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Changement à la tête du Crédit Agricole
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Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Chômage et heures sup : une politique de Gribouille
Par Guillaume Duval | Alternatives économiques | 05/10/2008 | 11H25
Le 3 octobre dernier, le ministère du travail indiquait que les heures supplémentaires avaient augmenté de 35% entre le second trimestre 2007 et la même période de 2008. Quatre jours plus tôt, l'ANPE avait annoncé la plus forte remontée du chômage depuis 1993.
Quantitativement le succès des heures supplémentaires détaxées est indéniable. Mais, dans le contexte économique actuel, il traduit une politique de Gribouille. Face à la récession, le gouvernement devrait revenir d'urgence sur une mesure qui contribue à aggraver la situation de l'emploi.
Le nombre des heures supplémentaires déclarées -182 millions au second trimestre 2008- s'est donc accru de 6% par rapport au premier trimestre 2008 et de près de moitié par rapport au début 2007.
Du coup, les exonérations correspondantes ont déjà coûté 1 355 millions à la Sécurité sociale sur les six premiers mois de l'année, auxquelles il faut ajouter les pertes d'impôt sur le revenu pour le budget de l'Etat. Soit un coût total estimé à 4 milliards d'euros en 2008 pour les finances publiques par Christine Lagarde. Quasiment la moitié du déficit de la Sécurité sociale cette année. Une politique qui profite surtout aux plus grandes entreprises : 85% des entreprises de plus de 2000 salariés ont eu recours à ce dispositif contre moins du tiers des entreprises de moins de dix salariés.
Chômage, le pire est à venir
Parallèlement, l'INSEE a annoncé un recul du PIB de 0,3% au second trimestre 2008 et la perte de plus de 29 000 emplois dans le secteur concurrentiel pour la première fois depuis début 2004. Avec en particulier un recul de 45 000 postes d'intérimaires, signe que la dégradation de l'emploi ne fait probablement que commencer : si l'activité n'avait pas reculé davantage au second trimestre 2008, c'était notamment parce que les entreprises ont gonflé leurs stocks à hauteur de 0,3 points de PIB, une tendance qui n'a aucune chance de se poursuivre.
De plus la productivité a baissé parallèlement de 0,4% dans l'économie française, indiquant que les entreprises ont retardé l'ajustement à la baisse de leurs effectifs. Côté emploi, le pire est donc à venir comme l'indique déjà la multiplication des annonces de plans sociaux.
Côté chômage, les derniers chiffres de l'ANPE confirment une inversion rapide de la tendance avec 41 000 chômeurs de plus au mois d'août dernier. Cette hausse devrait encore s'accélérer avec l'arrivée massive cet automne des nouveaux diplômés sur un marché du travail très déprimé : c'est déjà surtout chez les moins de 25 ans que la remontée du chômage est sensible.
De plus le gouvernement veut restreindre à partir de 2009 l'accès au dispositif « carrières longues », permettant aux salariés de plus de 56 ans qui ont commencé à travailler très tôt de partir en retraite avant 60 ans. Une initiative qui devrait elle aussi contribuer à aggraver significativement la situation du marché de l'emploi dans la mesure où c'était pour une bonne part le succès inattendu de ce dispositif qui explique la rapide décrue du chômage ces dernières années.
A quoi vont s'ajouter les effets de la toute nouvelle loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme de la durée du travail » votée au début de l'été qui multiplie encore les possibilités de faire faire des heures supplémentaires et d'allonger le temps de travail des salariés en « forfaits jours ».
Des heures sup plutôt que des emplois
Bref, en période de croissance relativement rapide et de baisse du chômage, comme c'était le cas en 2007 lorsque Nicolas Sarkozy est devenu président de la République, il était déjà étrange d'inciter, avec force argent public, les entreprises à faire faire des heures supplémentaires aux salariés déjà en poste plutôt que d'embaucher des chômeurs ou des jeunes qui sortent de l'école.
Alors qu'avec 8,5 % de chômeurs en juillet 2007, la France se situait toujours dans le peloton de tête du chômage au sein de l'Europe des 27, précédée seulement par la Grèce, la Pologne et la Slovaquie… Mais aujourd'hui, il est tout simplement surréaliste de se féliciter de l'accroissement de ces heures supplémentaires.
