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Autoroutes : pourquoi les tarifs vont encore augmenter

Par Lise Barcellini | Journaliste | 23/09/2008 | 09H51

Péages automatisés, tronçons amortis, chiffres d'affaires en hausse… Pourtant les automobilistes vont payer plus en 2009.

Blocage autoroutier près de la frontière italienne, janvier 2000 (Eric Gaillard/Reuters).

A la fin de l'année, les contrats qui lient l'Etat à trois des grosses sociétés d'autoroutes (Sanef, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, Cofiroute) arrivent à échéance. Des négociations sont donc en cours pour élaborer le contrat de plan 2009-2013 : la nouvelle grille tarifaire sera, une nouvelle fois, indexée sur l'inflation (70 à 85%), à laquelle s'ajoutera une somme fixée en fonction des nouveaux investissements, liés principalement au Grenelle de l'environnement (péages Free Flow, mur anti-bruit) et à la sécurité (bornes d'arrêt d'urgence par exemple).

Pourquoi paye-t-on l'autoroute ?

Originellement, l'argent collecté aux péages devait couvrir l'amortissement des investissements, l'exploitation et l'entretien des autoroutes. Au fil des ans, il s'est mis à financer la construction de nouvelles autoroutes : ce système de l'« adossement » a été jugé illégal par le Conseil d'Etat, et l'Etat y a mis fin en 1998. Les nouvelles autoroutes sont désormais des concessions autonomes. Pourtant, le système de fixation des tarifs sur les anciennes autoroutes n'a pas changé, et les tarifs n'ont pas baissé.

Si la gestion des autoroutes a été privatisée fin 2005, l'Etat a encore son mot à dire sur les tarifs aux péages : fixés par un contrat de plan quinquennal, ils sont validés chaque année par un arrêté ministériel après approbation de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

En 2007, l'Etat avait tapé du poing sur la table pour que les concessionnaires modèrent leurs tarifs. Mais sa marge de manœuvre est quasi inexistante. Au cabinet du secrétaire d'Etat aux Transports, on peut tout juste assurer que pour 2009, on veillera à « moduler la hausse ». Modulation, peut-être. Mais hausse, à coup sûr. A qui la faute ?

Un système opaque, injuste et complexe

Dans un rapport au vitriol publié en février, la Cour des comptes dénonce l'opacité des tarifs pratiqués aux péages : elle déplore l'absence de lien entre coûts et tarifs ,et note des écarts de prix kilométriques « incompréhensibles », qui vont de un à quatorze :

« L'automobiliste qui emprunte vers le nord le tronçon Avignon-Sud-Cavaillon de l'autoroute A7 paie son passage sur ce tronçon onze à treize fois plus s'il va jusqu'à Orange (1,1 euro) ou Chanas (1,3 euro) que s'il va à Montélimar (0,1 euro). »

En clair, les automobilistes qui roulent le plus ne sont pas nécessairement ceux qui paient le plus. Une inégalité des usagers face aux péages qui remet en cause, selon le Parti communiste, le « droit à la mobilité et l'aménagement du territoire ».

Autre exemple : le prix du trajet Paris-Lille a augmenté de 7,33% entre 2006 et 2007. Une hausse très supérieure à l'inflation et aux pourcentages approuvés par l'Etat, d'environ 2,5% cette année-là.

Dysfonctionnement ou fraude des sociétés concessionnaires ?

Pour la Cour des comptes, le coupable, c'est la technique du « foisonnement » : les concessionnaires rusent avec la hausse globale moyenne convenue avec l'Etat, en augmentant davantage les tarifs des sections les plus fréquentées.

D'ailleurs, la publication des résultats semestriels des groupes concessionnaires le montrent : leur chiffre d'affaires péages augmente plus vite que le trafic. APRR s'en félicite dans un communiqué

 :

« Le chiffre d'affaires péages, représentant 97,3% du chiffre d'affaires total, connaît une progression de 4,5%. Le trafic, mesuré en nombre de kilomètres parcourus, a augmenté de 1,1% par rapport au premeir semestre 2007, dont 1,3% pour les véhicules légers (VL) et 0,3% pour les poids lourds (PL). »

Au secrétariat d'Etat aux Transports, on jure pourtant que le foisonnement n'existe plus.

