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« Si le travail peut rendre malade, c'est parce qu'il nous construit »
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 29/09/2008 | 00H00
Les réponses de la psychologue Marie Pezé à vos questions dressent un constat implacable de l'étendue des souffrances au travail.
Rue89 est allé poser vos questions à Marie Pezé, psychologue et psychanalyste, auteur du livre « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés, Journal de la consultation Souffrance et Travail (1997-2006) ».
La première question retenue est une affaire de définition. Car quand on parle de souffrance, de quoi s'agit-il au juste ? LJ se demandait si « ce phénomène est largement répandu ? Et dans quels types de travail et de positions hiérarchiques ? ». (Voir la vidéo.)
Avec Sitoihien nous avons glissé sur un autre terrain, celui de la place centrale qu'occupe le travail dans notre identité intime. Sitoihien citait « Hannah Arendt, qui, dans “La condition de l'homme moderne” fait la différence entre le travail, l'oeuvre et l'action. En gros le travail concerne la production, l'oeuvre concerne la création artistique, et l'action concerne la politique ».
Marie Pezé n'a pas voulu engager la polémique avec Hannah Arendt mais, en tant que psychanalyste, a précisé certains concepts. (Voir la vidéo.)
Ce qui nous amène à une autre question : puisque, de plus en plus, on entend dire qu'il y a de nombreux « chômeurs heureux », voire que vivre sans travailler serait un plus court chemin vers le bonheur. Une question qui a « dérangé » Marie Pezé. (Voir la vidéo.)
Brividi, internaute qui a été victime de harcèlement moral, a témoigné de ce que ce ne sont pas toujours les plus fragiles qui sont les victimes. « Je me suis révélée à moi-même bien plus combative et résistante que ce que j'aurais pensé », dit-elle.
Et elle poursuit :
« A cette occasion, j'ai découvert que ce qui est étonnant (effrayant quand on est dans cette valse sordide) c'est la façon dont le groupe cautionne souvent par son silence (ou même par des actes) ce qui se passe de douloureux : la tentative de mise à mort (certes pas physiquement, mais pouvant conduire au suicide par exemple) d'un individu dudit groupe…
“Tant que le ‘ chef ’ tape sur quelqu'un, il fout la paix aux autres, tout en leur envoyant des signaux de ce qui pourrait leur arriver si d'aventure ils devaient se retrouver dans sa ligne de mire.”
La question de l'attitude du groupe a été jugée déterminante par Marie Pezé. La passivité de ses collègues aggrave la souffrance d'un individu. “Si on ne crée pas un minimum de solidarité dans le groupe de travail, la mise au ban de quelqu'un peut être organisée extrêmement facilement”, prévient la psychanalyste.
Et de lancer un appel : “Revenons vers la solidarité au travail, c'est ça qui va sauver nos collègues en difficulté et nous sauver le jour où nous serons en difficulté.” (Voir la vidéo.)
Autre question qui est souvent revenue, celle de la précarité. zbigniew la formulait ainsi :
“Un salarié confronté à une organisation du travail saine, à des supérieurs et des collègues de travail qui reconnaissent pleinement ce qu'il apporte au quotidien, à qui on laisse une certaine autonomie, etc… peut-il être un salarié heureux, ou plutôt ‘non souffrant’, tant qu'il est payé au lance-pierres et qu'il a un contrat précaire ? ”
Marie Pezé reconnaît que la peur de perdre son travail est un “levier de soumission” pour tous, même en CDI. D'ailleurs, à travers les SDF, chaque jour nous avons sous nos yeux l'image de ce que nous pourrions devenir en cas de perte de notre emploi. (Voir la vidéo.)
Einna s'interrogeait de son coté sur le fait que “dans une même entreprise avec les mêmes conditions de travail, les mêmes chefs certains souffrent, d'autres pas” :
“Il me semble que la souffrance au travail est aussi à prendre dans une dimension personnelle celle du rapport du sujet à l'autre, à la demande de l'autre, à son désir de faire (bien faire ou faire pour avoir un salaire et vivre, etc.).”
Et en revenait ainsi à l'idée que tout ne dépend pas des conditions de travail, mais du vécu de chacun.
A quoi Marie Pezé fait une réponse un peu surprenante :
“On ne peut plus dire que seuls les plus fragiles décompensent, il y a trop de gens qui souffrent pour cela ! Ce sont au contraire les salariés les plus authentiques, ceux qui sont les plus attachés au travail qui craquent en premier.” (Voir la vidéo.)