Un petit calcul de coin de table illustre l'absurdité d'une telle démarche dans le contexte actuel : un emploi salarié coûtait, en 2007, 41 000 euros en moyenne en France. Au lieu de dépenser 4 milliards d'euros avec comme résultat de dissuader les entreprises qui le pourraient encore d'embaucher, l'Etat pourrait donc, avec la même somme, financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires ou encore, avec une subvention correspondant au tiers de leur coût, 300 000 de plus…
Si les pouvoirs publics doivent aider des gens à « travailler plus pour gagner plus », qui pourrait contester que ce soient d'abord les chômeurs, dont le nombre augmente de nouveau, qui doivent en priorité profiter de cette aide ? Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy ne sont, bien entendu, responsables ni de la crise des subprime, ni de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires.
Et donc a fortiori de la récession qui touche désormais la France et l'Europe. Mais dans un contexte profondément transformé par rapport à celui de l'été 2007, il n'est pas interdit de ranger l'idéologie au placard et de faire preuve d'un peu de pragmatisme. « Errare humanum est, perseverare diabolicum », disait-on autrefois…
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De affreuxjojo
13H23 | 05/10/2008 |
L'augmentation du nombre des heures sup est sans doute, pour une partie, totalement artificielle. Ces heures sup étant détaxées et défiscalisées, il est simple de rémunérer sous forme d'heures sup les primes et les avantages en nature qui ne bénéficie pas de ces exonérations. Ce n'est qu'un passe -passe comptable. Ce nouvel effet d'aubaine est -il chiffré ?
De aro
assistante | 14H36 | 05/10/2008 |
Pour réduire le chomage croissant, laissez partir les seniors en retraite anticipée pour carrière longue. Ces personnes ont déjà cotisé 42 ans, on leur demande 43 ans à partir du 1/1/2009 (soit 4 trimestres de plus pour la génération 1952, entre autre, mais également pour les 53 et 54., pour partir à 56, 57, 58 ou 59 ans.
Entre 60 et 65 000 personnes sont concernées pour l'année 2008, autant en 2009. Un certain nombre d'employeurs avaient déjà prévu d'embaucher pour remplacer les départs, cela est différé.
Au vue de cette nouvelle situation, instaurée par une circulaire ministérielle du mois de juillet 2008, nous avons mené plusieurs actions. La dernière étant une pétition en liogne.
Tout le monde est concerné, jeunes, moins jeunes, chomeurs, du fait de l'allongement de cotisations à 41 ans pour tout le monde en 2012, 42 ans en 2016 ( pour un départ à 60 ans)
Rue 89 a relayé ce fait dans 2 articles
http://www.rue89.com/2008/09/14/apres-plus-de-42-ans-de-boulot-ils-doive…
http://www.rue89.com/2008/09/28/carrieres-longues-les-deputes-vont-inter…
Aussi, je vous demande, nous vous demandons de bien vouloir signer la pétiton et relayer à tous vos contacts
http://www.mesopinions.com/detail-signature.php ?
ID_PETITION=6b5068ac8146a65d574ebe0092b830c1
Merci de votre soutien.
Quand aux heures sup, cela ne crée pas d'emploi ! En étant exonérées pour partie pour les employeurs (et le salarié, du fait de la non imposition) elles ne donnent rien sur « la valeur » d'un trimestre (pour les retraites), elles coutent très cheres à l'Etat qui au grand dame, se plait à dire que les caisses sont vides ! Ces heures sup ne créent pas de « recettes » pour la Sécu et tout le reste.
Bien sûr, pour certains, c'est un peu de pouvoir d'achat en plus, mais est-ce exact ? En fait, cela suffit simplement à payer les taxes en plus, et au bout du compte, c'est « travailler plus pour gagner moins », car à la fin du mois, il n'en reste pas plus qu'avant.
