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Eurostar : trafic limité dès mardi, les voyageurs indemnisés
AFP via LesEchos.fr21/12/09 | 16h49 -
Coentreprise EDF et l'électricien chinois CGNPC
Le Figaro.fr ( avec agences)21/12/09 | 15h02 -
HSBC : la France rend les fichiers bancaires à la Suisse
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Le Parlement a adopté définitivement le budget 2010
LeMonde.fr18/12/09 | 18h40 -
La justice donne tort à Moulinex pour le licenciement de 562 salariés
AP via Challenges.fr18/12/09 | 18h02
Souffrance au travail : appel aux questions à Marie Pezé
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 24/09/2008 | 16H38

Un livre dont on ne sort pas indemne. Vendredi matin, Rue89 va interviewer, avec vos questions, Marie Pezé, psychologue dans la première consultation « Souffrance et travail » en France. Elle vient de publier « Ils ne mouraient pas mais tous étaient frappés ».
Un documentaire du même nom, sorti en salle en 2006, avait permis au public de jeter un œil dans cette consultation si particulière, où se lisent les maux de notre société. Là, accompagnés d'une professionnelle dotée d'une écriture précise, à la fois ultra sensible et médicale, on entre dans le psychisme d'Agathe, aide-soignante paranoïaque ; de Serge, qui cherche dans son travail à se « sentir vivant » ; de Solange, secrétaire martyrisée par un chef qui lui fait coller les timbres à 4 mm du bord ; de Fatima, femme de ménage illettrée devenue poète…
Au-delà de ces destins personnels, ce livre révèle à quel point « le travail nous confronte à nous-mêmes », « pour le meilleur, dans l'espoir d'élargir et d'enrichir notre savoir, nos compétences, notre contact au monde », mais « pour le pire quand le travail est vide de sens, quand il contraint nos corps, quand il verrouille notre fonctionnement mental ».
Voici brièvement les idées fortes du livre, qui vous permettront de lui poser des questions :
- Le travail définit l'identité : « Travailler n'est pas seulement produire, mais se travailler soi-même. Le sujet qui affronte authentiquement le travail accepte de se faire habiter tout entier par lui. Chacun des patients présentés dans ce livre investissait son travail, avec énergie et endurance, dans une forte résonance symbolique. (…) La mise en échec au regard des exigences que nous avons de nous-même fait chavirer l'estime de soi. Alors, on s'accuse d'impuissance, on est habité par des sentiments de honte et d'indignité. L'idée du suicide comme seule délivrance peut ainsi se profiler ».
Et pourtant, travailler engage bien plus que notre intellect. Pour l'ouvrier qui « danse » sur son échafaudage comme pour le chirurgien admirant le moiré du tendon qu'il suture, pour la caissière qui vous reconnaît et donc vous sourit vraiment, pour la psychanalyste qui perçoit l'angoisse de son patient avec tout son corps, travailler implique de convoquer corps organique et corps érotique. »
- L'impossibilité de démissionner aggrave les cas : les salariés en souffrance sont dans l'impasse. Ils ne peuvent démissionner, sous peine de perdre tous leurs droits sociaux. Ainsi, il faut tenir coûte que coûte ; parce que le salaire tombe à la fin du mois. Seul l'arrêt maladie est capable d'alerter les médecins et l'entreprise elle-même sur le fait que quelque chose ne va pas. D'arrêt maladie en incapacité de travail, les plus en peine finissent pas être pris en charge par la Sécurité sociale, alors qu'une possibilité de s'octroyer une pause avant de craquer aurait pu éviter la chute.
- La peur comme mode de management : une « idéologie manageriale » s'est propagée dans le monde de l'entreprise, note Marie Pezé. A force d'objectifs chiffrés, pas toujours compréhensibles par les salariés, d'injonctions paradoxales venant d'une hiérarchie autoritaire, les plus faibles plongent dans le stress, la dépression, et finissent par craquer.
- La mise en cause de l'organisation du travail : l'auteur cite l'exemple d'un boucher, dont le métier s'appuie sur des compétences dans la coupe, l'anatomie animale et le geste de travail. Or ce boucher employé dans une cuisine industrielle « a subi une modification de ses conditions de travail, une organisation rationalisée, taylorisée, chaque tâche est séquencée, morcelée (…)et le travail se résume à une simple manutention nécessitant aucune compétence particulière ».
