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Crise à Wall Street ? Warren Buffet fait ses courses
Par Guillemette Faure | Eco89 | 04/10/2008 | 09H59
Le mois dernier, en pleine panique de Wall Street, le milliardaire Warren Buffet a investi cinq milliards de dollars dans la banque d'affaires Goldman Sachs. Huit jours plus tard, trois milliards dans General Electric, « symbole de l'Amérique ». Enfin 4,7 milliards pour Constellation Electric que convoitait EDF. Au total 13 milliards de dollars de shopping boursier. « Il faut acheter au son du canon et vendre au son du violon », dit-on.
Ce n'est pas fini. Dans un entretien à la chaîne CNBC, le célèbre investisseur explique qu'il investirait bien à hauteur de 1% dans le plan Paulson de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars. Investir ? C'est bien le mot qu'il a employé. Car il ne faut pas selon lui voir ses 700 milliards de dollars comme des dépenses fédérales mais comme un investissement dont les retours se matérialiseront dans cinq à dix ans.
Mercredi, il enjoignait le Congrès de voter le plan de sauvetage d'abord bloqué par la chambre des représentants. L'économie américaine est un grand athlète qui vient d'avoir une crise cardiaque, a t-il expliqué mercredi à Charlie Rose l'animateur de la chaîne publique PBS. Trop tard pour se demander s'il a bien pris sa tension régulièrement. Il faut attraper le défibrillateur (le plan Paulson en l'occurence). La crise économique actuelle est « un Pearl Harbor économique ». Inutile d'attendre d'avoir le plan parfait trop tard pour répondre aux attaques. Il s'attend à ce que la situation actuelle du monde de la finance empire, appelle à être patient.
Que l'homme le plus riche d'Amérique (il vient de griller Bill Gates de 65 à 58 milliards de dollars selon le classement de Forbes) tienne ce type de discours, que ce milliardaire parti de rien investisse et conseille d'en faire autant, a des vertus rassurantes. Dans Slate, Richard Beales estime même qu »on devrait lui confier la gestion du plan de sauvetage de Wall Street.
Certes, Warren Buffet qui a horreur du risque (il avait résisté à la tentation d'investir dans la bulle des nouvelles technologies et dans celle de l'immobilier) s'expose là moins qu'un investisseur traditionnel. Il a investi dans Goldman Sachs et General Electric en actions préférentielles rémunérées à 10% et s'il a obtenu ces bonnes garanties de rendement, c'est parce que les entreprises savent qu'un gros investissement de Buffet vaut toutes les meilleures notations d'emprunteur.
Il a choisi ses cibles selon sa règle habituelle : n'investir que dans des métiers dont on comprend le fonctionnement. « N'investissez que dans les affaires qu'un idiot pourrait gérer car tôt ou tard ce sera le cas. »
Coca et hamburger loin de l'agitation de Wall Street
Le plus gros milliardaire américain a un côté un sou est un sou, le bon sens près de chez vous. A 78 ans, il vit toujours à Omaha dans le Nebraska, loin des deux côtes, dans la maison qu'il s'est achetée il y a cinquante ans. Il mange des hamburgers, boit du Coca (il est passé de Pepsi à Coca il y a vingt ans, tout en grimpant à 7% dans l'entreprise), joue au bridge. C'est à Ohama qu'il organise chaque année son « woodstock pour capitalistes », l'AG où plus de 20 000 actionnaires de sa holding Berkshire Hathaway vienne écouter sa parole, laquelle tient souvent au mot inscrit sur sa plaque d'immatriculation : « Thrifty » (économe).
Une grosse biographie publiée la semaine dernière raconte son parcours depuis sa première déclaration d'impôts à 14 ans où il déclare l'argent qu'il a gagné en livrant les journaux (il n'a payé que sept dollars : il avait pensé à se mettre en frais réels et à déduire sa montre et son vélo) jusqu'à devenir milliardaire (les gens de la Harvard Business School qui l'ont refusé doivent se retourner dans leur tombe). La construction de sa fortune, il l'a faite grâce à « la boule de neige » : « la vie est une boule de neige, ce qu'il faut c'est de trouver de la neige et une pente vraiment longue ».
