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Renault et PSA : les usines françaises en danger
Par François Krug | Eco89 | 06/10/2008 | 21H50

L'automobile ne connaîtra pas le même sort que la sidérurgie : c'est le message que Nicolas Sarkozy a voulu faire passer en se rendant, ce lundi, à Sandouville. Les faits semblent pourtant lui donner tort. Renault, Peugeot et Citroën taillent dans leurs effectifs en France, et préfèrent s'implanter en Europe de l'Est et en Amérique du sud. Des marchés qui, eux, ne connaissent pas la crise.
L'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime) est la plus durement frappée. D'ici avril, elle devrait perdre 1 000 ouvriers, soit près d'un sur quatre, dans le cadre du plan de départs volontaires annoncé par Carlos Ghosn. Au total, le constructeur se séparera de 6 000 personnes en France.
La situation n'est pas meilleure chez son concurrent PSA (Peugeot et Citroën). Le groupe a déjà supprimé 5 000 postes en 2007. Un millier de départs est encore prévu cette année. Et, faute de ventes, les chaînes de Sochaux et Mulhouse s'arrêteront pendant une dizaine de jours cet automne.
Des voitures fabriquées en majorité à l'étranger
Les ouvriers de Sandouville, Sochaux et Mulhouse sont-ils victimes de la mondialisation ? Renault et PSA réalisent désormais l'essentiel de leur production à l'étranger. Après l'Europe de l'est, ils sont désormais présents en Amérique du sud, en Inde et même en Iran (voir la carte des sites d'assemblage et de montage).
Pour les salariés en France, les chiffres n'incitent pas à l'optimisme. Ils représentent encore 48% des effectifs du groupe mais ne produisent que 38% des véhicules mis sur le marché. Même décalage chez Peugeot : la France représente 54% des effectifs, mais seulement 44% de la production. De quoi laisser craindre de nouveaux dégraissages.
Le marché français n'est plus prioritaire
Les coûts de production n'expliquent pas tout. La délocalisation répond désormais à une logique commerciale, explique Bernard Jullien, chercheur et directeur du Gerpisa (Groupe d'études et de recherches permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile) :
« Dès les années 80, une partie de la production de petits véhicules a été délocalisée en Europe de l'est. A l'époque, les salaires y étaient pratiquement dix fois moins élevés qu'en France. Mais ce n'est plus le cas. La hausse des salaires y est relativement rapide, donc l'intérêt de délocaliser diminue. Mais les constructeurs sont obligés de produire à proximité de leurs nouveaux marchés. »
Et ces nouveaux marchés éclipsent désormais la France. En 2007, la Roumanie est devenue le premier débouché de Renault. Le groupe y a réalisé 38% de ses ventes, contre moins de 25% en France. PSA, lui, vend 80% de ses véhicules à l'étranger.
Des modèles qui ne correspondent pas à la demande
Les ouvriers de Sandouville paient d'abord l'échec de la Vel Satis et de la Laguna. Des modèles haut de gamme que le PDG de Renault, Carlos Ghosn, avait placé au cœur de sa stratégie. Pari raté. Au premier semestre 2008, le groupe n'a vendu que 64 300 Laguna et 1 180 Vel Satis.
Et pour Bernard Jullien, les options des constructeurs français sont limitées :
« Le haut de gamme n'a pas le vent en poupe. Il n'y a pas de marché intérieur pour ces produits, et les constructeurs jettent l'éponge. Il leur reste la gamme moyenne inférieure, comme la Mégane, dont la production est à moitié française. Mais il est peu envisageable de faire du “low cost” en France, comme Renault le fait à l'étranger avec la Logan. Ce modèle est essentiellement destiné aux marchés locaux. »
Pour survivre, il faudra innover
Les usines françaises sont-elles pour autant condamnées ? Pour Gilles Le Blanc, professeur d'économie industrielle à Mines ParisTech, seule l'innovation pourra leur assurer un avenir. Et la concurrence ne reposera plus sur les prix, mais sur la matière grise :
« L'automobile fait face à un double choc. Un choc de demande : les consommateurs mettent en avant des exigences environnementales. Et un choc technologique : elle n'est pas adaptée à cette nouvelle demande. Plus les entreprises sont grosses, moins elles innovent. Au début des années 90, des ingénieurs de General Motors avaient déjà inventé un système de moteur hybride, mais il avait été finalement refusé par le groupe. Dans le nouveau modèle, la localisation des sites de production ne se fera pas en fonction des coûts, mais de la proximité de la demande et de ceux qui inventent. »
► A lire aussi : Les Français ressemblent-ils encore à leur voiture ?
Photo : visite de Sarkozy à l'usine Renault de Sandouville le 6 octobre 2008 (Philippe Wojazer/Reuters).
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De isnogood
23H01 | 06/10/2008 |
La prochaine voiture viendra de Chine !
Sarko, avec Bolore comme tous les constructeurs cherche la « pierre philosophale » : la batterie « 800Km », aujourdhui c'est 200KM et deux heures de recharge au mieux, 50km/h de moyenne ! .
La batterie « philosophale » serait le jackpot, l'echec : le chant du signe ! .
Il y a 30 ans on avait résolu le problème en le contournant : un brevet d'accu extractible c'est 3 minutes pour le changement.