- La spécificité des femmes : beaucoup des patients de Marie Pezé sont des patientes, victimes de machisme, voire considérées comme des objets sexuels par leur hiérarchie. Pire encore est leur sort si elles sont divorcées avec des enfants à charge, noyées sous les contingences et la précarité.
- Les ressources humaines sont en danger, crie Marie Pezé, en épilogue. « Certes les consultations Souffrance et Travail se sont multipliées (plus d'une quinzaine aujourd'hui). Mais sans financement, toujours grâce à des initiatives locales (…). A qui demander conseil ? Vers qui se tourner quand l'exécution du geste de travail devient difficile ? » La question reste largement sans réponse. Certes la justice entend maintenant le préjudice de harcèlement, et peut obliger les fautifs à réparer. « Mais quelle réparation possible pour un emploi perdu. Pour l'atteinte à la santé mentale et/ou physique ? pour la perte du sens du travail ? » et « quelle place pour la prévention ? » interroge l'auteur.
► Ils ne mouraient pas mais tous étaient frappés par Marie Pezé - Editions Pearson - 17€.
Photo : un boucher au travail (Christina Hu/Reuters).
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à Pierrrrre
De jexiste
si, si | 12H02 | 25/09/2008 |
Ou trop bien travaillé !
à Pierrrrre
De léo solo
09H00 | 26/09/2008 |
c'est à la métaphore que l'on voit le bouché
à Pierrrrre
De léo solo
09H00 | 26/09/2008 |
c'est à la métaphore que l'on voit le bouché
De sitoihien
12H14 | 25/09/2008 |
« Le travail est une maladie. La preuve ? il y a une médecine du travail ». Coluche
Pour soigner cette maladie il faut des remédes
-Remettre en question la place centrale du travail dans la société.voir le livre de Hannah Arendt : « la condition de l'homme moderne » ou elle fait la différence entre le travail, l'oeuvre et l'action. En gros le travail concerne la production, l'oeuvre concerne la création artistique, et l'action concerne la politique.
-Un reméde de cheval ? le chômage. Avec le moteur de recherche altavista on trouve des milliers de pages sur les « chomeurs heureux » qui sont des exemples de guérison. Avec google on en touve beaucoup moins,(google n'aime pas travailler pour les chomeurs heureux), il n'est pas le seul, hélas.
à sitoihien
De jexiste
si, si | 12H27 | 25/09/2008 |
Et de quoi vit-il, le chômeur heureux ?
De LJ
Vache a lait | 12H55 | 25/09/2008 |
Souffrance au travail.
Ma premier question serait : ce phenomene est il largement rependu ? par type de travail, par position hierarchique, par branche d'industrie ou de service.
Que considere t'on comme souffrance au travail ? Comment est ce defini ?
N'y a t'il pas un risque qu'une personne trouvant que son travail est trop dur, complique, que son chef ne lui plait pas, dise que ces criteres sont une souffrance au travail alors qu'ils ne seraient que le quotidien pour ce type de travail ?
Le ressenti d'une situation selon les personnes est probablement tres different et certaines ressentiront souffrance alors que d'autres ne ressentiront rien de special (« Business as usual », la tres typique reponse de temps de gens). Cette difference est elle traite dans le livre ?
Le sujet m'interresse beaucoup car ne m'y reconnaissant pas du tout, j'ai hautement besoin d'eclairage !
De marie 75
13H30 | 25/09/2008 |
Il n'y a pas de chômeur heureux !
Je souviens encore de ce journaliste qui s'était tiré une balle dans le crane, au desk du monde, car il n'avait retrouvé que des piges.
Les conditions des salariés - par contre - atteignent des sommets de stress sans fin, allez voir le docu si vous le pouvez, il est poignant.
On crève de stress qd on travaille, avec la peur des lendemains qui ne chantent plus.
On crève de misère (financière d'abord, sociale sûrment) qd on est au chômage.
Faire de son métier une passion serait l'idéal, mais combien peuvent-ils le faire ?
Se réaliser … se conjugue maitenant en « faire du bénéfice ». Ils appellent ca l'intéressement !
à marie 75
De Fraise des Bois
Buveur | 17H05 | 26/09/2008 |
Chere Marie75, a vous lire, je ne sais plus si c'est du sarcasme ou si vous etes serieuse… Dans le doute, je vous demande… Quand vous dites : « On crève de stress qd on travaille, avec la peur des lendemains qui ne chantent plus. », etes-vous serieuse ?