Fantou, elle, a voulu insister sur le fait que “le management n'explique pas tout” :
“Par exemple, dans l'Education nationale, où il y a pas mal de souffrance au travail. Les salariés qui exercent des métiers de relation travaillent dans des conditions particulières, qui, au-delà du management, sont sources de souffrance.”
Pour Marie Pezé, il y a en effet un problème à laisser ces salariés gérer seuls en première ligne l'augmentation des violences dans la société. (Voir la vidéo.)
Enfin, nous avons abordé avec Marie Pezé la question de la prévention. “Comment agir avant qu'il ne soit trop tard ? ”, nous ont demandé nombre d'internautes. Réponse :
“En entreprise déjà, il y a le médecin du travail, qu'on voit normalement tous les ans et à qui on peut faire des visites spontanées. Il faut aller lui dire si l'on ne va pas bien, ultérieurement cela peut servir de preuve.
‘Ensuite, il y a les délégués du personnel et syndicaux, les comités d'hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT), et puis le médecin généraliste, qui le cas échéant peut prononcer un arrêt de travail.’
‘Sur Internet, vous trouverez la liste des consultations Souffrance et Ttravail. Quant à l'inspection du travail, il faut savoir qu'elle n'intervient que sur le plan pénal, donc ça ne concernera que les cas les plus graves.’
‘Quand on est dans l'hyperactivité, qu'on mange trop, ne dort plus, qu'on a mal au ventre avant d'aller au travail… prenez du recul, allez voir les gens autour de vous, vos collègues en premier lieu.’
► Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés, Journal de la consultation Souffrance et travail (1997-2006) de Marie Pezé - éd. Village Mondial - 204p., 17€.
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De nemo3637
Déchoukeur | 00H14 | 29/09/2008 |
Avec le chômage qui nous frappe on pourrait se dire que le travail ne va plus nous rendre malade de toutes façons ! Malheureusement nous vivons dans une société qui, bien qu'ayant un potentiel de production énorme, condamne celui qui est dépourvu d'emploi à un stress tout aussi important sinon plus. Si les activités étaient libérées de la contingence du profit des entreprises, si ces activités pouvaient être mieux réparties,si nos revenus n'étaient sans cesse rognés, nous serions certainement moins malades. C'est donc au final plus une question sociale et structurelle qu'un problème individuel entre le salarié et son employeur.
à nemo3637
De DBL8
Retraité | 05H46 | 29/09/2008 |
»…Si les activités étaient libérées de la contingence du profit des entreprises… »
Là, même en rêve cela ne ce fera pas.
Une entreprise qui ne prend pas en compte la compétitivité est condamnée ! Aucune chance de pouvoir continuer son activité, ne serait-ce par la simple fait que ses prix ne le serait pas « compétitifs ».
à DBL8
De tooms4444
p'tit con | 09H54 | 29/09/2008 |
Justement, nemo3637 parle de délier la compétitivité du travail. Je pense qu'il(elle) fait référence aux travaux de revenu garanti.
L'activité économique a une valeur absolue que l'on pourrait redistribuer or du salariat. C'est un grand et vif débat.
à tooms4444
De pablico
12H26 | 29/09/2008 |
tout dépend le sens du mot : construction.
c'est un mot qui ne veut rien dire comme cela.
une construction peut-être réussie, et une construction peut-être une catastrophe.
une construction n'est pas nécessairement positive.
il faudrait dire une construction qui vous épanoui, vous rend plus sur de vous, plus intelligent, plus logique etc.
ou une construction qui vous rabougri, vous avili, vous abêti etc etc..
donc souffrir parce que l'on se construit ? ?
On ne souffre pas quand on s'épanouit.. on s'envole intellectuellement et physiquement.
mais quand on est obligé de faire ce qu'on apprécie pas et dans de mauvaises conditions, je le conçois on souffre.
à tooms4444
De tooms4444
p'tit con | 16H04 | 29/09/2008 |
je voulais bien évidemment écrire « redistribuer hors du salariat » ; c'est dur, le lundi matin..
à DBL8
De nemo3637
Déchoukeur | 13H36 | 29/09/2008 |
C'est bien pour ça qu'il faut changer de société.
Les anciens, comme avant Valmy, devraient être amenés sur les places publiques pour encourager à donner l'assaut. La résignation ne sert à rien.
De bloozmarch
00H20 | 29/09/2008 |
Peut-on raisonnablement parler du travail dans notre société sans parler en priorité de sa confiscation ?
