-
Liliane Bettencourt ne sera pas placée sous tutelle
LePoint.fr09/12/09 | 16h17 -
Europcar accuse la ville de Paris de contrefaçon
Challenges.fr08/12/09 | 17h00 -
L'industrie agro-alimentaire songe à quitter le Medef
LeFigaro.fr08/12/09 | 11h32 -
Blanchiment : la banque du Vatican dans le collimateur
LeFigaro.fr08/12/09 | 10h39 -
Les Suédois n'auront pas de jeans de Corée du nord
Rtbf.be07/12/09 | 10h25
« Si le travail peut rendre malade, c'est parce qu'il nous construit »
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 29/09/2008 | 00H00
Les réponses de la psychologue Marie Pezé à vos questions dressent un constat implacable de l'étendue des souffrances au travail.
Rue89 est allé poser vos questions à Marie Pezé, psychologue et psychanalyste, auteur du livre « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés, Journal de la consultation Souffrance et Travail (1997-2006) ».
La première question retenue est une affaire de définition. Car quand on parle de souffrance, de quoi s'agit-il au juste ? LJ se demandait si « ce phénomène est largement répandu ? Et dans quels types de travail et de positions hiérarchiques ? ». (Voir la vidéo.)
Avec Sitoihien nous avons glissé sur un autre terrain, celui de la place centrale qu'occupe le travail dans notre identité intime. Sitoihien citait « Hannah Arendt, qui, dans “La condition de l'homme moderne” fait la différence entre le travail, l'oeuvre et l'action. En gros le travail concerne la production, l'oeuvre concerne la création artistique, et l'action concerne la politique ».
Marie Pezé n'a pas voulu engager la polémique avec Hannah Arendt mais, en tant que psychanalyste, a précisé certains concepts. (Voir la vidéo.)
Ce qui nous amène à une autre question : puisque, de plus en plus, on entend dire qu'il y a de nombreux « chômeurs heureux », voire que vivre sans travailler serait un plus court chemin vers le bonheur. Une question qui a « dérangé » Marie Pezé. (Voir la vidéo.)
Brividi, internaute qui a été victime de harcèlement moral, a témoigné de ce que ce ne sont pas toujours les plus fragiles qui sont les victimes. « Je me suis révélée à moi-même bien plus combative et résistante que ce que j'aurais pensé », dit-elle.
Et elle poursuit :
« A cette occasion, j'ai découvert que ce qui est étonnant (effrayant quand on est dans cette valse sordide) c'est la façon dont le groupe cautionne souvent par son silence (ou même par des actes) ce qui se passe de douloureux : la tentative de mise à mort (certes pas physiquement, mais pouvant conduire au suicide par exemple) d'un individu dudit groupe…
“Tant que le ‘ chef ’ tape sur quelqu'un, il fout la paix aux autres, tout en leur envoyant des signaux de ce qui pourrait leur arriver si d'aventure ils devaient se retrouver dans sa ligne de mire.”
La question de l'attitude du groupe a été jugée déterminante par Marie Pezé. La passivité de ses collègues aggrave la souffrance d'un individu. “Si on ne crée pas un minimum de solidarité dans le groupe de travail, la mise au ban de quelqu'un peut être organisée extrêmement facilement”, prévient la psychanalyste.
Et de lancer un appel : “Revenons vers la solidarité au travail, c'est ça qui va sauver nos collègues en difficulté et nous sauver le jour où nous serons en difficulté.” (Voir la vidéo.)
Autre question qui est souvent revenue, celle de la précarité. zbigniew la formulait ainsi :
“Un salarié confronté à une organisation du travail saine, à des supérieurs et des collègues de travail qui reconnaissent pleinement ce qu'il apporte au quotidien, à qui on laisse une certaine autonomie, etc… peut-il être un salarié heureux, ou plutôt ‘non souffrant’, tant qu'il est payé au lance-pierres et qu'il a un contrat précaire ? ”
Marie Pezé reconnaît que la peur de perdre son travail est un “levier de soumission” pour tous, même en CDI. D'ailleurs, à travers les SDF, chaque jour nous avons sous nos yeux l'image de ce que nous pourrions devenir en cas de perte de notre emploi. (Voir la vidéo.)