à aro
De aro
assistante | 14H40 | 05/10/2008 |
Erreur sur le lien de la pétition
le bon lien
http://www.mesopinions.com/detail-petition.php ? ID_PETITION=6b5068ac8146a…
Merci de votre soutien
De Libelluless
15H05 | 05/10/2008 |
« Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy ne sont, bien entendu, responsables ni de la crise des subprime, ni de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires »
FAUX
Je suis d'accord sur de nombreux points de l'article, par contre je réfute l'irresponsabilité du Gouvernement en place qui avait au moins vu venir la crise début 2007 ! ! ! Surtout Mme Lagarde qui connaît bien le marché américain et NS grand copain de doubleUbouch.
1° Ce gouvernement a démantelé les 35H qui ont créés des emplois quoi qu'on en dise.
2° Le bouclier fiscal a exterminé les marges de manoeuvre nécessaires au Gouvernement pour relancer l'économie
3° L'Etat français a vendu les bijoux de familles (privatisation des entreprises publiques) pour des miettes. Ces dernières font des profits certes mais diminuent leurs investissements en France (capital humain, technologique) et externalisent leurs filiales à l'étranger (bradant ainsi notre technologie).
4° Le Gouvernement, en ce temps de crise, a beau vouloir moraliser le monde de la finance, il ne veut rien changer et maintient ce système capitaliste confiscatoire et malhonnete au détriment d'une majorité de la population. Les catégories sociales pauvres et moyennes vont payer l'addition laissée par les banquiers américains et les banques françaises (qui ont cru gagner le jackpot en acquérant les subprimes) alors que les citoyens français ne sont, par nature, pas endettés par les crédits !
5° L'inflation est due à la dérégulation totale des marchés, à la spéculation sauvage, à la marchandisation de toute production sans distinction des besoins fondamentaux : fondements idéologique de la droite et donc de ce Gouvernement. Entente sur les prix des grands cartels (télécom, grandes surfaces, banques, mutuelles, assurances, compagnies pétrolières, etc) pour maintenir les prix élevés.
On peut d'autant plus craindre des augmentations (ex : électricité : Edf privatisée), une augmentation des impôts locaux ou contrôles coercitifs (ex les conducteurs sans triangle ni gilet doivent payer 135 € : création d'obligations pour lever des impôts de toutes sortes).
à Libelluless
De -Candide-
Jardinateur | 04H40 | 06/10/2008 |
Bonjour Libelluless,
Dans l'article, la « non-responsabilité » du gouvernement concernait :
la crise des subprimes, la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires.
Je n'ai pas bien compris en quoi les points 1,2,3,4 et 5 nous indiquent le contraire.
Cela dit, ces sujets sont extrêmement intéressants. Ce sons potentiellement de bons sujets de thèse de doctorat en économie.
- Un peu surpris par le nombre de gens qui souhaitaient avoir une réponse à la question simpliste : « Quand une action perd 20%, où va l'argent ? »
- Pas convaincu par la clarté de la réponse en cours de eco89 sur le sujet
Me voilà complètement rassuré :
Il y a des gens comme vous dans la rue qui vont pouvoir m'expliquer simplement les réponses à des questions autrement plus complexes.
En espérant que vous aurez le temps de nous faire un article sur chacun des cinq points, de manière à ce que les humbles néophytes comme moi, puissent essayer de comprendre le cheminement qui mène de manière irréfutable aux conclusion énoncées. Et cerise sur le gâteau, nous permettront alors probablement de comprendre aussi en quoi « le gilet jaune » est il un exemple aussi caractéristique qui met si bien en « visibilité » les dysfonctionnements de notre société.
De DOMIE
vieille chômeuse de 50 ans ! | 15H07 | 05/10/2008 |
Tout est dit dans cet excellent article ! !
Mais ce qui me fait le plus enrager, c'est que minisarko est en train de faire passer ses énormes fautes économiques sur le dos de la crise ! Il espère que les français n'y verront que du feu, et que docilement ils se serreront la ceinture au nom d'une soi-disant unité nationale qui n'est qu'un piège à con supplémentaire et qu'ils lui signeront un chèque en blanc pour sa politique de rigueur (oups ! j'ai dit « lemotqu'onnedoitpasprononcer ») à venir. Il n'y a pas que les banquiers qui doivent rendre des comptes, lui aussi devra en rendre tôt ou tard !
