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Changement à la tête du Crédit Agricole
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Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Les Français ressemblent-ils encore à leur voiture ?
Par Lise Barcellini | Journaliste | 01/10/2008 | 00H26
Crise, hausse du pétrole… L'automobile n'est plus le signe extérieur de richesse qu'elle a longtemps représenté.

Le grand rendez-vous des fans de voitures s'ouvre vendredi. Mais l'édition 2008 du Mondial de l'auto risque d'être un peu plus grise que d'habitude. Le rêve automobile a-t-il du plomb dans l'aile ?
« Les voitures qui sont le plus arrêtées par les gendarmes ce sont les BMW mini, les Opel Tigra ou les 206 cabriolet. Une copine gendarme me l'a dit ! » C'est Frédéric, vendeur de voitures à Pau (64) depuis plus de quinze ans, qui livre cette anecdote. Pour lui, l'explication est toute trouvée : les gendarmes s'attendent à trouver au volant des femmes de 20 à 40 ans, friquées, sophistiquées et élégantes, aussi soucieuses de leur look que de celui de leur voiture.
« Dis-moi quelle est ta voiture, je te dirai qui tu es » »
Au-delà de l'anecdote, la question mérite d'être posée : l'identification d'une voiture à son propriétaire est-elle encore valable ? Faut-il encore avoir une grosse voiture pour montrer qu'on est viril, une décapotable si on veut être branché ?
Seuls 25 à 30% des Français répondent par l'affirmative à ces questions, selon Robert Rochefort, directeur du Credoc : « très investis » dans leur voiture, ils la considèrent encore comme un objet de fierté et de rêve. Bref, comme Monsieur Durand ! (Voir la vidéo)
Selon Robert Rochefort, 20% des Français qui ont l'usage d'une voiture sont complètement « désinvestis ». Et les 50% qui restent ont une voiture par habitude :
« Ils ont une voiture parce qu'il faut bien en avoir une, c'est davantage une preuve de non-déclassement qu'une manière d'afficher sa réussite. »
Si les analystes s'accordent à dire que la voiture est de moins en moins un miroir de la personnalité de son propriétaire, les concessionnaires et vendeurs de voitures sont moins catégoriques. Vendre du rêve, c'est leur métier, et ils y tiennent. Frédéric insiste :
« Les gens sont aujourd'hui encore fiers de leur auto. C'est vrai que les clients arrivent de plus en plus avec des arguments d'achat rationnels en tête, mais ils les oublient peu à peu pendant la négociation, et au final, ils achètent bien plus qu'une voiture. »
La voiture en perte de vitesse
Si les Français se désinvestissent de leur voiture, il faut aussi y voir les conséquences de la crise. Avec la hausse du prix du carburant, utiliser sa voiture devient un luxe.
Résultat : tous les signaux sont dans le rouge. Les Français roulent de moins en moins (14 000 km en moyenne par an en 1986, 13 000 km en 2006) ; le parc automobile vieillit (huit ans en moyenne) c'est-à-dire que que les Français attendent de plus en plus avant de changer de voiture ; les immatriculations chutent en Europe. Si elles stagnent en France, c'est seulement grâce à l'instauration du bonus écologique, selon Flavien Neuvy de l'Observatoire de l'automobile Cetelem.
L'acheteur de Logan donne « l'image du type malin »
Les acheteurs choisissent de moins en moins la voiture qui correspond à l'image qu'ils veulent donner d'eux. Les voitures fonctionnelles, pas chères et propres sortent gagnantes de la morosité ambiante.
Exemple : la Logan, voiture low-cost de Renault qui fait un carton contre toute attente. Selon les chiffres de Flavien Neuvy (Observatoire de l'automobile Cetelem), les ventes de Logan représentent 2% du marché français depuis le début de l'année. Acheter un véhicule low-cost n'a rien de désastreux en terme d'image, il peut même y avoir un certain snobisme à acheter à bas coût, comme l'explique Frédéric :
« Le bobo qui achète une Logan recherche l'image du type qui achète intelligent, qui a fait un achat malin. »
Pas facile d'être propriétaire de 4x4
Grand perdant de la crise du secteur et du désamour croissant pour les voitures gourmandes en énergie : le 4x4. Pas facile d'être un propriétaire de grosses quatre roues motrices en 2008 : dans l'esprit collectif, le baroudeur et le frimeur se sont peu à peu estompés pour laisser la place à au pollueur. L'image négative du véhicule est telle que les concessionnaires peinent à revendre les 4x4 d'occasions. Robert Rochefort, qui consacre un chapitre à ces véhicules dans son livre « Le Bon consommateur et le mauvais citoyen », explique :
« Les 4x4 cristallisent l'agressivité dans les villes. Les ventes s'effondrent : le 4x4 est un signe extérieur de richesse en perte de vitesse. L'arrivée du 4x4 Koléos de Renault sur le marché ne devrait pas être un succès. »
Face aux comportements plus rationnels des consommateurs, les industriels ne renoncent pas à vendre du rêve, tout en prévoyant de lancer des low-cost et des voitures propres.