Sa vie personnelle ressemble moins à un conte de l'Amérique profonde. Sa première épouse Susie Thompson part vivre à San Francisco à la fin des années 1970 et demande à Astrid Menks, une serveuse de restaurant de veiller sur son mari. Astrid s'installe avec Warren, prépare sa valise quand il va en Californie rendre visite à sa femme qui souffre d'un cancer. La légende dit qu'ils signent leurs cartes de vœux de leurs trois noms. Après la mort de Susie, Buffett épouse Astrid.
On ne gagne pas les JO parce qu'on est le fils d'une médaille d'or
Ses relations avec ses enfants, d'après la même biographie, ont aussi de quoi surprendre. Il passe par exemple un contrat à son fils qui exploite une de ses fermes : tant qu'il pèse 83 kilos, il doit lui payer 22% de son chiffre d'affaires. S'il dépasse le poids, que son père lui a fixé, le loyer passe à 26%.
Ses trois enfants n'engraisseront pas non plus leurs comptes en banque à la mort de leur père. Buffett est contre l'héritage. « On ne va pas former l'équipe qui va aux Jeux Olympiques de 2020 avec les fils aînés des médailles d'or de 2000 », explique t-il.
C'est, entre autres ce qui l'a conduit il y a deux ans à annoncer qu'il laissait 85% de sa fortune à la fondation de Bill et Melinda Gates.
Son opposition au droit à l'héritage fait partie des idées qui le rapprochent des démocrates. Il va voter pour Barack Obama le 4 novembre. Pour qu'il arrive à soutenir John McCain dont les idées sont si loin de lui, il faudrait un vrai changement du candidat républicain, « une opération de lobotomie par exemple ».
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De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 11H42 | 04/10/2008 |
Tous ceux qui n'ont pas maintenant de quoi investir dans ces soldes d'automne (= « sale » en anglais) pourront bien avant cinq ans danser devant le Buffet.
De Alex Engwete
Consultant | 11H44 | 04/10/2008 |
De FdT
En pleine décroissance | 11H59 | 04/10/2008 |
C'est marrant comme cette crise (que j'appellerai plutôt restructuration financière) profite merveilleusement bien à certains. Ils rachètent tout à vil prix et le tour est joué !
Cette « crise » serait uniquement la simple conséquence délétère de pratiques irresponsables ? Cela m'a tout l'air d'être une restructuration qui fut planifiée de longue haleine. Ordo ab chao ; l'ordre par le désordre.
De zorbek
12H12 | 04/10/2008 |
Une petite anecdote en passant, pêchée dans The Economist (« Goldman Sachs, into the whirlwind », qui est aussi l'ancien employeur de Paulson, l'actuel ministre des finances US), lors d'une interview d'embauche à cette banque d'affaire, là où Buffet vient de placer ses billes (la question s'adresse à une candidate) :
« Would you have an abortion rather than lose the chance to work on a big deal ? »
Indépendamment du fait d'être pour ou contre l'avortement, je n'ai pas de mots assez forts pour dénoncer l'incroyable puanteur de cette question.
Que l'on trouve de l'argent public pour soutenir ceux-là dépasse mon entendement, même si on n'a pas vraiment le choix…
De parousnik
12H17 | 04/10/2008 |
Délit d'initié ? Facile quand son pote Paulson l'averti qu'il va renflouer AIG et éviter ainsi a Golman Sachs de débourser plusieurs millards…il se jete sur les actions en baisse depuis plus d'un an…
Les paris boursiers sont depuis longtemps truqués…il n'a pas de quoi être fier…d'être un milliardaire véreux… Ces hommes et ces femmes ne méritent pas plus d'auréole quand méritait Al Capone.
Ce sont des parasites et des criminels qui gouvernent nos ploutocraties… Pas de quoi pavoiser ni espérer en un meilleur avenir pour les gens honnêtes
et leurs descendances…
De YoshiL7
12H22 | 04/10/2008 |
Et si ce n'était pas le seul à faire son marché ? on pourrait bien imaginer certains en Asie faire la meme chose plus discrétement… tiens, on pourrait à l'avenir se rendre compte que banques et autres établissements financiers en pleine crise de par chez nous ou sur le continent américain pourraient devenir du jour au lendemain des sociétés sous pavillion asiatique grace à une telle crise… on inverserait ainsi une certaine vision du monde financier… l'Asie prendrait ainsi le pas sur la finance mondiale et ne seraient plus donimer par les éternels US… ce ne sont que des hypothèses bien évidemment.