Mais en attendant ce sont toujours les mêmes qui devront payer.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H20 | 05/10/2008 |
Dans le budget présenté par le gouvernement, seul le budget de la défense est en nette augmentation. Comme ça le pouvoir se donne les moyens pour mater les révoltes futures, car un moment donné, faudra bien que ça pète. C'était évident que le slogan « Travailler plus pour gagner plus » était de la fumisterie et allait nous conduire à plus de chômage. Ca y est ça commence… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Rihen
| 16H04 | 05/10/2008 |
« Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy ne sont, bien entendu, responsables ni de la crise des subprime, ni de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires.
Et donc a fortiori de la récession qui touche désormais la France et l'Europe. Mais dans un contexte profondément transformé par rapport à celui de l'été 2007, il n'est pas interdit de ranger l'idéologie au placard et de faire preuve d'un peu de pragmatisme. “ Errare humanum est, perseverare diabolicum ”, disait-on autrefois… “
Cette conclusion ne colle pas avec le reste du texte.
Simplement parce que c'est nous petits français qui allons faire preuve de ‘pragmatisme’ en supportant encore une fois l'effort de ‘la France’ dans cette crise ! L'argent qui va servir à renflouer les banques malades, on va le retirer du social… pas de l'ISF. Les banquiers ne seront pas désignés du doigt, ne seront pas accusés, ne seront pas punis pour chaque chômeur déprimé, pour chaque français ruiné, pour chaque drame déclenché par les difficultés engendrées par ce hold up.
De bonbon rose
à croquer | 16H32 | 05/10/2008 |
Au départ les HS étaient une mesure pour la compétitivité des entreprises. Puis au fur et à mesure de la dégradation de la conjoncture, elles sont devenues un instrument de relance du pouvoir d'achat. Mais à court terme ! ! !
Aucune contribution sociale n'étant versée, les salariés ne bénéficient, au titre des heures supplémentaires, d'aucun droits sociaux (congés maternité par exemple) et ils auront une retraite diminuée :
60% d'un 1/2 Smic = 375€ .
60% d'un Smic entier = 750€.
Sans parler d'un salaire qui varie selon les haut et le bas de l'entreprise.
De Trenien
Prof | 19H32 | 05/10/2008 |
Du fait du départ en retraite des baby-boomer, nous sommes dans une période ou le chomage devrait mécaniquement baisser - chose qui est insupportable aux entreprises : il n'y a jamais eu de meilleur moyen de pression sur les salariés que la menace de se retrouver sans emploi.
Charitablement, j'attribuerai cet attitude aux plus grosses des entreprises, celles que le medef représente vraiment.
Pour ceux qui doutent de cet analyse, je vous invite à vous souvenir de la période 2000-2002. Alors que le chomage commençait à baisser et que les salariés recommençait à avoir des vélléité d'amélioration des conditions de travail/augmentations de salaires (première fois depuis longtemps qu'on voyait des grèves en ce sens), la réaction du medef ne s'est pas fait attendre : il fallait rouvrir les vannes de l'immigration. Il y avait encore plus de deux millions de chomeurs.
En fait tout ceci a déjà été théorisé, ça a même un nom : NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment) : en gros « Taux de chomage n'augmentant pas l'inflation ».
Le but est fondamentalement d'avoir un taux de chomage qui soit à un taux approprié, et en dessous duquel il ne faut pas descendre, afin que les salariés restent dociles.
Loin d'être invoqué par une bande d'hurluberlus conspirationistes, ça a été reconnu ou théorisé par des individus tout à fait sérieux (au hasard, Alan Blinder en 1996, alors vice-président de la FED, entre autres).
Je vous invite à visiter ces pages si vous souhaitez avoir plus de détails :
http://fr.wikipedia.org/wiki/NAIRU
http://lenairu.free.fr/pages/lenairuvitepag.html
Et cette vidéo qui dit de manière claire que le chômage ne doit pas baisser :
http://www.dailymotion.com/video/x10ix3_le-chomage-voulu
De gribouillemoqueur
20H00 | 05/10/2008 |
Au delà de la défiscalisation des heures supplémentaires, il y avait un problème sur l'employabilité des travailleurs à la recherche d'un emploi avec l'élargissement du recours aux heures sup.