Mais Patrick Pelata, directeur général adjoint de Renault, le reconnait : les constructeurs doivent encore réfléchir pour être en phase avec le consommateur occidental, comme il l'expliquait à Libération en juillet :
« Dans les pays en voie de développement, l'image de la voiture reste incroyablement positive et toujours associée à celle de liberté et de progrès. Toutefois, dans les pays occidentaux, c'est vrai qu'on sent bien que quelque chose est en train de se passer. (…) Tout notre travail c'est de réfléchir aux moyens de remettre en phase l'automobile avec les attentes de la société. »
De la « voiture-objet » à la « voiture-service »
Les locations de voitures augmentent, les entreprises mettent en place des flottes de véhicules pour leurs salariés, des offres de location de voitures libre-service se développent… Autant de preuves qu'après le règne de la voiture individuelle, nous entrons dans une nouvelle ère : celle de la « voiture-service », selon le sociologue Bruno Marzloff, spécialiste de la mobilité et des déplacements et directeur du Groupe Chronos :
« Regardez dans la rue : ce ne sont plus des “auto-mobiles” qu'on voit, mais des “auto-immobiles” qui restent garer 95% du temps. La vraie révolution, c'est quand on passera de la voiture-objet à la voiture-service. C'est déjà dans les tuyaux, mais ça prendra du temps. »
Signe de la révolution en marche : la voiture « n'est plus l'objet emblématique de la société de consommation » pour Robert Rochefort, qui analyse :
« On ne marque plus notre existence sociale par notre voiture, ni même par notre téléphone portable, mais plutôt par les soins cosmétiques qu'on choisit, l'achat de vêtements “vintage”. Nous sommes passés à un stade de la société individualiste encore plus intimiste et narcissique, l'ère du Botox et de Meetic. »
Photo : un 4x4 très perso en banlieue parisienne (Audrey Cerdan/Rue89).
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De Le vrai Peps
Star anonyme | 08H10 | 01/10/2008 |
J'espère que ce constat est le prémisse d'une remise en question du modèle de société consumériste et « markettée », dont la voiture a été le symbole.
Peut-être le début de la désintoxication publicitaire ?
De dt_ytsejam_dt
Frouze en Suisse. | 08H52 | 01/10/2008 |
La Voiture (avec un « V » majuscule), objet de tant de fantasme et d'investissements émotionnels de la part de certains, objet/miroir de l'âme de celui qui la possède voir seulement la conduit (louant souvent des voitures je roule dans de nombreux modèles…ma personnalité change telle que je sois en C6, A4, ou en BMW ? ), objet/signe extérieur de richesse…sans doute tout cela…mais objet avant tout. Objet fonctionnel dont le rôle est de me conduire d'un point à un autre avec un minimum de confort, de fiabilité et de sécurité, à un prix raisonnable, et puisqu'enfin l'on s'en préoccupe, si possible en ne détériorant pas trop l'environnement. Si vous voyez d'autres utilités fonctionnelles à la voiture, n'hésitez pas à compléter mes propos. Dès lors, l'on remarque que, même si les « critères » cités plus haut semblent tout ce qu'il y a de plus objectifs, ils n'en comportent pas moins, plus ou moins, une part d'irrationnel. Ainsi, ma limite personnelle de prix « raisonnable » ne sera sans doute pas la même que celle de mon voisin et conditionnera sans doute en partie l'atteinte des autres critères. Par ailleurs, elle ne se limite pas à seulement à mes moyens financiers mais plus à la part de mes revenus que je suis prêt à consacrer à ma voiture. Pour la fiabilité et la sécurité je m'en réfère aux docs techniques et aux divers tests réalisés par des spécialistes avec une part d'impondérable, de présupposés sur la marque et d'appréciation personnelle selon que je parle de Sécurité Passive ou Active. Pour la « détérioration contrôlée » de l'environnement, là encore tout dépend de l'utilisation que je fais de mon véhicule, selon mon type de trajet quotidien par exemple (uniquement citadin ou non, longues ou courtes distances…)…Enfin, le critère de confort est encore plus intimement personnel, dépendant bien sur du type de trajet quotidiens mais aussi de ma conception personnelle du confort. Ainsi, donc, tout les critères apparemment objectifs de choix de l'objet-voiture s'effacent vite devant une multitude d'aspects émotionnels, subjectifs et personnels de sorte que le « jugement » que l'on pose sur quelqu'un en le basant sur la voiture qu'il possède est forcément déformé par le prisme de notre propre personnalité et par là même inutile et vain…
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 09H05 | 01/10/2008 |
Posséder une voiture est un acte assez radical.