De miresa
12H24 | 04/10/2008 |
Warren Buffet ne fait qu'appliquer la formule de Rotschild qui disait : « acheter quand ça commence à baisser et vendre dès que ça commence à remonter ».
Le seul problème c'est qu'il faut avoir des sous pour faire d'autres sous, encore plus de sous …
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 12H45 | 04/10/2008 |
Toujours intéressant à observer, le cas Warren Buffet. C'est un milliardaire « puritain », à savoir qu'il s'autorise à participer aux jeux de la finance de très haut niveau (de rentabilité) tout en préservant son approche « économe » des affaires et de sa vie personnelle. Le fait qu'il réside encore (et ait toujours vécu) modestement à Omaha (Nebraska), privilégiant des amitiés et des relations de voisinage aux dépens du côté paillettes et pipole de pas mal de ses collègues financiers, témoigne de son éloignement philosophique de Wall Street et des hauts lieux de la finance en général.
A ce point de vue, il rappelle Benjamin Franklin, qui dans son autobiographie, donnait des leçons de modestie tout en vantant ses propres pratiques de frugalité et de vie simple. Pourtant, pas plus que Franklin, Buffet ne se prend pour un quelconque quidam. Il s'érige même en modèle, un peu comme Franklin, qui prétendait s'être purgé de presque tous ses péchés quotidiens grâce à sa recherche systématique d'un comportement de bon chrétien ! (L'allusion aux médailles d'or -- sous-entendu : que Buffet a gagnées au mérite -- est en ce sens particulièrement savoureuse.)
Sa jugeotte financière est redoutable. Il a participé au sauvetage de Goldman Sachs en lui apportant 5 milliars de dollars tout en exigeant un dividende annuel de 500 millions (un taux pratiquement usuraire au vu des ciconstances), mais ce choix d'investissement n'était pas anodin, étant conditionné par la reconversion de Goldman Sachs en banque commerciale moins exposée au risque, une décision qui a stupéfié les observateurs parce qu'elle était totalement inattendue. Buffet considère que le jeu en vaut la chandelle car Goldman a toujours été dirigée par des as et continuera de l'être. La prise de participation dans General Electric participe de la même démarche.
Enfin, et pour répondre au moins en partie au commentaire de Caro ci-dessus, Buffet ne se considère pas vraiment « propriétaire » de ses immenses actifs, pas plus qu'il n'estime que ses enfants auront à leur tour le droit de l'être après sa mort. (Cette hostilité à l'héritage est considérée comme dangereusement radicale par la plupart des capitalistes. On se souvient du tollé provoqué par Jean-Jacques Servan-Schreiber lorsqu'il a proposé l'abolition de l'héritage sous le gouvernement de Giscard dans les années 70.) Buffet se comporte en « régisseur » temporaire de ses biens, qui, par définition, devront revenir à la collectivité après son décès. C'est bien pourquoi il a décidé d'en transmettre 85% à la fondation des Gates.
Il y a eu plusieurs précédents à ce type d'attitude dans le passé. On pense notamment au legs intégral de sa fortune à des oeuvres par M. Packard (de Hewlett-Packard) dans les années 80. S'agissant de « moraliser » le capitalisme, ce genre d'action généreuse en vaut bien une autre.
Comme Packard avant lui, Buffet veut laisser le souvenir, non d'un tycoon quelconque, mais d'un homme qui a fait le bien. Cette attitude n'est pas dénuée de vanité, mais elle a l'avantage du pragmatisme et de la cohérence philosophique : il est possible de s'enrichir, et même de s'enrichir immensément, mais il faut que ce soit en fin de compte dans l'intérêt de la collectivité, et non pas au service de l'égoïsme individuel, familial ou clanique du capitaliste.
Somme toute, ce comportement suranné a des aspects bien sympathiques, même s'il sera toujours considéré comme une curiosité parfaitement incapable de réformer l'« éthique » capitaliste. Contrairement à Messier, Bolloré et Cie, l'idée est qu'on peut être super-riche et en même temps parfaitement ringard (c'est à dire en conformité avec les préceptes de l'Evangile ! ).
