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Souffrance au travail : appel aux questions à Marie Pezé
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 24/09/2008 | 16H38

Un livre dont on ne sort pas indemne. Vendredi matin, Rue89 va interviewer, avec vos questions, Marie Pezé, psychologue dans la première consultation « Souffrance et travail » en France. Elle vient de publier « Ils ne mouraient pas mais tous étaient frappés ».
Un documentaire du même nom, sorti en salle en 2006, avait permis au public de jeter un œil dans cette consultation si particulière, où se lisent les maux de notre société. Là, accompagnés d'une professionnelle dotée d'une écriture précise, à la fois ultra sensible et médicale, on entre dans le psychisme d'Agathe, aide-soignante paranoïaque ; de Serge, qui cherche dans son travail à se « sentir vivant » ; de Solange, secrétaire martyrisée par un chef qui lui fait coller les timbres à 4 mm du bord ; de Fatima, femme de ménage illettrée devenue poète…
Au-delà de ces destins personnels, ce livre révèle à quel point « le travail nous confronte à nous-mêmes », « pour le meilleur, dans l'espoir d'élargir et d'enrichir notre savoir, nos compétences, notre contact au monde », mais « pour le pire quand le travail est vide de sens, quand il contraint nos corps, quand il verrouille notre fonctionnement mental ».
Voici brièvement les idées fortes du livre, qui vous permettront de lui poser des questions :
- Le travail définit l'identité : « Travailler n'est pas seulement produire, mais se travailler soi-même. Le sujet qui affronte authentiquement le travail accepte de se faire habiter tout entier par lui. Chacun des patients présentés dans ce livre investissait son travail, avec énergie et endurance, dans une forte résonance symbolique. (…) La mise en échec au regard des exigences que nous avons de nous-même fait chavirer l'estime de soi. Alors, on s'accuse d'impuissance, on est habité par des sentiments de honte et d'indignité. L'idée du suicide comme seule délivrance peut ainsi se profiler ».
Et pourtant, travailler engage bien plus que notre intellect. Pour l'ouvrier qui « danse » sur son échafaudage comme pour le chirurgien admirant le moiré du tendon qu'il suture, pour la caissière qui vous reconnaît et donc vous sourit vraiment, pour la psychanalyste qui perçoit l'angoisse de son patient avec tout son corps, travailler implique de convoquer corps organique et corps érotique. »
- L'impossibilité de démissionner aggrave les cas : les salariés en souffrance sont dans l'impasse. Ils ne peuvent démissionner, sous peine de perdre tous leurs droits sociaux. Ainsi, il faut tenir coûte que coûte ; parce que le salaire tombe à la fin du mois. Seul l'arrêt maladie est capable d'alerter les médecins et l'entreprise elle-même sur le fait que quelque chose ne va pas. D'arrêt maladie en incapacité de travail, les plus en peine finissent pas être pris en charge par la Sécurité sociale, alors qu'une possibilité de s'octroyer une pause avant de craquer aurait pu éviter la chute.
- La peur comme mode de management : une « idéologie manageriale » s'est propagée dans le monde de l'entreprise, note Marie Pezé. A force d'objectifs chiffrés, pas toujours compréhensibles par les salariés, d'injonctions paradoxales venant d'une hiérarchie autoritaire, les plus faibles plongent dans le stress, la dépression, et finissent par craquer.
- La mise en cause de l'organisation du travail : l'auteur cite l'exemple d'un boucher, dont le métier s'appuie sur des compétences dans la coupe, l'anatomie animale et le geste de travail. Or ce boucher employé dans une cuisine industrielle « a subi une modification de ses conditions de travail, une organisation rationalisée, taylorisée, chaque tâche est séquencée, morcelée (…)et le travail se résume à une simple manutention nécessitant aucune compétence particulière ».
- La spécificité des femmes : beaucoup des patients de Marie Pezé sont des patientes, victimes de machisme, voire considérées comme des objets sexuels par leur hiérarchie. Pire encore est leur sort si elles sont divorcées avec des enfants à charge, noyées sous les contingences et la précarité.