Si non, je rigole de bon coeur avec vous et je vous porte un toast.
Si oui, alors les bras m'en tombent. Et pour dire le moindre, votre commentaire ne fait aucun sens.
De bifteack
pierreux | 14H22 | 25/09/2008 |
Je née, je travail, je fait des petits travailleurs ,et je crève. Elle est pas belle la vie. Il y a vraiment un problème dans nos sociétés Travaillez oui , etre de la viande à produire bonne à engraisser de vrais parasites qui nous pourrisses la vie non.
à bifteack
De Fraise des Bois
Buveur | 17H08 | 26/09/2008 |
Cher bifteack : Aprennez a parler et a ecrire correctement. Ensuite nous re-etudierons votre dossier et nous vous dirons ou est le probleme dans notre societe.
De cimabue
14H47 | 25/09/2008 |
Bonjour
Louable que de dénouer les fils vipérins qui usent le monde laborieux
Mais de la théorie du harcèlement à celle dont il est question ici, avec constat évident de mise en danger d'autrui, peut on en sortir par une autre voie que les thérapies ou jurisprudences, preuve que le mal est fait
Peut on prévenir ce gouffre de déperdition des energies au travail en se posant les vraies questions
A commencer par formation, comptétences, adaptations aux postes ceci dans l'ensemble des hierarchies avec en parallele bien sur l'evaluation non pas comme un hachoir mais comme un outil qui exploite et fait emerger le meilleur de chacun
en parallele des compléments formatifs
Le temps je sais est à la productivité maximum au moindre cout
Je trouve la note pourtant salée à court moyen et long terme
Un homme à terre coute cher
Quand il ne restera que des cadres en entreprise, subitement conscients que eux aussi ont éte maltraités, ils tomberont aussi
La lutte est la parade aux systemes complexes que sont devenues les entreprises, où il devient difficile d'envoyer quiconque à la barre , où tout le monde est responsable de cette hécatombe à un moment ou un autre
De jexiste
si, si | 16H40 | 25/09/2008 |
« A commencer par formation, comptétences, adaptations aux postes ceci dans l'ensemble des hierarchies avec en parallele bien sur l'evaluation non pas comme un hachoir mais comme un outil qui exploite et fait emerger le meilleur de chacun en parallele des compléments formatifs »
Vous oubliez un petit détail, nous sommes en France, pas aux Etats-Unis.
Les premières et plus grandes victimes de harcèlement moral sont toujours les mieux formé(e)s, les plus compétent(e)s.
On n'attend pas des travailleurs français qu'ils soient efficaces ou performants, on exige d'eux qu'ils plient à tout et à n'importe quoi.
De dt_ytsejam_dt
Frouze en Suisse. | 17H05 | 25/09/2008 |
Voila un sujet on ne peut plus important, et qui me parait bien traité. N'ayant pas (encore) lu le livre de Marie PEZE, je ne réagirais que sur le résumé qu'en fait Sophie VERNEY-CAILLAT.
Sur le travail comme une part de l'identité de l'individu je ne peux qu'être d'accord. Pensez par exemple à la vitesse à laquelle la profession/le métier arrive vite dans une conversation, regardez le nombre de contributeurs de ce noble site qui cite leur profession…Ne serait-ce que par le temps que nous y consacrons, le travail fait partie prenante de notre quotidien et dès lors défini et façonne notre personnalité tout autant que notre personnalité influe sur la façon dont nous exerçons. Je ne parle même pas ici du travail en tant qu'illustration d'un statut social, cela va bien au-delà. Et donc, si le travail est partie intégrante de la façon dont je me définis et dont les autres me perçoivent, on comprend mieux pourquoi les vexations subies, les mises en échecs peuvent se révéler encore plus dévastatrices…On comprend aussi pourquoi le Manager qui veut jouer sur les leviers de la peur et du rabaissement à non seulement un comportement répréhensible humainement mais aussi aberrant économiquement parlant. En effet, si le travail est partie de l'identité de l'individu, la tendance naturelle de la plupart des individus sera sans doute la recherche du meilleur accomplissement personnel dans le travail et donc le manager tient là un potentiel « gratuit » de motivation. Les concepts d'empowerment, chers aux Américains se basent là-dessus. Le rôle du manager est alors de définir des objectifs, discuter avec l'employé, et de faire ensuite confiance à l'employé dans l'utilisation de son savoir faire pour accomplir ces objectifs. Cela nécessite cependant plusieurs pré-requis. Tout d'abord la fixation d'objectifs mesurables et réalistes, compris et acceptés par l'employé. Ensuite, la confiance ne doit pas exclure le contrôle, et le manager doit veiller à ce que l'accomplissement