Nos chinois connaissent, leurs vélos roulent électriques et l'ont : .
A part l'accu, l'air c'est du bidon, l'hydrogène très couteux et dangereux.
Quant a l'hybride il y a des variations, mais moteur thermique plus électrique plus batterie : bonjour le poids.
L'hybride aujourd'hui, c'est surtout une assistance, avec une « petite » batterie.
La pile (on en parle moins) ou la batterie extractible viendra de Chine, quand ils auront les stations, leurs standard, leurs prix…..
On aura plus qu'a payer…
L'Innovation ?
« Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe ! mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien. » De Gaulle 1957 !
Gouverner c'est prévoir : des stations, des éoliennes (pour la recharge), du travail pour la maintenance c'est un plan….
Signe des temps : on préfère le jeu… y a toujours un perdant…
Isnogood
De jmax
06H36 | 07/10/2008 |
pas top, la carte Google Maps. Je visionne une de mes propres cartes !
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 07H05 | 07/10/2008 |
Aux environs des belles années mille neuf cent dix
Lorsque le monde découvrait l'automobile
Une pauvre femme abandonnée avec ses fils
Par son mari qui s'était enfui à la ville
Dans une superbe Panhard et Levassor
Qu'il conduisait en plein essor
Lui écrivait ces mots d'espoir
En pensant que peut-être un soir
I1 reviendrait tout comme avant
Au lieu de partir dans le vent
{Refrain : }
Je t'attendrai à la porte du garage
Tu paraîtras dans ta superbe auto
Il fera nuit mais avec l'éclairage
On pourra voir jusqu'au flanc du coteau
Ah quel bonheur à la porte du garage
Quand tu parus dans ta superbe auto
Il faisait nuit mais avec l'éclairage
On pouvait voir jusqu'au flanc du coteau.
Demain, demain sur la route de Narbonne
Tout comme jadis heureux tu conduiras
Et nous verrons les tours de Carcassonne
Se profiler à l'horizon de Barbeira
Pour terminer ce voyage de poète
Et pour fêter ce retour du passé
Nous te suivrons tous deux à bicyclette
En freinant bien pour ne pas te dépasser
En freinant bien pour ne pas te dépasser.
De emachedé
07H13 | 07/10/2008 |
Carlos Ghosn et sa meute se sont foutus le doigt dans l'oeil jusqu'au coude et leur vision du monde est totalement erronée.
Ils viennent de sacrifier, par leurs méthodes et leurs stratégies industrielles, les ouvriers de Renault en France.
Ou comment se tirer une balle dans le pied avec les Logan et autres voitures low-cost qui ne devait pas être commercialisées en France.
Mais vu les circonstances particulières, non prévues par Mister Ghosn qui n'a pas écouté ses meilleurs stratèges, les « low cost » sont dorénavant vendues sur le sol français. Mettre en compétition des ouvriers Renault français avec des ouvriers Renault Roumain ou du Maghreb.
La concurrence n'était pas assez forte, Renault créé sa propre concurrence.
Lamentable.
http://cpolitic.wordpress.com/2008/09/13/renault-4000-suppressions-de-po…
De Argos
07H52 | 07/10/2008 |
Les cons de pauvres n'intéressent plus les fabriquants. Ce qu'ils visent, c'est faire un maximum de royalties dans les pays émergents, en oubliant bien entendu qu'il doivent un peu leur réussite aux salops d'ouvriers français qu'ils vont licencier sans remords.
Nous n'avons plus qu'à attendre la « Tata » bon marché, les constructeurs haut de gamme auront toujours leurs clients … il faudra bien que les hauts dirigeants véreux consomment leurs salaires astronomiques, leurs stock options et golden parachutes scandaleux.
De Succédané
| 08H18 | 07/10/2008 |
La majorité de la population n'a pas ou plus les moyens de s'offrir une voiture neuve. En France circulent quantité de berlines allemandes très chères, donc une autre partie de la population n'a pas les mêmes problèmes financiers. Et même si les berlines haut de gamme Peugeot ou Renault seraient ou sont techniquement supérieures, plus fiables, moins chères que leurs homologues étrangères eh bien une étoile à 3 branches sur le capot ça « classe » par rapport à un losange ou un lion. Ces gens là n'achèteront jamais une voiture qui porte le même logo que la vieille bagnole de leur bonne.
Un constructeur généraliste ne peut pas percer dans le haut de gamme ou alors il commercialise sous un autre nom. Renault aurait dû le comprendre, puisque à l'opposé, son entrée de gamme Logan porte le logo Dacia et non pas le sien.
De sanlucar
11H07 | 07/10/2008 |
dommage que vous ne parliez pas du MEPRIS manifeste de sarko pour les ouvriers de Sandouville, parqués dans une cour grillagée et gardés par les CRS…
De jp36
10H24 | 08/10/2008 |
Etpour couronner le tout au lieu de pratiquer le prix reel a la pompe des carburants,et ainsi faciliter les achats de voitures ,on laisse le prix maxi .pour memoire a 147 dollars le gazole etait a 1,51 et en ce moment le baril est a 82dollars et a lapompe 1,30 euros ? Ils croient que les consommateurs n'y voit rien ils se gourent et vont reagir violamment.Ce n'est pas l'agite du bocal qui va les rassurer,il n'y connait rien ! ! ! ! !