Einna s'interrogeait de son coté sur le fait que “dans une même entreprise avec les mêmes conditions de travail, les mêmes chefs certains souffrent, d'autres pas” :
“Il me semble que la souffrance au travail est aussi à prendre dans une dimension personnelle celle du rapport du sujet à l'autre, à la demande de l'autre, à son désir de faire (bien faire ou faire pour avoir un salaire et vivre, etc.).”
Et en revenait ainsi à l'idée que tout ne dépend pas des conditions de travail, mais du vécu de chacun.
A quoi Marie Pezé fait une réponse un peu surprenante :
“On ne peut plus dire que seuls les plus fragiles décompensent, il y a trop de gens qui souffrent pour cela ! Ce sont au contraire les salariés les plus authentiques, ceux qui sont les plus attachés au travail qui craquent en premier.” (Voir la vidéo.)
Fantou, elle, a voulu insister sur le fait que “le management n'explique pas tout” :
“Par exemple, dans l'Education nationale, où il y a pas mal de souffrance au travail. Les salariés qui exercent des métiers de relation travaillent dans des conditions particulières, qui, au-delà du management, sont sources de souffrance.”
Pour Marie Pezé, il y a en effet un problème à laisser ces salariés gérer seuls en première ligne l'augmentation des violences dans la société. (Voir la vidéo.)
Enfin, nous avons abordé avec Marie Pezé la question de la prévention. “Comment agir avant qu'il ne soit trop tard ? ”, nous ont demandé nombre d'internautes. Réponse :
“En entreprise déjà, il y a le médecin du travail, qu'on voit normalement tous les ans et à qui on peut faire des visites spontanées. Il faut aller lui dire si l'on ne va pas bien, ultérieurement cela peut servir de preuve.
‘Ensuite, il y a les délégués du personnel et syndicaux, les comités d'hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT), et puis le médecin généraliste, qui le cas échéant peut prononcer un arrêt de travail.’
‘Sur Internet, vous trouverez la liste des consultations Souffrance et Ttravail. Quant à l'inspection du travail, il faut savoir qu'elle n'intervient que sur le plan pénal, donc ça ne concernera que les cas les plus graves.’
‘Quand on est dans l'hyperactivité, qu'on mange trop, ne dort plus, qu'on a mal au ventre avant d'aller au travail… prenez du recul, allez voir les gens autour de vous, vos collègues en premier lieu.’
► Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés, Journal de la consultation Souffrance et travail (1997-2006) de Marie Pezé - éd. Village Mondial - 204p., 17€.
29264 visites | 185 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque































185
(Pour réagir, connectez-vous)
à ToRDReLoRDRE
De jexiste
si, si | 12H23 | 30/09/2008 |
Voyez déjà comme il aime les femmes :
« En ce qui concerne le jugement de valeur homme femme, il est des domaines de prédilection où certaines femmes se comportent cependant comme de fieffées salopes que certains hommes salopards eux aussi n'ont pas à envier du tout ! D'aucunes d'entres elles d'ailleurs couchent et prennent leurs pieds en compagnie de dictateurs notoire suintant le sang de leurs population torturés ! Brefs, il y a de tout en ce bas monde. Le monde de l'Enfance leurs est dévolus aussi avec le cortège de mensonges de ses dernières dans le but d'accaparer un Amour sainement dévolu pour une certaine partie au Père ! Cela moi je l'ai connu, et j'en garde blessures ! Cependant, moi je pardonne l'ignorance quand bien même je n'oublie jamais ! Mais on ne construit rien sur de la haine et la vengeance ; on y perds son âme c'est tout, et c'est déjà pas rien que cela… Je reste “fier” est heureux d'avoir rapproché Camille de sa mère qui ne m'a cependant pas à l'époque louppé.