- Les ressources humaines sont en danger, crie Marie Pezé, en épilogue. « Certes les consultations Souffrance et Travail se sont multipliées (plus d'une quinzaine aujourd'hui). Mais sans financement, toujours grâce à des initiatives locales (…). A qui demander conseil ? Vers qui se tourner quand l'exécution du geste de travail devient difficile ? » La question reste largement sans réponse. Certes la justice entend maintenant le préjudice de harcèlement, et peut obliger les fautifs à réparer. « Mais quelle réparation possible pour un emploi perdu. Pour l'atteinte à la santé mentale et/ou physique ? pour la perte du sens du travail ? » et « quelle place pour la prévention ? » interroge l'auteur.
► Ils ne mouraient pas mais tous étaient frappés par Marie Pezé - Editions Pearson - 17€.
Photo : un boucher au travail (Christina Hu/Reuters).
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De marie 75 3563
16H57 | 24/09/2008 |
film excellent ! !
De marie 75 3563
17H31 | 24/09/2008 |
Rue 89 ? ? ?
Plutôt que de nous parler des amours et du Tam-tam Sarko… pourriez-vous faire de l'info ?
Depuis hier matin, l'usine de Sandouville est en grève
de CGT RENAULT
Le personnel n'accepte pas le chantage et de nouvelles pertes financières dues au chômage organisé par la direction.
Depuis hier, 11h20, les salariés de Sandouville sont très majoritairement en grève suite à l'annonce de 15 jours de chômage en octobre pour les salariés des secteurs de la Laguna et l'Espace. Aucune production n'est assurée. Pour novembre, la direction prévoit à nouveau 15 jours de chômage pour les salariés du secteur Laguna.
Les salariés vont travailler une semaine sur deux jusqu'à la fin de l'année. A partir du 12 novembre, la cadence journalière du secteur Espace et Vel satis descendra à 6 minutes de temps de cycle au lieu de 3 minutes actuellement.
Pour janvier 2009, la direction annonce également que l'ensemble du personnel de Sandouville travaillerait en horaire normal, avec encore du chômage tous les 15 jours pour le secteur Laguna, « tant que la direction de Sandouville n'auraient pas 1 000 volontaires pour quitter l'entreprise » comme annoncé au CE d'hier.
A défaut d'obtenir « des départs volontaires », la direction de Renault entend pénaliser une nouvelle fois les salariés avec des pertes financières d'au moins 350 € par mois (un P1cs perd 35 € par jour) en organisant des jours de chômage.
Rien ne justifie l'organisation de journée de chômage à Sandouville ou de journées non travaillées dans les autres sites de RENAULT.
En créant un climat de sinistrose dans tous les établissements de Renault, la direction espère ainsi conduire les salariés à quitter l'entreprise faisant passer le message « qu'il vaut mieux partir maintenant plutôt que subir un éventuel licenciement demain »
• Les salariés ne sont pas dupes, ils connaissent la situation de Renault qui au cours des 5 dernières années à cumulé 15 milliards d'€ de profits et qui disposent de plus de 6 milliards de trésorerie.
• Les salariés savent que le problème réside dans l'unique objectif d'atteindre 6% de marge opérationnelle en 2009, avec le versement de 1 300 millions de dividendes promis aux actionnaires.
Ce ne sont pas les salariés qui doivent payer la facture d'une stratégie qui tourne le dos à l'intérêt collectif des salariés et des populations. Le chômage ravage déjà les populations dans toutes les régions où Renault est présent. En voulant licencier 5 000 salariés en France, ce sont au moins 20 000 à 30 000 emplois qui risquent de renforcer la longue liste des sans emploi (sous-traitants équipementiers…). Ce dont RENAULT a besoin, c'est d'une autre stratégie industrielle et sociale. RENAULT n'a pas besoin de 6% de marge opérationnelle pour assurer la conception et la fabrication de véhicule répondant à la capacité du pouvoir d'achat des populations et aux enjeux écologiques.
Ce ne sont pas les marges qu'il faut privilégier, mais les volumes.
Concevoir et fabriquer là où l'on vend.
La coordination CGT appelle les salariés de tous les sites de Renault à ne pas laisser la direction casser notre entreprise au profit de quelque uns et à porter l'exigence d'une autre stratégie industrielle et sociale.
Le capital humain doit être au cœur de la stratégie industrielle et sociale de RENAULT
à marie 75
De Arnaud Aubron
Rue89 | 17H41 | 24/09/2008 |
J'ai peur que ma réponse ne ressemble beaucoup à celle que je vous ai faite hier.