De -Candide-
Jardinateur | 19H07 | 04/10/2008 |
Il est un peu délicat de laisser entendre (même si ce n'est pas écrit tel quel) que la philanthropie de W. Buffet découlerait d'un puritanisme qui trouve sa source dans les préceptes du protestantisme.
Buffet est notoirement agnostique, ce qui n'est pas franchement la norme aux USA.
et sa vie privée sentimentale est très loin des canons bien pensants du puritanisme américain.
Maintenant, sachant qu'il a été élevé dans une famille
presbytérienne, si vous voulez dire qu'il a probablement su séparer le bon grain de l'ivraie, alors je vous suis.
Sinon, la description du financier atypique est assez juste.
à -Candide-
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 21H51 | 04/10/2008 |
Je ne peux pas laisser dire que l'agnosticisme de Buffet est très éloigné (1) du protestantisme, (2) du puritanisme. Un grand nombre de protestants américains ne pratiquent pas leur religion (surtout dans l'est des Etats-Unis), laquelle est parfois même une sorte d'« agnosticisme » déguisé. Dans une religion où la « parole » (à l'origine celle de la Bible, dont beaucoup de protestants vous diraient que c'est un texte surtout littéraire…) est reine et où la figure de Dieu (ou de son fils Jésus) ne vous est pas constamment remise en mémoire par des images, cette proximité de l'agnosticisme est d'autant plus facilement acceptée qu'il n'est pas lui-même très éloigné du vague déisme qui marque la vie de tous les jours dans les métropoles américaines. Certaines églises protestantes (dont les Unitariens) laissent même croire à leurs ouaïlles ce qu'elles veulent, et le disent. D'autres ne parlent jamais de Dieu mais laissent parler en leur sein « le Dieu qui est en nous » (Quakers).
Il n'y aurait pas quantité de cultes protestants nouveaux (évangélisme, pentecôtisme, néo-baptisme) et bruyants dans leur profession de foi si justement ce rapprochement des églises protestantes « historiques » et tièdes avec l'agnosticisme n'avait pas eu lieu.
Quant à la trace puritaine, elle est d'origine culturelle. Elle n'a rien à voir avec aller au temple, etc., mais elle a beaucoup à voir avec la discipline intérieure, la modestie du comportement. On la retrouve également dans le culte du travail, l'absence de complexe face à l'argent, le peu de cas des démonstrations « émotionnelles ».
Je ne peux pas répondre au sujet de Buffet l'amant ou libertin présumé, mais même cela ne serait pas contradictoire dans l'Amérique actuelle, où l'on est plutôt davantage porté sur le sexe que les Européens ! En tout cas, puritanisme ne veut pas dire pudibonderie, qui est davantage une affaire de dame patronesse catholique et apostolique comme on a pu en connaître dans notre si douce France.
De Phil2922
Retraite invalidité | 13H59 | 04/10/2008 |
1 milliard, 3 milliards, 7 milliards, 700 milliards…
Ca en fait des journées pour aller au chagrin à 8,71 euros de l'heure… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Zorro est arrivé
Lecteur | 14H34 | 04/10/2008 |
Au fait, papy Buffet pourrait-il aussi renflouer la FED ?
Parce que le plus gros trou noir de tous les temps est en train de tout siphonner sur son passage aux États-Unis.
Lisez ça (vous ne rêvez pas ! ) :
http://www.nytimes.com/2008/10/04/business/04insure.html ? _r=1&oref=slogi…
à Zorro est arrivé
De Mr_Quiconque
21H54 | 04/10/2008 |
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=2210
« La Fed brûle ses dernières cartouches
Le montant des liquidités injectées par la Fed a augmenté de 129 milliards la semaine dernière, pour atteindre un total de 528 milliards. N'entre pas dans ce décompte l'annonce faite hier du doublement à 300 milliards des sommes allouées par la Temporary Auction Facility.
129 + 528 = 657
Au début de la bataille, la Fed disposait à peu près de 800 milliards sous forme de bons du Trésor. Elle tangente maintenant la limite de ses réserves de départ.