Un Etat peu regardant

Pour la Cour des Comptes, l'administration est doublement coupable : coupable de n'avoir pas modifié le système au moment de l'ouverture du capital puis de la privatisation ; coupable ensuite d'avoir « mal rempli son rôle de régulateur ».

Pour l'aider à mieux remplir ce rôle, la Cour des comptes avait émis il y a quelques mois plusieurs recommandations : ont-elles été mises en œuvre ou sont-elles restées dans un tiroir ? Rue89 a posé la question à un conseiller de Dominique Bussereau.

  • 1. La Cour des Comptes souhaitait que l'Etat « impose la publicité, au moins sur Internet, des tarifs réels au kilomètre ». Le ministère répond que les tarifs sont déjà en ligne. Faux : seuls les tarifs par tronçon sont disponibles. Les sociétés concessionnaires sont très hostiles à une publication des tarifs kilométriques.
  • 2. La Cour des Comptes s'interrogeait sur la légitimité de l'indexation des tarifs sur l'inflation :
  • « Cette mesure est critiquable [car], pour les concessionnaires d'autoroutes anciennes, l'achèvement des programmes de construction et la fin de l'adossement font qu'ils n'ont plus de nouvelles sections importantes à financer, que les anciennes autoroutes sont elles-mêmes progressivement amorties, et que l'automatisation des péages procure des gains de productivité significatifs. »

    Elle demandait donc de « réexaminer l'indexation sur l'inflation ». Le ministère répond que « ce n'est pas d'actualité ».

  • 3. La Cour demandait une mesure d'urgence : « dans l'immédiat, examiner avec plus de rigueur les hausses proposées par les sociétés ». C'est chose faite : pendant l'été 2007, alors que la Cour des comptes n'avait pas encore finalisé son rapport, l'Etat avait obtenu des concessionnaires qu'ils n'augmentent pas leurs tarifs autant que prévu.
  • 4. Enfin, la Cour demandait une remise à plat complète du système : le ministère indique qu'elle n'est pas d'actualité, non seulement parce que le système dépend du contrat de concession (qui, lui, n'arrive pas à échéance) et surtout parce que le « système est clair ». Résultat : l'Etat obtient un 5/20, une seule recommandation sur quatre a été suivie d'effet.

La privatisation coupable ?

Lorsque Dominique de Villepin annonce la privatisation des autoroutes en 2005 (mouvement entamé dès 2001 via une ouverture du capital), ses détracteurs ne s'inquiètent nullement d'une future hausse des tarifs pour les usagers. Ce qui les choque, c'est que l'Etat brade ses « bijoux de famille » (pour environ quatorze milliards d'euros).

A l'époque, François Bayrou avait même déposé un recours devant le Conseil d'Etat. Aujourd'hui, le président du MoDem indique que les dérapages tarifaires sont une dérive logique de la privatisation :

« Les sociétés concessionnaires d'autoroute ont intérêt à ce que la machine à sous fonctionne le plus efficacement possible, et pour cela, elles rusent avec les décisions publiques » : (Ecoutez le son)

Autre député très remonté contre les dérapages tarifaires aux péages : Nicolas Dupont-Aignan, qui y voit « l'un des plus gros scandales d'Etat » :

« On a privatisé à tort les autoroutes et aujourd'hui on s'aperçoit que les sociétés d'autoroutes rançonnent les voyageurs » : (Ecoutez le son)

Dans un communiqué intitulé « Autoroutes : assez du racket », le président de Debout la République demande à Bercy un gel des tarifs pendant un an, et la création d'une commission d'enquête parlementaire.

Au cabinet de Dominique Bussereau, on indique que la privatisation permet justement à l'Etat d'être impartial dans son rôle de contrôle des tarifs, puisqu'il n'est plus juge et partie.