Le travail est au départ une participation au bien-être d » une collectivité, où on apporte son savoir-faire et ses efforts, avec la reconnaissance de cette collectivité, tant humainement que matériellement.
Les civilisations, et la nôtre en particulier ont confisqué le travail pour l » enrichissement d » une caste au pouvoir, qui ne voit que son enrichissement et vide le travail de toute reconnaissance, matériellement en maintenant les salaires au plus bas possible, et en le reprenant par la consommation, humainement, le travailleur n » est pas plus considéré, sinon moins même, que les machines ou les biens matériels, on le jette quand il ne rapporte plus assez, non pas à l » ensemble de la communauté, mais à cette micro-société qui s » est octroyé tous les droits.
Rendons aux travailleurs la dignité à laquelle ils ont droit, rendons au travail sa fonction sociale et non sa fonction d » enrichissement boulimique, bref essayons d » être un peu optimistes et très combatifs, pour remettre un peu d » humanité dans ce monde de brutes, un très long combat et un vaste programme, non ?
à bloozmarch
De Thomas GREDAT
| 09H02 | 29/09/2008 |
Je crois que votre remarque est juste, mais doit être complétée. Il n'y a pas seulement ici des enjeux d'enrichissement. Il y a aussi, et peut-être surtout, des enjeux de pouvoir. A tous les niveaux, du chef de service au PDG.
Si vous avez lu « 1984 », vous vous souvenez peut-être d'une question que O'Brien pose à Winston Smith durant son interrogatoire : « Comment un homme s'assure-t-il de son pouvoir sur un autre homme ? » Winston réfléchit et trouve la réponse : « En le faisant souffrir. »
Quand on y réfléchit, cela explique bien des choses.
De Shix
Madteam since 2010 | 01H43 | 29/09/2008 |
Pas encore fini de lire l'article, mais dans le 2e paragraphe, n'y-at-il pas une faute à « répendu » ?
Je l'aurai écrit « répandu » pour ma part.
Shix, qui fait lui aussi plein de fautes, pas de soucis : )
à Shix
De DBL8
Retraité | 05H50 | 29/09/2008 |
Cela ne vous empêche pas de comprendre, si maintenant il y a correction des textes … cela va devenir « CHIANT » et nous devrons faire un tri des textes et commentaires.
à Shix
De Arnaud Aubron
Rue89 | 10H54 | 29/09/2008 |
C'est corrigé, merci de votre vigilance. Le coupable sera fouetté en direct sur un forum Internet.
De googzz
Pigiste Traduction | 03H08 | 29/09/2008 |
Si les psy comme elle étaient plus nombreux au lieu de faire dans le pipi-caca, en insistant sur l'importance de la solidarité sociale, des liens d'amitié et de soutien, entre les gens, à la base, au travail, à l'école, entre parents, etc. ce serait bien !
De Alex Engwete
Consultant | 03H48 | 29/09/2008 |
à Alex Engwete
De DBL8
Retraité | 05H53 | 29/09/2008 |
C'est votre environnement de travail ?
Je ne vous envie pas, mais vous avez des responsables très laxistes. Rien d'autre à faire ?
AH… j'y suis, c'est un bocson.
à DBL8
De Gina Grimont
11H02 | 29/09/2008 |
DBL8
…. boxon…
à Alex Engwete
De Thomas GREDAT
| 09H06 | 29/09/2008 |
Je suppose que c'est cela, le néolibéralisme.
Les désirs primitifs de l'homme : le pognon et le cul. On a fait du chemin depuis la préhistoire…
à Thomas GREDAT
De Gudule
12H30 | 29/09/2008 |
Oui, on s'est arrêté à l'époque féodale.
à Gudule
De Thomas GREDAT
| 15H28 | 29/09/2008 |
Vous faites allusion au droit de cuissage ?
De Le Yéti
yetiblog.org | 04H37 | 29/09/2008 |
JE DE CONSTRUCTION
5h30, je prends rapide un petit-déj » en lisant cet article. Dehors le bruit du camion-poubelle qui passe. M'en vais aller demander aux types qui ramassent les ordures si leur travail « les construit »…
à Le Yéti
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 13H09 | 29/09/2008 |
Peut être vous expliquera t'il qu'il aime bosser en plein air au petit matin, que pour rien au monde il ne lâcherais le fini-partis, que son salaire lui suffit pour vivre, qu'il se poile à longueur de journée avec une équipe où il se sent bien…
Pouvez vous définir un boulot qui construit ? Comment savez vous se que pense votre éboueur ? Ce dont il à intellectuellement besoin pour vivre ? Ingénieur ça le rendrais plus heureux ?