Il y a des fois ou même ces tristes connasses font miroiter attouchements sexuels aux juges des Enfants pour en faire débouter l'homme de sa paternité tellement légitime !
Vous avez Mesdames aussi le droit entiers de vous faire insulter dignement mais non moins vertement ! Non vous n'êtes pas l'avenir de l'homme ! Prévert doux poète le jour de cette déclamation avait trois grammes au culs ! Si cela était vrais que la femme était l'avenir de l'homme cela ce saurait depuis le temps. A part cela elles préfèrent pour nombres d'entres elles rouler en quatre quatre en compagnie de gros bof gras du bide que de gens moins aisé et plus sain. D'où la fiévreuse réputation leurs collant à la peau de “putes” Mais faut dire qu'il y a des fois causes à effets !
Nombres d'entres elles ont un prix ; celui de l'épaisseur du portefeuille. Cela dit, il faut bien vivre, et il y a aussi le milieu social ; On vois rarement un ingé avec une femme de ménage, ou un docteur avec une technicienne de surface ! “guerre Sociale‘Le reste c'est de la littérature d'adolescente prépubaire.’
================
C'est typiquement le pervers narcissique qui a le don d'apitoyer les autres, de se faire plaindre, de se faire passer pour victime de ses victimes.
La mère de sa fille, puisqu'il en parle dans ces lignes, c'est lui qui l'a explosée, et pas le contraire.
Sinon, dans de nombreux mails, il exprime ses perversions avec une naïveté presque touchante, il semble n'en avoir même pas conscience. Mais il faut bien dire que les politiciens qui l'encadrent l'ont toujours caressé dans le sens du poil. Pour eux, c'est un idiot utile, et d'autant plus utile que sa capacité de nuisances est grande.
à jexiste
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 17H09 | 30/09/2008 |
Quel crédibilité à accorder à ça ?
C'est l'extension du domaine du doute votre histoire…
à ToRDReLoRDRE
De jexiste
si, si | 17H51 | 30/09/2008 |
Je ne comprends pas ce que vous dites. Cet extrait n'est qu'un minuscule aperçu de tout un ensemble de mails qui ne laisse pas la place au doute.
En autres choses, leur auteur finit par expliquer très clairement dans quelles circonstances il s'est vu confier sa mission de harcèlement, et pour quels motifs.
à jexiste
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 06H54 | 01/10/2008 |
Cette histoire me parait peu crédible, surtout dans votre description d'une cabale hiérarchique de Sud, qui correspond peu au fonctionnement de ce syndicat précis. De plus vous présentez ce texte , certes bizarre, mais même en le lisant plusieurs fois je ne vois aucune références à du harcèlement. Aux vues de certains de vos posts et de l'incongruité de l'affaire présente, je me pose de sérieuses questions sur le crédit à vous accorder et sur vos intentions.
à ToRDReLoRDRE
De jexiste
si, si | 12H59 | 01/10/2008 |
Dans ce cas précis, la confusion Sud-LCR est totale, les chefs étant les mêmes. L'extrait que je vous ai donné avait vocation de répondre sur la question du sexisme, rien de plus.
Absolument rien dans aucun de mes posts ne vous permet de mettre en doute ma crédibilité ou mes intentions.
à jexiste
De umanolo
13H52 | 01/10/2008 |
il n'y a pas de chef ni de place pour les chefs dans ce syndicat.
les hommes sont les hommes et il arrive que certains se fourvoie, si ce que vous racontez est juste, je ne doute pas qu'il ait été invité à quitter ce syndicat, ce qui ne serait ni une première ni une dernière.