des objectifs se fasse selon les procédures et règles en place dans l'entreprise. Enfin et surtout, le manager ne doit pas oublier son rôle de support qui implique de consacrer du temps à chacun de ses subordonnés, de faire des points réguliers et précis et surtout d'apporter tous supports nécessaires (Coaching, formation…). Toutes choses qu'hélas on ne voit que rarement, le manager étant généralement aussi le subordonné d'un autre manager et pouvant lui aussi subir pression et vexation. Le deuxième point donc de l'utilisation de la peur comme mode de management est un sans doute encore trop présent dans les organisations même s'il faut rester prudent en parlant d'idéologie managériale. En effet, le management par la peur procède plus souvent d'une attitude irrationnelle et non-contrôlée que de la réelle volonté d'obtenir des résultats par cette méthode que toute personne un tant soit peu intelligente sait vouée à l'échec. La problématique reste pour moi dans la pression reçu par le manager lui-même qui peut le pousser à agir de façon irrationnelle, dans la vision court terme qui pousse à penser que l'investissement en temps nécessaire à obtenir l'adhésion de l'employée est du temps perdu, mais aussi dans le manque de formation au management reçu dans les écoles comme dans les entreprises (même s'il est vrai que cela procède aussi de l'expérience et du savoir être).
La problématique de l'Organisation du Travail me semble moins pertinente tant il est vrai que les entreprises « exigent » de plus en plus de polyvalence de la part de leurs employés, ce qui n'est pas sans poser d'autres problèmes (de formation entre autre)…La tendance est plutôt à une certaine déstructuration et il devient, par exemple, de plus en plus difficile de rédiger des descriptions de taches (Job Descriptions) qui couvrent réellement et complètement ce que fait l'employé. Ce n'est donc pas tant l'Organisation du Travail que sa désorganisation qui peut être source de difficulté pour les employés.
Sur le thème de « l'impossibilité de démissionner », je suis partagé car tout d'abord cela n'est vrai que dans une situation de déséquilibre offre/demande sur le marché de l'emploi. Pour avoir mis en place des structures de services partagées en Irlande au début des années 2000, je peux vous assurer que les employés d'alors n'avaient aucune crainte de démissionner…et même savaient fort bien en jouer dans ce qui était certainement un juste retournement des rapports de force. Parce que la perte des « droits sociaux » comme résultante de la démission n'est vrai que si cela abouti à une période de chômage. D'où une deuxième remarque, si l'employé insatisfait de son emploi, prend ses responsabilités et se met à chercher un autre travail, tout en continuant à travailler dans son entreprise actuelle, certain trouveront le débouché permettant la sortie de l'impasse. De plus, il y a là un paradoxe parce que justement démissionner est bien la dernière chose à faire et l'entreprise le sait, et donc l'employé a ici un petit pouvoir puisque si l'employeur pousse à la démission, l'employé peut aussi essayer de pousser au licenciement…Il peut aussi jouer sur la publicité négative…et surtout ne dispose t'il pas d'organisations syndicales sensées le défendre…
Quand à la problématique du travail des femmes elle mérite largement un sujet à elle seule…et j'ai déjà été beaucoup trop long.
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 17H19 | 25/09/2008 |
Le travail doit être abordé aussi en termes de finalité sociale, combien travaillent, en plus des souffrances subies, pour produire des marchandises inutiles, des services redondants avec comme finalité débile de permettre à une poignée d'actionnaires d'acheter une énième voiture de sport avec le trop de fric dont il ne savent que faire en fuyant leurs devoirs fiscaux dans le pays qu'ils vampirisent. Le travail pour être vécu correctement, il doit avoir une finalité viable dans l'utilisation des profits engendrés et de l'utilité de sa production. Le jeux est casi entièrement faussé entre les dominations hiérarchiques très souvent contre productives et dues à des motivations inavouées de la part de ceux qui l'exercent, l'organisation des tâches contre productive mais clinquante à présenter lors des réunions , à la production de biens et de services inutiles dans l'absolu et engendrant des gachis d'énergie et de talent humain ainsi que de ressources matérielles et enfin dans la finalité des profits qu'une petite poignée de personnes stériles et dépourvus de talents dilapide de façon infantile.
