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Fillon veut « imposer » aux banques de se doter de fonds propres
AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Krach : « Les fous ont pris le contrôle de l'asile »
Par Eco89 | | 06/10/2008 | 18H17

Au terme d'une nouvelle journée éprouvante/épouvante pour tous les boursiers et les banquiers de la planète, le CAC40 a subi lundi la plus forte chute depuis sa création : -9.04%. Un vrai « lundi noir », avec des seuils psychologiques qui craquent l'un après l'autre : les 10 000 points pour le Dow Jones, les 3800 points pour le CAC40… Ce nouveau krach a eu lieu dans des volumes d'échange très réduits, signe que la Bourse est aujourd'hui complètement tétanisée.
Mr Greed, l'expert-trader de Rue89, décrit ainsi l'ambiance dans sa salle de marché :
« Le pessimisme et la peur sont palpables partout autour de moi. L'univers bancaire est sinistré et tout le monde commence à prendre conscience de l'ampleur de la catastrophe. »
En VF ou en VO, toutes les petites phrases qu'il entend pointent dans la même direction : « Ça sent le sapin », « on a bouffé notre pain blanc », « the lunatics have taken over the asylum » (« les fous ont pris le contrôle de l'asile »)… De très nombreux traders, dit-il, sont « comme des lapins pris dans les phares d'une voiture », affolés de prendre conscience que les réactions des autorités américaines et européennes n'ont pas réussi à restaurer la confiance.
Le plan Paulson, destiné à sauver le système bancaire américain, a enfin été voté… mais il est déjà considéré comme complètement dépassé par l'ampleur de la crise. René Defossez stratégiste chez Natixis, commente :
« Récupérer tous les actifs dits toxiques, c'est bien ce qu'il faut faire. Mais 700 milliards de dollars, c'est bien trop peu, il faudrait mettre beaucoup plus sur la table, les estimations du FMI parlent de 2000 milliards, en tous cas des milliers de milliards. »
Cette fois-ci, pourtant, c'est aussi en Europe que les mauvais vents de la crise tourbillonnent. Alors que les banques jurent, d'une main, qu'on peut avoir tout à fait confiance en leur solidité, elles coupent, de l'autre, les robinets à crédits dirigés vers leurs consoeurs, dont elles se méfient.
Résultat : le marché interbancaire, où les banques s'échangent chaque jour des crédits à court terme, est complètement grippé. Mr Greed parle d'un « gigantesque “credit freeze'” : “il devient très difficile pour les banques de se refinancer autrement qu'auprès de la banque centrale européenne”. Dans ce climat, les établissements les plus fragiles sont menacés.
“Personne ne sait exactement quelle banque dispose de quels actifs, qui a encore des subprimes en portefeuille, qui va afficher des pertes, qui va devoir recapitaliser”, constate Jean-Christophe Tavanti, maître de conférence à l'Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan, spécialisé dans les marchés financiers.
Le problème est que maintenant ce sont les entreprises qui vont devoir faire face à des problèmes de refinancement à court terme. Le marché du crédit à court terme est en “ arrêt cardiaque ” selon les termes de Nouriel Roubini (professeur à la New York University et rédacteur en chef du blog économique rgemonitor.com), que tout le monde cite maintenant pour son effrayante clairvoyance.
La noria des sauvetages financiers s'est poursuivie ce week-end, avec le rachat des activités belges et luxembourgeoises de la banque Fortis (fraîchement nationalisée) par BNP-Baribas, l'injection de 13.5 milliards de dollars par l'Islande dans le capital de ses banques, et surtout le plan de renflouement massif de la banque Hypo Real Estate par le gouvernement allemand : ce dernier a finalement annoncé une garantie-record de 50 milliards d'euros pour cette banque très dépendante du marché interbancaire.
Pour ne rien arranger, les gouvernements européens s'agitent dans la confusion la plus complète. Après l'Irlande, les pays européens doivent promettre à leurs citoyens que leurs dépôts (évalués à 700 milliards d'euros) resteront garantis. Une nouvelle initiative non-coordonnée, qui a eu le don d'agacer Londres.