tout syndiqué garde son autonomie, dans la limite de ces principes (anisexisme, antiracisme, démocratie syndicale…)
enfin, la confusion lcr-sud n'est absolument pas totale, ce syndicat regroupe de nombreux militants ex-cfdt (sission de 95) issu pour certains du militantisme JOC, ou encore, comme c'est le cas dans l'une des plus grosses structures de sud, dans l'anarcho-syndicalisme. la richesse des points de vues et des confrontations et le refus du fonctionnement en tendance font que sud est un outil intéressant de syndicalisme, une place pour les convergences, et un syndicat, donc en aucun cas, une tribune pour un quelconque parti.
il est vrai que cette jeune structure est souvent calomniée, mais ne prétez pas attention à n'importe quel ragots.
cordialement
à umanolo
De jexiste
si, si | 17H37 | 01/10/2008 |
Il n'a jamais fait partie de Sud, mais de la LCR, dont l'un des responsables départementaux l'est aussi de Sud, et s'est finalement fait virer de la LCR par ce même responsable parce qu'il accomplissait trop mollement sa tâche (harceler cette femme ingénieur, cible du parti et du syndicat).
Je vous parle de faits, et non de ragots, auxquels je n'attache jamais que l'importance qu'ils méritent.
Je conçois que mon témoignage puisse vous déranger.
Moi, ce sont les faits qui me dérangent.
Cordialement.
à sup à la demande du riverain
De le juste
11H34 | 29/09/2008 |
C'est sûr, nous avons la société que nous méritons !
Mais encore une fois, vous attendez des autres ce que vous ne pouvez faire vous-même. Vous critiquez les syndicats mais qu'attendez-vous pour en créer un et ainsi nous faire voir ce que vous valez.
C'est facile, mais ça ne rapporte rien et ça demande du courage que beaucoup n'ont pas. Que des emmerdes et des critiques qui foisonnent de partout car des yaca faut con, il y en a mais personne pour participer et être actif. Plus à même de failloter que de combattre.
J'en ai fait les frais. Alors votre remarque me laisse songeur et rêveur. D'abord le respect de ses compagnons de travail. C'est déjà le début du respect au travail et de surcroit se faire respecter de ses chefs et dirigeants.
De hagalma
09H18 | 29/09/2008 |
Elle est gentille, Marie Pezé, et puis pertinente, par exemple quand elle explique : que les décompensations au boulot peuvent survenir chez des travailleurs investis dans leur tâche ; ou que l'institution se défosse rapidement sur l'individu -relayant d'ailleurs la mise à l'écart par le groupe de collègues ; ou que la société laisse le travailleur dans une précarité profonde et insécurisante.
Elle aurait aussi pu parler de la désubjectivation non pas du monde du travail, mais du monde tout court, au moins depuis qu'un discours, celui de la science productiviste, se passe totalement de l'avis des ouailles . Au point que les sujets n'ont de cesse de s'adresser à des spécialistes pour tenter d'avoir des réponses qu'autrefois une cosmogonie ou une métaphysique apportaient à chacun et aux groupes (d'oû viens-je, où vais-je, etc), les arrimant à un sens commun.
Et puis elle aurait peut-être aussi davantage pu souligner que dans ce monde contemporain, la course à la productivité n'est pas que l'apanage des entreprises. C'est aussi, et peut-être d'abord, un chemin, une course, un tracé individuel : jouir toujours plus, mieux, efficacement, avec compétence, expertise, et zéro souffrance. Marie Pezé ne me semble pas écarter cette donnée, mais elle ne la pousse pas dans ses retranchements, ne questionnant pas la rencontre entre un objet de désir tout à fait subjectif et singulier, propre à chaque construction individuelle, et l'objet formaté, normé, à l'échelle d'une masse, qui est l'objet produit par les entreprises. Cette rencontre est violente, d'abord parce que les entreprises ne font pas dans la dentelle pour manager les esprits, et aussi parce qu'assumer un décalage de point de vue demande un travail, psychique en effet, de maturation intime. Un point d'accord est-il envisageable ? L'humour peut-être ?