De lecteur
lecteur | 19H05 | 25/09/2008 |
On peut comparer l'évolution du vocabulaire dans le monde du travail.
Dans les années 70, un DRH était directeur des relations humaines.On devait entendre dans « relation » d'abord une relation juridique entre l'employeur et le salarié, relation finalisée par le contrat de travail.
Puis,dans le courant des années 80, il est devenu un directeur des ressources humaines. Dans ressources, il faut entendre un terme comptable, une ressource étant la contrepartie d'un emploi en comptabilité, et ce vocabulaire apparait, je crois, dans un nouveau plan comptable à cette même époque.
Ce glissement sémantique n'a rien d'innocent, puisqu'alors,dans la relation employeur/salarié, c'est la dimension comptable qui prend le dessus sur l'aspect humain.Le salarié devient une donnée comptable au même titre qu'un loyer, des taxes ou le coût d'une ligne téléphonique.
L'inflation du nombre des affaires aux prud'hommes vient vraisemblablement de cet oubli, qu'un salarié est autre chose qu'une donnée comptable, alors que la plupart des données comptables n'ont pas de contrat de travail avec les droits (et devoirs) qui l'accompagne.
Et lorsque ces droits sont ignorés, que le recours est impossible parce que le salarié est dans une situation trop dépendante, alors il y a souffrance.
De jodie.60
Agent territorial | 21H58 | 25/09/2008 |
Je tiens régulièrement des permanences juridiques axées sur le droit du travail et ainsi aide les salariés en demande de renseignements.
je vois toutes les populations salariés et en particulier ceux que l'on ne voit jamais ceux des petites entreprises voir les micro entreprises, ces personnes sont complètement perdues face à des politiques qu'ils ne comprennent pas. Pour eux la seule raison de garder leur travail est de bien le faire ainsi ils travaillent bien souvent dans des conditions inacceptables et font des heures supplémentaires sans même en demander le paiement et c'est seulement au moment de la rupture qu'ils font les comptes.
Quand vient le moment où ces personnes arrivent en permanence, elles sont dans un état physique et morale lamentables. A ce moment, on n'arrive même plus à mettre le salarié et l'employeur dans la même pièce, le ou la salarié tremblant de peur s'effondre en larmes dés qu'il le voit. Certaines personnes attendent donc un moment pour se reconstruire avant d'entamer ces démarches.
alors voici ma question :
Sous le prétexte d'une modernisation du droit travail ont met aujourd'hui la rupture négociée mais qui peut négocier quoi que ce soit dans cet état ? On voit donc bien que la balance ira du coté employeur puisqu'on sait également qu'il faut pour le salarié une période de deuil et que c'est bien souvent après un an qu'il est en mesure d'attaquer devant les prud'hommes son ex employeur. Or, le gouvernement réduit la période où l'on pouvait contester son licenciement ainsi que ses salaires le limitant à 6 mois au lieu de 5 ans. Que pensez-vous de cette modification ?
De Xiaochob
J'ai trouvé un boulot ! | 22H34 | 25/09/2008 |
Le chômage heureux, c'est sûr, ça n'existe pas. Mais le boulot heureux, c'est rare.
Je suis au chômage, je cherche ACTIVEMENT un boulot depuis janvier. Je suis dans une région sinistrée, la Charente, c'est clair. Mais de toutes façons, et même si je m'applique vraiment à trouver un boulot, je n'ai pas envie de bosser. Parce qu'il existe des poches, que dis-je, d'énormes organisations, qui ne veulent que des esclaves : t'as le droit de la fermer et c'est tout, produis, qu'ils s'en mettent pleins les poches, tant que tu la fermes et que tu touches ton SMIC plus ou moins à temps. Là, avec de la chance, tu gardes ton poste.
Et quand tu cherches, comme moi, on te trouve « surqualifiée » ou encore « trop chère » (c'est évident qu'avec mes 8 ans d'expérience -je suis assistante de direction-, solide l'expérience, et les 4 langues que je maîtrise parfaitement + l'autre que j'apprends, ben, y a pas de marché, n'est-ce pas, faut pas m'embaucher, faut pas me payer ce que je vaux), donc, toujours chômeuse.