« Bercy est l'avocat des intérêts privés »

Une impartialité mise en doute par les opposants au gouvernement, de gauche comme de droite. Nicolas Dupont-Aignan estime que « le ministère des Finances est l'avocat des actionnaires et non pas des Français. » (Ecoutez le son)

Une chose est sûre : les sociétés comptent bien profiter des négociations du nouveau contrat de plan pour monnayer leurs nouvelles compétences et obtenir de nouvelles concessions. Exemple : en avril, dans une interview au journal Les Echos, le PDG de Cofiroute Pierre Coppey s'est porté candidat à la gestion des quatre-voies bretonnes, suggérant que les négociations en cours seraient l'occasion d'en discuter :

 » Si l'Etat veut bien aborder ce sujet, il gagnerait selon nous, à élargir le périmètre des concessions autoroutières pour financer des dossiers d'infrastructures comme l'entretien ou l'élargissement de la Francilienne ou des quasi-autoroutes bretonnes payées par le contribuable mais gratuites pour l'usager. »

Cofiroute se ferait alors payer ses investissements effectués sur les quatre-voies soit par l'instauration d'un péage, soit par l'allongement de la durée de ses autres concessions…

Contactées par Rue89, Sanef, APRR et Cofiroute n'ont pas donné suite à nos demandes d'interview.

Blocage autoroutier près de la frontière italienne, janvier 2000 (Eric Gaillard/Reuters).

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Portrait de N.MARECHAL

à Millecalottes SARKASTIK Portrait de Millecalottes SARKASTIK De N.MARECHAL

13H22 | 23/09/2008 | Permalien

Excellent ! ! ! c'est tout à fait juste.

Comme en plus que les grands routiers (camions) ont l'obligation de prendre l'autoroute, les routes secondaires deviennent plus agréables et beaucoup moins stressantes.

En pratique, sur les GPS, il suffit de mentionner dans les options que l'on ne désire pas prendre l'autoroute et l'affaire est dans le sac.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 11H11 | 23/09/2008 | Permalien

Des files interrompues de camions geants remplies de saloperies explosives avec des conducteurs completement drogués qui telephonent et regardent des films pornos tout en conduisant …
Des primates poilus en short qui libèrent leurs petits sonnés et saucissonnés de leurs voitures cages pour aller jouer sur des eres de jeux en plastique en bouffant des sandwichs en plastique…
Des radars et des gendarmes deguisés en marines americains planqués qui nous surveillent avec des viseurs à canon ..
Une radio Autoroute style « Good Morning Vietnam » qui vous parle comme à des enfants et vous signale tout le temps qu » il y a une voiture qui brûle , un chevreuil fou qui charge les voitures rouges ou un retraité à contre sens ou voire même un retraité à contre sens qui s'est mangé un chevreuil et dont la voiture à pris feu …
Des stations qui concourent pour le prix du tarif maximum sur l'essence et des péages pour celui du prix maximum au kilomètre ..

Moi , je prend ma voiture que pour les vacances et c'est sur des nationales ombragées et des départementales qui sentent bon . Je plains ceux qui sont obligés de prendre ces putains d » autoroute , mais ceux qui sont volontaires pour se faire pigeonner , qu » ils payent !

Portrait de MAGENTA

à Numerosix Portrait de Numerosix De MAGENTA

Pesteux génétique | 15H10 | 23/09/2008 | Permalien

Faut pas déconner ,je te suivais l'autre jour alors que tu venais de monter dans ta voiture après avoir passé quelques instants dans la camionette de cette jeune femme qui se gare au carrefour de la nationale et ça sentait fort la clope ! ! !
 : -))))))

Portrait de Millecalottes SARKASTIK

à MAGENTA Portrait de MAGENTA De Millecalottes SARKASTIK

Variable | 15H56 | 23/09/2008 | Permalien

« Des filles interrompues, des camions geants remplies de saloperies explosives… »

RAS

Cordialement

Portrait de lesuperdidou

De lesuperdidou

Saltimbanque | 11H19 | 23/09/2008 | Permalien

« Autoroutes : pourquoi les tarifs vont encore augmenter »
Réponse :
Pour que les actionnaires gagnent encore plus !
Le reste n'esr que littérature !

Portrait de lesuperdidou

à lesuperdidou Portrait de lesuperdidou De lesuperdidou

Saltimbanque | 13H41 | 23/09/2008 | Permalien

Heu, claire et intéressante la littérature.Ce n'était pas péjoratif.
Milescuz !

