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Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Solidaire des entrepreneurs du Sud ? Babyloan leur prête vos économies
Par Benoît Granger | Chercheur en microfinance | 01/10/2008 | 12H48
Fournir directement à des entrepreneurs du Sud des petites sommes pour développer leurs microentreprises, c'est le concept des prêts solidaires.

Vous cherchez un moyen de participer intelligemment et efficacement à la lutte contre la pauvreté et les inégalités ? Grâce à Babyloan, vous pouvez devenir un acteur direct de la microfinance. En prêtant directement à des petits entrepreneurs du Sud un peu d'argent, vous les aidez à créer ou développer leurs microentreprises.
Palier le manque de fonds des institutions locales de microfinance
Il s'agit bien de prêts solidaires : le site de Babyloan précise que si vous décidez de prêter, c'est à 0% de taux d'intérêt. Ceci pour des raisons pratiques (le montant des intérêts resterait dérisoire) et réglementaires : il est interdit de prêter à intérêt quand on n'est pas une banque, ce que n'est pas Babyloan. C'est pourquoi la BRED et le Crédit Coopératif, banque la plus exemplaire en matière de finance solidaire, sont associées au projet. Elles serviront de « plate-forme d'intermédiation » et rassureront les prêteurs.
L'image est séduisante. Vous prêtez à une personne précise, en Afrique, en Asie ou ailleurs ; et Babyloans vous informe régulièrement de la situation de « votre » entrepreneur. Pour être efficace, votre prêt passe pas l'intermédiaire d'institutions locales de microfinance, qui manquent souvent de fonds à prêter mais ont un savoir-faire dans l'accompagnement de projets. C'est le travail de cet intermédiaire qui diminue le risque pris par le prêteur et qui permet de l'informer.
Babyloan reproduit en France un système déjà bien rôdé aux Etats-Unis. Kiva a plus de deux ans d'expérience dans ce domaine et des milliers d'Américains ont prêté plusieurs dizaines de millions de dollars à des microentrepreneurs du Sud par le biais d'une centaine d'institutions de microfinance.
A la différence de Babyloan, les prêteurs de Kiva peuvent, eux, facturer des intérêts ; mais ceux-ci sont peu élevés, souvent beaucoup moins que les intérêts facturés par les prêteurs locaux. Et les premiers chiffres de Kiva semblent montrer que les remboursements connaissent très peu d'incidents. Donc les prêteurs généreux augmentent régulièrement les sommes qu'ils mettent à disposition.
Plus rentable sans intermédiaire bancaire
Babyloan et Kiva sont des exceptions généreuses au sein d'un univers du « P2P lending » (prêts « entre pairs ») qui se développe très vite, et sur des motivations moins généreuses. Aux Etats-Unis, plus d'une dizaine de plate-formes fonctionnent qui proposent de rapprocher prêteurs et emprunteurs, comme Lending Club ou Prosper ; mais avec un but lucratif tout à fait clair.
Car là-bas les prêts bancaires sont beaucoup plus couteux qu'en France. Et aux pauvres dont les banques se méfient, seuls les usuriers prêtent mais à des prix astronomiques. Donc le prêt direct serait souvent plus rentable, à la fois pour le prêteur et l'emprunteur, avec la disparition de l'intermédiaire bancaire. Et les prêts se font souvent au sein d'une communauté, ce qui crée l'indispensable confiance entre les uns et les autres.
Il s'agit pour l'essentiel de prêts à la consommation ou de projets personnels. En France, Friends Clear compte démarrer prochainement sur ce modèle, et quelques autres projets pourraient voir le jour si les contraintes réglementaires sont assouplies. Le seul système de microcrédits professionnels par le Net qui fonctionnera bientôt en France est celui de l'Adie, qui vient d'annoncer la mise en place de prêts en ligne dès 2009. Cette célèbre institution de microfinance a vingt ans d'expérience dans le crédit solidaire direct aux entrepreneurs ; donc on peut supposer que le « scoring » en ligne (un test sur la validité du projet, le sérieux de l'entrepreneur…) remplacera l'indispensable confiance entre prêteurs et emprunteurs.