Samedi encore, à l'Elysée, les dirigeants européens juraient la main sur le coeur qu'ils allaient désormais agir de conserve. Dans les heures qui ont suivi la décision allemande, le Danemark et l'Autriche l'ont imité, pour éviter que les capitaux s'enfuient des coffres de leur banque pour aller se réfugier dans ceux des banques allemandes… Commentaire fataliste de René Defossez : “Le mini-sommet de ce week-end, c'est du pipeau pour les marchés”.
Au Royaume-Uni, terrible ironie, la banque Northern Rock, après avoir été la toute première à mordre la poussière, voit affluer de nouveaux clients maintenant qu'elle est officiellement nationalisée.
Pascal Riché, Augustin Scalbert et Sophie Verney.
► Addendum le 06/07/2008 à 23h30 : Nicolas Sarkozy, depuis le perron de l'Elysée, a lu ce lundi soir le texte d'une déclaration commune des “27 pays de l'UE” assurant que ceux-ci sont “unis, solidaires et déterminés” face à la crise et que “chacun d'entre nous prendra toutes mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier”.
Photo : un trader devant l'indice DAX à la bourse de Francfort (Kai Pfaffenbach/Reuters).
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à Thorgal46
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 00H50 | 09/10/2008 |
@ thorgal :
Tant que ce n'est pas sur ma tombe… On pourra mettre comme épitathe… Ci-gît une gisante !
à marie 75
De Vê
19H23 | 06/10/2008 |
C'est prévu bien avant ce « krach » !
A demain tous !
à marie 75
De marie 75
19H51 | 06/10/2008 |
DEMAIN ! ! ! ! !
sorry … il n'y avait pas la date ! ! !
ORLEANS : 15 heures Place du Martroi
ALBI PLACE DU VIGAN 17H00
à marie 75
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 20H29 | 06/10/2008 |
Euuuh, c'est quoi le mot d'ordre de ces manif' ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 19H14 | 06/10/2008 |
Les autres pommes comme moi , je ne sais pas , mais personnellement , je trouve que ça commence a bien faire , les dirigeants politiques élus qui nous ont bassiné depuis des décennies que le salut était dans la dérégulation libérale mondiale qu » ils se sont efforcé de servir et de relayer avec une constance qui frise la magouille géante .
Qu » ils en soient maintenant (eux aussi dans la panique ? ) à retourner leurs vestes dans les discours , a menacer leurs copains les gros patrons parachutés et les jeter en pâture pour détourner l » attention et injecter des milliards provenant de nos impôts ( et des impôts sur les bénéfices des entreprises sérieuses ? ) pour cautériser la jambe de bois en pure perte , ne les dédouane en aucune façon, bien au contraire .
Il va falloir TOUS les changer rapidement ..
à Numerosix
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 19H16 | 06/10/2008 |
Penser qu'en changeant les dirigeants, on peut éviter une nouvelle crise, ou qu'avec d'autres dirigeants on aurait pu éviter celle là, c'est optimiste, non ?
à BrunoC
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 19H23 | 06/10/2008 |
Oui , peut être mais qu » ils payent pour ce qu » ils ont fait, déjà, non ? Et que les suivants méditent la leçon ..
Ca se fait , même en démocratie , n'est il pas ? ..
à Numerosix
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 19H25 | 06/10/2008 |
Qu'ils payent, c'est vraiment le strict minimum si on veut garder un semblant de morale sur ce bas monde. Même s'ils étaient obligés de repartir en slip, certains devraient avoir l'impression de l'avoir échappé belle.
à Numerosix
De Thomas GREDAT
| 19H44 | 06/10/2008 |
Avant la crise de 1929, les entreprises françaises étaient partisanes du laisser-faire libéral et de la non-intervention de l'Etat. Quand les répercussions de la crise se firent sentir en France, les mêmes supplièrent l'Etat d'intervenir.
Voilà pour notre capacité à retenir les leçons de l'Histoire.
à Thomas GREDAT
De tevamana
Consultant Informatique | 21H32 | 06/10/2008 |
C'est consternant de lire de tel énoncés…
La crise de 1929, était une crise boursière qui a emporté banquiers et particuliers qui avait cru que la bourse allait continuer à monter. La folie boursière s'était emparée de tout un chacun, beaucoup s'endettèrent pour acheter à crédit des actions…
Lorsque les cours de la Bourse se sont effondrés, l'effet domino a joué…
Endettement à crédit, bulle qui éclate, cela ne vous rappelle rien ? ? ?