Mais quand j'avais un emploi, mon dernier emploi, le big boss, mon supérieur hiérarchique direct,tout ce qu'il trouvait à me faire faire c'était son café, c'était sa forme de harcèlement (je crachais dedans ; bon, je sais, c'est pathétique, mais ça me défoulait deux minutes, et il me demanadait un café tous les jours, donc jouissance minable journalière). Mes compétences, à la poubelle, avec mes aspirations, mon envie de progrès, de m'améliorer, et, tant qu'à faire, l'image que j'avais de ma valeur professionnelle. Avec mes jolies capacités, mes langues, mon expérience, je ne faisais que son café. Je parle là de la dévalorisation du boulot. Et il s'est tiré avec plein de fric, toutes les augmentations et les primes qu'il s'est accordées (avec la signature du DRH et du DAF en bonne et due forme) après avoir fermé une usine entière (250 personnes environ)et un plan social dans l'autre (80 personnes, dont moi).
Donc, je cherche un emploi. Mais la motivation, où est-ce que l'on la trouve ? Changer de région, OK, seulement je ne peux pas : mon mec a un bon boulot en on va pas faire deux chômeurs dans une famille de trois. Et puis, ailleurs je trouverais un boulot peut-être, mais sans doute qu'il serait dévalorisé aussi. A moins que je ne devienne requin(e) à mon tour, ça oui. Mais NON.
Puis, travailler plus pour gagner plus (ha ha ! ). Moi, je veux juste avoir une vie digne, une vie humaine. J'ai une famille, je veux vivre une vie humaine. Je ne veux pas gagner plus pour en laisser plus une fois morte. JE VEUX VIVRE. VIVRE BIEN.
On va dans le mur et personne ne bouge. Je ne comprends pas pourquoi les syndicats ne font pas tout péter. Si j'essaie de faire tout péter, et bien, la seule chose qui se passera c'est que je crêverai, c'est tout.
MAIS POURQUOI TOUT LE MONDE SE TAIT ? Où est la France de la Révolution, la Bastille et tout le reste ? Pourquoi on crêve en silence ? Le roi Nicolas a l'air assez tranquille, pourquoi on ne fait rien ?
J'apprends à ma fille de 6 ans l'histoire de la Révolution. Elle a bien vite assimilé NS aux Louis. ELLE, A SIX ANS, sans que je le lui dise clairement, elle a compris. Et nous ? Nous, les grands ?
AU SECOURS !
à Xiaochob
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 06H40 | 26/09/2008 |
Les supermarché sont rempli, y'a du fuel à la pompe donc le clanpin standard ne bouge pas de devant son écran plat à crédit, un crédit qui s'ajoute aux autres (maison,bagnole…) et qui fond que le clanpin en question ne fera pas grève et votera pour celui qui lui désignera des boucs émissaires à sa veulerie, alors de là à attendre qu'il fasse la révolution…sauf si il manque un des paramètres énoncés au dessus (tv, carburant, produit de conso) alors là le mouton s'en prendrai aux autres. Rien à attendre des lâches, que ceux qui sont réveillés se lèvent et s'organisent, la vie est trop courte pour la perdre a réanimer des zombies.
à Xiaochob
De Gouthe dô
para legal Défense | 08H15 | 26/09/2008 |
XIACHOB tu peux compter sur moi pour la révolution, maintenant nous serons au moins 2 ! ! !
De Tiphonnet
limousin | 23H00 | 25/09/2008 |
Mais de quoi se plaint-on ? Il faut savoir que même les médecins conseils de la sécu font tout ce qu'ils peuvent pour faire disparaitre les accidents du travail.