Marre des personnes qui jugent les autres sur leur boulot.
- A chaque personne correspond un job et vice versa.
- Il faut un job pour vivre. Pas l'inverse.
à Le Yéti
De Strelok
Humain | 15H41 | 29/09/2008 |
Je suis d'accord avec Homer. C'est ce genre de réflexions qui montrent que tu méprises les gens qui font ces boulots.
Qu'est-ce qui te dit qu'il ne lui plaît pas ? Il faut bien que quelqu'un fasse ce travail, et en cela il est parfaitement respectable. Par contre lorsqu'il entend ce genre de commentaires, c'est là qu'il peut se sentir mal dans son boulot, car méprisé par certains.
à Strelok
De Le Yéti
yetiblog.org | 16H37 | 29/09/2008 |
@ Homer555 & Skreler
Il se trouve que je connais mes éboueurs. Et ceux qui ramassent les merdes de chien dans les rues. Il se trouve que je parle avec eux À CHAQUE FOIS QUE JE LES CROISE, comme à chaque fois que je croise des figures familières. Rapidement, parce que leur boulot est strictement chronométré (raison pour laquelle ils courent comme des malades derrière leur machine). Je ne leur parle pas pour enquêter sur leur vie, mais pour parler, pour le bonjour. Qu'il y en même au moins un que je retrouve à la pêche. Alors vos petites accusations de mépris, vous vous les mâchez sept fois dans la bouche avant de les sortir, d'accord ?
Ce que je sais de ce qu'il pense de leur boulot ? Facile, ils vous le disent sans façon : « Faut bien becqueter. » J'aimerais être sûr que leur « respectable » travail le leur permet !
« Respectable », vraiment, leur boulot ? Indispensable sans doute, mais « respectable » ? ? ? Et eux qui les respecte ? Si on mesure le respect au salaire qu'ils touchent pour faire ce sale boulot, c'est pas bezef ! Au final, je ne suis pas sûr de bien savoir où est le mépris.
à Le Yéti
De Boo_N
stagiaire RH | 19H35 | 29/09/2008 |
J'ai déjà travaillé comme femme de ménage dans un grand hypermarché Carrefour.
Homer a raison, il n'y a rien de constructif à nettoyer la merde des autres, faut arrêter de croire qu'il y a des personnes pour qui ça convient… Qui rêve de rentrer puant le soir en arrivant du boulot ? Les commentaires du genre « ils rentrent plus tôt » servent à s'alléger la conscience !
Je ne sais pas si ça vous ait déjà arrivé de nettoyer la merde d'un gamin qui a fait dans sa culotte, mais la merde ça et on peut avoir envie de vomir… Quand on nettoie son enfant, ça passe mais imaginer nettoyer la merde des autres ?
Et souvenez-vous la grève des éboueurs en 2003, 2 jours de grève avait suffit pour les rues sentent l'infection ! ! Alors imaginez-vous conduire des bennes tous les jours à la déchetterie…
Les femmes de ménage des grands magasins doivent parfois s'accrocher pour nettoyer les chiottes, même des gens habillés en tailleurs et compagnie, quand ils ont la diarrhée en mettent partout…
Il n'y a que la nécessité de manger qui fait que l'on accepte ce boulot ! Et je crois que tant que l'on est pas passé par là, on ne peut pas savoir ce que c'est !
Les personnes qui travaillent dans le ménage méritent le respect pour avoir le courage de faire ce que les autres ne veulent pas faire !
Ce qui fait le plus mal dans ce genre de boulot, ce n'est pas le boulot lui même, c'est surtout le regard des gens : les autres ne regardent même pas l'employé de ménage, la plupart ne lui adresse même pas un bonjour. Je conçois que les clients des grands magasins ne vont pas s'arrêter dans leurs achats pour saluer les employés de ménage… mais les responsables de magasin, les chefs de rayon ect, ils n'adressent même pas un bonjour de politesse au personnel de ménage et pire, ça ne les gêne pas de marcher là où la femme de ménage vient de passer même si celle-ci a justement laissé un couloir de passage exprès (je parle avant l'ouverture du magasin bien sûr ! ! )
Quand par hasard un regard se pose, c'est un regard de dédain et de mépris ! J'ai déjà entendu une mère dire à son enfant qui s'approchait du chariot de la femme de ménage : « Viens là, tu va finir éboueur ! » C'est aussi ce genre de remarque qui tuent ! Cette femme aurait très bien pu prendre son enfant par la main en s'abstenant d'asséner cette remarque méprisante.