D'abord nous se sommes pas une agence de presse, nous n'avons pas vocation à couvrir toutes les actualités qui se présentent. Nous n'en avons ni l'envie ni les moyens. Ensuite, nous n'avons pas plus de correspondants à Sandouville qu'aux Ponts-de-Cé.
Je comprends que cela puisse vous décevoir, mais si vous trouvez ici un ton différent (nous l'espérons en tous cas), c'est aussi parce que notre couverture de l'actualité est partielle.
En ce qui concerne Renault, François Krug a consacré un passionnant article à l'histoire d'amour entre l'ancienne régie et les Français et nous ne nous interdisons pas de suivre cette grève plus tard.
Comprenez-nous, si nous nous obligeons à faire de l'actu en temps réelle, à parler de tout, à avoir un avis sur tout, nous n'aurons plus d'avis sur rien et ce site ressemblera à tous les autres. Ce que ni vous ni nous ne souhaitons.
à Arnaud Aubron
De marie 75
3563
17H59 | 24/09/2008 |
réponse jésuite …
Mais bonne soirée …
« Le courage c'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
à Arnaud Aubron
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H12 | 24/09/2008 |
D'accord, Arnaud. Mais Marie n'est pas hors sujet. Elle illustre le sujet de la souffrance au travail d'une manière imparable et pertinente.
La terreur (entretenue) de la perte d'emploi fournit le plus gros des bataillons de ceux que le travail a cassés.
à Jonas2
De Arnaud Aubron
Rue89 | 18H28 | 24/09/2008 |
Aucun problème avec ça. Je répondais juste à l'apostrophe : « Rue 89 ? ? ? Plutôt que de nous parler des amours et du Tam-tam Sarko… pourriez-vous faire de l'info ? » Pour le reste, je suis ravi que le sujet de la grève chez Renault soit abordé ici.
à Jonas2
De nemo3637
Déchoukeur | 23H23 | 24/09/2008 |
Je trouve même cette information très pertinente, prise à chaud dans l'actualité, exemplaire du stress et de ses conséquences sur les salariés.
Qui nous avait parlé de cette grève ?
Il fallait vraiment tourner les pages des journaux. Par contre les chaussettes du Pape, les bienfaits de la privatisation à la Poste et ailleurs, les états d'âme de Sarkozy ou de Bernard Tapie, alors là on en a plein les colonnes (ou plein le dos ? ).
à nemo3637
De folamour
09H43 | 25/09/2008 |
« Plein les colonnes ou plein le dos » ?
-les 2 mon capitaine.
Certes Rue89, vous ne pouvez parler de tout mais vos choix vous caractérisent. Perso, j'en ai aussi marre des inutilités qui polluent les colonnes. Bien à vous !
à folamour
De Dolores Messmaker
Situation à géométrie variable | 12H15 | 25/09/2008 |
Rien ne vous empêche d'aller sur un autre site si les choix de celui-ci ne vous conviennent pas.
à Jonas2
De tooms4444
p'tit con | 16H59 | 25/09/2008 |
Reste que Marie 75, même si elle est rarement hors sujet, fait beaucoup de « citations » ; il est donc légitime de se demander si la forme d'expression qu'elle a choisit (ces forums) est la bonne. Ne devrait-elle pas se contenter de fournir les liens ou d'ouvrir sa propre revue de presse ?
à marie 75
De Ludik69
toxico de l'info | 08H45 | 25/09/2008 |
« Rue 89 ? ? ?
Plutôt que de nous parler des amours et du Tam-tam Sarko… pourriez-vous faire de l'info ? “
L'info c'est vous non ? Au lieu de nous faire chier a chaque fois en remettant en question rue89, pourquoi vous faite pas votre propre blog ?
à Ludik69
De folamour
09H52 | 25/09/2008 |
NON, l'info, la vraie, c'est encore les journalistes qui sont censés la diffuser après l'avoir vérifiée.
N'importe qui peut faire un blog et y raconter ce qu'il veut, mais ce n'est plus de l'information. Ce sont des brèves de comptoir… !
Et sur un site de presse je préfèrerais y trouver de L'INFORMATION.