à hagalma
De solstice
pigiste | 09H59 | 30/09/2008 |
« l'institution se défosse rapidement sur l'individu »… Il y a là une image subliminale assez intéressante…
C'est mon point d'accord à moi, l'humour…
De Camille Hérin
Dilettante | 09H26 | 29/09/2008 |
Travail du latin « trepalium », instrument de torture (qui servait à l'origine à ferrer les bêtes).
Contre le travail, on peut trouver ces textes en ligne :
-Chômeurs heureux : http://membres.lycos.fr/diogene/Chomage.html
-Manifeste contre le travail : http://infokiosques.net/spip.php ? article=27
-L'abolition du travail : http://www.aredje.net/lecture.txt/black1.htm
-Le droit à la paresse : http://classiques.uqac.ca/classiques/lafargue_paul/droit_paresse/droit_p…
Bonnes lectures les doigts de pieds en éventail !
à Camille Hérin
De lesuperdidou
Saltimbanque | 09H39 | 29/09/2008 |
Et :
- L'allergie au travail. Jean Rousselet ( Seuil-Points-Actuel.1974)
- Travailler deux heures par jour.Adret ( Seuil-Points-Actuel.1977)
à Camille Hérin
De Strelok
Humain | 15H48 | 29/09/2008 |
Ah qu'est-ce que ça serait bien si on pouvait manger, gagner de l'argent pour vivre dans un confort correct, le tout sans rien faire de la journée…
Ce n'est pas le cas, même à la préhistoire, les gens avaient un « travail ». Est-ce que tu crois qu'ils dormaient toute la journée ? Non, ils passaient la journée à trouver de quoi manger le soir.
C'est bien de rêver, mais il faut aussi retourner sur terre parfois, faire du travail la racine de tous les maux est tout simplement stupide.
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 09H46 | 29/09/2008 |
Très beau reportage à laisser décanter dans la journée !
Important : en cas de suicide, qu'entend-on ? La personne ne peut pas se suicider uniquement pour des raisons de travail, il a fatalement d'autres problèmes ! Eh non ! ! ! !
Ensuite : oui, si les collègues étaient solidaires au lieu de ramper sous la moquette, pas de possibilités pour les employeurs qui emploient l'abus d'autorité managériale de mener au plus bas un « individu désigné »….
Après une agression organisée et fomentée par les Ressources Humaines et la Direction opérationnelle, je n'ai droit qu'à un bisou d'une collègue, une autre m'a entourée les épaules, en me disant ce sont eux les plus forts.
Quand l'un d'elles a aooris qu'ils essayaient de me remettre une lettre contre remise en mains propres que j'ai refusée, elle a eu une grimace de souffrance et m'a dit de ranger tout mon bureau, de ne rien laisser « traîner », car ILS allaient rechercher cette faute professionnelle.
Oui, j'étais en première ligne, oui, j'étais cette sentinelle… Maintenant, je ne pense plus pouvoir travailler, ils auront gagné et ils ont d'autres « DOSSIERS » que nous allons essayer d'exhumer avec les syndicats, plutôt que d'exhumer les corps : car il y a eu de la casse !
Merci pour ce reportage, car beaucoup ne savent pas encore ce que c'est, et que ce n'est que par le relais de l'information que ce fléau pourra être combattu !
De Teberli
Enseignant | 09H58 | 29/09/2008 |
Marie LE Pèze dit que le travail construit. Certes, oui, mais il construit surtout la fortune des gens qui ont du pèze, du fric, du capital il construit les maisons des riches qui donnent les ordres et qui confisquent les fruits sans se salir les mains.
Psychanalyse au service du libéralisme qui se veut moralisateur et qui ne veut surtout pas que les travailleurs aient le temps de vivre et de penser, il faut qu'ils rapportent aux possesseurs du PEZE, du fric, du capital
à Teberli
De jexiste
si, si | 13H32 | 29/09/2008 |
Et c'est là que l'on comprend pourquoi les enseignants qui militent à l'extrême gauche s'attaquent avec autant de violence aux victimes de harcèlement moral et autres souffrances dans le travail qui tentent de se faire entendre et s'entraider.