Les entreprises disent en général qu'un nouveau salarié coute trop cher à former tout en se plaignant de ne trouver personne d'immédiatement opérationnel dans un processus destructeur où chacun compte finalement sur son concurrent pour former le salarié qu'elle recherche désespérément.
En cédant à la revendication des entreprises en faveur des heures supplémentaires, le gvt n'a fait que réduire les opportunités pour des chômeurs d'acquérir la qualification et l'expérience qui leur font défaut pour devenir opérationnels (c'est le fameux learning by doing).
Cette politique de courte vue, ne fera qu'aggraver la pénurie dans certains métiers tout en éloignant davantage de l'emploi une partie de la population au chômage.
Ainsi, si une mesure peut être rentable à l'échelle de l'entreprise, elle peut se révéler sur un plan macroéconomique complètement contre-productive en détérirorant l'employabilité de l'ensemble de la population active.
Le problème n'est donc pas seulement dans la disparition d'emplois surtout en période de récession (car on ne fait pas d'heures sup), elle est dans l'exclusion de l'emploi que cette décision peut susciter à terme pour une partie croissance de la population.
A force de vouloir créer des substituts procycliques à la hausse des salaires dans le but de distribuer une illusion de pouvoir d'achat à la discrétion de l'employeur, les politiques n'ont pas percu les dommages collatéraux de certains dispositifs comme les heures sup.
De kkadim 24768
service public rhone alpes | 08H51 | 06/10/2008 |
comme le dit affreuxjojo : les heures sup.ne sont pas forcément nouvelles. ainsi autrefois les heures sup. étaient compensées en heures de repos, aujourd'hui il y a un forcing de la direction pour qu'elles soient systématiquement payées….
De YoshiL7
09H38 | 06/10/2008 |
Dans l'effet heures supp, au départ, et contrairement à ce que soutenait Lagarde, il n'y avait pas eu un accroissement significatif des heures supp mais plutot une régularisation des heures faites au black dans les entreprises pour éviter les charges & co. Aujourd'hui, avec la défiscalisation mise en place, ces heures supp sont devenues officielles… Ensuite, effectivement, beaucoup de boite ont plus a gagner de faire bosser une petite heure de plus par semaine leurs salariés pour éviter l'embauche d'un salarié tout simplement… ca lui coute moins cher, ca reste flexible pour lui ensuite. Finalement, les heures supp plombent toujours plus la sécu, l'état ne paye toujours pas ce qu'elle doit à la sécu (ce qui l'équilibrerait rapidement)… et au final, qui fait on trinquer pour tout cela ? le salarié, du moins, le peuple… qui doit toujours payé plus…
Par contre, n'oublions pas que si les heures supp n'apparaissent pas sur les impots… elles apparaissent bien dans le revenu fiscale de réference… du coup, les heures supp ne sont pas pris en compte pour la future retraite semble-t-il et surtout, en apparaissant dans le revenu de référence, cela peut devenir rapidement intéressant pour l'état car ce meme revenu fiscale est souvent utilisé pour le calcul d'aides (apl, alloc, bourses…), du coup, ce qu'on semble donner d'un coté, peut-etre vite repris de l'autre…
N'oublions pas non plus qu'en ce qui concerne le nombre de demandeurs d'emploi, on ne tient toujorus pas compte des DOM TOM pourtant bien francais… et surtout, si le RSA est mis en place, on devrait voir un nouvel afflux de demandeurs… qui jusque la n'était pas forcément inscrit à l'anpe du fait que le RMI ne l'impose pas forcément… ce n'est pas une obligation mais c'est fortement conseillé. Que l'on me rectifie si je me trompe.