à folamour
De Ludik69
toxico de l'info | 10H15 | 25/09/2008 |
« Et sur un site de presse je préfèrerais y trouver de L'INFORMATION. » c'est pas le cas ici ? ?
Deja folamour je m'adresse a marie75, qui n'est pas journaliste, et remets en question l'utilité de certains sujets traité par rue89 en balaçant un article qu'elle estime plus « interessant ». Donc je suis entierement d'accord avec vous, mais vous êtes un peu hors sujet là ..
PS : en plus l'article n'est pas d'elle, et aucune source est cité, c'est pas ce que j'appel du journalisme.
à folamour
De Arnaud Aubron
Rue89 | 12H58 | 25/09/2008 |
« Et sur un site de presse je préfèrerais y trouver de L'INFORMATION. »
Comme vous y allez, il y a deux ou trois infos quand même, non ?
De karlM
17H39 | 24/09/2008 |
L'étymologie de travail est torture, le labeur qui voulait dire « oeuvre » est réservé à queques uns.
Quand à « Rue 89 », ils doivent plus hiérarchisé les infos, je suis ok avec Marie ! ! !
à karlM
De Houvaton nouveau compte
20H01 | 24/09/2008 |
C'est pas Karl M qui disait :
« la bonne société sera celle qui réduira le travail social (rien à voir avec les activités choisies) afin que puissent s'exprimer les facultés créatrices et ludiques des individus » ?
Ben, ils en prennent pas le chemin tous ces salariés serviles et soumis et uniquement interessés par le fric.
à Houvaton nouveau compte
De déluge
menuisier | 08H04 | 25/09/2008 |
Tu sais ce qu'ils te disent « ces salariés serviles et soumis et uniquement interessés par le fric. » ?
Je peux pas l'écrire, je crains d'être hors charte.
A part ça, toujours heureux en Suisse ?
à déluge
De Gudule
17H09 | 25/09/2008 |
Quant à lui il est interressé par la pouésie, le chant des oiseaux, son prochain mais absolument pas par le fric, les sous, le pognon.
Il est au-dessus de tout ça.
à déluge
De Houvaton nouveau compte
05H14 | 26/09/2008 |
Déluge t'as pas à craindre d'être hors charte, tu fais partie des consuméristes et des formatés comme Rue89 les aime.
Quant à mon commentaire, il faisait partie d'une série de trois posts dont les deux premiers ont été censurés par le très indépendant journal r89 …
Et toi, ton night club pour blaireaux il avance ?
(faut quand même être taré pout imaginer que celui qui cite X est Xiste ou Xien)
Vive la démocratie directe qui existe en Suisse et en Allemagne (depuis les années 1990 pour cette dernière), non à la démocratie française « représentative » pour blaireaux qui ont besoin de leaders.
à Houvaton nouveau compte
De Pierrrrre
11H39 | 25/09/2008 |
»…C'est pas Karl M qui disait :
« la bonne société sera celle qui réduira le travail social (rien à voir avec les activités choisies) afin que puissent s'exprimer les facultés créatrices et ludiques des individus » ? … »
► ouais, et il y a un adepte du Marxisme, membre du Parti Communiste Français, et formé dans nos université françaises qui est allé appliquer ces beaux principes en son pays, le Cambodge.. il s'appelle Pol Pot.
à Pierrrrre
De Teez-teez
Back in the USSR | 14H12 | 25/09/2008 |
Pourquoi toujours jeter le bébé communiste avec l'eau du bain totalitaire ? S'il y a eu des acquis sociaux en Europe après 1945, c'est bien parce qu'il y avait la peur de la Révolution mondiale fomentée par le contre-modèle soviétique… Maintenant que l'idéologie capitaliste a vaincu, on a gagné quoi, nous, concrètement ?
à Teez-teez
De Pierrrrre
15H09 | 25/09/2008 |
»…Maintenant que l'idéologie capitaliste a vaincu, on a gagné quoi, nous, concrètement ? … »
► on a gagné de pouvoir surfer librement sur internet,
on a gagné de pouvoir vivre dans une société prospère,
on a gagné de pouvoir vivre dans une société démocratique où les libertés sont préservée,
on a gagné de pouvoir se plaindre alors que nous sommes des nantis par rapport aux populations des pays à économie socialiste.