On ne parle pas encore de site ou des prêteurs pourraient, comme avec Kiva ou Babyloan, proposer directement leurs épargnes ; mais pourquoi pas, à terme ? Les membres de Finansol démontrent depuis des années que des centaines de milliers d'épargnants en France décident de consacrer une part de leur épargne à des investissements solidaires. Les développements possibles sont immenses sur le Net.
Photo : un Zimbabwéen montre la monnaie en circulation depuis août 2008 à Harare (Philimon Bulawayo/Reuters).
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De Humain
15H11 | 01/10/2008 |
Le micro crédit…
Question : Comment se fait-il que l'organisme qui « fait » du micro-crédit, soit devenu milliardaire ?
C'est un « subprime » permettant d'épauler les pauvres, et dans ce cas de micro crédit, le banquier est à l'écart du risque : Pourquoi ? En grande partie parce qu'il prête aux femmes.
En 2006 le prix Nobel de la paix est attribué conjointement au Bangladeshi Muhammad Yunus et à la banque qu'il a créée, la Grameen Bank.
Vois à ce sujet l'article du 10 septembre 2008 de Rue89, qui éclaire beaucoup la vision trop positive que le micro-crédit affiche..
à Humain
De Zoup
En rappel par rapport au système | 15H43 | 01/10/2008 |
Je le vois 4 fois, ce post, c'est normal ou c'est du lobbying ; -) ?
à Zoup
De Humain
15H53 | 01/10/2008 |
Non ce n'est pas normal…
Mon message est parti 4 fois…
De plus le message était en cours de rédaction…
Un bug ? ou une maladresse ?
à Humain
De Benoît Granger
(auteur)
Chercheur en microfinance | 18H32 | 01/10/2008 |
Heu ! ? Qui est devenu milliardaire ? je n'ai pas compris ! Ce n'est ni le cas de la Grameen, ni de son fondateur, ni des gens qui lancent aujourd'hui des sites de P2P !
De Humain
15H57 | 01/10/2008 |
Le micro crédit…
De Humain
16H00 | 01/10/2008 |
Le micro crédit…
Question : Comment se fait-il que l'organisme qui « fait » du micro-crédit, ait contribué à la création d'entreprise de crédits « micro » devenues milliardaires ?
C'est une création nouvelle de « subprime » permettant d'épauler les pauvres, mais dans ce cas de micro crédit, le banquier est à l'écart du risque : Pourquoi ? En grande partie parce qu'il prête aux femmes.
Certains l'ont bien compris !
En 2006 le prix Nobel de la paix est attribué conjointement au Bangladeshi Muhammad Yunus et à la banque qu'il a créée, la Grameen Bank.
Voir à ce sujet l'article du 10 septembre 2008 de Rue89, qui éclaire beaucoup la vision trop positive que le micro-crédit affiche..
De Strelok
Humain | 18H48 | 01/10/2008 |
Petite question (idiote surement).
Quel intérêt pour quelqu'un, de prêter de l'argent, à 0%, sachant qu'il n'est pas sûr d'etre remboursé ?
Ca s'apparente à un don pur et simple pour moi….
à Strelok
De arnaud poissonnier
fondateur de babyloan | 21H06 | 01/10/2008 |
Re bonjour,
« Strelok », j'ai zappé votre question, pardon ! !
depuis l'apparition des sites de p2p de micro crédit , vous avez deux façons d'aider quelqu'un dans les pays en développement, soit lui donner de l'argent pour l'aider à vivre ou à se sortir de situations d'horreur (guerres, catastrophes naturelles etc…) soit maintenant de prêter de l'argent à des bénéficiares de micro crédit. les deux approche sont complémentaires, elles ne se canibalisent pas
Dans le premier cas, l'aide est indispensable, permettant aux populations démunies de subvenir à leur besoins primaires en temps de crise. Votre aide se fait cependant sous la forme d'un don en une fois et souvent en mode anonyme (pour une cause déterminée mais sans savoir à qui va votre argent).