Je crois que quand les gens voient des personnes qui font le ménage ou nettoient dans les rues, ils s'imaginent que c'est parce qu'elles sont bêtes ou qu'elles n'ont pas bien travaillé à l'école ! ! ! Et non, ce n'est pas du tout ça, la grande majorité (c'est à dire 99,999%) le fait parce qu'elle n'a pas le choix, parce que ce sont des gens qui n'ont pas trouvé d'autres boulots, qui pour la plupart viennent de l'étranger et dont les diplômes ne sont pas reconnus(est-ce que vous voyez bcp de balayeurs ou de femmes de ménage franco-français ? )
Ce qui les fait tenir c'est de se dire qu'ils gagnent honnêtement leur vie, qu'ils ne doivent rien à personne, et surtout l'espérance que leurs enfants s'en sortiront mieux qu'eux !
De tous les boulots que j'ai fait, celui de femme de ménage dans une grande surface a été le plus dur pas physiquement mais surtout à cause du mépris des autres et du manque de respect. Et tout ça pour un smic en travaillant 6 jours sur 7 ! !
Travailler à la chaine dans l'industrie automobile en 2 X 8 c'est rien à côté. Au moins quand on est ouvrier on n'a pas le regard des autres alors qu'on est en train de bosser…On n'est pas en direct sur la place public…
Si on n'a pas faim et qu'on n'a pas l'âme d'un délinquant, on ne fait pas ce boulot, y a rien de constructif à nettoyer de la merde ! !
J'ajouterais pour finir que les employés de ménage sont très solidaire entre eux. Si une femme de ménage n'a pas le temps de finir son secteur, en général une autre qui a fini le sien avant vient l'aider.
à Strelok
De Evolution
16H20 | 29/09/2008 |
je ne crois pas qu'il méprise la personne qu'il ait ce boulot..c'est vrai que certaines personnes peuvent y trouver leur bonheur…mais ce n'est pas la majorité…pour pouvoir être bien dans son travail il faut de la reconnaissance, de la liberté, de la créativité et une ambiance de travail agréable (ceci peut se trouver dans un travail manuel comme intellectuel mais dépend de l'organisation du travail)..et aujourd'hui cela est rare c'est pourquoi si vous regardez autour de vous beaucoup de personnes ne sont pas heureuse au travail…il ne se contruise pas au travail.et c'est même plus dur dans les grosses entreprises que pour l'artisan qui maîtrise mieux son environnement…pour l'artisan le problème est économique…
De skalpa
actif et militant ? | 06H43 | 29/09/2008 |
On ne le dira jamais assez :

Bon, allez, je vais bosser….
dans le brouillard.
http://kprodukt.blogspot.com
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 06H51 | 29/09/2008 |
Le problème de la souffrance au travail, il est résumé dans deux séries de bande dessinées .
On est passé d » un bordel sympathique et créatif ( Gaston Lagaffe dans les années 60 -70) , à un ordre absurde , cynique et régressif ( Les aventures de DILBERT depuis les années 90 )
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 06H56 | 29/09/2008 |
Après 14 mois d'arrêt maladie, je reprends le travail le 1 octobre.
Je ne sais pas si ce travail me construit, mais il m'est nécessaire ! d'abord pour le salaire, puis aussi pour vivre ailleurs que dans mon appartement !
Besoin de travailler oui, pour le moral, pour les collègues, pour se prouver quelque chose aussi… je suis plus forte que la douleur physique ! je peux reprendre mon travail…
à eelisa
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 09H24 | 29/09/2008 |
Très beau message Eelisa : mais ton arrêt était-il dû à du harcèlement moral ? Ou issu d'une autre maladie ?
Attention mon expérience auprès de plusieurs victimes montrent que le retour est rarement gagnant si l'entreprise n'a pas pris en compte la réalité de ce phénomène…
Il ne faut pas se voiler la face…
Bon courage Eelisa !
à Nébuleuse
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 09H48 | 29/09/2008 |
4 opérations… mais j'ai le moral et envie de retravailler !
en tout cas, merci !
à eelisa
De Mon-Al
roturière :-) | 11H03 | 29/09/2008 |
Bon courage Eelisa.
Le témoignage d'une retraitée : la première année a été, disons, interrogative quant à la nécessité de ma présence sur terre sans rien … fournir, l'impression de ne plus servir à grand chose … C'est assez stressant, puis, après une multi-activité brouillonne, le calme s'installe …
L'envie de travailler et le moral, c'est positif …
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