à tevamana
De Thomas GREDAT
| 08H33 | 07/10/2008 |
Eh bien ? C'est ce que je disais : « Voilà pour notre capacité à retenir les leçons de l'Histoire » !
à Thomas GREDAT
De tevamana
Consultant Informatique | 13H52 | 07/10/2008 |
partisanes du laisser-faire libéral et de la non-intervention de l'Etat. Quand les répercussions de la crise se firent sentir en France, les mêmes supplièrent l'Etat d'intervenir
c'est ce genre d'énoncé que je trouve consternant…
je te conseille America's great depression de Rothbard qui montre les liens du secteur financier et des hommes de l'Etat dans cette crise qu'on a imputé au capitalisme (comme cela pas de responsables, pas de coupables, l'incendiaire se pare des habits de pompiers pour lutter contre l'incendie qu'il a en partie allumé devant une foule qui applaudit son intervention)…
à tevamana
De Thomas GREDAT
| 15H47 | 07/10/2008 |
Je crois qu'il y a un malentendu : quand je parle des « entreprises », je ne parle pas des institutions, mais de ceux qui les dirigent. Et j'ai dit qu'elles étaient « partisanes » du laisser-faire libéral. Je n'ai pas mis en cause le libéralisme, mais ceux qui s'en sont servis tant que ça les a arrangé… et ont été plus interventionnistes quand ils ont été menacés.
Je suis d'accord pour être contredit, mais uniquement sur ce que j'avance.
à Thomas GREDAT
De tevamana
Consultant Informatique | 16H03 | 07/10/2008 |
Si je t'ai mal compris, autant pour moi.
Sincèrement
Tevamana
à tevamana
De Thomas GREDAT
| 18H14 | 07/10/2008 |
No problem !
Tout aussi sincèrement.
à Thomas GREDAT
De Bateleur
Chef de projet informatique | 22H33 | 06/10/2008 |
Cher Thomas GREDAT,
Tu parles de la non-intervention de l'état de1929 et moi de l'inconscience du front populaire de Blum en 1936 qui nous a conduit à Munich en 1938 ou Daladier à été contraint de signer une paix qui allait faire 62 millions de morts, et collaborer avec l'Allemagne nazi.
Alors comme tu dis « Voilà pour notre capacité à retenir les leçons de l'Histoire » je suis tout à fait d'accord avec toi…
à Bateleur
De Thomas GREDAT
| 08H42 | 07/10/2008 |
Daladier est celui qui, de fait, a renoncé à la politique du Front populaire. Ceci dit, il n'était pas « contraint » de signer les accords d Munich. Mais quel est le rapport avec notre sujet ?
En effet, nous sommes d'accord, mais pas sur la même chose !
à BrunoC
De DOMIE
vieille chômeuse de 50 ans ! | 19H33 | 06/10/2008 |
…. mais ça nous donnera peut être quelques années de répit avant qu'ils recommencent leurs conneries.
à DOMIE
De Teberli
Enseignant | 22H33 | 06/10/2008 |
Le répit sera de très courte durée, l'argent n'attend pas, time is money.
Si les choses tournent au vinaigre, une « bonne guerre » comme disent les plus futés d'entre nous, et ça repart. Boom dans l » industrie de l'armement, minage, déminage, destruction, reconstruction, occupation, confiscation, etc
Les USA, Israel, l'Europe libérale, allez en avant pour l'Iran qui ose se doter des mêmes armes que les autres.
En attendant, serrez vous la ceinture et mettez votre argent à la caisse d'épargne ou dans les banques, le gouvernement en a besoin pour secourir les plus défavorisées, non pas ceux du RMI, … les banques
De Nogreps
19H06 | 06/10/2008 |
Le problème de cette crise économique et financière est qu'elle en cache une autre. En effet, il faudrait que nous nous rendissions compte également de la crise des matières premières. Or, celle-ci est atténuée par la crise financière. Ainsi, l'effondrement boursier a entraîné la chute du baril de pétrole. On a donc le choix entre une crise de pénurie causée par l'augmentation du coût des matières premières et la crise financière actuelle.