Le graphique ci-dessous, publié par Brad Setser sous le titre “ aucun doute, il y a vrai problème avec le bilan de la Fed ”, illustre ce phénomène. Les réserves en Bons du Trésor et en T-Bills (marron et marron clair) s'épuisent au fur et à mesure qu'augmentent les liquidités accordées (gris clair) »
(Le graphique se trouve sur la page du lien donné en tête du message, ou sinon : http://contreinfo.info/IMG/jpg/Fed_assets.jpg)
De vol19
awash | 14H47 | 04/10/2008 |
Effectivement, ce portrait évoque le puritanisme et « Advice to a young tradesman » de Benjamin Franklin. Le caractère obscessionnel est intéressant, la fixation sur le poids (et la masse graisseuse ou musculaire)de sa descendance qui doit payer un surloyer s'il grossit. Pas de compensation « orale », le corps doit être maitrisé, maigre, efficace. Pas de transmission financière (d'héritage). (Ce qui peut d'ailleurs être un cadeau empoisonné en terme de culpabilité dans de nombreuses familles très riches). On retrouve cette dimension de « maîtrise ». Intéressant aussi que la descendance choisisse de travailler la terre comme métier (agriculteur-rendement de la terre) et non pas un métier intellectuel. Ce soucis du concret que l'on retrouve dans les placements.
A noter un très bon numéro spécial de Marianne « La grande crise : les menteurs, les profiteurs, les victimes ». Et pour l'expérience ethnologique l'émission de France Inter « rue des entrepreneurs » intitulé « la crise et après ? » du samedi 4 octobre…pour expérimenter le degré zéro de la pensée et toujours l'arrogance… « la titrisation c'est toujours bien », « c'est comme le marteau qui peut faire mal », bref la Finance est à la société ce que les armes sont à la défense nationale.
C'est ce qui dégouline ces jours-ci… (rue89 perd une opportunité de débat ? ) Un tel degré de bêtise et de perversité mêle pour moi depuis quelques jours un ressenti de colère/abattement, écoeurement, révolte/déprime, soulagement (c'est dit enfin)/inquiétude pour l'avenir… à en être sonné (bien que je me bats contre ce système depuis des années), mais il y a tout de même un état de stupeur, d'horreur, par rapport à l'ampleur de l'obscénité qui se dévoile. Comment a t-on pu encaisser, laisser -faire celà en terme de société si longtemps ? Et puis, c'est encore cette insupportable monstruosité de nos sociétés humaines, supporter encore ces « élites », dirigeants menteurs, dégoûtants qui sont encore là pour longtemps… pour des lendemains qui ne s'annoncent pas roses.
De petit-gredin
16H14 | 04/10/2008 |
Voilà une bien belle histoire comme on aimerait en lire plus souvent. Dis Rue89, raconte encore comment les bons milliardaires vont sauver le monde.
De Impots-utiles.com
www.impots-utiles.com | 16H45 | 04/10/2008 |
En France, Christine Boutin a annoncé que L'Etat subventionnera à hauteur de 1,5 milliard d'euros le rachat de 30.000 logements afin de palier à la crise
http://observatoiredessubventions.com/2008/subventions-detat-15-milliard…
De Mohamed.K
Magasinier | 20H26 | 04/10/2008 |
L'action Berkshire Hathaway vaut 138500€.
Je ne sais pas s'il y a plus cher ? Que vaudra-t-elle sans Buffet.
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 02H23 | 05/10/2008 |
la statue du commandeur a effectivement enfin bougé.
cela faisait plusieurs mois qu'il se tatait et que les media venaient le consulter comme la Pythie.
j'avais en mémoire un budget de 20 milliards USD pour ses emplettes. on est encore loin du compte (et du fond du trou pour les meilleures opportunités).
De emachedé
11H05 | 05/10/2008 |
C'est clair qu'en ce moment c'est le meilleur moment pour acheter des actions de valeurs sûres à bas prix.
dans 1 ou 2 ans, ça va remonter forcément, puisque le système est imprévisible à court terme, mais globalement cyclique !
Donc soit c'est pire que la crise de 29 très bientôt (peu probable), soit ça ne peut qu'aller mieux (l'espoir faire vivre)
Une petite image parodiée de l'affiche du film Wall Street :
http://cpolitic.wordpress.com/2008/09/30/parodie-daffiche-de-film-wall-s…
Film à revoir avec un Douglas en grande forme et pour le rapprochement troublant entre la compagnie achetée puis liquidée dans le film la Blue Star, et la firme EDS achetée puis liquidée par HP. Troublant et écoeurant. Mais c'est la triste réalité.