Portrait de Janus 333

à lesuperdidou Portrait de lesuperdidou De Janus 333

Slainte! | 20H19 | 23/09/2008 | Permalien

Ben oui ! S'il y en a qui n'ont pas encore compris la logique et les conséquences des privatisations, c'est qu'ils ont des oeillères ou qu'ils sont bouchés. Si l'état n'avait pas fait ces cadeaux au privé, ses caisses ne seraient pas si vides !

Portrait de kerfonte

De kerfonte

11H24 | 23/09/2008 | Permalien

L'autoroute augmente de manière disproportionné.
Le carburant augmente malgré la baisse du baril (Total va nous annoncer probablement un nouveau record de bénéfices)
Moins de français partent en vacances.
La consommation d'essence en Août n'a jamais été aussi faible.
Y aurait-il une relation de cause à effet ?

Les autoroutes sont les routes les moins accidentogènes et on incite les français à ne pas les prendre. On roule moins vite sur les nationales, on traverse des villes et villages, on consomme moins mais on se tue et on n'y tue plus facilement.
Au moins, nous n'aurons plus d'embouteillage sur les aires de repos !

Portrait de VinceDeg

De VinceDeg

étudiant | vincedeg.nolizard.org | 11H24 | 23/09/2008 | Permalien

J'aimerai bien avoir une estimation du coût de cette privatisation pour le citoyen :
- D'une part, bizarrement, et comme pour toutes les privatisations, l'action a été bradée par l'état lors de son introduction, on dit sous-évaluée. On dirait presque que certains voudraient faire un cadeau à leurs copains qui ont les moyens d'acheter lesdites actions… J'estime que l'écart entre la valeur à l'introduction et la valeur un an après est une somme dont l'état s'est volontairement privé.
- D'autre part, on peut aussi considérer que, étant donné que la dette de ces sociétés n'augmente plus, au contraire, et donc qu'elles doivent moins rembourser d'années en année, le citoyen paye inutilement une somme croissante. On peut être sûr que au moins la somme supplémentaire des frais de péage depuis que ces sociétés ont été vendues est une somme de laquelle on se fait arnaquer.

Donc voilà, j'aimerai bien avoir une estimation de ces deux sommes, si un expert traine dans le coin…

Et puis après on pourra faire des calculs rigolos. Genre on prend la somme de laquelle l'état s'est privée lors de l'introduction en bourse et on transforme ça en nombre d'hopitaux ou de tribunaux de proximité. Ou alors transformer les bénéfices supplémentaires de ces sociétés, qui ne tombent plus dans la poche de l'état mais dans des poches privées, en nombre de fonctionnaires qu'on pourrait s'empêcher de supprimer…

Portrait de la champenoise

à VinceDeg Portrait de VinceDeg De la champenoise

11H47 | 23/09/2008 | Permalien

« on dirait presque que certains voudraient faire un cadeau à leurs copains … »
Pour moi, ce n'est pas on dirait, c'est certain ! Car où était la raison de les privatiser sinon cela. D'autant que cela a été fait juste au moment où cela devenait de plus en plus rentable, comme par hasard.

Portrait de VinceDeg

à la champenoise Portrait de la champenoise De VinceDeg

étudiant | vincedeg.nolizard.org | 12H19 | 23/09/2008 | Permalien

Ouais, d'ailleurs, je rajoute un truc.
J'aimerai savoir la justification d'une quelconque privatisation sur un marché sur lequel il ne peut y avoir de concurrence libre et à peu près parfaite. Rien dans la théorie libérale ne justifie des privatisations si ces conditions ne sont pas réunies. Je mets au défi un économiste ultra-libéral un peu sensé de me dire droit dans les yeux qu'un monopole privé est efficace économiquement pour la collectivité.

Donc tout ce qui est réseau ou infrastructure doit logiquement rester dans le domaine public, au moins pour des questions pragmatiques d'efficacité économique. On va pas me dire que pour l'eau, les routes, les lignes de train, le téléphone, les bureaux de poste c'est intelligent voire faisable d'avoir plusieurs réseaux en parallèle pour avoir une vraie concurrence… Ca me fait marrer quand la droite loue le pragmatisme et dénonce l'idéologie, là c'est un exemple où ils appliquent eux même une idéologie très conne sans réfléchir.