à Nogreps
De Thomas GREDAT
| 19H08 | 06/10/2008 |
C'est-à-dire, en somme, entre la peste et le choléra ?
à Nogreps
De tevamana
Consultant Informatique | 16H43 | 07/10/2008 |
La crise des matières premières est une très bonne chose en soi, et la montée du baril de brut également.
Car il est temps de mettre fin au terrorisme écologique dont nous faisons preuve depuis 1 siècle et la révolution industriel.
Nous avons une révolution à mener, une révolution des mentalités afin de changer notre mode de vie, de consommer, de nous comporter vis-à-vis de l'environnement, des animaux, de la nature…
Nous pourrions également faire amende honorable vis-vis de nombreux pays, de nombreuses cultures, car en imposant au monde entier notre mode de vie, nous menaçons actuellement notre planète : surconsommation, surpêche, surexploitation des ressources rares etc…
Et si les occidentaux remettaient en question leurs fondamentaux…
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 19H08 | 06/10/2008 |
Le seul truc qui m'étonne dans ce papier, c'est qu'on donne encore la parole à des gens comme ce « stratégiste chez Natixis » qui déclarait il y a un an « l'immobilier américain va rester durablement déprimé mais […] la correction se fera sans trop de casse. »
à BrunoC
De chinchilla1967
plate | 04H43 | 07/10/2008 |
Tout à fait d'accord. Mais il n'est pas le seul : le ton froid de la petite jeune qui écrit sur le remboursement du crédit immobilier en cas de faillite de la banque est symptomatique. Tant qu'ils auront un fauteuil pour poser leurs fesses , ces « economistes » auront toujors la meme morgue. Heureusement cela ne va pas durer. Ces guignols ne se sont pas encore rendu compte qu'ils sont , au meme titre que leur concierge surendettée, les dindons de la farce.
De mass0
athée et citoyen du monde | 19H12 | 06/10/2008 |
Pour crise radicale, solution radicale.
Il faut fermer toute ces banques, ces assurances, etc… ;
ET créer des systèmes populaires qui gèreraient les crédits et autres assurances. Pour en finir avec le système capitaliste qui n'est que porteur d'inégalité et de malheur.
Le marché a prouvé qu'il n'est pas efficace (régulé ou pas) ; et qu'il n'est là que pour enrichir les riches et appauvrir les autres.
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 19H22 | 06/10/2008 |
Moi j'aime bien l'idée de service public de la banque à but non lucratif. Je ne comprends pas bien la justification du fait que le service fourni par une banque à savoir « décider qui a droit à des crédits » génère les profits colossaux de 2007.
De Vê
19H19 | 06/10/2008 |
« C'est pour ça que je suis persuadé qu'on va se ramasser. » …
et rebondir…
peut-être…
Le 21 ième siècle sera-t-il « spirituel » ? ……
Ou sera-t-il comme dans la BD « Universal War » ?
Mais se ramasser c'est sûr !
C'est quoi une faillite d'état déjà ?
C'est comme en Argentine, le holdup du siècle dans « mémoire d'un saccage » film de Fernado Solanas ?
On y est presque ou on est en plein dedans ?
Qui sait ?
à Vê
De Odile Allard
idealiste | 20H04 | 06/10/2008 |
cette semaine sur http://www.camerawar.tv regardez la video « president bush » tourne par lech Kowalski a Wall Street
à Odile Allard
De hycare
21H37 | 06/10/2008 |
Merci, ça donne des idées pour demain !
A regarder absolument !
à Vê
De kebra
Bisounours killa | 23H50 | 06/10/2008 |
Bien vu la référence argentine, il me semble que nous sommes entrés dans le deuxième acte. Le pillage, c'est en route, les conséquences directes, c'est pour bientôt.
DSK va bientôt débarquer au château pour dicter sa loi au foutriquet, des millions de fonctionnaires vont voir fondre leur salaire, pareil pour les retraites et les pensions.
Puis viendra le temps des soupes populaires et enfin de la réaction. Classique et douloureux. Pourquoi attendre le malheur ? Pourquoi ne pas faire sauter le système tout de suite et refonder sur des bases saines ?
En cette période, une grève générale de la consommation ferait tilter le système en trois semaines. Je suis certain que Coluche aurait saisi l'opportunité. Putain de camion…