à jexiste
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 16H20 | 29/09/2008 |
Décidément je ne vous comprend pas, une petite explication peut-être ?
De Un vieux
retraité | 10H02 | 29/09/2008 |
Marie Pezé est certainement, avec Christophe Dejours, une des meilleures analystes de la souffrance au travail, et sa consultation « souffrance et travail » a sauvé nombre de victimes qui ne seraient plus là aujourd'hui…
Comme il ne faut pas confondre « stress » et « harcèlement », « système de management par la peur » et « dérives perverses », il faut faire une différence entre « travail » et « profession »… Si la profession est gratifiante du fait de pouvoir avoir connaissance de la finalité de son labeur (Un éboueur peut voir les rues propres grâce à ses efforts, et en être satisfait), le travail ne met en situation que de n'être qu'un maillon d'une chaîne dont on ne connait ni l'utilité, ni la destination…
Si une profession est facteur de connaissances, donc d'identification, un travail n'engendre que des gestes ou pensées répétitifs d'où une personalité a du mal à émerger…
La passivité des « collègues » n'est qu'une peur d'être à la place de la victime, peur installée et entretenue par le harceleur lui-même, celui-ci pouvant ne pas être, dans la réalité, celui qui se livre aux exactions visibles…
Mais le harcelement n'est rien moins qu'une perversion semblable à la pédophilie, et dans les deux, le pervers ne s'arrête JAMAIS…
Mais il y a trop à dire pour tenir dans une page…
http://soshp.free.fr
.
à Un vieux
De jexiste
si, si | 14H00 | 29/09/2008 |
Vous faites bien de donner ces précisions.
Cette tribune de Dominique Laurent et les commentaires qui s'y attachent me semblent d'autres compléments d'information indispensables sur ce sujet :
http://www.rue89.com/2008/09/26/maladie-mentale-arretez-davoir-peur-de-n…
On y retrouve d'ailleurs - et ce n'est pas un hasard - plusieurs victimes de harcèlement.
Je reviens à l'objet de cet article.
Le titre retenu pour le compte rendu de l'interview, les questions sélectionnées par la journaliste, la manière dont elle présente les réponses de Marie Pezé, sont le reflet d'opinions largement contredites par la réalité.
Le résultat final reste très superficiel et empreint de langue de bois.
C'est dommage, mais déjà mieux que rien sur ce sujet.
A l'attention des journalistes :
LES MEILLEURS EXPERTS EN SOUFFRANCE AU TRAVAIL SONT CEUX QUI LA VIVENT.
Comme bien d'autres ici, je n'ai pas été construite par mon travail, mais par mon éducation. Puis des harceleurs se sont appliqués à me déconstruire parce que j'étais cent mille fois trop bien construite à leur goût. Ils n'y sont pas parvenus. J'ai été trop bien tricotée pour perdre la boule.
Enfin, chacun remarquera que mes questions concernant la mesure de censure tout à fait exceptionnelle qui a frappé Existe le 6 septembre dernier restent sans réponse, sauf lorsque Marie Pezé aborde le thème de la disparition pour les victimes de harcèlement.
Existe dérangeait-elle en raison de ses interventions trop pertinentes sur le sujet du harcèlement ?
à Un vieux
De Zeck
plus ultra | 19H36 | 29/09/2008 |
J'ai lu un ouvrage de Marie-France Etchegoyen sur le harcèlement moral qui m'a aidé à repérer et comprendre des fonctionnements pervers destructeurs rencontrés dans la vie professionnelle - et également dans la vie tout court.
C'est capital de repérer ces mécanismes ou de trouver quelqu'un qui vous aide à les repérer et les nommer, parce que la destruction psychique est toujours au bout du processus si on n'intervient pas et que la « Loi » n'est pas dite sous les différentes formes qu'elle peut prendre.