Les solutions de délégation de service public à des entreprises privées sont souvent une vaste connerie, faut pas croire que faire un appel de marché public tous les 20 ans suffise pour contrer les effets désastreux d'un monopole privé entre les deux. Voir par exemple l'exemple de la gestion de l'eau : dans les villes où c'est public, c'est tout simplement moins cher.

Mais par contre - là où certains ne vont pas être d'accord avec moi je sens - pourquoi pas permettre à plusieurs opérateurs de se tirer la bourre pour vendre un service commercial basé sur un réseau qui est lui public. En téléphonie fixe/internet ça marche pas trop mal. Si on prend l'exemple de la téléphonie mobile, j'aimerai bien que les réseaux soient nationalisés et fusionnés pour une meilleure couverture du territoire, mais laisser Orange, SFR et Bouygues vendre l'utilisation de ce service. Même pour les trains, on peut envisager une certaine concurrence tant que le réseau reste public et est bien entretenu.

Portrait de anti_Tsarcosy

à VinceDeg Portrait de VinceDeg De anti_Tsarcosy

etudiant | 18H09 | 23/09/2008 | Permalien

Le problème si on conserve le réseau de téléphonie ou des voies ferrés, c'est qu'avec elle on conserve tout la partie non rentable (les gros frais, la dette)…les opérateurs privés aurait la partie rentable.

Portrait de VinceDeg

à anti_Tsarcosy Portrait de anti_Tsarcosy De VinceDeg

étudiant | vincedeg.nolizard.org | 23H47 | 23/09/2008 | Permalien

Ben pas forcément, on peut tout à fait facturer à ces opérateurs l'utilisation de ce réseau à des tarifs qui couvrent les frais. Et encore, d'une certaine façon l'aménagement du territoire fait partie des missions de l'état et on peut justifier que ça soit financé par les impôts.

Après, vu qu'il n'y a plus de méga investissements à faire pour se lancer dans le marché, une vraie concurrence peut se mettre en place qui fasse baisser les prix à un niveau optimal, sans de bénéfices trop abusés pour ces sociétés et avec une bonne qualité de service…

Regarde, pour la téléphonie et l'internet, c'est un peu ce qui s'est passé, bah c'est plutôt réussi, on est un des pays avec le plus gros taux de pénétration de l'ADSL et de la téléphonie par internet, à des prix vraiment pas trop mal. Ceci parce que Free, Neuf, etc…, peuvent passer par le réseau de FT qui leur facture à son coût d'entretien.

Portrait de tooms4444

à la champenoise Portrait de la champenoise De tooms4444

p'tit con | 13H23 | 23/09/2008 | Permalien

Mais enfin, la France aurait besoin de plus d « investisseurs dévoués et travailleurs en diable comme ceux-là, c'est ce qu'on se tue à vous dire…

Portrait de Di

De Di

mère déchlorurée (papotable) | 11H26 | 23/09/2008 | Permalien

A force de toujours payer plus et de toujours gagner moins, ils vont faire comment, nos dirigeants, pour trouver l'argent, lorsque 90% de la population sera devenue pauvre ? Ces autoroutes étaient payées avec nos impôts : avons nous constaté la moindre petite baisse ou la moindre petite taxe en moins depuis leur privatisation ?

Portrait de Manu_b

à Di Portrait de Di De Manu_b

Bricoleur professionnel | 11H46 | 23/09/2008 | Permalien

Mais parceque « rien ne se perd, rien ne se crée »
pourrait aussi s'appliquer ici. les plus riches, dépenseront pour les pauvres, continueront a faire la boutique, entre eux, pour eux, et le reste pourra bien crever la bouche ouverte… enfin pas trop non plus, sinon qui v faire le manar et aller au taf a leur place ?

Portrait de FO le dire

à Di Portrait de Di De FO le dire

Nantes | 18H00 | 23/09/2008 | Permalien

Nos impôts servent à payer le service de la dette à des banques privées … ENCORE ! !

Portrait de layote

De layote

11H27 | 23/09/2008 | Permalien

Parce que c'est bien connu , privatiser c'est augmenter les profits donc ponctionner le consommateuir qui n'est plus un usager.C'est ainsi pour la SNCF qui déraille , la poste et bientôt les hopitaux.