Dans le second cas, vous allez parrainer quelqu'un, votre argent lui sera affecté et vous allez en plus lui prêter ce dont il a besoin. Votre prêt, qui vous sera remboursé pourra être renouvelé à son échéance une fois deux fois dix fois…vous aiderez ainsi et avec la même somme une personne ou plusieurs personnes sur la durée.
la différence avec le don est clairement là : votre aide se perpetue dans le temps. Et accessoirement, et si vous le souhaitez à un moment, vous pourrez récupérer vore cash…
Sur l'incertitude du remboursement, vous avez raison, il y a un risque. Cependant nous avons aménagé le système chez babyloan en essayant de le minimiser juridiquement. Le prêt que vous faites est réalisé au profit de L'insitution de micro finance (IMF) qui s'engage à repréter le cash au beneficiaire de votre choix. ce faisant c'est également l'imf qui doit vous rembourser…même si le bénéficiaire final est defaillant. le risque est donc plus faible qu'on l'imagine.
On ne peut cependant l'éluder s'agissant de structures fragiles dans des pays eux même fragiles…
Se passer de l'imf en tant qu'intermédiare ne serait d'ailleurs pas possible, comment faire signer un contrat en direct avec un bébéficiaire à l'autre bout du monde, débancarisé par nature, souvent illettré et sans moyens de communication… ?
en guise de conclusion permettez moi de vous soumette ce dicton africain : « la main de celui qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit » dans le cas du prêt c'est chacun son tour : je te prête, tu me rembourse…
J'espère avoir ainsi répondu à votre question
bien cordialement
Arnaud
à arnaud poissonnier
De Benoît Granger
(auteur)
Chercheur en microfinance | 13H21 | 02/10/2008 |
Convaincant ! Rendez-vous dans quelques mois pour voir quels les les arguments qui ont décidé des épargnants à tenter le coup !
De NicolasB
Lycéen à Paris | 19H10 | 01/10/2008 |
Certes, cet article a pour objectif principal de nous informer du concept du micro-crédit mais je trouve qu'il est dommage que les dérapages et l'évolution catastrophique de ce concept ne soit - ou peu - mentionné. En effet, à la base, le « P2P lending » concernait les particuliers : ceux qui souhaitaient aider le développement économique des pays sous-développés pouvaient le faire en quelques minutes. Aujourd'hui, les grandes banques se sont emparées du concept et, sachant que l'idée était non-lucrative, ces grandes banques veulent désormais en tirer un profit. Encore une fois, ce petit bout de solidarité, qui fonctionnait parfaitement même à travers cette crise financière rude, se voit peu à peu entre les mains de grandes institutions qui font de la « solidarité » à leur manière. C'est immoral. Cela me fait penser à la Banque Mondiale et au FMI qui, à l'origine, voulaient tout simplement contribuer au développement de pays pauvres en leur accordant des prêts. Mais, voilà, ces prêts semblent contribuer à une grave déstabilisation financière de ces Etats, puisque ces derniers ne peuvent pas rembourser leurs dettes.
à NicolasB
De Benoît Granger
(auteur)
Chercheur en microfinance | 13H24 | 02/10/2008 |
Sur les dérapages de la microfinance, j'ai fait un papier récemment, paru sur Rue89, sur le cas de Compartamos --mais ne jetons pas toute la microfinance parcequ'il y a quelques excès !
Sur le P2P : je n'ai pas l'impression que les banques aient pris pied dans les formules « généreuses » de type Kiva !
De arnaud poissonnier
fondateur de babyloan | 20H37 | 01/10/2008 |
Bonjour à tous,
je suis Arnaud le co-fondateur de babyloan.org
un grand merci de l'intérêt que vous portez à ce premier site français de p2p de micro credit.
Il s'agit d'un projet qui me passionne depuis deux ans et que sommes parvenus à mettre en place après une gros travail d'études, d'autorisations et de développement…il fallait tout défricher s'agissant d'une première en France..
En fait, je consacre depuis 4 ans une grande partie de mes activités au micro crédit dans les pays en développement, c'est absolument passionnant. A 42 ans, l'une des plus belles choses que j'ai vécue, c'est de découvrir sur le tarrain l'immense reconnaissance qu'ont les bénéficiaires de micro credit à votre égard pour leur avoir permis de développer leur petite activité sans les assister, c'est énorme et ça vaut dix mille fois plus que toutes les discussions sur le sujet.