De stangrof
10H33 | 29/09/2008 |
Bernard Lavilliers - Les Mains D'Or
envoyé par Bernard-Lavilliers
De guerzit
Incomprenant majeur | 10H36 | 29/09/2008 |
Je trouve cette analyse d'une naiveté confondante et non exempte de rapprochement troublant. Pour ne citer que quelques éléments :
« Ce sont au contraire les salariés les plus authentiques, ceux qui sont les plus attachés au travail qui craquent en premier. “
Parler de salarié authentique ! ! ! ! ! On est à la limite du discours stalinien, ou au contraire hyper keynesien… L'authenticité du salarié c'est un peu comme la sincérité du traitre ; c'est en tout cas un discours qui a bien intégré certaines choses. Mlle Pézé semble cautionner notre aliénation collective et le colore d'un vernis quasi moral assez insupportable.
Quand elle dit que ‘ le management n'explique pas tout ’, on rigole pas mal, et quand elle nous cite l'exemple de l'éducation nationale, on se demande si elle est déjà entré dans un collège pour parler à des profs. L'absence de reconnaissance, de missions caleirement exprimées, la sensation que la hiérachie se trouve si loin qu'elle est incapable de comprendre ce qu'ils vivent, voila une des souffrances première et fondamentale des profs.
Aveu de naiveté édifiant de la part d'une sépcialiste de la nature humaine ‘ A cette occasion, j'ai découvert que ce qui est étonnant (effrayant quand on est dans cette valse sordide) c'est la façon dont le groupe cautionne souvent par son silence (ou même par des actes) ce qui se passe de douloureux : la tentative de mise à mort (certes pas physiquement, mais pouvant conduire au suicide par exemple) d'un individu dudit groupe…’. Ceci est perceptible même dans une cour de récération…
Par la suite, comment porter crédit à son discours…
à guerzit
De jexiste
si, si | 13H24 | 29/09/2008 |
Trotskyste ?
à jexiste
De guerzit
Incomprenant majeur | 16H23 | 29/09/2008 |
Je vous répondrai pas. J'ai trop honte.
à guerzit
De Camille D
www.tsubaki.ouvaton.org | 13H53 | 29/09/2008 |
C'est tout de même un peu embêtant que vous prétiez à cette dame des propos qui sont ceux des internautes. En l'occurrence Brividi, concernant le harcèlement moral, Fantou à propos de l'Éducation nationale.
Par la suite, comment porter crédit à votre commentaire…
à Camille D
De jexiste
si, si | 14H05 | 29/09/2008 |
On plaint certains élèves…
à Camille D
De guerzit
Incomprenant majeur | 16H22 | 29/09/2008 |
Ok. Je ferme ma grande gueule et je me cache pendant cent ans dans un seau d'eau croupie pour faire oublier la honte de mes propos épidermiques…
Et je prie l'auteure de bien vouloir accepter mes excuses…
J'aurais mieux fait de relire le texte, puis de me relire et enfin de me demander si tout cela en valait bien la peine….
à guerzit
De Zeck
plus ultra | 19H38 | 29/09/2008 |
Faut pas exagérer ! cent ans c'est long surtout dans un seau, un seau d'eau, et d'eau croupie en plus.
1O ans, et n'en parlons plus : )
à guerzit
De rich31
22H50 | 29/09/2008 |
C'est exactement ce que je me dis à chaque fois que je poste un commentaire… D'ailleurs j'en poste peu. Mais bon, on est là pour réagir, pas pour se faire mousser. D'ailleurs je vous ai mis un « utile ». Parce que même si je trouve votre post injuste envers l'auteure, il fleure bon l'épidermique, et justement l'authentique…
Sortez donc de votre seau…
à guerzit
De amipb
Chef de projet à Barcelone | 16H21 | 29/09/2008 |
Je me demande si vous avez vraiment écouté jusqu'au bout les explications de cette dame. Les salariés les plus authentiques sont ceux, comme vous, qui s'attendent à une certaine reconnaissance de leur travail, ainsi qu'à son évolution, cela n'est pas une évaluation qualitative.