Portrait de Grognard des temps modernes

De Grognard des temps modernes

Demi solde | 11H31 | 23/09/2008 | Permalien

Encore un domaine ou nous, automobilistes, avons le pouvoir de boycotter les autoroutes. Il est à se demander si un jour nous réussirons à prendre conscience du formidable pouvoir que nous avons tous ensemble !

Portrait de philippe8888

à Grognard des temps modernes Portrait de Grognard des temps modernes De philippe8888

on the road | 12H31 | 23/09/2008 | Permalien

sauf qu il est loin de temps ou tout le monde s unissais pour la meme cause…

helas 3x helas

Portrait de ecor1

De ecor1

sur le fil | 11H33 | 23/09/2008 | Permalien

Si quelqu'un pouvait m'expliquer un truc : si les autoroutes sont une bonne affaire pour les sociétés exploitantes, pourquoi diable les avoir privatisées. Ca aurait fait des entrées d'argent dans les caisses de l'état.

Portrait de Lise Barcellini

à ecor1 Portrait de ecor1 De Lise Barcellini (auteur)

Journaliste | 11H42 | 23/09/2008 | Permalien

« Si les autoroutes sont une bonne affaire, pourquoi diable les avoir privatisées ? »

C'est justement la question que se posaient les détracteurs de la privatisation à l'époque.

Réponse : pour renflouer provisoirement les caisses de l'Etat (14 milliards d'euros) et se donner temporairement une petite marge de manoeuvre.

 

Portrait de parousnik

à Lise Barcellini Portrait de Lise Barcellini De parousnik

14H20 | 23/09/2008 | Permalien

14 milliards que Sarkozy s'est empressé de rendre justement au plus gros parasites-actionnaire…et la marge reste a la source dans les poches de ceux qui ne peuvent pas faire autrement que de payer payer et payer encore… Certes qlqs priviligiés sont recoivent un revenu leur permettant de ne même pas s'apercevoir de la dépense beaucoup ont une carte de crédit autoroute payé par leurs employeurs dont certains ne recoivent d'ailleurs jamais aucune facture (petits cadeaux entre gens du même monde ou petits services invisibles un peu comme les amendes)…De plus ces autoroutes une fois remboursées devaient devenir gratuites…mais ou placer l'argent que rapporte le parasitisme actionnaire alors une fois remboursées les bénéfice sont devenu la propriétés des actionnaires…qui entre nous ne paient pas les péages des autoroutes du moins pour les plus gros… Leur réclamation d'augmentation n'est justifié que par leur rapacité du toujours plus de bénéfice sans rien foutre…

Portrait de Di

à Lise Barcellini Portrait de Lise Barcellini De Di

mère déchlorurée (papotable) | 10H10 | 24/09/2008 | Permalien

Ah ! Et moi qui croyais bêtement que gouverner, c'était PREVOIR !

@« Si les autoroutes sont une bonne affaire »

Un seul péage, (sur la côte) c'est des millions d'euros par jour. Comptez. : )

Portrait de DARKP

De DARKP

Dauphin | 11H40 | 23/09/2008 | Permalien

Tout bonnement scandaleux et partie intégrante du désinvestissement de l'état et de la corruption des collectivité locales. On se fâche dans l'hémicycle mais on rigole bien dans les différents conseils d'administration. Droite ou gauche même combat pour piller les caisses… Moi je propose que nos impôts baissent avec le désengagement de l'état. parce que je ne sais pas ce que vous en pensez mais, payer des infrastructures avec nos impôts, puis repayer pour les utiliser, puis repayer suite à des gestions calamiteuses dignes de mafieux, je trouve que c'est carrément se foutre de la gueule du monde. Déjà, fallait pas les vendre c'était à nous, les contribuables. C'est énervant comme on nous sollicite pour élire trois cons de gauche ou de droite mais pas pour les questions importantes comme les privatisations dans tous les secteurs alors que cela appartient à la France, merde. En gros c'est je m'invite chez toi et je vend les meuble pendant que t'es au boulot ! c'est vraiment n'importe quoi. Il y a un paquet de poux qui nous vive dessus et nous vident de notre sang. Il va bien falloir trouver une solution à ce grave problème avant qu'ils ne vendent la France toute entière en viager à la chine ou à je ne sais qui qui cherche un petit coin tranquille avec vu sur mer et montagne. Je suis de plus en plus énervé qd même !