Je voulais cependant revenir sur deux sujets évoqués dans vos commentaires. Tout d'abord et comme Benoit Granger (que je me permets de saluer et de remercier au passage), je ne vois pas trop à quoi fait référence le post sur le milliardaire ! ! ! s'agissant de faire fortune je vous recommande d » aller voir ailleurs que dans la micro finance…dix milles insitutions de micro finance dans le monde et à peine 10% de rentables. et pour celles qui le sont, l'immense majorité d'entre elles n'a qu'une obsession, bien lointaine me semble t-il ,de certains débats de chez nous : permettre au plus grand nombre de bénéficiaires de financer leur activité d'autosuffisance et de se sortir de la M….. Bien évidemment, des dérapage sont possibles, comme partout, il ne faut pas être naif et l'histoire de l'introduction en bourse de cette insitution de micro finance en amerique du sud a laissé des traces, c'est vrai, mais on est bien loint de l'image que veulent donner certains d'une micro finance soudainement devenue esclave du « grand capital… »
Benoit, j'entend votre argument sur le p2p, merveilleux outils de particuliers à particuliers accaparé par les banques mais je ne me sent pas vraiment concerné. Babylaon est un projet que j'ai lancé avec une amie, Aurélie et que nous développons à quatre personnes. Nous l'avons lancé dans l'optique que vous évoquez et rien de plus : un projet de particuliers pour des particuliers au bénéfice de micro entrpereneurs du Sud. Il ne s'agit nullement d'un projet lancé par des banques. Il est vrai que nous avons associé deux banques à notre histoire (et au passage aussi et surtout une ONG, ACTED dont nous sommes très proches) parce qu'à nos yeux, il ne nous paraissait pas possible de lancer un tel projet sans être accompagnés par elles. Elles nous apportent leur expertise en matière de flux, de paiement carte bleu, de transferts d'argent, de contrôle etc…et ça, laissez moi vous dire que c'est essentiel pour que le système fonctionne en toute sécurité pour les prêteurs.
Ce sont également elles qui nous ont permis d'être crédibles auprès des autorités reglementaires et d'être sûr que notre projet respectait bein la reglementation (4 mois de travail rien que sur ce sujet) et nous sommes heureux de les avoir à nos cotés.
Ce projet n'appartient pas aux banques, il n'est pas dirigés par des banques, il est l'initiative de deux entrepreneurs passionnés de micro finance et proche d'une ONG, elle même très engagée dans le micro credit, voila c'est dit. D'ailleurs quand je secoue notre business plan dans tous les sens, le jour de la profitabilité me parait fort fort lointain…
Benoit, je serais ravi de pouvoir disucter de tout çà avec vous autour d'un verre. laissez moi vos coordonnées sur contact@babyloan.org, je vous invite et je vous présente toute l'équipe. A très bientôt
Arnaud
De Jean-Benoît
pleuw89 | 02H39 | 02/10/2008 |
Cet article ressemble à un communiqué de presse.
De Alex Engwete
Consultant | 03H34 | 02/10/2008 |
De Benoît Granger (auteur)
Chercheur en microfinance | 13H29 | 02/10/2008 |
C'est normal que le commentaire d'Arnaud ressemble « à un communiqué de presse » : c'est lui le fondateur de Babyloans ! !
Je ne le connais pas, je ne l'ai jamais rencontré, mais je connais un peu les évolutions actuelles de la microfinance et du P2P : c'est pourquoi j'ai proposé ce papier à Rue89 : il me semble important de saluer ce type d'initiative ; et de la replacer dans son contexte --qui bouge beaucoup actuellement !
à Benoît Granger
De arnaud poissonnier
fondateur de babyloan | 13H48 | 02/10/2008 |
Bonjour,
Pour ceux que le sujet interesse, je vous invite à assister aux premières « rencontres de babyloan ». un colloque que nous avons décidé d'organiser annuellement et qui réunira les « babyloaniens » qui le souhaitent ainsi que le monde du développemnt durable, de la micro finance et du développement.
rendez vous sur le site, dans « babyloan city » pour y découvrir le programme
Gros thème de cette première : les conséquences du krach financier sur la micro finance dans les pays en développement
On y parlera aussi et bien sûr du peer to peer de micro crédit
pour vous inscrire (places limitées), envoyez un mail de confirmation sur rencontres@babyloan.org
Benoit, vous y êtes également le bienvenu
(les premières « rencontres de babyloan », le 15 octobre 08, de 14 à 18H, maison de la chimie, Paris)
A plus
Arnaud