à Pierrrrre
De Gudule
17H12 | 25/09/2008 |
on a gagné de pouvoir surfer librement sur internet,
wouahou, ça c'est chouette alors
on a gagné de pouvoir vivre dans une société prospère
vouiiii ? ? ?
on a gagné de pouvoir vivre dans une société démocratique où les libertés sont préservée
lire à ce sujet le tout petit encart de J-L Porquet dans le « canard » de cette semaine
on a gagné de pouvoir se plaindre alors que nous sommes des nantis par rapport aux populations des pays à économie socialiste.
mais oui bien sûr, voir plus haut.
à Pierrrrre
De TToon
les financiers à la lanterne | 15H54 | 25/09/2008 |
Que cette réponse est conne.
Tiens je fais faire également un sophisme.
P5r est un ultra libéral. Les ultra libéraux ont causé des millions de morts en raison de leur cupidité. Donc P5r est un meurtrier. Par conséquent, (version US) il convient de le mettre à mort.
à TToon
De Pierrrrre
16H18 | 25/09/2008 |
»….Les ultra libéraux ont causé des millions de morts en raison de leur cupidité….. »
► où ça ?
Concernant ma réponse « conne » faisant référence à Pol Pot, sachez quand même qu'en ce moment, siègent au Parti Communiste ainsi qu'au Parti Socialiste des anciens partisans de Pol Pot qui à l'époque traitaient ces déportés cambodgiens vers les camps de la mort de « bourgeois cupides qu'on remettait au travail »
à Pierrrrre
De lyones
grand-mère en colère | 17H11 | 25/09/2008 |
Avez vous lu K.M. ? Surement pas car vous auriez alors compris que les kmers rouges n'étaient qu'un détournement de la pensée du philosophe, tout comme le stalinisme, pensée détournée pour servir de grands paranoïaques qui comme chacun le sait ont un énorme pouvoir de séduction sur les masses populaires hélas ! !
à lyones
De Pierrrrre
21H16 | 25/09/2008 |
»…Avez vous lu K.M…. »
► oui, une logique qui ne s'appuie pas sur la manière naturelle avec laquelle les gens fonctionnent entre eux.
Il théorise sur l'organisation de la ruche, positionnant l'individu comme serviteur de cette organisation.
On rencontre souvent des marxistes prétendant que Staline, Pol Pot, Castro ne seraient pas marxistes (discours nouveau qui n'existait pas avant la chute du mur de Berlin, discours rencontrés chez ceux qui justement applaudissaient et justifiaient les exactions des communistes).
Ils sont meme allés jusqu'à faire de la propagande pro nazie quand Staline était allié d'Hitler, et alors que les allemands occupaient la France (faut lire des numéros de l'huma, pro allemande à l'époque).
En fait, ce sont des gens dangereux, prets à retenter une nouvelle révolution d'octobre, comme ça, pour voir si ça pourrait mieux marcher cette fois ci.
Ils n'osent plus se dire marxiste, ils se nomment « alter-mondialistes » ou « anti-libéraux »…au moins on sait contre quoi ils sont,
mais quand à savoir pour quoi ils sont, c'est trés difficilie.
Oui, ils sont pour tous ceux qui veulent faire sauter nos démocraties occidentales, leurs trouvent plein de bonnes raisons.. pour les islamistes, qu'ils soient palestiniens, pro iraniens, pro syriens, l'important étant qu'ils soient anti-occidentaux, anti américains.
Et quand ils peuvent ouvrir les frontières de notre pays à toute la misère du monde, ils le font, espérant ainsi destabiliser un peu plus nos fragiles équilibres sociaux. Ils aiment s'afficher tels des gens de partage et de charité.. non, pas de charité, beurk la charité, à cause d'une connotation chrétienne sur laquelle ils aiment à cracher.
Non, ils sont S O L I D A I R E S et citoyens… oui, il y a des mots comme ça qu'ils aiment bien.
Et pour être solidaire, suffit de crier sur tous les toits sa compassion pour cette misère venue d'ailleur dont nous serions responsables…et de dire que ceux qui veulent s'en protéger sont des salauds égoïstes de droite.
Ils aiment s'afficher tels les défenseurs des travailleurs, et prétendent les défendre en attisant les grèves, en réclamant des blocages empéchant la fluidité des entreprises.
Ils aiment à considérer une embauche tel un travail à vie, et aiment à punir les entreprises qui débauchent en les taxant pour avoir embauché.