HISTOIRE PERSONNELLE : En 1992, j'ai été victime d'un « choc violent à l'arrière du crâne entraînant une lésion du tronc cervical » (contusion à type « coup du lapin »). Ce « choc violent » a été déclaré et accepté aprés enquète au titre accident du travail par la CPAM de la Haute-Vienne. De 1992 à 2000, toutes les périodes de soins et tous les examens sont acceptés au titre accident du travail. Le 16/11/2000, la CPAM me déclare : « consolidation avec acceptation soins post-consolidation 5 ans ». Idem de 2000 à début 2003. En juin 2003, le nouveau medecin conseil refuse une prise en charge demandée au titre accident du travail sous prétexte que : « vous ne rapportez pas la preuve du lien de causalité direct et certain entre l'affection décrite sur le certificat médical et l'accident du travail ». Bien que ce médecin me menace de poursuite pour « dénigrement voire la diffamation », je persiste à dire et à écrire que ce médecin conseil doit posséder des dons de voyance digne d'un marabout Africain puisqu'il ne m'a jamais ausculté. Je serai convoqué par un autre médecin conseil une semaine aprés. Non seulement ce second médecin ne reviendra pas sur la 1ère décision, mais en plus, il déclarera que « tout compte fait, “le choc initial n'était qu'un choc bénin”. Avec quelle preuve ? AUCUNE ! Serait-ce que les médecins qui ont mis, depuis 1992, mes problèmes de santé en relation avec la lésion du tronc cervical seraient tous des imbéciles et/ou des incompétents ? Cette décision étant contestée par mon médecin traitant, par le médecin du travail et moi même, la CPAM demandera une expertise. Rien ne sera respecté (Article 141.1, dates…) La CPAM m'informera quelques temps plus tard que “… le médecin conseil ET le médecin expert ont estimé CONJOINTEMENT qu'il…” ; Merci pour la notion de neutralité que devrait avoir toute expertise digne de ce nom. Dans ce cas précis, je pense que la notion de “reconnaissance du ventre” est bien plus importante. Suite à ces magouilles lamentables et scandaleuses, j'ai demandé l'aide de la “justice”. La version CPAM sera ingurgitée sans aucune vérification et mon affaire sera déclaré “irrecevable” mais cette affaire ne deviendra jamais une affaire inracontable
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 22H53 | 25/09/2008 |
Je trouve dommage de lancer ce sujet avec si peu de temps , en effet, ce sujet demande réflexion…
J'aimerais savoir pour Madame Pezé, ce qu'elle préconise en cas d'urgence, quand la médecine du travail refuse toute aide, et que la situation se dégrade à une vitesse grand V…
Dans le privé, c'est le licenciement qui guette ou le suicide… ou la démission !
Pour les personnes du public, c'est plus difficile.
Je ne crois pas à l'époque actuelle qu'il y ait avancée et que cette situation est très préoccupante : c'est pourquoi, il faudrait continuer à alerter les pouvoirs publics sur le domaine.
Qu'en pense Marie Pezé ? Que propose-t-elle ? Sortie de l'analyse, quelles sont les solutions ?
Il faudrait aussi parler du droit de retrait qui est une légende, du même type que Merlin l'Enchanteur !
Autant de poudre aux yeux des pouvoirs publics !
à Nébuleuse
De Fraise des Bois
Buveur | 17H40 | 26/09/2008 |
« Dans le privé, c'est le licenciement qui guette ou le suicide… ou la démission ! » - oui, et ?
« Pour les personnes du public, c'est plus difficile. » - ah, pourquoi ? Ca devrait etre pareil je trouve..
De Tiphonnet
limousin | 22H57 | 25/09/2008 |
Au fait, Ce n'est pas Mr Nicolas SARKOZY qui a dit, au sujet de la sécu, qu'il fallait « dénoncer et lutter contre les fraudes, TOUTES les fraudes »
MÊME LES FRAUDES COMMISES PAR LES MEDECINS CONSEIL VEREUX ?
De Gouthe dô
para legal Défense | 08H12 | 26/09/2008 |
a voir le film j'ai (trés) mal au travail, documentaire trés intéressant
et en effet ce sont les personnes compétentes victimes de harcélement par des personnes pas compétentes
mais ce sont ces personnes pas compétentes à qui l'on confie les postes de manager (synonyme d'esclavagisme)
moi aussi je regrette les commentaires trés utiles et les conseils précieux en la matiére d'EXISTE qui m'ont beaucoup aidé
je ne comprends toujours pas où est l'intérêt de l'entreprise d'avoir un tel fonctionnement ? cra dans mon entreprise ce n'esrt pas lié à un chef ou un autre ce sont tous les services qui sont touichés car c'est la politique pratiquée par cette boîte, c'est fou et cela me semble anti productif, y a t il quelqu'un pour éclairer ma lanterne ?
à Gouthe dô
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 11H14 | 26/09/2008 |
apparemment, le compte de Existe a été supprimé, d'après les recherches que j'ai pu faire. certains commentaires sur le harcèlement étaient fort intéressants, oui.
mais pour ton souci particulier, Gouthe dô, je ne sais pas que te dire.
