier à l'Angleterre pour les vagabonds. Il en a déduit que c'était la cause de la guerre d'indépendance.

L'article 1 de la constitution américaine, donne pouvoir au seul congrès américain de fabriquer et diffuser la monnaie (sous entendu gratuitement). Cette monnaie n'a duré que 3 ans sous la pression internationale.

En 1860, Lincoln avait besoin d'argent pour l'économie et gagner la guerre. Il demande aux banquiers anglais 400 millions de dollars. “Mais bien sûr, Mr Lincoln”, s'empressent les banquiers, “à quel taux ? 30% ? 40% ? ”.
Il s'est alors souvenu de l'article 1 de la constitution américaine. Il a fait imprimer les “greens backs”, et l'agriculture est repartie en flèche, l'industrie également, et… il a gagné la guerre. Au moment de sa réélection en 1864, il a annoncé durant sa campagne qu'il allait continuer avec cette monnaie sans interêt. Trois mois après, il fût assassiné par un type payé par la City de Londres.

Source “L'argent, monnaie de singe ? Monnaie de sage ? ”, collectif, édition “le Souffle d'Or”.

Les américains peuvent mettre dans la merde le monde entier, mais l'article 1 de leur constitution, si il est appliqué à la manière Lincoln, leur permettront quand même de s'en sortir.

Portrait de Jaycib

à theodore-perier Portrait de theodore-perier De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 22H01 | 20/09/2008 | Permalien

Il était de notoriété publique dans les années 1860 que la City allait soutenir les confédérés contre le Nord pendant la guerre de Sécession. La raison en était que les banques anglaises finançaient quasi intégralement les plantations de coton du Sud des Etats-Unis et qu'au Nord, elles se heurtaient (déjà) à une forte concurrence locale.

La City de Londres espérait une victoire du Sud car ce dernier était protectionniste, ce qui permettrait de maintenir la valeur des titres de créance londoniens, et peut-être de pouvoir reprendre pied en vainqueur à Wall Street.

Les Etats-Unis n'ont pas attendu Lincoln pour avoir leur propre monnaie, et l'article 1 de la Constitution américaine n'a rigoureusement rien à voir avec ce que vous décrivez.

John Wilkes Booth, l'assassin de Lincoln, n'était pas un « agent » rétribué par la City. C'était seulement un acteur, profondément raciste au demeurant, qui avait de fortes sympathies sudistes et une capacité d'imagination hors du commun. Il a été tout surpris de ne pas avoir été accueilli en héros dans le Sud après son forfait !

Si vous êtes de bonne foi, c'est votre source qui ne l'est pas. En tout cas, elle est NULLE, et je ne m'y fierais pas du tout si j'étais vous.

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