Portrait de Courageux anonyme

De stangrof

11H46 | 23/09/2008 | Permalien

Bonjour, décidemment , il faut tout expliqué ici. Comment ca marche , c'est trés simple. ON nous dit que l'état va investir dans de grandes infrastructures, tout le monde applaudit, quand tout est fini et que ça marche, on vient nous dire , ho lala , l'état n'est pas fait pour gerer les compétences du privé et on revend pour des clopinettes a ses petits copains. Un grand classique. ces fameuses autoroutes ont été payés plusieurs fois par les impots et les peages.
A bientôt

Portrait de noftal

De noftal

14H52 | 23/09/2008 | Permalien

On peut débattre de ce qu'on veut, mais évitons les contre-vérités : pas un centime d'impôt n'a été dépensé pour la construction des autoroutes.
- l'état définit un plan d'infrastructures sur plusieurs années. Il s'agit d'une « ambition » (toutes ces infrastructures ne verront pas forcément le jour)
- il lance un appel d'offres des SEM (sociétés d'économie mixtes) qui joueront le rôle du maître d'ouvrage.

A la genèse, le cahier des charges de ces SEM est le suivant :

- piloter la conception (y compris la définition du tracé)
- piloter la réalisation (les travaux),
- FINANCER les 2 étapes précédentes
- exploiter ultérieurement l'autoroute pendant une durée prédéfénie (= concession). Pour financer cette exploitation et amortir le coût de construction, le concessionnaire aura le droit de percevoir un péage

Au fil des ans, avec l'apparition de besoins en autoroutes annoncées comme pas forcément rentables (A5, A39, A89) mais jugées essentielles par l'Etat dans sa politique d'aménagement du territoire (relier Bordeaux à Lyon, doubler l'A6 tout en désenclavant la Champagne, Bourgogne et Jura), les négociations de ces contrats ont été abordées de façon globale : le péage ne permettant pas de financer l'exploitation de ces dites autoroutes (puisque pas assez fréquentées - vous me suivez ? ), des prolongations de concessions ont été accordées aux SEM qui étaient déjà concessionnaires d'autoroutes rentables (A6, A7, A10) en contrepartie de leur prise en charge de ces autoroutes non rentables.

Sans ce système de vases communicants, on peut considérer que le réseau serait aujourd'hui réduit aux seules autoroutes rentables (A1, A4, A6, A7, A10, A13…), la plupart étant au départ de Paris.. Ou alors, il aurait fallu abandonner le principe complètement et financer les nouvelles autoroutes sur les deniers de l'Etat donc sur l'impôt.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le financement par concession est le seul qui a permis de développer aussi rapidement le réseau autoroutier pour rattrapper le retard qu'avait la France dans les années 70 par rapport aux autres pays européens (dans les années 70, il n'y avait qu'un bout d'A6 et d'A13). En tout état de cause, l'Etat n'aurait jamais eu les moyens de financer lui-même ces autoroutes en si peu de temps.

Portrait de la champenoise

à noftal Portrait de noftal De la champenoise

20H54 | 23/09/2008 | Permalien

Mais justement, rien n'obligeait l'état à modifier le système précisément au moment ou arrivait la pleine rentabilité.

Portrait de bdm

De bdm

11H51 | 23/09/2008 | Permalien

Si les « autoroutes » sont gratuites en Bretagne, c'est à cause d'un héritage historique. Lorsque Anne de Bretagne à négocié le ratachement de la province à la France, elle a obtenu que toutes les voies de circulations restent gratuites pour tous (ce qui n'était le cas en France déjà à cette époque). Je serais curieux de voir la réaction des indépendantistes bretons si on leur impose des péages. Ca risque de chauffer…

Portrait de Gandijyn

à bdm Portrait de bdm De Gandijyn

13H16 | 23/09/2008 | Permalien

chaque tentative de paiement des autoroutes = un relais TV ? … : )))

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