à Gouthe dô
De Fraise des Bois
Buveur | 17H20 | 26/09/2008 |
Gouthe dô : je suis d'accord avec vous : il y a toujours 1 connard ou 1 connasse pour faire chier le departement ou torturer qq. Pourquoi est-ce toujours comme ca dans toutes les boites ? Mystere… mais n'est-ce pas aussi par laxisme des « victimes » ? Comme vous le dites, qui a mis ces personnes a des postes de managers ? L'equipe ne devrait elle pas se serrer les coudes en face de ces tyrans et pouvoir s'en debarrasser ? Ou alors n'y a -t-il pas de cohesion dans l'equipe ?
à Gouthe dô
De BETE A ABATTRE
en procès > harcèlement | 23H47 | 26/09/2008 |
Chère Goutte dô, c'est mal connaître les dégâts des frustrations de tout poil sur les pauvres types ne pouvant supporter que le mode de vie de la meute et les réseaux ripoux. Les mauvais se soutiennent entre eux, et se rendent des petits services : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette… Je te laisse harceler Machine, et en échange tu prends Fifille, ou TrucMuche mon Beauf » sans diplôme et sans cervelle, dans ton service, et tu les laisses se la couler douce. C'est comme ça que les mauvais font des petits ! …
De Fraise des Bois
Buveur | 17H17 | 26/09/2008 |
A lire les commentaires, j'ai l'impression qu'on vous force a travailler, et que c'est un sacerdoce, une punition, un bagne quoi ! Quelque commentaires me viennent a l'esprit (pas de logique particuliere) :
1- les Francais passent leur temps a se plaindre du chomage… et la ils se plaignent aussi de leur boulot. Vous voulez quoi ? Etre payes a ne rien faire ? Desole mais pas possible.
2- Votre boulot de vous plait pas, vous etes stresses et malheureux. Posez vous LA bonne question : pourquoi ? Vous ne faites pas le metier qui vous plait ? Changez. Vous n'etes pas assez competents ? Aprennez, developpez-vous. Vous avez un boss sadique qui vous tourmente : denoncez le ou partez.
3- Vous etes des Hommes libres, mais prenez vos responsabilites : c'est pas toujours la faute de l'autre.
Mais n'oubliez pas ce tres bon proverbe anglais : « beggers can't be choosers »
A la votre.
De comptesuprimé30
hestia | 19H27 | 26/09/2008 |
chaque année 350 000 travailleurs meurent d'un accident de travail.
Nous ne parlerons pas du burn out , du harcelement, de la dévalorisation, du rejet des plus de 50 ans dans le monde du travail , de l'exploitation par des CDD précaires des jeunes.
tout cela est passé sous silence .
Ce qui est le plus terrifiant est que notre individualisme ne nous amène pas à réagir pour faire évoluer une réelle richesse des ressources HIUMAINES.
De BETE A ABATTRE
en procès > harcèlement | 23H33 | 26/09/2008 |
Bravo pour la pertinence des écrits de Marie Pezé. J'avais bcp aimé « 'Le 2ème corps' », déjà, lui aussi épuisé… (Pardon pour le mauvais jeu de mots…)
Ma remarque est la suivante : d'un côté des professionnels avertis des dégâts de conditions de travail illégales banalisées par des bouffons cyniques en col blanc, de l'autre des lois à n'en plus finir… Entre les deux la réalité sordide d'une parodie de justice où la loi reste du côté des plus forts, le menu fretin des victimes écrasé par les ratiocinations grotesques d'experts en détournement de virgules, quand la vérité souvent est trop dérangeante pour être reconnue, bien qu'évidente. Il n'y a de meilleur aveugle que celui qui a intérêt à ne pas voir.
Une fois perdue l'illusion de managers responsables, se perd ensuite celle d'une justice digne de ce nom, dans notre belle France qui n'a de démocratie que de façade. Que faire pour que les spécialistes de la souffrance au travail prennent la parole dans les tribunaux, où tout se joue à nouveau entre gens de réseaux, qui en matière de faits de harcèlement, n'entravent toujours que couic ? Quoiqu'on en dise… C'est dans la défense des rarissimes téméraires allant jusqu'aux tribunaux pour dénoncer les exactions, que se livre la vraie bataille pour un début de changement des mentalités. Hypocrisie, passe-droits, magouilles et mauvaise foi : « 'Il y a décidément bien quelque chose de pourri, au Royaume du Danemark ! ''