Leur logique rejoint la lutte des classes, avec les bons d'un coté, les méchants de l'autre.
Ils aiment à se dire athés, et pourtant ressemblent tant à ces bigots qui confondent religion et génuflexions,
éprouvent le besoin de séparer les gens en anges et démons,
et croient que la pluie, le froid le chomage ou l'inflation ne relèvent que d'un divin désir.
à Pierrrrre
De Fraise des Bois
Buveur | 16H55 | 26/09/2008 |
Bizarre, personne ne vous repond plus…
à Fraise des Bois
De Pierrrrre
17H02 | 26/09/2008 |
»…Bizarre, personne ne vous repond plus….. »
► c'est qu'il y a souvent réponse à la réponse.
Mais je me contenterai d'une fraise sur mon gâteau.
à Pierrrrre
De TToon
les financiers à la lanterne | 08H53 | 26/09/2008 |
Un seul fait me suffit : la spécialisation des productions agricoles au travers le monde contrecarrant l'autosuffisance alimentaire des populations.
A partir du moment où l'on est capable de nourrir la planète entière et qu'on ne le fait pas, c'est un crime contre l'humanité.
A partir du moment où 100 000 familles détiennent le tiers du PIB mondial alors que la mort dégaine sa grande faucheuse, la non distribution des ces richesses est assimilable à un crime contre l'humanité.
A partir du moment où les minarchistes se battent, et obtiennent gain de cause, et le pouvoir qui va avec, contre l'état providence, seul exemple historique de paravent contre la cupidité et la vanité de l'homme, ce combat est assimilable à un crime contre l'humanité.
Vous avez foi dans le libéralisme, comme j'ai foi dans le socialisme.
Aucun de nous n'est capable ne prouver qu'il a raison.
Toujours est-il que je ne crois pas qu'il est possible de laisser libres les hommes de vaquer aux affaires du monde, et encore moins d'organiser par eux mêmes la solidarité.
Quand bien même la majorité des hommes seraient fondamentalement bons, il suffit d'une infime minorité de hyènes pour que les effets macroscopiques escomptés par le libéralisme s'en trouve annulés. La cupidité et la vanité de ces hyènes entraînent dans leur sillage mort et destruction.
D'ailleurs, soit dit en passant, le libéralisme économique présuppose tout de même l'accès à des ressources illimités. Le scientisme du XIXe a vécu. Nous savons pertinemment qu'aujourd'hui tel n'est pas le cas. Si nous laissons faire les libéraux, rien ne changera et nous verrons arriver ces cohortes millionnaires de réfugiés du réchauffement climatique, les famines dévastatrices ayant par ailleurs déjà commencées (émeutes de la faim).
La plus grande erreur est de croire que le libéralisme est une donnée nécessaire de la démocratie. Cela suppose avant tout que chacun édicte ses propres règles intérieures, seules génératrices de liberté, comme l'a si bien montré en son temps Rousseau. C'est bien beau tout çà mais on n'est pas au pays de Candy ou des bisounours.
Vous noterez à cet égard que je ne suis pas non plus anarchiste pour ces mêmes raisons. Je ne crois pas en l'autogestion car elle comprend les germes mêmes de son échec : la confiance en tous.
La donnée nécessaire de la démocratie est donc pour moi un état fort dont les missions régaliennes s'étendent jusqu'au domaine de la nourriture, du logement, de la santé et bien entendu de l'éducation.
Le libéralisme ne peut avoir sa place que dans la vacuité de la production et de la consommation de produits futiles non nécessaires à la survie. Cela laisse encore pas mal de place
à l'enrichissement (modéré) de certains, source pour ceux-ci d'un statut social qu'un psyché immature appelle de ces voeux.
La crise que nous traversons aujourd'hui est encore la preuve que l'absence de règle est criminel. 700 milliards (certains planchent sur 1400 milliards nécessaires) pour sauver un système absurde alors que l'on nous répète à l'envie qu'il n'y a pas d'argent pour la solidarité la plus élémentaire (nourriture, logement, santé).
La crise de 29 est la pour nous rappeler que la cupidité dans la démocratie est mère de tous les vices. Cette cupidité nous a mené à la 2nde guerre mondiale. J'ai redoute la 3e.