On peut utiliser un véhicule sans franchir ce cap : en louant une voiture dans le cadre du transport personnel, en ayant recours au co-voiturage (transport partagé - les utilisateurs peuvent influer sur le calendrier, le parcours…), ou bien sûr aux transports en commun.
La ville doit changer, et les cités françaises partent de moins loin que la très caricaturale L.A.
De Pépé61
Enterré vivant | 09H17 | 01/10/2008 |
Devenons nous plus intelligents ? Le prix du carburant et la baisse du pouvoir d'achat conjugués vont faire que la voiture sera moins un signe extérieur de réussite sociale, qu'un outil de transport. Les publicitaires continuent cependant à vendre de l'image, mais pour combien de temps encore ? Il y a un autre phénomène qu'il serait peut-être temps de mettre en relief : le taux d'occupation des véhicules. Combien de voitures contenant seulement leur conducteur restent à tourner au ralenti dans les embouteillages ? Il y a là une mine d'idées à creuser.
De dt_ytsejam_dt
Frouze en Suisse. | 14H26 | 01/10/2008 |
Bonjour Stéphanemot – Ce que vous dites est sans doute vrai dans la majorité des cas et effectivement « l'acte de posséder » une voiture est en soit une « affirmation personnelle ». Cependant, quid des Commerciaux et autres travailleurs itinérants ? et surtout quid des situations personnelles particulières (nécessité de déposer les enfants à l'écoles en partant au travail, lieu de résidence non ou mal desservi par les transports en communs, horaires décalés…). Dans mon cas par exemple : n'habite pas en ville, temps de trajet en voiture 20mn / temps de trajet en trains 45 mn (hors retards éventuels), mais surtout des horaires de travail très élastiques, irréguliers et souvent imprévisibles et donc peu compatible avec le covoiturage…Donc même l'acte de posséder une voiture ne découle pas forcément d'un choix « Radical »…Cordialement.
De Ricky_Bobby
pilote | 10H09 | 01/10/2008 |
Au risque de passer pour un un gros nase, la voiture est pour moi un plaisir et un objet de rêve.
Je ne pourrai pas rouler dans une voiture que je trouve fade, sans émotions, sans caractere comme un Kangoo ou une Laguna.
Et quand je lis que la passion automobile faiblit, suffit de se rendre sur les forums automobiles pour ce rendre compte qu'il n'en ait rien.
Perso, je roule dans une voiture qui a 10 ans, mais dont je suis tombé « amoureux », pour le moment mes moyens ne me permettent pas d'en changer, pour un autre coups de coeur.
Coté environnement, rouler avec un hybride ou autre chose, ne me gene pas, par contre rouler en Prius, me dérange, car je la trouve tout simplement moche.
Est il possible d'avoir une voiture dite écologique qui soit belle et donne envie de conduire ?
J'ose imaginer, que cela deviendra possible, la révolution est en marche coté low cost.
Suffit de comparer la Logan à la Sandéro, cette derniere est plus attirante que la premiere.
Pour moi l'achat d'une voiture est encore un achat passion, coups de coeur avant d'etre fonctionnel.
Je roule dans un coupé 4 places avec ma femme et mes 2 enfants (3 et 5 ans), pas utile d'acheter un break ou un monospace, un peu d'organisation et de bon sens et même partir en vacances à 4 est possible !