Tout cela va donc dans le sens de faire baisser les salaires en jouant sur les heures supp, les modifications des forfaits… et on ne veut toujours pas parler de travail payé à sa juste valeur… Le chomage de masse est de toute facon une arme gouvernementale de pression sur les salariés… autant faire illusion de chomage en baisse en radiant (a devrait aller de plus en plus fort dans les mois à venir) et à coup de chiffres que de le faire baisser sur le terrain… Que retenir aujourd'hui de toute cela, une montée toujours en puissance de la précarité du travail, des temps partiels, avec des salaires à la baisse qu'on complète à coup d'heure supp… et bien évidemment, pour nombre de chomeurs, le gouvernement oublie que dans bien des mentalités d'entreprise, on préfère embaucher un salarié deja en poste qu'un demandeur d'emploi…
De toute facon, depuis des lustres, on tape sur le demandeur d'emploi, sur les budget pour le travail, sur le salarié mais de l'autre on donne des milliards à des entreprises qui n'embauchent pas, on copine avec les grands patrons… tout en faisant croire au demandeur d'emploi qu'il est responsable de sa situation… et aux salariés qui soi disant ne produisent pas assez..
Toutes les mesures mises en place vont dans le sens de l'entreprise et pas du salarié… les entreprises font rarement dans le social, Sarkozy n'en fait pas non plus… alors, pour chaque mesure prise, soi disent sociale, on découvre le coté anti social de la chose un peu plus tard…
à YoshiL7
De DOMIE
vieille chômeuse de 50 ans ! | 10H22 | 06/10/2008 |
Vous posez en effet des questions interessantes, qui méritent réflexion ! Mais cela pose aussi la question d'une vaste manipulation de la part de la droite et de son chef.
De lesuperdidou
Saltimbanque | 11H22 | 06/10/2008 |
Politique de droite d'un gouvernement de droite à la botte de son (centi)maître : tout est normal.
De Gosseyn
13H05 | 06/10/2008 |
« Au lieu de dépenser 4 milliards d'euros avec comme résultat de dissuader les entreprises qui le pourraient encore d'embaucher, l'Etat pourrait donc, avec la même somme, financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires ou encore, avec une subvention correspondant au tiers de leur coût, 300 000 de plus… »
Vous oubliez une troisième voie : ne pas dépenser ces 4 milliards d'euros et réduire d'autant notre dette.
En effet, depuis plus de 25 ans que les gouvernements, de droite comme de gauche, utilisent l'incitation fiscale (exonération de charges ou d'impôt pour les entreprises ou les particuliers) pour relancer l'emploi en France, on a constaté aucun effet sur le marché de l'emploi qui puisse être lié à ces incitations.
La baisse du chômage que le pays a connu pendant quelques années est principalement liée à la démographie : départs en retraite de la génération du baby-boom et, comme vous le mentionnez, succès du dispositif carrière longue.
Les exonérations ont donc peu d'influence et la politique d'heures supplémentaires est à contre courant des tendances macroéconomiques actuelles, il serait donc judicieux de les arrêter. Mais utiliser les fonds comme vous le suggérez pour subventionner totalement ou partiellement de l'emploi ne serait également qu'une solution temporaire. De plus, comme pour le RSA, ces subventions a l'emploi ont l'inconvénient de permettre aux entreprises de ne pas avoir a assumer la juste rémunération de leurs salariés.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H10 | 06/10/2008 |
@Guillaume Duval | Alternatives
« le gouvernement devrait revenir d'urgence sur une mesure qui contribue à aggraver la situation de l'emploi. “
Mais pas du tout, c'est exactement ce que veut sarko pour virer plus facilement les étrangers aux abois et mettre à mal la sécu pour pouvoir la privatiser plus vite, quand aux retraites idem pour le résultat, moins d'argent dans leurs caisses.
Sarko est un stratège, pour la destruction hélas, mais un stratège, une plaie pour la France !
De Impots-utiles.com
www.impots-utiles.com | 16H55 | 06/10/2008 |
Les recettes des théologiens du libéralisme tardent à porter leurs fruits et la statistique se montre cruelle pour Sarko. L'une après l'autre, les réformes empilées, ces derniers mois, se retournent contre lui…
http://www.impots-utiles.com/les-reformes-pour-lemploi-dopent-le-chomage…